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"galbe" poems
Furtive fugitive du noir Tu apparais. Chez toi tout n'est que contraste Pure intensité. Ta longue chevelure de soie Enveloppe tes hanches Alors que tu danses De ton corps et de mon regard Tu fais une unique joie. Seul le hasard a le pouvoir de nous réunir Et la vue est le seul sens Par lequel nous nous connaissons. Pourtant le dessin de ton galbe dans la nuit Allume la flamme qui m'éveille Et me fait renaître à la vie.
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Mar 31, 2015
Mar 31, 2015 at 3:20 PM UTC
Présence clandestine
Je ne suis pas jaloux de ton passé, chérie, Et même je t'en aime et t'en admire mieux. Il montre ton grand coeur et la gloire inflétrie D'un amour tendre et fort autant qu'impétueux. Car tu n'eus peur ni de la mort ni de la vie, Et, jusqu'à cet automne fier répercuté Vers les jours orageux de ta prime beauté, Ton beau sanglot, honneur sublime, t'a suivie. Ton beau sanglot que ton beau rire condolait Comme un frère plus mâle, et ces deux bons génies T'ont sacrée à mes yeux de vertus infinies Dont mon amour à moi, tout fier, se prévalait Et se targue pour t'adorer au sens mystique : Consolations, voeux, respects, en même temps Qu'humbles caresses et qu'hommages ex-votants De ma chair à ce corps vaillant, temple héroïque Où tant de passions comme en un Panthéon, Rancoeurs, pardons, fureurs et la sainte luxure Tinrent leur culte, respectant la forme pure Et le galbe puissant profanés par Phaon. Pense à Phaon pour l'oublier dans mon étreinte Plus douce et plus fidèle, amant d'après-midi, D'extrême après-midi, mais non pas attiédi, Que me voici, tout plein d'extases et de crainte. Va, je t'aime... mieux que l'autre : il faut l'oublier. Toi : souris-moi du moins entre deux confidences, Amazone blessée ès belles imprudences Qui se réveille au sein d'un vieux brave écuyer.
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Je ne suis pas jaloux de ton passé, chérie
Ton rire éclaire mon vieux cœur Comme une lanterne une cave Où mûrirait tel cru vainqueur : Aï, Beaune, Sauterne, Grave. Ton rire éclaire mon vieux cœur. Ta voix claironne dans mon âme : Tel un signal d'aller au feu... ... De tes yeux en effet tout flamme On y va, sacré nom de Dieu ! Ta voix claironne dans mon âme. Ta manière, ton meneo, Ton chic, ton galbe, ton que sais-je, Me disent : « Viens ça » Prodeo. (Ô ces souvenirs de collège ! ) Ta manière ! ton meneo ! Ta gorge, tes hanches, ton geste, Et le reste, odeur et fraîcheur Et chaleur m'insinuent : reste ! Si j'y reste, en ton lit mangeur ! Ta gorge, tes hanches ! ton geste !
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Ton rire éclaire mon vieux cœur
Ce ne sont pas des mains d'altesse, De beau prélat quelque peu saint, Pourtant une délicatesse Y laisse son galbe succinct. Ce ne sont pas des mains d'artiste, De poète proprement dit, Mais quelque chose comme triste En fait comme un groupe en petit ; Car les mains ont leur caractère, C'est tout un monde en mouvement Où le pouce et l'auriculaire Donnent les pôles de l'aimant. Les météores de la tête Comme les tempêtes du cœur, Tout s'y répète et s'y reflète Par un don logique et vainqueur. Ce ne sont pas non plus les palmes D'un rural ou d'un faubourien ; Encor leurs grandes lignes calmes Disent « Travail qui ne doit rien. » Elles sont maigres, longues, grises, Phalange large, ongle carré. Tels en ont aux vitraux d'églises Les saints sous le rinceau doré, Ou tels quelques vieux militaires Déshabitués des combats Se rappellent leurs longues guerres Qu'ils narrent entre haut et bas. Ce soir elles ont, ces mains sèches, Sous leurs rares poils hérissés, Des airs spécialement rêches, Comme en proie à d'âpres pensers. Le noir souci qui les agace, Leur quasi-songe aigre les font Faire une sinistre grimace À leur façon, mains qu'elles sont. J'ai peur à les voir sur la table Préméditer là, sous mes yeux, Quelque chose de redoutable, D'inflexible et de furieux. La main droite est bien à ma droite, L'autre à ma gauche, je suis seul. Les linges dans la chambre étroite Prennent des aspects de linceul, Dehors le vent hurle sans trêve, Le soir descend insidieux... Ah ! si ce sont des mains de rêve, Tant mieux, - ou tant pis, - ou tant mieux !
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Mains
Ce ne sont pas des mains d'altesse, De beau prélat quelque peu saint, Pourtant une délicatesse Y laisse son galbe succinct. Ce ne sont pas des mains d'artiste, De poète proprement dit, Mais quelque chose comme triste En fait comme un groupe en petit ; Car les mains ont leur caractère, C'est tout un monde en mouvement Où le pouce et l'auriculaire Donnent les pôles de l'aimant. Les météores de la tête Comme les tempêtes du cœur, Tout s'y répète et s'y reflète Par un don logique et vainqueur. Ce ne sont pas non plus les palmes D'un rural ou d'un faubourien ; Encor leurs grandes lignes calmes Disent « Travail qui ne doit rien. » Elles sont maigres, longues, grises, Phalange large, ongle carré. Tels en ont aux vitraux d'églises Les saints sous le rinceau doré, Ou tels quelques vieux militaires Déshabitués des combats Se rappellent leurs longues guerres Qu'ils narrent entre haut et bas. Ce soir elles ont, ces mains sèches, Sous leurs rares poils hérissés, Des airs spécialement rêches, Comme en proie à d'âpres pensers. Le noir souci qui les agace, Leur quasi-songe aigre les font Faire une sinistre grimace À leur façon, mains qu'elles sont. J'ai peur à les voir sur la table Préméditer là, sous mes yeux, Quelque chose de redoutable, D'inflexible et de furieux. La main droite est bien à ma droite, L'autre à ma gauche, je suis seul. Les linges dans la chambre étroite Prennent des aspects de linceul, Dehors le vent hurle sans trêve, Le soir descend insidieux... Ah ! si ce sont des mains de rêve, Tant mieux, - ou tant pis, - ou tant mieux !
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