"floraison" poems
tu es ravissant
merveilleux même
quand tu ris,
j'ai entendu des fleurs
en pleine floraison
dans ma tête
j'espère que tu
n’arrêtes jamais
de rire comme ça
ce jour-ci,
aux pays de la
Belle aux bois dormant,
je me sentais vivante,
électrique même
l'énergie que tu
dégages: énorme
je veux te rendre
la même chose,
me brancher
à ta prise
j'ai pas osé
regarder ta bouche
puisque
ta parole a été
vraiment trop belle
cette voix grave
et tes yeux clairs
ta joie de vivre
j'ai même pas pensé au sexe
l'autoroute de ton cerveau,
cet esprit affamé,
m’éblouissent
totalement
ne change absolument rien!
Mar 23, 2013
Mar 23, 2013 at 8:23 PM UTC
C'est le printemps viens-t'en Pâquette
Te promener au bois joli
Les poules dans la cour caquètent
L'aube au ciel fait de roses plis
L'amour chemine à ta conquête
Mars et Vénus sont revenus
Ils s'embrassent à bouches folles
Devant des sites ingénus
Où sous les roses qui feuillolent
De beaux dieux roses dansent nus
Viens ma tendresse est la régente
De la floraison qui paraît
La nature est belle et touchante
Pan sifflote dans la forêt
Les grenouilles humides chantent.
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Dans les serres silencieuses
Où l'hiver invite à s'asseoir,
Sous un jour blême comme un soir
Fument les plantes précieuses.
L'une, raide, élançant tout droit
Sa tige aux longues feuilles sèches,
Darde au plafond, comme des flèches,
Les pointes d'un calice étroit.
Une autre, géante à chair grasse,
Que hérissent de durs piquants,
Ne sourit que tous les cinq ans
Dans une éclosion sans grâce.
Une autre, molle en ses efforts,
Grimpe au vitrail, et la captive
Regarde en pitié l'herbe active
Qui tient tête au vent du dehors.
Pas un souffle ici, rien ne bouge ;
Toutes versent avec lenteur,
À flots lourds, la fade senteur
De leur floraison fixe et rouge.
Celui qu'elles charment d'abord,
Dans cet air qui bientôt lui pèse,
Envahi par un grand malaise,
Descend de l'ivresse à la mort.
Ah ! Que mille fois plus aimée
La violette, fleur des bois !
Et que plus saine mille fois
La chambre qu'elle a parfumée !
Son baume, **** d'appesantir,
Allège et fait l'âme nouvelle ;
Mais fine, il faut s'approcher d'elle,
La baiser, pour la bien sentir.
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Roi, le seul vrai roi de ce siècle, salut, Sire,
Qui voulûtes mourir vengeant votre raison
Des choses de la politique, et du délire
De cette Science intruse dans la maison,
De cette Science assassin de l'Oraison
Et du Chant et de l'Art et de toute la Lyre,
Et simplement et plein d'orgueil en floraison
Tuâtes en mourant, salut, Roi, bravo, Sire !
Vous fûtes un poète, un soldat, le seul Roi
De ce siècle où les rois se font si peu de chose,
Et le martyr de la Raison selon la Foi.
Salut à votre très unique apothéose,
Et que votre âme ait son fier cortège, or et fer,
Sur un air magnifique et joyeux de Wagner.
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À Mérante.
Au printemps, quand les nuits sont claires,
Quand on voit, vagues tourbillons,
Voler sur les fronts les chimères
Et dans les fleurs les papillons,
Pendant la floraison des fèves,
Quand l'amant devient l'amoureux,
Quand les hommes, en proie aux rêves,
Ont toutes ces mouches sur eux,
J'estime qu'il est digne et sage
De ne point prendre un air vainqueur,
Et d'accepter ce doux passage
De la saison sur notre coeur.
A quoi bon résister aux femmes,
Qui ne résistent pas du tout ?
Toutes les roses sont en flammes ;
Une guimpe est de mauvais goût.
Trop heureux ceux à qui les belles
Font la violence d'aimer !
A quoi sert-il d'avoir des ailes,
Sinon pour les laisser plumer ?
Ô Mérante, il n'est rien qui vaille
Ces purs attraits, tendres tyrans,
Un sourire qui dit : Bataille !
Un soupir qui dit : Je me rends !
Et je donnerais la Castille
Et ses plaines en amadou
Pour deux yeux sous une mantille,
Fiers, et venant on ne sait d'où.
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Un vase, flanqué d'un masque,
En faïence de Courtrai,
Vieille floraison fantasque
Où j'ai mis un rosier vrai,
Sur ma fenêtre grimace,
Et, quoiqu'il soit assez laid,
Ce matin, du toit d'en face,
Un merle ami lui parlait.
Le merle, oiseau leste et braque,
Bavard jamais enrhumé,
Est pitre dans la baraque
Toute en fleurs, du mois de mai.
Il contait au *** aux roses
Un effronté boniment,
Car il faut de grosses choses
Pour faire rire un Flamand.
Sur une patte, et l'air farce,
Et comme on vide un panier,
Il jetait sa verve éparse
De son toit à mon grenier.
Gare au mauvais goût des merles !
J'omets ses propos hardis ;
Son bec semait peu de perles ;
Et moi, rêveur, je me dis :
La minute est opportune ;
Je suis à m'éprendre enclin ;
Puisque j'ai cette fortune
De rencontrer un malin,
Il faut que je le consulte
Sur ma conquête d'hier.
Et je cria : - Merle adulte,
Sais-tu pourquoi je suis fier ?
Il dit, gardant sa posture,
Semblable au diable boiteux :
- C'est pour la même aventure
Dont Gros-Guillaume est honteux.
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