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"flammes" poems
Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ. Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant, Noir squelette laissant passer le crépuscule. Dans l'ombre où l'on dirait que tout tremble et recule, L'homme suivait des yeux les lueurs de la faulx. Et les triomphateurs sous les arcs triomphaux Tombaient ; elle changeait en désert Babylone, Le trône en échafaud et l'échafaud en trône, Les roses en fumier, les enfants en oiseaux, L'or en cendre, et les yeux des mères en ruisseaux. Et les femmes criaient : - Rends-nous ce petit être. Pour le faire mourir, pourquoi l'avoir fait naître ? - Ce n'était qu'un sanglot sur terre, en haut, en bas ; Des mains aux doigts osseux sortaient des noirs grabats ; Un vent froid bruissait dans les linceuls sans nombre ; Les peuples éperdus semblaient sous la faulx sombre Un troupeau frissonnant qui dans l'ombre s'enfuit ; Tout était sous ses pieds deuil, épouvante et nuit. Derrière elle, le front baigné de douces flammes, Un ange souriant portait la gerbe d'âmes.
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Mors
C'était au beau milieu de notre tragédie Et pendant un long jour assise à son miroir Elle peignait ses cheveux d'or Je croyais voir Ses patientes mains calmer un incendie C'était au beau milieu de notre tragédie Et pendant un long jour assise à son miroir Elle peignait ses cheveux d'or et j'aurais dit C'était au beau milieu de notre tragédie Qu'elle jouait un air de harpe sans y croire Pendant tout ce long jour assise à son miroir Elle peignait ses cheveux d'or et j'aurais dit Qu'elle martyrisait à plaisir sa mémoire Pendant tout ce long jour assise à son miroir À ranimer les fleurs sans fin de l'incendie Sans dire ce qu'une autre à sa place aurait dit Elle martyrisait à plaisir sa mémoire C'était au beau milieu de notre tragédie Le monde ressemblait à ce miroir maudit Le peigne partageait les feux de cette moire Et ces feux éclairaient des coins de ma mémoire C'était un beau milieu de notre tragédie Comme dans la semaine est assis le jeudi Et pendant un long jour assise à sa mémoire Elle voyait au **** mourir dans son miroir Un à un les acteurs de notre tragédie Et qui sont les meilleurs de ce monde maudit Et vous savez leurs noms sans que je les aie dits Et ce que signifient les flammes des longs soirs Et ses cheveux dorés quand elle vient s'asseoir Et peigner sans rien dire un reflet d'incendie.
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Elsa au miroir
Tandis que l'étoile inodore Que l'été mêle aux blonds épis Emaille de son bleu lapis Les sillons que la moisson dore, Avant que, de fleurs dépeuplés, Les champs aient subi les faucilles, Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Entre les villes andalouses, Il n'en est pas qui sous le ciel S'étende mieux que Peñafiel Sur les gerbes et les pelouses, Pas qui dans ses murs crénelés Lève de plus fières bastilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Il n'est pas de cité chrétienne, Pas de monastère à beffroi, Chez le Saint-Père et chez le Roi, Où, vers la Saint-Ambroise, il vienne Plus de bons pèlerins hâlés, Portant bourdon, gourde et coquilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Dans nul pays, les jeunes femmes, Les soirs, lorsque l'on danse en rond, N'ont plus de roses sur le front, Et n'ont dans le cœur plus de flammes ; Jamais plus vifs et plus voilés Regards n'ont lui sous les mantilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! La perle de l'Andalousie, Alice, était de Peñafiel, Alice qu'en faisant son miel Pour fleur une abeille eût choisie. Ces jours, hélas ! sont envolés ! On la citait dans les familles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Un étranger vint dans la ville, Jeune, et parlant avec dédain. Etait-ce un maure grenadin ? Un de Murcie ou de Séville ? Venait-il des bords désolés Où Tunis a ses escadrilles ?... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! On ne savait. - La pauvre Alice En fut aimée, et puis l'aima. Le doux vallon du Xarama De leur doux péché fut complice. Le soir, sous les cieux étoilés, Tous deux erraient par les charmilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! La ville était lointaine et sombre ; Et la lune, douce aux amours, Se levant derrière les tours Et les clochers perdus dans l'ombre, Des édifices dentelés Découpait en noir les aiguilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Cependant, d'Alice jalouses, En rêvant au bel étranger, Sous l'arbre à soie et l'oranger Dansaient les brunes andalouses ; Les cors, aux guitares mêlés, Animaient les joyeux quadrilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! L'oiseau dort dans le lit de mousse Que déjà menace l'autour ; Ainsi dormait dans son amour Alice confiante et douce. Le jeune homme aux cheveux bouclés, C'était don Juan, roi des Castilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Or c'est péril qu'aimer un prince. Un jour, sur un noir palefroi On la jeta de par le roi ; On l'arracha de la province ; Un cloître sur ses jours troublés De par le roi ferma ses grilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Le 13 avril 1828.
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Les bleuets
Tandis que l'étoile inodore Que l'été mêle aux blonds épis Emaille de son bleu lapis Les sillons que la moisson dore, Avant que, de fleurs dépeuplés, Les champs aient subi les faucilles, Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Entre les villes andalouses, Il n'en est pas qui sous le ciel S'étende mieux que Peñafiel Sur les gerbes et les pelouses, Pas qui dans ses murs crénelés Lève de plus fières bastilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Il n'est pas de cité chrétienne, Pas de monastère à beffroi, Chez le Saint-Père et chez le Roi, Où, vers la Saint-Ambroise, il vienne Plus de bons pèlerins hâlés, Portant bourdon, gourde et coquilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Dans nul pays, les jeunes femmes, Les soirs, lorsque l'on danse en rond, N'ont plus de roses sur le front, Et n'ont dans le cœur plus de flammes ; Jamais plus vifs et plus voilés Regards n'ont lui sous les mantilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! La perle de l'Andalousie, Alice, était de Peñafiel, Alice qu'en faisant son miel Pour fleur une abeille eût choisie. Ces jours, hélas ! sont envolés ! On la citait dans les familles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Un étranger vint dans la ville, Jeune, et parlant avec dédain. Etait-ce un maure grenadin ? Un de Murcie ou de Séville ? Venait-il des bords désolés Où Tunis a ses escadrilles ?... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! On ne savait. - La pauvre Alice En fut aimée, et puis l'aima. Le doux vallon du Xarama De leur doux péché fut complice. Le soir, sous les cieux étoilés, Tous deux erraient par les charmilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! La ville était lointaine et sombre ; Et la lune, douce aux amours, Se levant derrière les tours Et les clochers perdus dans l'ombre, Des édifices dentelés Découpait en noir les aiguilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Cependant, d'Alice jalouses, En rêvant au bel étranger, Sous l'arbre à soie et l'oranger Dansaient les brunes andalouses ; Les cors, aux guitares mêlés, Animaient les joyeux quadrilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! L'oiseau dort dans le lit de mousse Que déjà menace l'autour ; Ainsi dormait dans son amour Alice confiante et douce. Le jeune homme aux cheveux bouclés, C'était don Juan, roi des Castilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Or c'est péril qu'aimer un prince. Un jour, sur un noir palefroi On la jeta de par le roi ; On l'arracha de la province ; Un cloître sur ses jours troublés De par le roi ferma ses grilles... Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés ! Le 13 avril 1828.
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Car tu vis en toutes les femmes Et toutes les femmes c'est toi. Et tout l'amour qui soit, c'est moi Brûlant pour toi de mille flammes. Ton sourire tendre ou moqueur, Tes yeux, mon Styx ou mon Lignon, Ton sein opulent ou mignon Sont les seuls vainqueurs de mon cœur. Et je mords à ta chevelure Longue ou frisée, en haut, en bas, Noire ou rouge et sur l'encolure Et là ou là - et quels repas ! Et je bois à tes lèvres fines Ou grosses, - à la Lèvre, toute ! Et quelles ivresses en route, Diaboliques et divines ! Car toute la femme est en toi Et ce moi que tu multiplies T'aime en toute Elle et tu rallies En toi seule tout l'amour : Moi !
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Tu vis en toutes les femmes
Ma side-cariste, comme un  cerf-volant flotte Rattaché à un fil, Tu roules dans ta caisse sur chassis Tomahawk Attelée à ton prototype, moi sur ma Cheftaine Indienne D'origine, Moi ta prothèse, ton calumet de la paix. Et rallye après rallye, Cascade après cascade, Escale après escale, Notre route à deux Emprunte les chemins escarpés Les canyons au sens propre comme au figuré J'enfile mon casque coloré rouge blanc et bleu, Je me signe d'un shot de Wild Turkey Je me sens des ailes d'aigle, Je me sens Evel Knievel ex machina Ford Davidson et Harley Mustang Je m'élance sur la rampe Je franchis  le mur de ton  son en flammes au dessus d'une rangée de quatorze comètes écrasées et amassées Dans les eaux de ton Grand Canyon sidéral D'où saillit la fontaine de Caesar Palace Saturée de mille requins affamés qui crient : "Color me lucky !
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Aug 26, 2019
Aug 26, 2019 at 5:37 AM UTC
Route à deux
Aux étoiles j'ai dit un soir : « Vous ne paraissez pas heureuses ; Vos lueurs, dans l'infini noir, Ont des tendresses douloureuses ; « Et je crois voir au firmament Un deuil blanc mené par des vierges Qui portent d'innombrables cierges Et se suivent languissamment. « Êtes-vous toujours en prière ? Êtes-vous des astres blessés ? Car ce sont des pleurs de lumière, Non des rayons, que vous versez. « Vous, les étoiles, les aïeules Des créatures et des dieux, Vous avez des pleurs dans les yeux... » Elles m'ont dit : « Nous sommes seules... « Chacune de nous est très **** Des sœurs dont tu la crois voisine ; Sa clarté caressante et fine Dans sa patrie est sans témoin ; « Et l'intime ardeur de ses flammes Expire aux cieux indifférents. » Je leur ai dit : « Je vous comprends ! Car vous ressemblez à des âmes : « Ainsi que vous, chacune luit **** des sœurs qui semblent près d'elle, Et la solitaire immortelle Brûle en silence dans la nuit. »
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La voie lactée
Tout seul au plus profond d'un bois, Dans un fouillis de ronce et d'herbe, Se dresse, oublié, mais superbe, Un grand vase du temps des rois. Beau de matière et pur de ligne, Il a pour anses deux béliers Qu'un troupeau d'amours familiers Enlace d'une souple vigne. À ses bords, autrefois tout blancs, La mousse noire append son givre ; Une lèpre aux couleurs de cuivre Étoile et dévore ses flancs. Son poids a fait pencher sa base Où gît un amas de débris, Car il a ses angles meurtris, Mais il tient bon, l'orgueilleux vase. Il songe : « Autour de moi tout dort, Que fait le monde ? Je m'ennuie, Mon cratère est plein d'eau de pluie, D'ombre, de rouille et de bois mort. « Où donc aujourd'hui se promène Le flot soyeux des courtisans ? Je n'ai pas vu figure humaine À mon pied depuis bien des ans. » Pendant qu'il regrette sa gloire, Perdu dans cet exil obscur, Un oiseau par un trou d'azur S'abat sur ses lèvres pour boire. « Holà ! Manant du ciel, dis-moi, Toi devant qui l'horizon s'ouvre, Sais-tu ce qui se passe au Louvre ? Je n'entends plus parler du roi. - Ah ! Tu prends, à l'heure où nous sommes, Dit l'autre, un bien tardif souci ! Rien n'est donc venu jusqu'ici Des branle-bas qu'on faits les hommes ? - Parfois un soubresaut brutal, Des rumeurs extraordinaires, Comme de souterrains tonnerres Font tressaillir mon piédestal. - C'est l'écho de leurs grands vacarmes : Plus une tour, plus un clocher Où l'oiseau puisse en paix nicher ; Partout l'incendie et les armes ! « J'ai naguère, à Paris, en vain Heurté du bec les vitres closes, Nulle part, même aux lèvres roses, La moindre miette de vrai pain. « Aux mansardes des tuileries Je logeais, le printemps passé, Mais les flammes m'en ont chassé, Ce n'était que feux et tueries. « Sur le front du génie ailé Qui plane où sombra la bastille, J'ai voulu poser ma famille, Mais cet asile a chancelé. « Des murs de granit qu'on restaure Nous sommes l'un et l'autre exclus, Là le temps des palais n'est plus, Et celui des nids, pas encore. »
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Le vase et l'oiseau
Tout seul au plus profond d'un bois, Dans un fouillis de ronce et d'herbe, Se dresse, oublié, mais superbe, Un grand vase du temps des rois. Beau de matière et pur de ligne, Il a pour anses deux béliers Qu'un troupeau d'amours familiers Enlace d'une souple vigne. À ses bords, autrefois tout blancs, La mousse noire append son givre ; Une lèpre aux couleurs de cuivre Étoile et dévore ses flancs. Son poids a fait pencher sa base Où gît un amas de débris, Car il a ses angles meurtris, Mais il tient bon, l'orgueilleux vase. Il songe : « Autour de moi tout dort, Que fait le monde ? Je m'ennuie, Mon cratère est plein d'eau de pluie, D'ombre, de rouille et de bois mort. « Où donc aujourd'hui se promène Le flot soyeux des courtisans ? Je n'ai pas vu figure humaine À mon pied depuis bien des ans. » Pendant qu'il regrette sa gloire, Perdu dans cet exil obscur, Un oiseau par un trou d'azur S'abat sur ses lèvres pour boire. « Holà ! Manant du ciel, dis-moi, Toi devant qui l'horizon s'ouvre, Sais-tu ce qui se passe au Louvre ? Je n'entends plus parler du roi. - Ah ! Tu prends, à l'heure où nous sommes, Dit l'autre, un bien tardif souci ! Rien n'est donc venu jusqu'ici Des branle-bas qu'on faits les hommes ? - Parfois un soubresaut brutal, Des rumeurs extraordinaires, Comme de souterrains tonnerres Font tressaillir mon piédestal. - C'est l'écho de leurs grands vacarmes : Plus une tour, plus un clocher Où l'oiseau puisse en paix nicher ; Partout l'incendie et les armes ! « J'ai naguère, à Paris, en vain Heurté du bec les vitres closes, Nulle part, même aux lèvres roses, La moindre miette de vrai pain. « Aux mansardes des tuileries Je logeais, le printemps passé, Mais les flammes m'en ont chassé, Ce n'était que feux et tueries. « Sur le front du génie ailé Qui plane où sombra la bastille, J'ai voulu poser ma famille, Mais cet asile a chancelé. « Des murs de granit qu'on restaure Nous sommes l'un et l'autre exclus, Là le temps des palais n'est plus, Et celui des nids, pas encore. »
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Sol vaste et immense de notre monde, Contient et abreuve ceux que tu abrites; Ces pensées sombres qui t'habitent, Enterre-les à nouveau dans leurs tombes.   Lorsqu'apparaissent souvenirs et angoisses,   Lorsque démons d'hier refont surface,   Sache ne plus raidir, tel pierre, tel glace,   Sache enfin te démunir de fragiles carapaces. Sol vaste et immense sous lequel gronde De larges et longs couloirs couverts de stalagmites, Ces désirs profonds qui jamais ne te quittent Éclateront un jour comme des bombes.   Lorsque surgissent ces intimes miasmes,   Lorsque tentation refait surface,   Sache ne plus raidir, tel pierre, tel glace,   Sache enfin te prévaloir de fragiles carapaces. Ayant élevé ainsi nos corps au-dessus de ces ombres, Que jaillisse à jamais les flammes par-delà les décombres.
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Dec 9, 2019
Dec 9, 2019 at 1:51 AM UTC
Surface (2016) [FR]
Sonnet. Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères, Des divans profonds comme des tombeaux, Et d'étranges fleurs sur des étagères, Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux. Usant à l'envi leurs chaleurs dernières, Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux, Qui réfléchiront leurs doubles lumières Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. Un soir fait de rose et de bleu mystique, Nous échangerons un éclair unique, Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ; Et plus **** un Ange, entr'ouvrant les portes, Viendra ranimer, fidèle et joyeux, Les miroirs ternis et les flammes mortes.
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La mort des amants
Bas le masque Dulcinea del Toboso ! Bas le masque Aldonza Lorenzo ! Bas le masque Idolâtres ! Aphrodites de tout acabit Dames de mes pensées Invisibles Dulcinées Dont j 'essuie les refus Pour chacune de mes avances ! Mes feuilles, mes flammes, mes âmes ! Vénérées comme je n 'ai jamais été aimé ! Priées comme je n 'ai jamais été désiré ! Chantées comme je n 'ai jamais été embrassé ! Caressées comme jamais on ne m'a honoré ! Vos panoplies diverses et variées de Muse de chevalier errant Ont pu jadis faire illusion auprès des fous errants De triste figure et autres Rocinantes Mais don Quijote de la Mancha Est transi dans la place ! Fuyez Aphrodites vulgaires Venez à moi Aphrodites célestes Déployez en moi animus et anima L 'énergie d'Eros. Défiez-moi par vos énigmes Questionnez-moi, jouons A qui sera le moins sage A qui saura lire entre les lignes Des lèvres philosophes de l 'autre Les chemins de traverse qui mènent au bonheur Je suis Philon ! Soyez donc ma Sophie ! Je suis Salomon ! Soyez donc ma reine de Saba ! Vous êtes Désirée ? Et muse si affinités ? Adoubez-moi Napoléon, prince consort !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:28 AM UTC
Et muse si affinités, adoubez-moi
Homme, qui que tu sois, regarde Eve et Marie, Et comparant ta mère à celle du Sauveur, Vois laquelle des deux en est le plus chérie, Et du Père Eternel gagne mieux la faveur. L'une à peine respire et la voilà rebelle, L'autre en obéissance est sans compassion ; L'une nous fait bannir, par l'autre on nous rappelle ; L'une apporte le mal, l'autre la guérison. L'une attire sur nous la nuit et la tempête, Et l'autre rend le calme et le jour aux mortels ; L'une cède au serpent, l'autre en brise la tête ; Met à bas son empire et détruit ses autels. L'une a toute sa race au démon asservie, L'autre rompt l'esclavage où furent ses aïeux Par l'une vient la mort et par l'autre la vie, L'une ouvre les enfers et l'autre ouvre les cieux. Cette Ève cependant qui nous engage aux flammes Au point qu'elle est bornée est sans corruption Et la Vierge " bénie entre toutes les femmes. " Serait-elle moins pure en sa conception ? Non, non, n'en croyez rien, et tous tant que nous sommes Publions le contraire à toute heure, en tout lieu : Ce que Dieu donne bien à la mère des hommes, Ne le refusons pas à la Mère de Dieu.
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Eve et Marie
I. À qui donc le grand ciel sombre Jette-t-il ses astres d'or ? Pluie éclatante de l'ombre, Ils tombent...? - Encor ! encor ! Encor ! - lueurs éloignées, Feux purs, pâles orients, Ils scintillent... - ô poignées De diamant effrayants ! C'est de la splendeur qui rôde, Ce sont des points univers, La foudre dans l'émeraude ! Des bleuets dans des éclairs ! Réalités et chimères Traversant nos soirs d'été ! Escarboucles éphémères De l'obscure éternité ! De quelle main sortent-elles ? Cieux, à qui donc jette-t-on Ces tourbillons d'étincelles ? Est-ce à l'âme de Platon ? Est-ce à l'esprit de Virgile ? Est-ce aux monts ? est-ce au flot vert ? Est-ce à l'immense évangile Que Jésus-Christ tient ouvert ? Est-ce à la tiare énorme De quelque Moïse enfant Dont l'âme a déjà la forme Du firmament triomphant ? Ces feux-là vont-ils aux prières ? À qui l'Inconnu profond Ajoute-t-il ces lumières, Vagues flammes de son front ? Est-ce, dans l'azur superbe, Aux religions que Dieu, Pour accentuer son verbe, Jette ces langues de feu ? Est-ce au-dessus de la Bible Que flamboie, éclate et luit L'éparpillement terrible Du sombre écrin de la nuit ? Nos questions en vain pressent Le ciel, fatal ou béni. Qui peut dire à qui s'adressent Ces envois de l'infini ? Qu'est-ce que c'est que ces chutes D'éclairs au ciel arrachés ? Mystère ! Sont-ce des luttes ? Sont-ce des hymens ? Cherchez. Sont-ce les anges du soufre ? Voyons-nous quelque essaim bleu D'argyraspides du gouffre Fuir sur des chevaux de feu ? Est-ce le Dieu des désastres, Le Sabaoth irrité, Qui lapide avec des astres Quelque soleil révolté ?
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Les étoiles filantes
I. À qui donc le grand ciel sombre Jette-t-il ses astres d'or ? Pluie éclatante de l'ombre, Ils tombent...? - Encor ! encor ! Encor ! - lueurs éloignées, Feux purs, pâles orients, Ils scintillent... - ô poignées De diamant effrayants ! C'est de la splendeur qui rôde, Ce sont des points univers, La foudre dans l'émeraude ! Des bleuets dans des éclairs ! Réalités et chimères Traversant nos soirs d'été ! Escarboucles éphémères De l'obscure éternité ! De quelle main sortent-elles ? Cieux, à qui donc jette-t-on Ces tourbillons d'étincelles ? Est-ce à l'âme de Platon ? Est-ce à l'esprit de Virgile ? Est-ce aux monts ? est-ce au flot vert ? Est-ce à l'immense évangile Que Jésus-Christ tient ouvert ? Est-ce à la tiare énorme De quelque Moïse enfant Dont l'âme a déjà la forme Du firmament triomphant ? Ces feux-là vont-ils aux prières ? À qui l'Inconnu profond Ajoute-t-il ces lumières, Vagues flammes de son front ? Est-ce, dans l'azur superbe, Aux religions que Dieu, Pour accentuer son verbe, Jette ces langues de feu ? Est-ce au-dessus de la Bible Que flamboie, éclate et luit L'éparpillement terrible Du sombre écrin de la nuit ? Nos questions en vain pressent Le ciel, fatal ou béni. Qui peut dire à qui s'adressent Ces envois de l'infini ? Qu'est-ce que c'est que ces chutes D'éclairs au ciel arrachés ? Mystère ! Sont-ce des luttes ? Sont-ce des hymens ? Cherchez. Sont-ce les anges du soufre ? Voyons-nous quelque essaim bleu D'argyraspides du gouffre Fuir sur des chevaux de feu ? Est-ce le Dieu des désastres, Le Sabaoth irrité, Qui lapide avec des astres Quelque soleil révolté ?
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Un amant ailé Soleil éthéré d’été Laissez-moi être ton Icare Même si je tombe sur la mer Blessez mes faibles ailes Brûlez mes yeux du cristal Pour avoir du plaisir de vous regarder Seulement une fois dans l’aube Tomber amoureux, ce n’est pas un canular Mais comment peux-je dire si vous me trompez ou pas ? Serez-vous capable de me susurrer des illusions ? Serais-je capable d’être le guignol de tes mains ? Larmes d’or Dessous kilos du sel Personne n’écoute le son des souffrances invisibles Néanmoins, comment pourrais-je demeurer dans vos oreilles ? Quand l’air, c’est l’eau Et quand mes veines ont des poissons, Toujours cannibales, En nageant dans le liquide sanglant. Serra ici le vide n’est plus un chose à craindre ? Serra l’amour qui donne l’heure obscure ? Alors, on paralysera et tombera sur un dimensionnelle lagune ? Sans savoir où ou qui je serais Malgré une existence n’est pas une réalité Sans vous, les flammes, dans mon cœur avare
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Feb 19, 2020
Feb 19, 2020 at 11:39 AM UTC
Un amant ailé
Le vaisseau fantôme brûle de toutes parts Et j'essaie de trouver une issue de secours Une écoutille Un hublot Un sabord De tribord ou babord Par où je pourrais fuir de ma geôliere Tel un boulet de chair à canon Des flammes qui me pourlèchent. C'est Sycorax, mon adorable sorcière, Qui a sonné le branle-bas de combat Et qui souffle ses braises chaudes et tièdes A travers ses eaux déployées comme des barreaux de voiles Me voilà fait prisonnier Tous les sabords sont calfeutrés Goudronnés, parfaitement étanches Au diable ces mantelets J'étouffe, je me noie, je me débats Âprement Entre ligne d'horizon Ligne de flottaison Ligne d'eau Tout se confond Dans le feu à volonté Qu'a décrété Sycorax.
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Sep 9, 2019
Sep 9, 2019 at 2:09 PM UTC
Ecoutilles, hublots, sabords
Sous les draps de ta pyramide On a vue en 3D sur la mangrove Rhomboïde De rhizomes entrelacés À perte de vue. Et j'essaie le sabre aux lèvres Grâce à mon géo-radar De me frayer un chemin dans le feu inextricable Vers ta chambre nuptiale D'eau enchevêtrée d'éclairs et de lave en fusion. Sous les draps de ta pyramide J'emprunte ta face Nord À travers une oubliette à l'abri des regards Des crabes et des salamandres J'emprunte la descenderie Et au bout du couloir Me voici à l'antichambre Et un sphynx exige de moi un mot de passe Pour accéder au nec plus ultra de tes entrailles. Et je dis : soldat du feu ! Et ce que je croyais être un simple feu de broussailles De mangle rouge momifié Se révèle un feu de jungle folle Où sauterelles et criquets grésillent Sous les flammes humides de ta chrysalide. Et j'ouvre ma pompe et j'arrose De mon eau de rose ton sanctuaire De fleur de grenade inviolée Et je comble ta faim D'un bon mortier fait de venin de sable et de sève d'argile Montante et descendante Que tu dégustes en te pourléchant les lèvres. Pour ne pas en perdre une miette.
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Nov 2, 2019
Nov 2, 2019 at 5:36 AM UTC
Sous les draps de ta pyramide
Je me surprenais à songer aux saveurs de l'âme Chaque moment où j'avais le corps endolori Je me soumettais aux tentations les plus profondes, ces flammes C'est dans la combustion que j'ai pu savourer la vie Je me souvenais des oublis volontaires de mes récits Chaque peine est l'origine d'une poésie J'évite la littérature de mes inquiétudes C'est dans l'oubli que j'ai conforté ma solitude
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Jun 14, 2020
Jun 14, 2020 at 5:29 PM UTC
La reddition
C'est une grande allée à deux rangs de tilleuls. Les enfants, en plein jour, n'osent y marcher seuls, Tant elle est haute, large et sombre. Il y fait froid l'été presque autant que l'hiver ; On ne sait quel sommeil en appesantit l'air, Ni quel deuil en épaissit l'ombre. Les tilleuls sont anciens ; leurs feuillages pendants Font muraille au dehors et font voûte au dedans, Taillés selon leurs vieilles formes ; L'écorce en noirs lambeaux quitte leurs troncs fendus ; Ils ressemblent, les bras l'un vers l'autre tendus, À des candélabres énormes ; Mais en haut, feuille à feuille, ils composent leur nuit : Par les jours de soleil pas un caillou ne luit Dans le sable dur de l'allée, Et par les jours de pluie à peine l'on entend Le dôme vert bruire, et, d'instant en instant, Tomber une goutte isolée. Tout au fond, dans un temple en treillis dont le bois, Par la mousse pourri, plie et rompt sous le poids De la vigne vierge et du lierre, Un amour malin rit, et de son doigt cassé Désigne encore au **** les cœurs du temps passé Qu'ont meurtris ses flèches de pierre. À toute heure on sent là les mystères du soir : Autour de la statue impassible on croit voir Deux à deux voltiger des flammes. L'esprit du souvenir pleure en paix dans ces lieux ; C'est là que, malgré l'âge et les derniers adieux, Se donnent rendez-vous les âmes, Les âmes de tous ceux qui se sont aimés là, De tous ceux qu'en avril le dieu jeune appela Sous les roses de sa tonnelle ; Et sans cesse vers lui montent ces pauvres morts ; Ils viennent, n'ayant plus de lèvres comme alors, S'unir sur sa bouche éternelle.
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La grande allée
C'est une grande allée à deux rangs de tilleuls. Les enfants, en plein jour, n'osent y marcher seuls, Tant elle est haute, large et sombre. Il y fait froid l'été presque autant que l'hiver ; On ne sait quel sommeil en appesantit l'air, Ni quel deuil en épaissit l'ombre. Les tilleuls sont anciens ; leurs feuillages pendants Font muraille au dehors et font voûte au dedans, Taillés selon leurs vieilles formes ; L'écorce en noirs lambeaux quitte leurs troncs fendus ; Ils ressemblent, les bras l'un vers l'autre tendus, À des candélabres énormes ; Mais en haut, feuille à feuille, ils composent leur nuit : Par les jours de soleil pas un caillou ne luit Dans le sable dur de l'allée, Et par les jours de pluie à peine l'on entend Le dôme vert bruire, et, d'instant en instant, Tomber une goutte isolée. Tout au fond, dans un temple en treillis dont le bois, Par la mousse pourri, plie et rompt sous le poids De la vigne vierge et du lierre, Un amour malin rit, et de son doigt cassé Désigne encore au **** les cœurs du temps passé Qu'ont meurtris ses flèches de pierre. À toute heure on sent là les mystères du soir : Autour de la statue impassible on croit voir Deux à deux voltiger des flammes. L'esprit du souvenir pleure en paix dans ces lieux ; C'est là que, malgré l'âge et les derniers adieux, Se donnent rendez-vous les âmes, Les âmes de tous ceux qui se sont aimés là, De tous ceux qu'en avril le dieu jeune appela Sous les roses de sa tonnelle ; Et sans cesse vers lui montent ces pauvres morts ; Ils viennent, n'ayant plus de lèvres comme alors, S'unir sur sa bouche éternelle.
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J 'atterris sur la planète Vulvae En haut du Mont de Vénus Vulvae c'est le coeur battant de ma Muse. Ma muse est un dragon à quatre-vingt-huit têtes Et chacune de ses têtes me sourit Et m'offre là un thé vert, là une camomille Là un morceau de pain, là un verre d'eau de vie de mirabelle, Là un ballon de vin clairet Et comme je ne veux peiner aucune de ses têtes Qui tournoient autour de moi Je les cajole toutes en faisant une fumaison de musc Ainsi comme les abeilles les têtes se calment sevrées . Des quatre-vingt-huit têtes de ma muse Qui défilent sur le podium En me faisant les yeux doux de Chimène Celle que je préfère c'est la numéro trois Bien sûr je ne le lui ai jamais dit Je ne veux fâcher personne et surtout les numéros dix-neuf et quatorze, Ces succédanés de ma Muse, Dont j'apprécie les atours virevoltants de jaune et orange. Mais Coconchine c'est ma tête préférée Mon mannequin à moi Ne me demandez pas pourquoi Sa ***** minora Sa ***** majora Sa flore vaginale Son petit air coquin et absent en même temps Tout concourt à ce que ce soit ma prima donna. C'est peut-être sa couleur qui me chavire Ce bleu océan ou outre-mer Je sens que la cyprine qui en coulera Déteindra sur mes lèvres Soudain bleues à l 'unisson de ses envies. C'est une énigme Et son énigme me fascine. C'est un condensé de Vulvae La vulve de ma Muse. C'est la Vulve rêvée, fantasmée Intemporelle comme une pierre gravée Une vulve versatile, gredine. Faussement pudique Elle bat des cils Et volette comme une nymphe De morpho bleu et léger Au-dessus des orphies qui volettent elles aussi. Elle m'invite, Elle m'a choisi, Je suis l'Elu, Son cheval barbu Elle me désire, Elle me charrie Dans les tourbillons de la cyprine Qui m'entrouvre la porte de son vestibule et en pénétrant dans ce labyrinthe Je grave de mon silex Les flammes bleues du feu qui me dévore.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:28 AM UTC
Vulvae
J 'atterris sur la planète Vulvae En haut du Mont de Vénus Vulvae c'est le coeur battant de ma Muse. Ma muse est un dragon à quatre-vingt-huit têtes Et chacune de ses têtes me sourit Et m'offre là un thé vert, là une camomille Là un morceau de pain, là un verre d'eau de vie de mirabelle, Là un ballon de vin clairet Et comme je ne veux peiner aucune de ses têtes Qui tournoient autour de moi Je les cajole toutes en faisant une fumaison de musc Ainsi comme les abeilles les têtes se calment sevrées . Des quatre-vingt-huit têtes de ma muse Qui défilent sur le podium En me faisant les yeux doux de Chimène Celle que je préfère c'est la numéro trois Bien sûr je ne le lui ai jamais dit Je ne veux fâcher personne et surtout les numéros dix-neuf et quatorze, Ces succédanés de ma Muse, Dont j'apprécie les atours virevoltants de jaune et orange. Mais Coconchine c'est ma tête préférée Mon mannequin à moi Ne me demandez pas pourquoi Sa ***** minora Sa ***** majora Sa flore vaginale Son petit air coquin et absent en même temps Tout concourt à ce que ce soit ma prima donna. C'est peut-être sa couleur qui me chavire Ce bleu océan ou outre-mer Je sens que la cyprine qui en coulera Déteindra sur mes lèvres Soudain bleues à l 'unisson de ses envies. C'est une énigme Et son énigme me fascine. C'est un condensé de Vulvae La vulve de ma Muse. C'est la Vulve rêvée, fantasmée Intemporelle comme une pierre gravée Une vulve versatile, gredine. Faussement pudique Elle bat des cils Et volette comme une nymphe De morpho bleu et léger Au-dessus des orphies qui volettent elles aussi. Elle m'invite, Elle m'a choisi, Je suis l'Elu, Son cheval barbu Elle me désire, Elle me charrie Dans les tourbillons de la cyprine Qui m'entrouvre la porte de son vestibule et en pénétrant dans ce labyrinthe Je grave de mon silex Les flammes bleues du feu qui me dévore.
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Je suis venu, calme orphelin, Riche de mes seuls yeux tranquilles, Vers les hommes des grandes villes : Ils ne m'ont pas trouvé malin. À vingt ans un trouble nouveau Sous le nom d'amoureuses flammes M'a fait trouver belles les femmes : Elles ne m'ont pas trouvé beau. Bien que sans patrie et sans roi Et très brave ne l'étant guère, J'ai voulu mourir à la guerre : La mort n'a pas voulu de moi. Suis-je né trop tôt ou trop **** ? Qu'est-ce que je fais en ce monde ? Ô vous tous, ma peine est profonde ; Priez pour le pauvre Gaspard !
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Je suis venu calme orphelin
do not look at me listen to me once and for all by these forgotten suburbs of the world in the long run, the substance becomes empty shape with no one noticing the mirrors reflect images different from reality but nobody realizes anymore or pretends not to see and I sit here dressed in flames wet with fears that I cannot tell.... but will you listen to me once and for all? .................. non guardarmi ascoltami una volta per tutte presso queste dimenticate periferie del mondo alla lunga, la sostanza diventa una vuota forma senza che nessuno se ne accorga gli specchi riflettono immagini diverse dalla realtà ma nessuno si rende conto o fa finta di non vedere e io mi siedo qui vestita con fiamme bagnate di paura che non so dire .... ma tu mi ascolterai una volta e per tutte? ............... y por todas no me mires escúchame de una vez y por todas en estos suburbios olvidados del mundo a la larga, la sustancia se convierte en vacía forma sin que nadie se dé cuenta los espejos reflejan imágenes diferentes de la realidad pero nadie lo nota o pretende no ver y yo me siento aquí vestida en llamas empapadas de miedo que no sé decir ... pero tu me escucharas de una vez y por todas? ................................... .......... et pour toutes ne me regarde pas écoute-moi une fois et pour toutes par ces banlieues oubliées du monde à long terme, la substance devient forme vide sans que personne ne s'en aperçoive les miroirs reflètent des images différentes de la réalité mais personne ne remarque ou fait semblant de ne pas voir et je suis assis ici habillé en flammes mouillé de peurs que je ne sais pas dire .... mais tu m'écouteras une fois et pour toutes?
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Aug 7, 2018
Aug 7, 2018 at 1:16 AM UTC
and for all
do not look at me listen to me once and for all by these forgotten suburbs of the world in the long run, the substance becomes empty shape with no one noticing the mirrors reflect images different from reality but nobody realizes anymore or pretends not to see and I sit here dressed in flames wet with fears that I cannot tell.... but will you listen to me once and for all? .................. non guardarmi ascoltami una volta per tutte presso queste dimenticate periferie del mondo alla lunga, la sostanza diventa una vuota forma senza che nessuno se ne accorga gli specchi riflettono immagini diverse dalla realtà ma nessuno si rende conto o fa finta di non vedere e io mi siedo qui vestita con fiamme bagnate di paura che non so dire .... ma tu mi ascolterai una volta e per tutte? ............... y por todas no me mires escúchame de una vez y por todas en estos suburbios olvidados del mundo a la larga, la sustancia se convierte en vacía forma sin que nadie se dé cuenta los espejos reflejan imágenes diferentes de la realidad pero nadie lo nota o pretende no ver y yo me siento aquí vestida en llamas empapadas de miedo que no sé decir ... pero tu me escucharas de una vez y por todas? ................................... .......... et pour toutes ne me regarde pas écoute-moi une fois et pour toutes par ces banlieues oubliées du monde à long terme, la substance devient forme vide sans que personne ne s'en aperçoive les miroirs reflètent des images différentes de la réalité mais personne ne remarque ou fait semblant de ne pas voir et je suis assis ici habillé en flammes mouillé de peurs que je ne sais pas dire .... mais tu m'écouteras une fois et pour toutes?
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Hélas ! je n'étais pas fait pour cette haine Et pour ce mépris plus forts que moi que j'ai. Mais pourquoi m'avoir fait cet agneau sans laine Et pourquoi m'avoir fait ce coeur outragé ? J'étais né pour plaire à toute âme un peu fière, Sorte d'homme en rêve et capable du mieux, Parfois tout sourire et parfois tout prière, Et toujours des cieux attendris dans les yeux ; Toujours la bonté des caresses sincères, En dépit de tout et quoi qu'il y parût, Toujours la pudeur des hontes nécessaires Dans l'argent brutal et les stupeurs du rut ; Toujours le pardon, toujours le sacrifice ! J'eus plus d'un des torts, mais j'avais tous les soins. Votre mère était tendrement ma complice, Qui voyait mes torts et mes soins, elle, au moins. Elle n'aimait pas que par vous je souffrisse. Elle est morte et j'ai prié sur son tombeau ; Mais je doute fort qu'elle approuve et bénisse La chose actuelle et trouve cela beau. Et j'ai peur aussi, nous en terre, de croire Que le pauvre enfant, votre fils et le mien, Ne vénérera pas trop votre mémoire, Ô vous sans égard pour le mien et le tien. Je n'étais pas fait pour dire de ces choses, Moi dont la parole exhalait autrefois Un épithalame en des apothéoses, Ce chant du matin où mentait votre voix. J'étais, je suis né pour plaire aux nobles âmes, Pour les consoler un peu d'un monde impur, Cimier d'or chanteur et tunique de flammes, Moi le Chevalier qui saigne sur azur, Moi qui dois mourir d'une mort douce et chaste Dont le cygne et l'aigle encor seront jaloux, Dans l'honneur vainqueur malgré ce vous néfaste, Dans la gloire aussi des Illustres Époux !
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Adieu
Hélas ! je n'étais pas fait pour cette haine Et pour ce mépris plus forts que moi que j'ai. Mais pourquoi m'avoir fait cet agneau sans laine Et pourquoi m'avoir fait ce coeur outragé ? J'étais né pour plaire à toute âme un peu fière, Sorte d'homme en rêve et capable du mieux, Parfois tout sourire et parfois tout prière, Et toujours des cieux attendris dans les yeux ; Toujours la bonté des caresses sincères, En dépit de tout et quoi qu'il y parût, Toujours la pudeur des hontes nécessaires Dans l'argent brutal et les stupeurs du rut ; Toujours le pardon, toujours le sacrifice ! J'eus plus d'un des torts, mais j'avais tous les soins. Votre mère était tendrement ma complice, Qui voyait mes torts et mes soins, elle, au moins. Elle n'aimait pas que par vous je souffrisse. Elle est morte et j'ai prié sur son tombeau ; Mais je doute fort qu'elle approuve et bénisse La chose actuelle et trouve cela beau. Et j'ai peur aussi, nous en terre, de croire Que le pauvre enfant, votre fils et le mien, Ne vénérera pas trop votre mémoire, Ô vous sans égard pour le mien et le tien. Je n'étais pas fait pour dire de ces choses, Moi dont la parole exhalait autrefois Un épithalame en des apothéoses, Ce chant du matin où mentait votre voix. J'étais, je suis né pour plaire aux nobles âmes, Pour les consoler un peu d'un monde impur, Cimier d'or chanteur et tunique de flammes, Moi le Chevalier qui saigne sur azur, Moi qui dois mourir d'une mort douce et chaste Dont le cygne et l'aigle encor seront jaloux, Dans l'honneur vainqueur malgré ce vous néfaste, Dans la gloire aussi des Illustres Époux !
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Prière aux innocents. Beaux innocents, morts à minuit, Réveillés quand la lune luit ! Descendez sur mon front qui pleure Et sauvez-moi d'entendre l'heure. L'heure qui sonne fait souffrir Quand la vie est triste à mourir ; C'est l'espérance qui nous quitte, C'est le pouls du temps qui bat vite. Petits trépassés de minuit, Endormez mon coeur qui me nuit ! Pudiques sanglots de vos mères, Doux fruits des voluptés amères, Soufflez dans mon sort pâlissant De la foi le feu tout puissant : La foi ! c'est l'haleine des anges, C'est l'amour, sans flammes étranges. Beaux petits anges de minuit, Epurez mon coeur qui me nuit ! Fleurs entre le ciel et la tombe, Portez à Dieu l'âme qui tombe ; Parlez à la reine des cieux Des pleurs qui rougissent mes yeux ; Ramassez la fleur de la terre Qui meurt foulée et solitaire. Beaux petits enfants de minuit, Relevez mon coeur qui me nuit ! La terre a séché mon haleine ; Je parle et je m'entends à peine. Ecoutez : j'ai perdu l'accent Du ciel, d'où votre vol descend. Chantez mon nom seul à ma mère, Pour qu'il rentre dans sa prière. Beaux innocents, morts à minuit, Desserrez mon coeur qui me nuit ! Sur votre jeune aile qui vole Elevez ma faible parole : Il faut que je pleure trop bas Puisque le ciel ne m'entend pas. Mais quoi ? N'entend-il pas la feuille Gémir, quand l'orage la cueille ? Enfants réveillés à minuit, Apaisez mon coeur qui me nuit ! Dites-moi si dans votre monde La mémoire est calme et profonde ; Déchirez mon obscurité, Rayons blancs de l'éternité ; Vous tous qui m'avez entendue, Répondez-moi : suis-je perdue ? ... Beaux petits enfants de minuit, Eclairez mon coeur qui me nuit ! Planez sur les maisons fermées De nos jeunes soeurs bien-aimées ; Que les vierges n'entendent pas Le démon soupirer tout bas ! A minuit, les maisons ouvertes Présagent tant de tombes vertes ! Heureux enfants morts à minuit, Eteignez mon coeur qui me nuit !
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Croyance populaire
Prière aux innocents. Beaux innocents, morts à minuit, Réveillés quand la lune luit ! Descendez sur mon front qui pleure Et sauvez-moi d'entendre l'heure. L'heure qui sonne fait souffrir Quand la vie est triste à mourir ; C'est l'espérance qui nous quitte, C'est le pouls du temps qui bat vite. Petits trépassés de minuit, Endormez mon coeur qui me nuit ! Pudiques sanglots de vos mères, Doux fruits des voluptés amères, Soufflez dans mon sort pâlissant De la foi le feu tout puissant : La foi ! c'est l'haleine des anges, C'est l'amour, sans flammes étranges. Beaux petits anges de minuit, Epurez mon coeur qui me nuit ! Fleurs entre le ciel et la tombe, Portez à Dieu l'âme qui tombe ; Parlez à la reine des cieux Des pleurs qui rougissent mes yeux ; Ramassez la fleur de la terre Qui meurt foulée et solitaire. Beaux petits enfants de minuit, Relevez mon coeur qui me nuit ! La terre a séché mon haleine ; Je parle et je m'entends à peine. Ecoutez : j'ai perdu l'accent Du ciel, d'où votre vol descend. Chantez mon nom seul à ma mère, Pour qu'il rentre dans sa prière. Beaux innocents, morts à minuit, Desserrez mon coeur qui me nuit ! Sur votre jeune aile qui vole Elevez ma faible parole : Il faut que je pleure trop bas Puisque le ciel ne m'entend pas. Mais quoi ? N'entend-il pas la feuille Gémir, quand l'orage la cueille ? Enfants réveillés à minuit, Apaisez mon coeur qui me nuit ! Dites-moi si dans votre monde La mémoire est calme et profonde ; Déchirez mon obscurité, Rayons blancs de l'éternité ; Vous tous qui m'avez entendue, Répondez-moi : suis-je perdue ? ... Beaux petits enfants de minuit, Eclairez mon coeur qui me nuit ! Planez sur les maisons fermées De nos jeunes soeurs bien-aimées ; Que les vierges n'entendent pas Le démon soupirer tout bas ! A minuit, les maisons ouvertes Présagent tant de tombes vertes ! Heureux enfants morts à minuit, Eteignez mon coeur qui me nuit !
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Attends, nous allons dire adieu : Ce mot seul désarmera Dieu. Les voilà ces feuilles brûlantes Qu'échangèrent nos mains tremblantes, Où l'amour répandit par flots Ses cris, ses flammes, ses sanglots. Délivrons ces âmes confuses, Rendons l'air aux pauvres recluses. Attends, nous allons dire adieu : Ce mot seul désarmera Dieu. Voici celle qui m'a perdue... Lis ! Quand je te l'aurai rendue, De tant de mal, de tant de bien, Il ne me restera plus rien. Brûlons ces tristes fleurs d'orage, Moi, par effroi ; toi, par courage. Elles survivraient trop d'un jour Au naufrage d'un tel amour. Par pitié, sois-nous inflexible ! Pour ce sacrifice impossible, Il fallait le secours des cieux, Et les regarder dans tes yeux ! Contre toi le sort n'a plus d'armes ; Oh ! ne pleure pas... bois mes larmes ! Lève au ciel ton front abattu ; Je t'aime à jamais : le sais-tu ? Mais te voilà près de la porte... La terre s'en va... je suis morte !... Hélas ! je n'ai pas dit adieu... Toi seul es sauvé devant Dieu !
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Dernière entrevue
Amour, divin rôdeur, glissant entre les âmes, Sans te voir de mes yeux, je reconnais tes flammes. Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs, Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs... C'est lui ! Sauve qui peut ! Voici venir les larmes !... Ce n'est pas tout d'aimer, l'amour porte des armes. C'est le roi, c'est le maître, et, pour le désarmer, Il faut plaire à l'Amour : ce n'est pas tout d'aimer !
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Amour, divin rôdeur
Savez-vous pourquoi, madame, Je refusais de vous voir ? J'aime ! Et je sens qu'une femme Des femmes craint le pouvoir. Le vôtre est tout dans vos charmes, Qu'il faut, par force, adorer. L'inquiétude a des larmes : Je ne voulais pas pleurer. Quelque part que je me trouve, Mon seul ami va venir ; Je vis de ce qu'il éprouve, J'en fais tout mon avenir. Se souvient-on d'humbles flammes Quand on voit vos yeux brûler ? Ils font trembler bien des âmes : Je ne voulais pas trembler. Dans cette foule asservie, Dont vous respirez l'encens, Où j'aurais senti ma vie S'en aller à vos accents, Celui qui me rend peureuse, Moins tendre, sans repentir, M'eût dit : « N'es-tu plus heureuse ? » Je ne voulais pas mentir. Dans l'éclat de vos conquêtes Si votre coeur s'est donné, Triste et fier au sein des fêtes, N'a-t-il jamais frissonné ? La plus tendre, ou la plus belle, Aiment-elles sans souffrir ? On meurt pour un infidèle : Je ne voulais pas mourir.
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Aveu d'une femme