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"flambeau" poems
291 How the old Mountains drip with Sunset How the Hemlocks burn— How the Dun Brake is draped in Cinder By the Wizard Sun— How the old Steeples hand the Scarlet Till the Ball is full— Have I the lip of the Flamingo That I dare to tell? Then, how the Fire ebbs like Billows— Touching all the Grass With a departing—Sapphire—feature— As a Duchess passed— How a small Dusk crawls on the Village Till the Houses blot And the odd Flambeau, no men carry Glimmer on the Street— How it is Night—in Nest and Kennel— And where was the Wood— Just a Dome of Abyss is Bowing Into Solitude— These are the Visions flitted ***** Titian—never told— Domenichino dropped his pencil— Paralyzed, with Gold—
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How the old Mountains drip with Sunset
It is near Minocqua Wisconsin, along Lake Placid, on the Lac Du Flambeau Reservation. Majestic Pine Trees, Maple Leaves, and the haunting echo of the loon. The district attorney of Illinois my Great Grandpa, George Hall this was his cabin. My grandmother, Georgia and her sisters on the walls, her sister Rosa looks a bit like me, she died at 16. I have a relative, can’t remember who, but he died in the chair I still like to fall asleep in. They say he had a peaceful slumber My father’s sailboat parked within the trees what adventure this boat entails the wind and water, lets me feel free Can’t wait until I can sail on the sea. The old canoe lays by the lake I always imagine, the Native people here before I, their land, which I now call my own. The Lake of Torches Casino now what they call their own. I admire the beauty of their tradition, rich in spirit finding peace with mother earth-- musical flutes and tribal drums, I am connected to my creator. A family jewel, I hope it always remains rich in history, the enchanting sound of the murmuring pines a part of me, my favorite place to be.
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Nov 6, 2014
Nov 6, 2014 at 3:07 PM UTC
Murmuring Pines
Adieu pour toujours, Mes amours ; Ne pleure pas, Tes pleurs ont trop d'appas ! Presse encor ma main ; Mais, demain, Il aura fui, Le bonheur d'aujourd'hui. Quand une fleur Va perdre sa couleur, On n'y doit plus De regrets superflus : Et le flambeau, Dont l'éclat fut si beau, Quand il s'éteint, Cède au froid qui l'atteint. Adieu pour toujours, Mes amours ; Ne pleure pas, Tes pleurs ont trop d'appas ! Presse encor ma main ; Mais, demain, Il aura fui, Le bonheur d'aujourd'hui. Ton doux regard M'éclaira par hasard ; Et dans mes yeux Il répandit les cieux : Dès ce moment, Si fatal... si charmant, Mon cœur perdu Ne me fut pas rendu ! Adieu pour toujours, Mes amours ; Ne pleure pas, Tes pleurs ont trop d'appas ! Presse encor ma main ; Mais, demain, Il aura fui, Le bonheur d'aujourd'hui.
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L'adieu
i. Duchess of the still splendor, Southeastern wind of the faraway; Prestige of foreign king's and Queen's, O' fair lass on display. ii. I'm here mine love, Verily, I'm not going away; The moon must taste ourn shadow's, As we pirouette the starry plains. iii. Tablet's wilt recordeth us By ourn handprint's with Ourn name's; the flambeau Is warm mi amour', please pirouette with me again. ©Brandon Nagley ©Lonesome poet's poetry ©Earl Jane Nagley ( Filipino rose) dedicated
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Jan 24, 2016
Jan 24, 2016 at 7:02 PM UTC
Pirouetting the moon, shadow's in tune
You are fire. And I can burn the warm of the title at the start. Could you? Burnout? Cause you still burns me inside. It's ironic how you like it cool and fresh You're not cool and you're not air. You are fire. A breath inducing and breathtaking hell of a paradise. Constantly I spread around: "Fire is my favorite!" But you never understood. You always thought that is a childish reminder, like this poem. But it's honest. I couldn't reach you last time, you know? I felt like a kid running over a flambeau. And you figured me out. You saw under the flame mask, You made my Icarus task, and I fallen down. After all this time and I'm not consumed. Maybe a fool and maybe a loser, but you're the vanity of my veins. And you're slowly provoking me again. Could you teach me how to fire? Could you? This time? My dear... I bring reinforced wings.
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May 15, 2017
May 15, 2017 at 3:23 AM UTC
Does Fire loves me?
I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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Le monstre
I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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As an ancient temple's Flambeau; Tis in the night Tis in the night, We shalt be entwined Soul's divine, Spirit's glow. ©Brandon Nagley ©Earl Jane Nagley( Filipino rose) dedicated ©Lonesome poet's poetry
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Dec 10, 2015
Dec 10, 2015 at 10:29 PM UTC
The ancient fane of amour's flambeau
I. Aimez bien vos amours ; aimez l'amour qui rêve Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ; C'est lui que vous cherchez quand votre avril se lève, Lui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux. Aimez l'amour qui joue au soleil des peintures, Sous l'azur de la Grèce, autour de ses autels, Et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures, Ou qui vide un carquois sur des coeurs immortels. Aimez l'amour qui parle avec la lenteur basse Des Ave Maria chuchotés sous l'arceau ; C'est lui que vous priez quand votre tête est lasse, Lui dont la voix vous rend le rythme du berceau. Aimez l'amour que Dieu souffla sur notre fange, Aimez l'amour aveugle, allumant son flambeau, Aimez l'amour rêvé qui ressemble à notre ange, Aimez l'amour promis aux cendres du tombeau ! Aimez l'antique amour du règne de Saturne, Aimez le dieu charmant, aimez le dieu caché, Qui suspendait, ainsi qu'un papillon nocturne, Un baiser invisible aux lèvres de Psyché ! Car c'est lui dont la terre appelle encore la flamme, Lui dont la caravane humaine allait rêvant, Et qui, triste d'errer, cherchant toujours une âme, Gémissait dans la lyre et pleurait dans le vent. Il revient ; le voici : son aurore éternelle A frémi comme un monde au ventre de la nuit, C'est le commencement des rumeurs de son aile ; Il veille sur le sage, et la vierge le suit. Le songe que le jour dissipe au coeur des femmes, C'est ce Dieu. Le soupir qui traverse les bois, C'est ce Dieu. C'est ce Dieu qui tord les oriflammes Sur les mâts des vaisseaux et des faîtes des toits. Il palpite toujours sous les tentes de toile, Au fond de tous les cris et de tous les secrets ; C'est lui que les lions contemplent dans l'étoile ; L'oiseau le chante au loup qui le hurle aux forêts. La source le pleurait, car il sera la mousse, Et l'arbre le nommait, car il sera le fruit, Et l'aube l'attendait, lui, l'épouvante douce Qui fera reculer toute ombre et toute nuit. Le voici qui retourne à nous, son règne est proche, Aimez l'amour, riez ! Aimez l'amour, chantez ! Et que l'écho des bois s'éveille dans la roche, Amour dans les déserts, amour dans les cités ! Amour sur l'Océan, amour sur les collines ! Amour dans les grands lys qui montent des vallons ! Amour dans la parole et les brises câlines ! Amour dans la prière et sur les violons ! Amour dans tous les coeurs et sur toutes les lèvres ! Amour dans tous les bras, amour dans tous les doigts ! Amour dans tous les seins et dans toutes les fièvres ! Amour dans tous les yeux et dans toutes les voix ! Amour dans chaque ville : ouvrez-vous, citadelles ! Amour dans les chantiers : travailleurs, à genoux ! Amour dans les couvents : anges, battez des ailes ! Amour dans les prisons : murs noirs, écroulez-vous ! II. Mais adorez l'Amour terrible qui demeure Dans l'éblouissement des futures Sions, Et dont la plaie, ouverte encor, saigne à toute heure Sur la croix, dont les bras s'ouvrent aux nations.
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L'Amour de l'Amour
I. Aimez bien vos amours ; aimez l'amour qui rêve Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ; C'est lui que vous cherchez quand votre avril se lève, Lui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux. Aimez l'amour qui joue au soleil des peintures, Sous l'azur de la Grèce, autour de ses autels, Et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures, Ou qui vide un carquois sur des coeurs immortels. Aimez l'amour qui parle avec la lenteur basse Des Ave Maria chuchotés sous l'arceau ; C'est lui que vous priez quand votre tête est lasse, Lui dont la voix vous rend le rythme du berceau. Aimez l'amour que Dieu souffla sur notre fange, Aimez l'amour aveugle, allumant son flambeau, Aimez l'amour rêvé qui ressemble à notre ange, Aimez l'amour promis aux cendres du tombeau ! Aimez l'antique amour du règne de Saturne, Aimez le dieu charmant, aimez le dieu caché, Qui suspendait, ainsi qu'un papillon nocturne, Un baiser invisible aux lèvres de Psyché ! Car c'est lui dont la terre appelle encore la flamme, Lui dont la caravane humaine allait rêvant, Et qui, triste d'errer, cherchant toujours une âme, Gémissait dans la lyre et pleurait dans le vent. Il revient ; le voici : son aurore éternelle A frémi comme un monde au ventre de la nuit, C'est le commencement des rumeurs de son aile ; Il veille sur le sage, et la vierge le suit. Le songe que le jour dissipe au coeur des femmes, C'est ce Dieu. Le soupir qui traverse les bois, C'est ce Dieu. C'est ce Dieu qui tord les oriflammes Sur les mâts des vaisseaux et des faîtes des toits. Il palpite toujours sous les tentes de toile, Au fond de tous les cris et de tous les secrets ; C'est lui que les lions contemplent dans l'étoile ; L'oiseau le chante au loup qui le hurle aux forêts. La source le pleurait, car il sera la mousse, Et l'arbre le nommait, car il sera le fruit, Et l'aube l'attendait, lui, l'épouvante douce Qui fera reculer toute ombre et toute nuit. Le voici qui retourne à nous, son règne est proche, Aimez l'amour, riez ! Aimez l'amour, chantez ! Et que l'écho des bois s'éveille dans la roche, Amour dans les déserts, amour dans les cités ! Amour sur l'Océan, amour sur les collines ! Amour dans les grands lys qui montent des vallons ! Amour dans la parole et les brises câlines ! Amour dans la prière et sur les violons ! Amour dans tous les coeurs et sur toutes les lèvres ! Amour dans tous les bras, amour dans tous les doigts ! Amour dans tous les seins et dans toutes les fièvres ! Amour dans tous les yeux et dans toutes les voix ! Amour dans chaque ville : ouvrez-vous, citadelles ! Amour dans les chantiers : travailleurs, à genoux ! Amour dans les couvents : anges, battez des ailes ! Amour dans les prisons : murs noirs, écroulez-vous ! II. Mais adorez l'Amour terrible qui demeure Dans l'éblouissement des futures Sions, Et dont la plaie, ouverte encor, saigne à toute heure Sur la croix, dont les bras s'ouvrent aux nations.
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La première est toute d'argent Et son nom tremblant c'est Pâline Sa lame un ciel d'hiver neigeant Son destin sanglant gibeline Vulcain mourut en la forgeant La seconde nommée Noubosse Est un bel arc-en-ciel joyeux Les dieux s'en servent à leurs noces Elle a tué trente Bé-Rieux Et fut douée par Carabosse La troisième bleu féminin N'en est pas moins un chibriape Appelé Lul de Faltenin Et que porte sur une nappe L'Hermès Ernest devenu nain La quatrième Malourène Est un fleuve vert et doré C'est le soir quand les riveraines Y baignent leurs corps adorés Et des chants de rameurs s'y traînent La cinquième Sainte-Fabeau C'est la plus belle des quenouilles C'est un cyprès sur un tombeau Où les quatre vents s'agenouillent Et chaque nuit c'est un flambeau La sixième métal de gloire C'est l'ami aux si douces mains Dont chaque matin nous sépare Adieu voilà votre chemin Les coqs s'épuisaient en fanfares Et la septième s'exténue Une femme une rose morte Merci que le dernier venu Sur mon amour ferme la porte Je ne vous ai jamais connue.
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Les Sept Épées
i. Dulcet darling Thine eloquence represent's Efflorescence; Felicity unbound. ii. Glamour flambeau Queen of mine soul; Dip me in thine heavenly fountain. iii. Harbinger of the future Nurse to mine suture's; I liveth to ourn vow's. iv. Mine lagniappe I shalt imbue thee; With mine spirit energy, as we overtake the darkness by light. ©Brandon nagley ©Lonesome poet's poetry ©Earl Jane nagley dedication
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Sep 3, 2015
Sep 3, 2015 at 11:00 AM UTC
Glamour flambeau of mine soul..
L'étang mystérieux, suaire aux blanches moires, Frisonne ; au fond du bois la clairière apparaît ; Les arbres sont profonds et les branches sont noires ; Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ? Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ? Vous qui passez dans l'ombre, êtes-vous des amants ? Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines ; L'herbe s'éveille et parle aux sépulcres dormants. Que dit-il, le brin d'herbe ? et que répond la tombe ? Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs. Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe ; Soyez heureux pendant que nous sommes pensifs. Dieu veut qu'on ait aimé. Vivez ! faites envie, Ô couples qui passez sous le vert coudrier. Tout ce que dans la tombe, en sortant de la vie, On emporta d'amour, on l'emploie à prier. Les mortes d'aujourd'hui furent jadis les belles. Le ver luisant dans l'ombre erre avec son flambeau. Le vent fait tressaillir, au milieu des javelles, Le brin d'herbe, et Dieu fait tressaillir le tombeau. La forme d'un toit noir dessine une chaumière ; On entend dans les prés le pas lourd du faucheur ; L'étoile aux cieux, ainsi qu'une fleur de lumière, Ouvre et fait rayonner sa splendide fraîcheur. Aimez-vous ! c'est le mois où les fraises sont mûres. L'ange du soir rêveur, qui flotte dans les vents, Mêle, en les emportant sur ses ailes obscures, Les prières des morts aux baisers des vivants. Chelles, août 18...
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Crépuscule
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme, Ô Beauté ! ton regard, infernal et divin, Verse confusément le bienfait et le crime, Et l'on peut pour cela te comparer au vin. Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore ; Tu répands des parfums comme un soir orageux ; Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore Qui font le héros lâche et l'enfant courageux. Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ? Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien ; Tu sèmes au hasard la joie et les désastres, Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien. Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques ; De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant, Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques, Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement. L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle, Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau ! L'amoureux pantelant incliné sur sa belle A l'air d'un moribond caressant son tombeau. Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe, Ô Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu ! Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ? De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène, Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours, Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! - L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?
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Hymne à la beauté
Qu'entends-je ? autour de moi l'airain sacré résonne ! Quelle foule pieuse en pleurant m'environne ? Pour qui ce chant funèbre et ce pâle flambeau ? Ô mort, est-ce ta voix qui frappe mon oreille Pour la dernière fois ? eh quoi ! je me réveille Sur le bord du tombeau ! Ô toi ! d'un feu divin précieuse étincelle, De ce corps périssable habitante immortelle, Dissipe ces terreurs : la mort vient t'affranchir ! Prends ton vol, ô mon âme ! et dépouille tes chaînes. Déposer le fardeau des misères humaines, Est-ce donc là mourir ? Oui, le temps a cessé de mesurer mes heures. Messagers rayonnants des célestes demeures, Dans quels palais nouveaux allez-vous me ravir ? Déjà, déjà je nage en des flots de lumière ; L'espace devant moi s'agrandit, et la terre Sous mes pieds semble fuir ! Mais qu'entends-je ? au moment où mon âme s'éveille, Des soupirs, des sanglots ont frappé mon oreille ? Compagnons de l'exil, quoi ! vous pleurez ma mort ? Vous pleurez ? et déjà dans la coupe sacrée J'ai bu l'oubli des maux, et mon âme enivrée Entre au céleste port !
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Le chrétien mourant
A plush Spanish cena I shalt cook for her As Flambeau's shalt light her strand's A Greek wine to pour from mine ancestry, Made from ourn lip's of grape juice secretion.... © Brandon nagley & (lonesome poets poetry) owner (:
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Jul 2, 2015
Jul 2, 2015 at 8:40 PM UTC
Comida perfecta de España( Spain's perfect meal) spanish tongue
Ô mon enfant, tu vois, je me soumets. Fais comme moi : vis du monde éloignée ; Heureuse ? non ; triomphante ? jamais. -- Résignée ! -- Sois bonne et douce, et lève un front pieux. Comme le jour dans les cieux met sa flamme, Toi, mon enfant, dans l'azur de tes yeux Mets ton âme ! Nul n'est heureux et nul n'est triomphant. L'heure est pour tous une chose incomplète ; L'heure est une ombre, et notre vie, enfant, En est faite. Oui, de leur sort tous les hommes sont las. Pour être heureux, à tous, -- destin morose ! Tout a manqué. Tout, c'est-à-dire, hélas ! Peu de chose. Ce peu de chose est ce que, pour sa part, Dans l'univers chacun cherche et désire : Un mot, un nom, un peu d'or, un regard, Un sourire ! La gaîté manque au grand roi sans amours ; La goutte d'eau manque au désert immense. L'homme est un puits où le vide toujours Recommence. Vois ces penseurs que nous divinisons, Vois ces héros dont les fronts nous dominent, Noms dont toujours nos sombres horizons S'illuminent ! Après avoir, comme fait un flambeau, Ébloui tout de leurs rayons sans nombre, Ils sont allés chercher dans le tombeau Un peu d'ombre. Le ciel, qui sait nos maux et nos douleurs, Prend en pitié nos jours vains et sonores. Chaque matin, il baigne de ses pleurs Nos aurores. Dieu nous éclaire, à chacun de nos pas, Sur ce qu'il est et sur ce que nous sommes ; Une loi sort des choses d'ici-bas, Et des hommes ! Cette loi sainte, il faut s'y conformer. Et la voici, toute âme y peut atteindre : Ne rien haïr, mon enfant ; tout aimer, Ou tout plaindre ! Paris, octobre 1842.
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À ma fille
Ô mon enfant, tu vois, je me soumets. Fais comme moi : vis du monde éloignée ; Heureuse ? non ; triomphante ? jamais. -- Résignée ! -- Sois bonne et douce, et lève un front pieux. Comme le jour dans les cieux met sa flamme, Toi, mon enfant, dans l'azur de tes yeux Mets ton âme ! Nul n'est heureux et nul n'est triomphant. L'heure est pour tous une chose incomplète ; L'heure est une ombre, et notre vie, enfant, En est faite. Oui, de leur sort tous les hommes sont las. Pour être heureux, à tous, -- destin morose ! Tout a manqué. Tout, c'est-à-dire, hélas ! Peu de chose. Ce peu de chose est ce que, pour sa part, Dans l'univers chacun cherche et désire : Un mot, un nom, un peu d'or, un regard, Un sourire ! La gaîté manque au grand roi sans amours ; La goutte d'eau manque au désert immense. L'homme est un puits où le vide toujours Recommence. Vois ces penseurs que nous divinisons, Vois ces héros dont les fronts nous dominent, Noms dont toujours nos sombres horizons S'illuminent ! Après avoir, comme fait un flambeau, Ébloui tout de leurs rayons sans nombre, Ils sont allés chercher dans le tombeau Un peu d'ombre. Le ciel, qui sait nos maux et nos douleurs, Prend en pitié nos jours vains et sonores. Chaque matin, il baigne de ses pleurs Nos aurores. Dieu nous éclaire, à chacun de nos pas, Sur ce qu'il est et sur ce que nous sommes ; Une loi sort des choses d'ici-bas, Et des hommes ! Cette loi sainte, il faut s'y conformer. Et la voici, toute âme y peut atteindre : Ne rien haïr, mon enfant ; tout aimer, Ou tout plaindre ! Paris, octobre 1842.
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Frosted ivory undivided wings Bambino of new beginnings Hummingbird Ching's, Ornamentations to be as sidewalks Brisk in mountain image A dask A dusk A pull A scrimmage. Frilly tress amenity Angels do come Devils leave, As Flambeau's do garnish so lively!!! Pekoe from ourn bouquet redolence Wild sinner's and innocent Sparked by fuse of Muse's poet... Ride it Moan it A perfume of new days Macy's!!! Parched Hazy Yet sun blasts in with all perfection For thy queen of ressurection hast risen me As Christ was the third day!!!
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Jun 4, 2015
Jun 4, 2015 at 2:41 PM UTC
sciatháin Eabhair frosted ( frosted ivory wings) old irish tongue!!
Sonnet. Chaque nuit, tourmenté par un doute nouveau, Je provoque le sphinx, et j'affirme et je nie... Plus terrible se dresse aux heures d'insomnie L'inconnu monstrueux qui hante mon cerveau. En silence, les yeux grands ouverts, sans flambeau, Sur le géant je tente une étreinte infinie, Et dans mon lit étroit, d'où la joie est bannie, Je lutte sans bouger comme dans un tombeau. Parfois ma mère vient, lève sur moi sa lampe Et me dit, en voyant la sueur qui me trempe : « Souffres-tu, mon enfant ? Pourquoi ne dors-tu pas ? Je lui réponds, ému de sa bonté chagrine, Une main sur mon front, l'autre sur ma poitrine : « Avec Dieu cette nuit, mère, j'ai des combats. »
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La lutte
The depth of my own thoughts and feelings practically swallowed me. You shouldn't have been there to save me. After I ensconced myself in the darkest part of the cave. You brought a flambeau and held my hand to bring me on the other side, you hugged me tight, enough to feel your heart that frantically beating. I tend to rode on a bike without a break. I went downhill to crash myself in. I failed. I saw a rope connecting on you And noticed you hardly twisting your arms to pull me up. Everything is an utter vague in my eyes and coated with grim which is the life, Before you showed up with a smile Telling me to fall in love with sunrise And wait until sunset while our hands tracing patterns and stopping the tick tock of the clock. Everything is forthright with you.
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Sep 2, 2015
Sep 2, 2015 at 2:44 AM UTC
I hope it's not false hopes.
Toi qui du jour mourant consoles la nature, Parais, flambeau des nuits, lève-toi dans les cieux ; Etends autour de moi, sur la pâle verdure, Les douteuses clartés d'un jour mystérieux ! Tous les infortunés chérissent ta lumière ; L'éclat brillant du jour repousse leurs douleurs : Aux regards du soleil ils ferment leur paupière, Et rouvrent devant toi leurs yeux noyés de pleurs. Viens guider mes pas vers la tombe Où ton rayon s'est abaissé, Où chaque soir mon genou tombe Sur un saint nom presque effacé. Mais quoi ! la pierre le repousse !... J'entends !... oui ! des pas sur la mousse ! Un léger souffle a murmuré ; Mon oeil se trouble, je chancelle : Non, non, ce n'est plus toi ; c'est elle Dont le regard m'a pénétré !... Est-ce bien toi ? toi qui t'inclines Sur celui qui fut ton amant ? Parle ; que tes lèvres divines Prononcent un mot seulement. Ce mot que murmurait ta bouche Quand, planant sur ta sombre couche, La mort interrompit ta voix. Sa bouche commence... Ah ! j'achève : Oui, c'est toi ! ce n'est point un rêve ! Anges du ciel, je la revois !... Ainsi donc l'ardente prière Perce le ciel et les enfers ! Ton âme a franchi la barrière Qui sépare deux univers ! Gloire à ton nom, Dieu qui l'envoie ! Ta grâce a permis que je voie Ce que mes yeux cherchaient toujours. Que veux-tu ? faut-il que je meure ? Tiens, je te donne pour cette heure Toutes les heures de mes jours ! Mais quoi ! sur ce rayon déjà l'ombre s'envole ! Pour un siècle de pleurs une seule parole ! Est-ce tout ?... C'est assez ! Astre que j'ai chanté, J'en bénirai toujours ta pieuse clarté, Soit que dans nos climats, empire des orages, Comme un vaisseau voguant sur la mer des nuages, Tu perces rarement la triste obscurité ; Soit que sous ce beau ciel, propice à ta lumière, Dans un limpide azur poursuivant ta carrière, Des couleurs du matin tu dores les coteaux ; Ou que, te balançant sur une mer tranquille, Et teignant de tes feux sa surface immobile, Tes rayons argentés se brisent dans les eaux !
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Apparition
Toi qui du jour mourant consoles la nature, Parais, flambeau des nuits, lève-toi dans les cieux ; Etends autour de moi, sur la pâle verdure, Les douteuses clartés d'un jour mystérieux ! Tous les infortunés chérissent ta lumière ; L'éclat brillant du jour repousse leurs douleurs : Aux regards du soleil ils ferment leur paupière, Et rouvrent devant toi leurs yeux noyés de pleurs. Viens guider mes pas vers la tombe Où ton rayon s'est abaissé, Où chaque soir mon genou tombe Sur un saint nom presque effacé. Mais quoi ! la pierre le repousse !... J'entends !... oui ! des pas sur la mousse ! Un léger souffle a murmuré ; Mon oeil se trouble, je chancelle : Non, non, ce n'est plus toi ; c'est elle Dont le regard m'a pénétré !... Est-ce bien toi ? toi qui t'inclines Sur celui qui fut ton amant ? Parle ; que tes lèvres divines Prononcent un mot seulement. Ce mot que murmurait ta bouche Quand, planant sur ta sombre couche, La mort interrompit ta voix. Sa bouche commence... Ah ! j'achève : Oui, c'est toi ! ce n'est point un rêve ! Anges du ciel, je la revois !... Ainsi donc l'ardente prière Perce le ciel et les enfers ! Ton âme a franchi la barrière Qui sépare deux univers ! Gloire à ton nom, Dieu qui l'envoie ! Ta grâce a permis que je voie Ce que mes yeux cherchaient toujours. Que veux-tu ? faut-il que je meure ? Tiens, je te donne pour cette heure Toutes les heures de mes jours ! Mais quoi ! sur ce rayon déjà l'ombre s'envole ! Pour un siècle de pleurs une seule parole ! Est-ce tout ?... C'est assez ! Astre que j'ai chanté, J'en bénirai toujours ta pieuse clarté, Soit que dans nos climats, empire des orages, Comme un vaisseau voguant sur la mer des nuages, Tu perces rarement la triste obscurité ; Soit que sous ce beau ciel, propice à ta lumière, Dans un limpide azur poursuivant ta carrière, Des couleurs du matin tu dores les coteaux ; Ou que, te balançant sur une mer tranquille, Et teignant de tes feux sa surface immobile, Tes rayons argentés se brisent dans les eaux !
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VIII. Ô Dieu, puisque voilà ce qu'a fait cette armée, Puisque, comme une porte est barrée et fermée, Elle est sourde à l'honneur, Puisque tous ces soldats rampent sans espérance, Et puisque dans le sang ils ont éteint la France, Votre flambeau, Seigneur ! Puisque la conscience en deuil est sans refuge Puisque le prêtre assis dans la chaire, et le juge D'hermine revêtu, Adorent le succès, seul vrai, seul légitime, Et disent qu'il vaut mieux réussir par le crime, Que choir par la vertu ; Puisque les âmes sont pareilles à des filles ; Puisque ceux-là sont morts qui brisaient les bastilles, Ou bien sont dégradés ; Puisque l'abjection, aux conseils misérables, Sortant de tous les cœurs, fait les bouches semblables Aux égouts débordés ; Puisque l'honneur décroît pendant que César monte ; Puisque dans ce Paris on n'entend plus, ô honte, Que des femmes gémir ; Puisqu'on n'a plus de cœur devant les grandes tâches, Puisque les vieux faubourgs, tremblant comme des lâches Font semblant de dormir, Ô Dieu vivant, mon Dieu ! prêtez-moi votre force, Et, moi qui ne suis rien, j'entrerai chez ce corse Et chez cet inhumain ; Secouant mon vers sombre et plein de votre flamme, J'entrerai là, Seigneur, la justice dans l'âme Et le fouet à la main, Et, retroussant ma manche ainsi qu'un belluaire, Seul, terrible, des morts agitant le suaire Dans ma sainte fureur, Pareil aux noirs vengeurs devant qui l'on se sauve, J'écraserai du pied l'antre et la bête fauve, L'empire et l'empereur ! Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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À l'obéissance passive (VIII)
VIII. Ô Dieu, puisque voilà ce qu'a fait cette armée, Puisque, comme une porte est barrée et fermée, Elle est sourde à l'honneur, Puisque tous ces soldats rampent sans espérance, Et puisque dans le sang ils ont éteint la France, Votre flambeau, Seigneur ! Puisque la conscience en deuil est sans refuge Puisque le prêtre assis dans la chaire, et le juge D'hermine revêtu, Adorent le succès, seul vrai, seul légitime, Et disent qu'il vaut mieux réussir par le crime, Que choir par la vertu ; Puisque les âmes sont pareilles à des filles ; Puisque ceux-là sont morts qui brisaient les bastilles, Ou bien sont dégradés ; Puisque l'abjection, aux conseils misérables, Sortant de tous les cœurs, fait les bouches semblables Aux égouts débordés ; Puisque l'honneur décroît pendant que César monte ; Puisque dans ce Paris on n'entend plus, ô honte, Que des femmes gémir ; Puisqu'on n'a plus de cœur devant les grandes tâches, Puisque les vieux faubourgs, tremblant comme des lâches Font semblant de dormir, Ô Dieu vivant, mon Dieu ! prêtez-moi votre force, Et, moi qui ne suis rien, j'entrerai chez ce corse Et chez cet inhumain ; Secouant mon vers sombre et plein de votre flamme, J'entrerai là, Seigneur, la justice dans l'âme Et le fouet à la main, Et, retroussant ma manche ainsi qu'un belluaire, Seul, terrible, des morts agitant le suaire Dans ma sainte fureur, Pareil aux noirs vengeurs devant qui l'on se sauve, J'écraserai du pied l'antre et la bête fauve, L'empire et l'empereur ! Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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Mères, l'enfant qui joue à votre seuil joyeux, Plus frêle que les fleurs, plus serein que les cieux, Vous conseille l'amour, la pudeur, la sagesse. L'enfant, c'est un feu pur dont la chaleur caresse ; C'est de la gaîté sainte et du bonheur sacré, C'est le nom paternel dans un rayon doré ; Et vous n'avez besoin que de cette humble flamme Pour voir distinctement dans l'ombre de votre âme. Mères, l'enfant que l'on pleure et qui s'en est allé, Si vous levez vos fronts vers le ciel constellé, Verse à votre douleur une lumière auguste ; Car l'innocent éclaire aussi bien que le juste ! Il montre, clarté douce, à vos yeux abattus, Derrière notre orgueil, derrière nos vertus, Derrière nos malheurs, Dieu profond et tranquille. Que l'enfant vive ou dorme, il rayonne toujours ! Sur cette terre où rien ne va **** sans secours, Où nos jours incertains sur tant d'abîmes pendent, Comme un guide au milieu des brumes que répandent Nos vices ténébreux et nos doutes moqueurs, Vivant, l'enfant fait voir le devoir à vos coeurs ; Mort, c'est la vérité qu'à votre âme il dévoile. Ici, c'est un flambeau ; là-haut, c'est une étoile. Mars 1840.
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Mères, l'enfant qui joue à votre seuil joyeux
Un aveugle au coin d'une borne, Hagard comme au jour un hibou, Sur son flageolet, d'un air morne, Tâtonne en se trompant de trou, Et joue un ancien vaudeville Qu'il fausse imperturbablement ; Son chien le conduit par la ville, Spectre diurne à l'oeil dormant. Les jours sur lui passent sans luire ; Sombre, il entend le monde obscur, Et la vie invisible bruire Comme un torrent derrière un mur ! Dieu sait quelles chimères noires Hantent cet opaque cerveau ! Et quels illisibles grimoires L'idée écrit en ce caveau ! Ainsi dans les puits de Venise, Un prisonnier à demi fou, Pendant sa nuit qui s'éternise, Grave des mots avec un clou. Mais peut-être aux heures funèbres, Quand la mort souffle le flambeau, L'âme habituée aux ténèbres Y verra clair dans le tombeau !
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L'aveugle
Stance. Depuis qu'un malheureux adieu Rendit vers vous ma flamme criminelle, Tout l'univers, prenant votre querelle, Contre moi conspire en ce lieu. Ayant osé me séparer Du beau soleil qui luit seul à mon âme, Pour le venger, l'autre cachant sa flamme, Refuse de plus m'éclairer. L'air, qui ne voit plus ce flambeau, En témoignant ses regrets par ses larmes, M'apprend assez qu'éloigné de vos charmes Mes yeux se doivent fondre en eau. Je vous jure, mon cher souci, Qu'étant réduit à voir l'air qui distille, Si j'ai le cœur prisonnier à la ville, Mon corps ne l'est pas moins ici.
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Sur une absence
Thither the flambeau donjon In the somber of the dim, I shalt plaster mine heart on mine sleeve Hoping someone shalt let me in. For tis I'm not the rest I've lived a life of sin's, Though I'm a hopeless romantic at his best; I'm one to loveth until the end. As guffaw I shalt do As one wilt maketh me laugh, Underneath the universal life-lamp Glowing steadily in Shakespearian bask. And if noone canst seeith the amour that I do bring I shalt continue on, in a manner so unearthly. None recompense needed, for she shalt not hurt mine being Mine kisses shalt delighteth her, in the finer of life's thing's. And when the bee's stingeth me, with their tiny stinger's, Mine lover shalt kisseth on the wound, as mine heart wilt groweth bigger. As a dinner and fine date; Me and her shalt rest to candlewax figure shadows, The shadow's being ourn own on the moonlit ceiling Like two loving little rascal's.... ©Brandon nagley ©Lonesome poet's poetry
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Jul 24, 2015
Jul 24, 2015 at 1:14 PM UTC
Flambeau donjon
À Jules Guiffrey. J'étais, j'entrais au tombeau Où mes aïeux rêvent ensemble. Ils ont dit : « La nuit lourde tremble ; Est-ce l'approche d'un flambeau, « Le signal de la nouvelle ère Qu'attend notre éternel ennui ? - Non, c'est l'enfant, a dit mon père : Je vous avais parlé de lui. « Il était au berceau ; j'ignore S'il nous vient jeune ou chargé d'ans. Mes cheveux sont tout blonds encore, Les tiens, mon fils, peut-être blancs « - Non, père, au combat de la vie Bientôt je suis tombé vaincu, L'âme pourtant inassouvie : Je meurs et je n'ai pas vécu. « - J'attendais près de moi ta mère : Je l'entends gémir au-dessus ! Ses pleurs ont tant mouillé la pierre Que mes lèvres les ont reçus. « Nous fûmes unis peu d'années Après de bien longues amours ; Toutes ses grâces sont fanées... Je la reconnaîtrai toujours. « Ma fille a connu mon visage : S'en souvient-elle ? Elle a changé. Parle-moi de son mariage Et des petits-enfants que j'ai. « - Un seul vous est né. - Mais toi-même, N'as-tu pas de famille aussi ? Quand on meurt jeune, c'est qu'on aime : Qui vas-tu regretter ici ? « - J'ai laissé ma sœur et ma mère Et les beaux livres que j'ai lus ; Vous n'avez pas de bru, mon père ; On m'a blessé, je n'aime plus. « - De tes aïeux compte le nombre : Va baiser leurs fronts inconnus, Et viens faire ton lit dans l'ombre À côté des derniers venus. « Ne pleure pas ; dors dans l'argile En espérant le grand réveil. - O père, qu'il est difficile De ne plus penser au soleil ! »
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Un songe (II)
À Jules Guiffrey. J'étais, j'entrais au tombeau Où mes aïeux rêvent ensemble. Ils ont dit : « La nuit lourde tremble ; Est-ce l'approche d'un flambeau, « Le signal de la nouvelle ère Qu'attend notre éternel ennui ? - Non, c'est l'enfant, a dit mon père : Je vous avais parlé de lui. « Il était au berceau ; j'ignore S'il nous vient jeune ou chargé d'ans. Mes cheveux sont tout blonds encore, Les tiens, mon fils, peut-être blancs « - Non, père, au combat de la vie Bientôt je suis tombé vaincu, L'âme pourtant inassouvie : Je meurs et je n'ai pas vécu. « - J'attendais près de moi ta mère : Je l'entends gémir au-dessus ! Ses pleurs ont tant mouillé la pierre Que mes lèvres les ont reçus. « Nous fûmes unis peu d'années Après de bien longues amours ; Toutes ses grâces sont fanées... Je la reconnaîtrai toujours. « Ma fille a connu mon visage : S'en souvient-elle ? Elle a changé. Parle-moi de son mariage Et des petits-enfants que j'ai. « - Un seul vous est né. - Mais toi-même, N'as-tu pas de famille aussi ? Quand on meurt jeune, c'est qu'on aime : Qui vas-tu regretter ici ? « - J'ai laissé ma sœur et ma mère Et les beaux livres que j'ai lus ; Vous n'avez pas de bru, mon père ; On m'a blessé, je n'aime plus. « - De tes aïeux compte le nombre : Va baiser leurs fronts inconnus, Et viens faire ton lit dans l'ombre À côté des derniers venus. « Ne pleure pas ; dors dans l'argile En espérant le grand réveil. - O père, qu'il est difficile De ne plus penser au soleil ! »
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