Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"firent" poems
Hey, bab', what's up today? I don't know, let us play! Connais-tu l'histoire des enfants qui jouaient à l'humain ? Leurs parents les avaient abandonnés Ils ne savaient pas comment s'occuper. C'est alors que l'un dit : "Allumons la télé !" Et tous crièrent : "Oh oui, Allons nous amuser !" Au bout d'un temps certains pleurèrent Les autres ne comprenèrent Alors ils firent comme à la télé. Au bout d'un temps certains rièrent Les autres ne comprenèrent Alors ils firent comme à la télé. Au bout d'un temps certains se chamaillèrent Les autres ne comprenèrent Alors ils firent comme à la télé. Au bout d'un temps, tous devenus grands Personne ne se comprenait Alors ils furent comme à la télé !
0
Mar 31, 2015
Mar 31, 2015 at 3:50 PM UTC
Et si on jouait à l'humain ?
Cris muets Taffetas noirs Redingotes Crimes Tous les mannequins ont le même regard gris Mais ce lord a dansé dans un bouge à Paris Il a des dents d'or et des favoris Sales Le Strand me suit de brouillard jaune dans les Salles Les plastrons se marquant aux plis poussiéreux Ces gentlemen se négligèrent Trop heureux D'assassiner une demi-mondaine D'assassiner une demi-mondaine Aux Indes Ces officiers firent des fredaines Ils ont quitté leur morgue pour un mariage Morganatique Morganatique On peut s'amuser en voyage Si l'on ne salit pas ses escarpins vernis À l'étranger les meurtres restent impunis Je tuerais volontiers cette reine d'Écosse Qui regarde la France en récitant des vers Mais je troublerais le négoce.
0
743
Madame Tussaud
Par je ne sais quelle aventure, Un avare, un beau jour, voulant se bien traiter, Au marché courut acheter Des pommes pour sa nourriture. Dans son armoire il les porta, Les compta, rangea, recompta, Ferma les doubles tours de sa double serrure, Et chaque jour les visita. Ce malheureux, dans sa folie, Les bonnes pommes ménageait ; Mais lorsqu'il en trouvait quelqu'une de pourrie, En soupirant il la mangeait. Son fils, jeune écolier, faisant fort maigre chère, Découvrit à la fin les pommes de son père. Il attrape les clefs, et va dans ce réduit, Suivi de deux amis d'excellent appétit. Or vous pouvez juger le dégât qu'ils y firent, Et combien de pommes périrent. L'avare arrive en ce moment, De douleur, d'effroi palpitant. Mes pommes ! Criait-il : coquins, il faut les rendre, Ou je vais tous vous faire pendre. Mon père, dit le fils, calmez-vous, s'il vous plaît ; Nous sommes d'honnêtes personnes : Et quel tort vous avons-nous fait ? Nous n'avons mangé que les bonnes.
0
742
L'avare et son fils
Ces liens d'or, cette bouche vermeille, Pleine de lis, de roses et d'oeillets, Et ces coraux chastement vermeillets, Et cette joue à l'Aurore pareille ; Ces mains, ce col, ce front, et cette oreille, Et de ce sein les boutons verdelets, Et de ces yeux les astres jumelés, Qui font trembler les âmes de merveille, Firent nicher Amour dedans mon sein, Qui gros de germe avait le ventre plein D'œufs non formés qu'en notre sang il couve. Comment vivrai-je autrement qu'en langueur, Quand une engeance immortelle je trouve D'Amours éclos et couvés en mon cœur ?
0
412
Ces liens d'or, cette bouche vermeille
Pour sauver son époux, Çavitri fit le vœu De se tenir trois jours entiers, trois nuits entières, Debout, sans remuer jambes, buste ou paupières : Rigide, ainsi que dit Vyaça, comme un pieu. Ni, Curya, tes rais cruels, ni la langueur Que Tchandra vient épandre à minuit sur les cimes Ne firent défaillir, dans leurs efforts sublimes, La pensée et la chair de la femme au grand cœur. - Que nous cerne l'Oubli, noir et morne assassin, Ou que l'Envie aux traits amers nous ait pour cibles. Ainsi que Çavitri faisons-nous impassibles, Mais, comme elle, dans l'âme ayons un haut dessein.
0
317
Çavitri