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"ferraille" poems
Un couloir de carrelage Windows 95 Lumière turquoise Mouette virtuelle Soudain un glitch Statue de marbre Triste seul Salle d'ordinateur Il s'étrangle dans ses files Si bien qu'il na jamais vu ses amis Lunette de cristal Serveur de ferraille Larme du corps Il y m'est tous ses efforts Incompris lâche et tourmenté Religion planqué Tous à genoux devant lui Hacker des PC inactif Et modérateur soumis Solitude parcourue de références Incompris par les autres. Et admirer par les uns Des yeux triste et pétillant le suivent Pendouillent de droit à gauche Le long de son câble Internet...
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May 14, 2017
May 14, 2017 at 7:45 AM UTC
/コンピュータ/MORT INTERIEUR/コンピュータ/
Vous connaissez ce quai nommé de la Ferraille, Où l'on vend des oiseaux, des hommes et des fleurs. A mes fables souvent c'est là que je travaille ; J'y vois des animaux, et j'observe leurs moeurs. Un jour de mardi gras j'étais à la fenêtre D'un oiseleur de mes amis, Quand sur le quai je vis paraître Un petit arlequin leste, bien fait, bien mis, Qui, la batte à la main, d'une grâce légère, Courait après un masque en habit de bergère. Le peuple applaudissait par des ris, par des cris. Tout près de moi, dans une cage, Trois oiseaux étrangers, de différent plumage, Perruche, cardinal, serin, Regardaient aussi l'arlequin. La perruche disait : " J'aime peu son visage, Mais son charmant habit n'eut jamais son égal. Il est d'un si beau vert ! - Vert ! dit le cardinal ; Vous n'y voyez donc pas, ma chère ? L'habit est rouge assurément : Voilà ce qui le rend charmant. - Oh ! pour celui-là, mon compère, Répondit le serin, vous n'avez pas raison, Car l'habit est jaune-citron ; Et c'est ce jaune-là qui fait tout son mérite. - Il est vert. - Il est jaune. - Il est rouge morbleu ! " Interrompt chacun avec feu ; Et déjà le trio s'irrite. " Amis, apaisez-vous, leur crie un bon pivert ; L'habit est jaune, rouge et vert. Cela vous surprend fort ; voici tout le mystère : Ainsi que bien des gens d'esprit et de savoir, Mais qui d'un seul côté regardent une affaire, Chacun de vous ne veut y voir Que la couleur qui sait lui plaire. "
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L'habit d'Arlequin
Jours d'hivers Copeaux Mon ami les yeux rouges Suit l'enterrement Glace Je suis jaloux du mort Les gens tombent comme des mouches On me dit tout bas que j'ai tort Soleil bleu Lèvres gercées Peur Je parcours les rues sans penser à mal avec l'image du poète et l'ombre du trappeur On m'offre des fêtes des oranges Mes dents Frissons Fièvre Idée fixe Tous les braseros à la foire à la ferraille Il ne me reste plus qu'à mourir de froid en public.
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Pierre fendre
Le bruit des cabarets, la fange du trottoir, Les platanes déchus s'effeuillant dans l'air noir, L'omnibus, ouragan de ferraille et de boues, Qui grince, mal assis entre ses quatre roues, Et roule ses yeux verts et rouges lentement, Les ouvriers allant au club, tout en fumant Leur brûle-gueule au nez des agents de police, Toits qui dégouttent, murs suintants, pavé qui glisse, Bitume défoncé, ruisseaux comblant l'égout, Voilà ma route - avec le paradis au bout.
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Le bruit des cabarets, la fange du trottoir