"fantasmes" poems
Permettez moi de partir
**** de ces roses fleuries
Une image artificielle
De ce monde industriel
Qui ne court qu'à la perte
N'étant pas une découverte.
Uniquement m'évader
Et arrêter de rêver,
Altérer ces fantasmes
Avec de l’enthousiasme
Et les métamorphoser
Pour en faire réalité.
Jun 5, 2014
Jun 5, 2014 at 5:59 PM UTC
Ma maîtresse, mon esclave, ma sans-rivale
Mon bienheureuse et peureuse idole
Mon biscuit, mon aphrodisiaque
Je chante aujourd'hui pour toi l'hybride
Le tout-monde, le divers
Je sais que tu trembles
A ce seul nom évoqué
Hybride
Mais en même temps il t'attire et te bouleverse
Il t'attise, il te brûle, il te prend, il te chavire
Il est multiple céramique polychrome
Il est faïence, il est glaise
Il est ombre, il t'assombre
Il est tout et toute et son contraire:
Il est pudique
De porcelaine et majolique impudique
Sublimé par l'émail, l'or et le zinc de tes fantasmes.
L'hybride idole te gouverne
Comme les astres et les lignes de ta main
Il t'oblige !
Hybride oblige !
Tu es chat et Ganesha
Eléphante et hippocampe,
Opaque et translucide
Exempte de toute déchirure,
Gerçure et boursouflure
Parfaite et vicieusement fatale
Blanche et noire et bleue
Musicale et cacophonique
Genghis Khan et Décébale
Tu es relecture antique et moderne
Mystique réincarnation des idoles
Mythiques
Et le masque de sourires malicieux que tu t'es approprié
Est un tableau vivant des hybridoles
Mi dragon mi ange
Mi vamp mi vampire
Qui tournoient en ton sang
Qui nagent dans tes eaux
Et te pourlèchent les lèvres de leur semence érotique.
Tu es Napoléon et Francesca de Rimini
Revus et corrigés par le lit de Jocuste,
Centaure aux vulve et verge mêlées
Livrant au Divin Matador
Queue et oreilles.
Forêt vierge jamais pénétrée
Dans son Saint des Saints
Par la verve de l'oeil du cyclone de Pharaon.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 4:17 AM UTC
Je te regarde à travers le glory hole de ton texte
Et comme je suis voyant extra-lucide
Je te lis comme si je t'avais moi-même écrite
Mot par mot
Lettre par lettre
Signe par signe
Tu m'avoues tous tes fantasmes inavouables
Les mille fantasmes inavouables
Qui te traversent la chair.
Je suis le majordome intime de ton confessional
Et tu me confesses tout tout tout
Tout tout
Tout et son contraire
Agenouillée sur l'autel de la cuisine
Pour pouvoir communier, excitée comme une puce vierge,
À ma soupe aux poissons,
À mes pieds de porc à la mode de Caen
Et à ma caille aux raisins
Tu me confesses ton désir de mariage à ma sainte Trinité
Ce piment mortel
Et tu réclames la fraise consacrée
Le vin de messe bio sans sulphites
Et tu m'implores d'être le témoin
De tes énièmes noces en quatre jours
Pour le meilleur et pour le pire
Le vingt-six du joli mois des plaisirs.
Tu me demandes conseil pour les préparatifs :
La robe de mariée, les dragées, les deux cents invités
Le traiteur, l'orchestre, la jarretière
Tu passes tout en *****
Du faire-part
Jusqu'à la petite lune de miel
Jusqu'à ce que la petite rigor mortis nous sépare.
Et moi je te suggère de me prendre Comme réalisateur pour épicer le film En panoramique de tes fantasmes.
Libre à toi d'en être la script-girl,
La monteuse, la scénariste ou
projectionniste
En plus d'être l'actrice principale,
Je me réserverai tout juste une apparition en cameo
Te servant en morceau de bravoure,
En longs travellings avant et arrière
À fleuret moucheté, ton fantasme inavouable.
Nov 5, 2019
Nov 5, 2019 at 4:43 AM UTC
Tu as juré de filmer un à un tes fantasmes :
Les noirs,
Les fondants,
Les doux,
Les amers,
Toutes les phases d'affaitage du faucon,
Et aujourd'hui tu prépares le matériel
En bonne fauconnière que tu es.
Et que les faucons gerfauts, sacres ou pèlerins
Le veuillent ou non,
Tu leur couvres la tête d'un chaperon
Et tu déploies au tout venant tes perches,
Tes anneaux et tes leurres,
Tes sonnettes et tes noeuds
Et je quitte mes gorges et mes rochers
Et me perche en majesté à ton gantelet de dentelle
Où tu as brodé, enlumineuse d'or,
L'initiale S, comme leurre.
Et chaque fois que je m'avise
De dérober mes sonnettes,
De me libérer de ta filière,
Tu me déchaperonnes
Et tu me gardes au ventre.
Tu me nourris consciencieusement
Pour que j'atteigne mon poids de chasse
Et tu me frist-frastes de tes fantasmes
Pour que je devienne un rapace de haut vol
Et que je fonde vers toi
Et que je fasse bonne gorge
De ton loup à crinière
Au goût de chocolat amer.
Nov 17, 2019
Nov 17, 2019 at 11:57 AM UTC