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"essaie" poems
Ma Jalouse, Mon Unique, Mon Ultime Sais-tu ce que Lord Invader, Sam Manning Cyril Monrose, Charlie Parker, Louis Armstrong Jack Sneed et Ernest Rangling Sans oublier Blue Glaze Mento Band et Phil Madison ? Et je m'arrête là pour l'instant, Sais-tu ce qu'ils ont en commun ? Eh bien vois-tu, ce sont tous mes ombres. Tu ne pourras jamais me comprendre Si tu ne les comprends pas Et si tu ne sais pas ce que représentent pour moi La mangouste et le raccoon. De même que pour te comprendre il faut avoir lu tout Dostoievski Pour me comprendre il faut avoir écouté tout Sly Mongoose Car peut être n'as-tu vu en moi qu'aria et boléro, symphonie et concerto Alors je t'explique : pour comprendre, n'essaie pas de philosopher Lève-toi et bouge tout simplement et tu toucheras l 'essence C'est du folklore, c'est du reggae, c 'est du mento, c'est du calypso, c'est du jazz, C'est instrumental ou c'est vocal C'est moi, mes ascendances et descendances. Sly Mongoose c'est mes Frères Karamasov Smerdiakov, Aliocha, Ivan et Dmitri C'est mon Idiot, mon prince Lev Mychkine C'est mon Joueur, mon Alexei Ivanovitch Mon Rêve d'un Homme Ridicule Et Raskolnikov errant dans la nuit dans Crime et Châtiment. Sly Mongoose c'est l'histoire d'une mangouste maline Qui a baptisé la fille du pasteur De son eau sainte Et qui fuit la Jamaïque Et part à l'étranger Après son forfait. C'est l'histoire d'une mangouste qui vole les poules les plus grasses de la cuisine Et qui les met dans la poche de son veston C'est l'histoire d'une mangouste qui entre dans la cuisine d'un prédicateur Et qui repart avec une des poules les plus grasses Et tous les chiens savent son nom. il s'appelle Sly Mangoose Il est malin, il est vicieux, le compère C'est mon ombre, que veux-tu Et parfois pour échapper aux prédateurs Il prend l'apparence de l'ombre d'un raccoon.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:05 AM UTC
Mangouste et raccoon
Ma Jalouse, Mon Unique, Mon Ultime Sais-tu ce que Lord Invader, Sam Manning Cyril Monrose, Charlie Parker, Louis Armstrong Jack Sneed et Ernest Rangling Sans oublier Blue Glaze Mento Band et Phil Madison ? Et je m'arrête là pour l'instant, Sais-tu ce qu'ils ont en commun ? Eh bien vois-tu, ce sont tous mes ombres. Tu ne pourras jamais me comprendre Si tu ne les comprends pas Et si tu ne sais pas ce que représentent pour moi La mangouste et le raccoon. De même que pour te comprendre il faut avoir lu tout Dostoievski Pour me comprendre il faut avoir écouté tout Sly Mongoose Car peut être n'as-tu vu en moi qu'aria et boléro, symphonie et concerto Alors je t'explique : pour comprendre, n'essaie pas de philosopher Lève-toi et bouge tout simplement et tu toucheras l 'essence C'est du folklore, c'est du reggae, c 'est du mento, c'est du calypso, c'est du jazz, C'est instrumental ou c'est vocal C'est moi, mes ascendances et descendances. Sly Mongoose c'est mes Frères Karamasov Smerdiakov, Aliocha, Ivan et Dmitri C'est mon Idiot, mon prince Lev Mychkine C'est mon Joueur, mon Alexei Ivanovitch Mon Rêve d'un Homme Ridicule Et Raskolnikov errant dans la nuit dans Crime et Châtiment. Sly Mongoose c'est l'histoire d'une mangouste maline Qui a baptisé la fille du pasteur De son eau sainte Et qui fuit la Jamaïque Et part à l'étranger Après son forfait. C'est l'histoire d'une mangouste qui vole les poules les plus grasses de la cuisine Et qui les met dans la poche de son veston C'est l'histoire d'une mangouste qui entre dans la cuisine d'un prédicateur Et qui repart avec une des poules les plus grasses Et tous les chiens savent son nom. il s'appelle Sly Mangoose Il est malin, il est vicieux, le compère C'est mon ombre, que veux-tu Et parfois pour échapper aux prédateurs Il prend l'apparence de l'ombre d'un raccoon.
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Viens donc ma Muse Et comme chaque dimanche matin J'ouvre grand mes ailes Viens danser avec les fauves Et prends-moi sous l'aisselle Plonge dans ma sueur matinale Tu vois, tu sens le parfum De la bête qui halète Quand tu l'allaites de tes désirs secrets. Cette bête qui dort en moi Et qui te captive Cette bête aux mille têtes et aux mille poils Qui t'épient et que tu guettes Par la fenêtre Le parfum de cerf-lynx qui te hante Une odeur oubliée qui t'obnubile Une odeur de ton enfance Comme une souffrance lancinante Qui te trouble et t'exaspère Une puanteur charnelle instinctive Presque un fleuve liquide Qui se répand comme une onde de rut Et se faufile entres tes lèvres et narines Sur les chemins pentus de l'extase. Sens-moi épanche-toi Hume-moi respire-moi Renifle-moi Essaie de deviner le nom de ce parfum : Cocaïne de Lanvin ? Fleurs du Mâle de Guerlain? Encens Sauvage de Dior ? Sang-dragon de Givenchy ? Et si c'était simplement Cyprine de Muse Que tu secrétais sous mes aisselles?
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:07 AM UTC
Aisselles
Le vaisseau fantôme brûle de toutes parts Et j'essaie de trouver une issue de secours Une écoutille Un hublot Un sabord De tribord ou babord Par où je pourrais fuir de ma geôliere Tel un boulet de chair à canon Des flammes qui me pourlèchent. C'est Sycorax, mon adorable sorcière, Qui a sonné le branle-bas de combat Et qui souffle ses braises chaudes et tièdes A travers ses eaux déployées comme des barreaux de voiles Me voilà fait prisonnier Tous les sabords sont calfeutrés Goudronnés, parfaitement étanches Au diable ces mantelets J'étouffe, je me noie, je me débats Âprement Entre ligne d'horizon Ligne de flottaison Ligne d'eau Tout se confond Dans le feu à volonté Qu'a décrété Sycorax.
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Sep 9, 2019
Sep 9, 2019 at 2:09 PM UTC
Ecoutilles, hublots, sabords
Sous les draps de ta pyramide On a vue en 3D sur la mangrove Rhomboïde De rhizomes entrelacés À perte de vue. Et j'essaie le sabre aux lèvres Grâce à mon géo-radar De me frayer un chemin dans le feu inextricable Vers ta chambre nuptiale D'eau enchevêtrée d'éclairs et de lave en fusion. Sous les draps de ta pyramide J'emprunte ta face Nord À travers une oubliette à l'abri des regards Des crabes et des salamandres J'emprunte la descenderie Et au bout du couloir Me voici à l'antichambre Et un sphynx exige de moi un mot de passe Pour accéder au nec plus ultra de tes entrailles. Et je dis : soldat du feu ! Et ce que je croyais être un simple feu de broussailles De mangle rouge momifié Se révèle un feu de jungle folle Où sauterelles et criquets grésillent Sous les flammes humides de ta chrysalide. Et j'ouvre ma pompe et j'arrose De mon eau de rose ton sanctuaire De fleur de grenade inviolée Et je comble ta faim D'un bon mortier fait de venin de sable et de sève d'argile Montante et descendante Que tu dégustes en te pourléchant les lèvres. Pour ne pas en perdre une miette.
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Nov 2, 2019
Nov 2, 2019 at 5:36 AM UTC
Sous les draps de ta pyramide
Je te note, Maitreyi, Comme je te l'ai promis Non pas que je te compare à d'autres Ni que j'évalue ta sismicité Sur une échelle quelconque de Richter Ou une valence particulière À laquelle tu serais prédisposée . Je te note, ma poétesse, ma philosophe, Ma peintre, mon actrice, ma nourrice, Non pas pour te donner une côte Un numéro dans une course handicap À la jouissance absolue À la jouissance infinie À la jouissance inaccessible. Dans ma note il n'y a ni favori Ni outsider ni tocard Il n'y a pas de trente-huit contre un Et je ne joue pas le champ sur ton nom Et peu m'importent ton entraîneur, ton soigneur, ton jockey, ton lad Peu m'importe le guru qui te drive Je ne te note ni de zéro à vingt Je ne te note ni de a à z Et même si je sais fort bien Que toute note dénote un à priori Un parti pris J'essaie d'être le moins partial possible J'essaie d'être juste. Et même quand on chante faux On ne mérite jamais de zéro pointé Car on a essayé, on a osé On a performé. On a perforé l'air de sa voix. On a existé. Je te note donc, ma pantheiste, Tout en relativisant la portée de mon geste Je te note les lèvres mineures et majeures, Les jambes, les chevilles au ralenti Comme par effraction symbolique Je t'effleure de ma clé d'ut Et je te parsème de dièses et de bémols Subjectivement Inconsciemment Je soupèse tes noires et tes blanches Je te caresse indistinctement tes do Tes la, tes mi, tes sol, tes fa, tes ré Qui bouillonnant de concert Dans un indécryptable maelström Et je décrète de ma toute-puissance Arbitrale et analytique Que tu es muse atypique De chocolat et de vanille En sempiternelle excursion dans le plaisir Et donc par définition histrionique Éternellement insatisfaite Et la note coquette que je te donne en dot C'est le silence de la divine comédie Que j'ai plaisir à déchiffrer Dans la distance pudique de l'absence incurable Des Ganges couleur avocat qui couinent muets Entre trente-deuxième de soupir Et bâton de pause.
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Nov 30, 2019
Nov 30, 2019 at 3:06 AM UTC
Je te note
Je te note, Maitreyi, Comme je te l'ai promis Non pas que je te compare à d'autres Ni que j'évalue ta sismicité Sur une échelle quelconque de Richter Ou une valence particulière À laquelle tu serais prédisposée . Je te note, ma poétesse, ma philosophe, Ma peintre, mon actrice, ma nourrice, Non pas pour te donner une côte Un numéro dans une course handicap À la jouissance absolue À la jouissance infinie À la jouissance inaccessible. Dans ma note il n'y a ni favori Ni outsider ni tocard Il n'y a pas de trente-huit contre un Et je ne joue pas le champ sur ton nom Et peu m'importent ton entraîneur, ton soigneur, ton jockey, ton lad Peu m'importe le guru qui te drive Je ne te note ni de zéro à vingt Je ne te note ni de a à z Et même si je sais fort bien Que toute note dénote un à priori Un parti pris J'essaie d'être le moins partial possible J'essaie d'être juste. Et même quand on chante faux On ne mérite jamais de zéro pointé Car on a essayé, on a osé On a performé. On a perforé l'air de sa voix. On a existé. Je te note donc, ma pantheiste, Tout en relativisant la portée de mon geste Je te note les lèvres mineures et majeures, Les jambes, les chevilles au ralenti Comme par effraction symbolique Je t'effleure de ma clé d'ut Et je te parsème de dièses et de bémols Subjectivement Inconsciemment Je soupèse tes noires et tes blanches Je te caresse indistinctement tes do Tes la, tes mi, tes sol, tes fa, tes ré Qui bouillonnant de concert Dans un indécryptable maelström Et je décrète de ma toute-puissance Arbitrale et analytique Que tu es muse atypique De chocolat et de vanille En sempiternelle excursion dans le plaisir Et donc par définition histrionique Éternellement insatisfaite Et la note coquette que je te donne en dot C'est le silence de la divine comédie Que j'ai plaisir à déchiffrer Dans la distance pudique de l'absence incurable Des Ganges couleur avocat qui couinent muets Entre trente-deuxième de soupir Et bâton de pause.
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Promène-moi au long du fleuve Inonde-moi à la rive La reliure du livre, Mainte fois épanoui comme L'envergure d'une danseuse, Déchirée par la pluie Interpelle mon nom Sur tes lèvres noyés, et que je ne manque le chaos qui m'attendait d'ailleurs, hier soir Hommage d'un papillon, Choyé par la lueur clignotante, Un mensonge, une trahison atroce Que quiconque n'essaie de dévorer ma démise Je ne suis que vent, tempête, ouragan Une bête ensorcelée, Éternelle à la douleur Puisse que tenace de jeunesse, Et crise de nulle part, Nous entrelace les mains dans la terre Faites que je me retrouve six pieds sous la mer Perdre sa langue, Que sois chose plus pire Que perdre sa voix, Et ne plus pouvoir dormir Toute qu'une brume Triomphant l'aube, et La chair de mon sang Aussi fatal que le sifflement, Le sifflement du vent
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Dec 12, 2020
Dec 12, 2020 at 3:33 PM UTC
Poème gris
L'eau, c'est un beau milieu ; pas vrai ? La piscine est un bel endroit pour tenter de faire le vide quand les pensées dans nos têtes nous bousculent. Lorsque tu y entres, oh tu as quelques doux frissons qui te traversent. Puis, ton beau corps s'habitue à la fraîche température de l'eau Tu te mets sur le dos, tu as peur de couler mais tu restes à la surface, tout paraît si calme mais c'est une guerre menée par les forces. Oh Newton, il essaie de te faire couler dans le fond de cette piscine. Oh Archimède, il se bat avec Newton en essayant de te faire remonter vers le haut. Les deux se combattent sans s'arrêter et puis aucun ne gagne, tu flottes.
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Feb 10, 2020
Feb 10, 2020 at 10:58 AM UTC
ton corps dans l'eau
Contraint de renoncer à la chevalerie, Don Quichotte voulut, pour se dédommager, Mener une plus douce vie, Et choisit l'état de berger. Le voilà donc qui prend panetière et houlette, Le petit chapeau rond garni d'un ruban vert Sous le menton faisant rosette. Jugez de la grâce et de l'air De ce nouveau Tircis ! Sur sa rauque musette Il s'essaie à charmer l'écho de ces cantons, Achète au boucher deux moutons, Prend un roquet galeux, et, dans cet équipage, Par l'hiver le plus froid qu'on eût vu de longtemps, Dispersant son troupeau sur les rives du Tage, Au milieu de la neige il chante le printemps. Point de mal jusques là : chacun à sa manière Est libre d'avoir du plaisir. Mais il vint à passer une grosse vachère ; Et le pasteur, pressé d'un amoureux désir, Court et tombe à ses pieds : ô belle Timarette, Dit-il, toi que l'on voit parmi tes jeunes sœurs Comme le lis parmi les fleurs, Cher et cruel objet de ma flamme secrète, Abandonne un moment le soin de tes agneaux ; Viens voir un nid de tourtereaux Que j'ai découvert sur ce chêne. Je veux te les donner : hélas ! C'est tout mon bien. Ils sont blancs : leur couleur, Timarette, est la tienne ; Mais, par malheur pour moi, leur cœur n'est pas le tien. À ce discours, la Timarette, Dont le vrai nom était Fanchon, Ouvre une large bouche, et, d'un œil fixe et bête, Contemple le vieux Céladon, Quand un valet de ferme, amoureux de la belle, Paraissant tout-à-coup, tombe à coups de bâton Sur le berger tendre et fidèle, Et vous l'étend sur le gazon. Don Quichotte criait : arrête, Pasteur ignorant et brutal ; Ne sais-tu pas nos lois ? Le cœur de Timarette Doit devenir le prix d'un combat pastoral : Chante, et ne frappe pas. Vainement il l'implore ; L'autre frappait toujours, et frapperait encore, Si l'on n'était venu secourir le berger Et l'arracher à sa furie. Ainsi guérir d'une folie, Bien souvent ce n'est qu'en changer.
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Don Quichotte
Contraint de renoncer à la chevalerie, Don Quichotte voulut, pour se dédommager, Mener une plus douce vie, Et choisit l'état de berger. Le voilà donc qui prend panetière et houlette, Le petit chapeau rond garni d'un ruban vert Sous le menton faisant rosette. Jugez de la grâce et de l'air De ce nouveau Tircis ! Sur sa rauque musette Il s'essaie à charmer l'écho de ces cantons, Achète au boucher deux moutons, Prend un roquet galeux, et, dans cet équipage, Par l'hiver le plus froid qu'on eût vu de longtemps, Dispersant son troupeau sur les rives du Tage, Au milieu de la neige il chante le printemps. Point de mal jusques là : chacun à sa manière Est libre d'avoir du plaisir. Mais il vint à passer une grosse vachère ; Et le pasteur, pressé d'un amoureux désir, Court et tombe à ses pieds : ô belle Timarette, Dit-il, toi que l'on voit parmi tes jeunes sœurs Comme le lis parmi les fleurs, Cher et cruel objet de ma flamme secrète, Abandonne un moment le soin de tes agneaux ; Viens voir un nid de tourtereaux Que j'ai découvert sur ce chêne. Je veux te les donner : hélas ! C'est tout mon bien. Ils sont blancs : leur couleur, Timarette, est la tienne ; Mais, par malheur pour moi, leur cœur n'est pas le tien. À ce discours, la Timarette, Dont le vrai nom était Fanchon, Ouvre une large bouche, et, d'un œil fixe et bête, Contemple le vieux Céladon, Quand un valet de ferme, amoureux de la belle, Paraissant tout-à-coup, tombe à coups de bâton Sur le berger tendre et fidèle, Et vous l'étend sur le gazon. Don Quichotte criait : arrête, Pasteur ignorant et brutal ; Ne sais-tu pas nos lois ? Le cœur de Timarette Doit devenir le prix d'un combat pastoral : Chante, et ne frappe pas. Vainement il l'implore ; L'autre frappait toujours, et frapperait encore, Si l'on n'était venu secourir le berger Et l'arracher à sa furie. Ainsi guérir d'une folie, Bien souvent ce n'est qu'en changer.
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Tu me dis, mon Âme : "Apprends à me connaître Aime-moi Tu verras Avec moi, mon Ombre, Tu vivras des choses jamais imaginées " Alors je m'imagine, j'essaie Je me mets direct au septième ciel et je saute à la marelle Pour rejoindre ton rivage Amour. Je te vois animale et j'imagine ton règne J 'imagine tes cris de Muse Le lundi, tu es chienne, tu me miaules, tu me gazouilles et tu me bêles Le mardi, cochonne, tu me glousses, tu me glapis et tu me piaules Le mercredi, louve, tu me siffles, tu me beugles et tu me râles Le jeudi, vipère, tu m'aboies, tu me hennis et tu me grondes Le vendredi, tigresse, tu me barètes, tu me trompettes et tu me stridules, Le samedi, chatte, tu me couines, tu me roucoules et tu me brailles Et le dimanche, méduse, tu me chantes, sans bruit, dans le silence Le cantique de nos retrouvailles animales.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:59 AM UTC
J'imagine ton règne
Dans la féminité brûlante et vélaire Des talons hauts des dimanches De mon ingénue libertine apicale J'essaie entre les tons montants et descendants de Carmina De circonscrire les hauts et les bas De l'empreinte palatale Qui sépare la plume de l'os. Je deviens fou phonétiquement. Mon corps exulte entre soprano et alto. Je ne comprends pas les mots Mais je saisis la différence de parfum Entre labiodentales et bilabiales Quand en mina dans le texte de Carmina Elle m'allaite de ses voyelles crues et consonnes de feu sourdes et sonores : "Ce qui fait circoncire le cheval Se trouve dans le ventre du cheval" Je convoque alors mon sélénium et mon chrome Lentement accumulé D'occlusives, de fricatives, de nasales, De continues et de vibrantes. Je convoque la phonétique nue et la phonologie brutale Et même le va et vient de la psychogénéalogie Sans oublier le fantasme de Jeanne Moreau et l'onirisme d'Angélique Kidjo Mais seuls peuvent comprendre Dans le lait caillé Les pouliches nées le dimanche Les jeunes poulains nés eux-mêmes le dimanche Et je suis né caïman un jeudi Et je m'interroge : " Ce qui fait circoncire le caïman Se trouve dans le ventre du caïman ?"
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Oct 27, 2019
Oct 27, 2019 at 9:06 AM UTC
Carmina dans le texte
C'était la plus belle soirée de ma vie J'aimerais m'en rappeler comme si c'était hier C'était la plus horrible journée de ma vie J'aimerais oublier comme si ce n'était hier: Je suis dans une gare, le train n'arrive pas Je me soumet la question, ce que j'aimerais m’éviter J'attend ma belle et elle n'arrive pas Je perds le temps que j’essaie de gagner Je parle aux voyageurs antipathiques Pour tuer le temps perdu Coincé dans ce gâchis esthétique. Avant que le temps ne me tue Je quitte ce café pathétique, Purgatoire pour excommuniés Avant, je commande un autre verre, foutu tic, Foutue expatriation, je veux t'oublier Je me retrouve donc dans un carrefour sombre Où se rencontrent les civilisations Pas un arbre pour profiter de l’ombre Il n’y a plus de lumière ni plus de son On me noie Au milieu d’une mer de gens qui n’ont pas vécus Je suis assoiffé d’un ami Au milieu du désert avec personne en vue Dans ma propre ville je suis intru. L’anonymat de l’exil, On me connait bien à l’institut, Je m’y reconnais dans chaque tuile, Dans ses murs peints à l’huile Je suis ici, et je suis là Je m’imagine ailleurs mais c’est futile Détachez-moi, je ne fuirais pas ! Je suis rescapé, Je suis perdu ! Les heures m’ont échappées, Le temps m’est perdu Comment s’en sortir quand on est un débauché ? Je suis mort, je suis pendu ! Comment repartir quand le train a déraillé ? Quel guet-apen l’on m’a tendu ! On me somme de rentrer chez moi, Le dernier train est passé, et je ne l’ai pas pris Mes oeufs dans le même panier, et j’ai fais le mauvais choix Je ne me reconnais plus, qu’est-ce qui m’as pris ? J’essaie de me souvenir Ce n’est certes pas la dernière fois On m’a pris mes souvenirs Comment me suis-je retrouvé là ? Au retour d'une aventure (rêverie) que je regrette Mes amis me dévisagent en traître Je me défend en phrases toutes faites Ah, si j’avais appris de mes ancêtres... J’y retourne chaque matin, Dans l’espoir de retrouver celui-ci (l’espoir) Pas de libre arbitre pour un pantin Chaque fois on m’affirme que je ne viens pas d’ici (chaque soir). L’élégance d’une mort heureuse Je ne pense plus au car de la malheureuse, J’attend celui qui me portera **** de ces malheurs; Jamais n'est-il à l’heure.
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Apr 21, 2020
Apr 21, 2020 at 5:20 PM UTC
Le Mal du transport
C'était la plus belle soirée de ma vie J'aimerais m'en rappeler comme si c'était hier C'était la plus horrible journée de ma vie J'aimerais oublier comme si ce n'était hier: Je suis dans une gare, le train n'arrive pas Je me soumet la question, ce que j'aimerais m’éviter J'attend ma belle et elle n'arrive pas Je perds le temps que j’essaie de gagner Je parle aux voyageurs antipathiques Pour tuer le temps perdu Coincé dans ce gâchis esthétique. Avant que le temps ne me tue Je quitte ce café pathétique, Purgatoire pour excommuniés Avant, je commande un autre verre, foutu tic, Foutue expatriation, je veux t'oublier Je me retrouve donc dans un carrefour sombre Où se rencontrent les civilisations Pas un arbre pour profiter de l’ombre Il n’y a plus de lumière ni plus de son On me noie Au milieu d’une mer de gens qui n’ont pas vécus Je suis assoiffé d’un ami Au milieu du désert avec personne en vue Dans ma propre ville je suis intru. L’anonymat de l’exil, On me connait bien à l’institut, Je m’y reconnais dans chaque tuile, Dans ses murs peints à l’huile Je suis ici, et je suis là Je m’imagine ailleurs mais c’est futile Détachez-moi, je ne fuirais pas ! Je suis rescapé, Je suis perdu ! Les heures m’ont échappées, Le temps m’est perdu Comment s’en sortir quand on est un débauché ? Je suis mort, je suis pendu ! Comment repartir quand le train a déraillé ? Quel guet-apen l’on m’a tendu ! On me somme de rentrer chez moi, Le dernier train est passé, et je ne l’ai pas pris Mes oeufs dans le même panier, et j’ai fais le mauvais choix Je ne me reconnais plus, qu’est-ce qui m’as pris ? J’essaie de me souvenir Ce n’est certes pas la dernière fois On m’a pris mes souvenirs Comment me suis-je retrouvé là ? Au retour d'une aventure (rêverie) que je regrette Mes amis me dévisagent en traître Je me défend en phrases toutes faites Ah, si j’avais appris de mes ancêtres... J’y retourne chaque matin, Dans l’espoir de retrouver celui-ci (l’espoir) Pas de libre arbitre pour un pantin Chaque fois on m’affirme que je ne viens pas d’ici (chaque soir). L’élégance d’une mort heureuse Je ne pense plus au car de la malheureuse, J’attend celui qui me portera **** de ces malheurs; Jamais n'est-il à l’heure.
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Ma muse est un esprit inclassable, Grouillant et bigarré, une matrone Sans trône et sans couronne, Provocante et tumultueuse Hors académie Hors norme Haute en couleur Sempiternellement décalée Elle danse sa rumba folle Et distille ses petites gâteries Contre vents et marées A contre-courant Des us et des coutumes . Et quand je dis "Moteur !" Ma Dame ne joue pas, elle ne feint pas Elle ne pose pas : Mon étoile s'endort en tremblant Lumineuse et transparente, Et j 'essaie de la peindre telle quelle, Imparfaite et mortelle en aquarelle Je joue avec la quantité de l 'eau et les pigments Mais l 'esprit fantasque de ma muse Fait souffler le chaud et le froid. Et pour me figurer sur ma palette Toute sa verve satirique et pamphlétaire J 'ai beau essayer le bleu Winsor et le rouge indien Alterner le sienne naturel et brûlé, L'auréoline avec un peu de garance rose, Le bleu de cobalt avec un brun Van Dyck, Le rouge cadmium, l 'auréoline et le vert Winsor, L 'auréoline, le bleu de cobalt et le rouge indien, L 'auréoline, le cramoisi d'alizarine et le vert émeraude, Aucun de ces mélanges de base orange ne m'inonde de la transe De la couleur chair de son esprit brut, Métamorphose ambulante Libre et éruptive, enragée, Diverse et multiple, engagée Aux limites de la bienséance et de la bien-pensance. Et à défaut de portrait politiquement correct Je me délecte de sa cape bleu-majorelle Grinçante et jubilatoire Cousue de joie, morgue et amour. Chair est la couleur de l 'esprit brut de ma muse apatride Quand elle dort, elle est aux anges Et les rêves funambules forment sa cour et entonnent En jouissant doucement leur ballet équestre.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:00 AM UTC
Chair est la couleur de l 'esprit brut de ma muse apatride
Ma muse est un esprit inclassable, Grouillant et bigarré, une matrone Sans trône et sans couronne, Provocante et tumultueuse Hors académie Hors norme Haute en couleur Sempiternellement décalée Elle danse sa rumba folle Et distille ses petites gâteries Contre vents et marées A contre-courant Des us et des coutumes . Et quand je dis "Moteur !" Ma Dame ne joue pas, elle ne feint pas Elle ne pose pas : Mon étoile s'endort en tremblant Lumineuse et transparente, Et j 'essaie de la peindre telle quelle, Imparfaite et mortelle en aquarelle Je joue avec la quantité de l 'eau et les pigments Mais l 'esprit fantasque de ma muse Fait souffler le chaud et le froid. Et pour me figurer sur ma palette Toute sa verve satirique et pamphlétaire J 'ai beau essayer le bleu Winsor et le rouge indien Alterner le sienne naturel et brûlé, L'auréoline avec un peu de garance rose, Le bleu de cobalt avec un brun Van Dyck, Le rouge cadmium, l 'auréoline et le vert Winsor, L 'auréoline, le bleu de cobalt et le rouge indien, L 'auréoline, le cramoisi d'alizarine et le vert émeraude, Aucun de ces mélanges de base orange ne m'inonde de la transe De la couleur chair de son esprit brut, Métamorphose ambulante Libre et éruptive, enragée, Diverse et multiple, engagée Aux limites de la bienséance et de la bien-pensance. Et à défaut de portrait politiquement correct Je me délecte de sa cape bleu-majorelle Grinçante et jubilatoire Cousue de joie, morgue et amour. Chair est la couleur de l 'esprit brut de ma muse apatride Quand elle dort, elle est aux anges Et les rêves funambules forment sa cour et entonnent En jouissant doucement leur ballet équestre.
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Plus je t'observe Plus je te contourne Plus je te cisèle à distance Dans le marbre de Carrara Plus il m'apparaît Sans équivoque Que debout ou assise Allongée ou dans un étrange lotus De dos ou de profil Nue ou endormie Cartomancienne ou bohémienne Tu es mon rêve fait femme Le portrait craché de ma Muse. Partout où le vent me porte Je te vois flâner dans l'ombre de mes pas Un jour tu es Madone et tu me souris De ton piédestal de croix et de chapelets De bougies et d'encens qui brûlent L'instant d'après, cantatrice tu entonnes En soprano lyrique les grands airs de l'opéra Tu es fille de roi, tu es esclave Tu es servante mais toujours amoureuse. J'essaie de façonner dans la glaise Une à une les courbes parfaites Dont t'as doté la nature Et je ne vois que chair généreuse et souple Cuisses ouvertes et offertes Nonchalantes et sensuelles Je te vois forte et légère Bien ancrée à la terre comme au ciel Et même si je t'habille c'est nue que je te vois Que je te détaille sous ton masque Et que j'essaie de reproduire la lumière Qui nimbe ton corps. Et surtout je vois ton âme Inlassablement charnelle : Tes seins qui éclatent dans leur corset de soie Tes yeux qui sourient des larmes de joie Tes bras qui font des arabesques Tes fesses pulpeuses et fraîches Qui chevauchent les chevaux en transe Ta bouche qui mordille la peau des nuages Tes pieds de Gradiva qui s'enfoncent dans les sables mouvants Et tes mains qui me font signe au **** De chanter ta gloire éternelle. Le creux de ta nuque qui m'encourage Et m'invite à l'envol vers toi Et cette vulve souveraine au delà des monts et des mers Qui m'attire comme un aimant invisible Vers ton royaume et me charrie dans le flot De tes désirs les plus innommables. Finalement jour après nuit je m'accroche Aux fils de tes cheveux tressés En une longue natte de poissons gigotants Et de fruits odorants Pour m'accueillir à ton balcon Et je grimpe comme un funambule Pour te rejoindre Tu m'encourages de la parole de ton coeur Et le vent souffle et il ne reste que peu d'espace A parcourir pour vaincre la distance Qui nous sépare et nous lie Indissociablement l'un dans l'autre.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:41 AM UTC
Tu es mon rêve fait femme
Plus je t'observe Plus je te contourne Plus je te cisèle à distance Dans le marbre de Carrara Plus il m'apparaît Sans équivoque Que debout ou assise Allongée ou dans un étrange lotus De dos ou de profil Nue ou endormie Cartomancienne ou bohémienne Tu es mon rêve fait femme Le portrait craché de ma Muse. Partout où le vent me porte Je te vois flâner dans l'ombre de mes pas Un jour tu es Madone et tu me souris De ton piédestal de croix et de chapelets De bougies et d'encens qui brûlent L'instant d'après, cantatrice tu entonnes En soprano lyrique les grands airs de l'opéra Tu es fille de roi, tu es esclave Tu es servante mais toujours amoureuse. J'essaie de façonner dans la glaise Une à une les courbes parfaites Dont t'as doté la nature Et je ne vois que chair généreuse et souple Cuisses ouvertes et offertes Nonchalantes et sensuelles Je te vois forte et légère Bien ancrée à la terre comme au ciel Et même si je t'habille c'est nue que je te vois Que je te détaille sous ton masque Et que j'essaie de reproduire la lumière Qui nimbe ton corps. Et surtout je vois ton âme Inlassablement charnelle : Tes seins qui éclatent dans leur corset de soie Tes yeux qui sourient des larmes de joie Tes bras qui font des arabesques Tes fesses pulpeuses et fraîches Qui chevauchent les chevaux en transe Ta bouche qui mordille la peau des nuages Tes pieds de Gradiva qui s'enfoncent dans les sables mouvants Et tes mains qui me font signe au **** De chanter ta gloire éternelle. Le creux de ta nuque qui m'encourage Et m'invite à l'envol vers toi Et cette vulve souveraine au delà des monts et des mers Qui m'attire comme un aimant invisible Vers ton royaume et me charrie dans le flot De tes désirs les plus innommables. Finalement jour après nuit je m'accroche Aux fils de tes cheveux tressés En une longue natte de poissons gigotants Et de fruits odorants Pour m'accueillir à ton balcon Et je grimpe comme un funambule Pour te rejoindre Tu m'encourages de la parole de ton coeur Et le vent souffle et il ne reste que peu d'espace A parcourir pour vaincre la distance Qui nous sépare et nous lie Indissociablement l'un dans l'autre.
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Dieu une profondeur, une pureté, un amour vrai, limpide On peut s'épanouir pleinement avec lui Se lâcher dans sa Présence Se donner sans retenu. Il est fidèle. Il surveille nos arrières. Il est digne de confiance. Faisons-le pas de l'échéance. Le doute est normal. On vous parle des mérites de quelqu'un que vous ne connaissez pas. Ça pourrait bien être des fables, je vous l'accorde. La meilleure fiction jamais inventée, tellement proche de la réalité. Et si c'était la réalité ? Accordez-nous le bénéfice du doute à nous Chrétiens, à ceux qui vous parlent de leur amour pour Jésus. Arrêté de râler et de vous trouver des raisons. On mérite  son amour , tous autant que nous sommes , Sa rédemption nous sied peu importe ce qu'on a fait ou ce qu'on n'a pas fait . Essayez, Acceptez de risquer ce qu'il y a à risquer.  Lancez-vous sincèrement, même pour un jour dans la voie de Dieu.  Emprunter avec nous le chemin resserré,  la porte étroite. Et si ça ne vaut pas la peine, Si Dieu ne vous soutient pas sur cette voie, si vous ne trouvez pas la paix qu'on essaie de vous décrire, reprenez votre train-là ou vous l'avez laissé et vous pourrez nous dire avec raison, qu'on vit un conte de fée.  Si ce n'est pas votre cas , sachez que c'est a tort que vous râler et que vous vociférer quand on vous parle de ce JÉSUS .
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Nov 13, 2021
Nov 13, 2021 at 6:59 PM UTC
Dieu 3
I. Je vis la nuit et rêve le jour Et parfois je te parle quand mes idées deviennent floues Les effluves de vin dansent et Les étoiles n’entendent parler que de toi. Obstinée, dans ma lancée, Je leur chante ton sourire. Ô D.eu, combien de fois les ais-je entendues me dire de partir ? Mes souvenir se reflètent sur la Seine dormante Impressionnante mais bienveillante Il m’est même arrivée de l’entendre me répondre Alors que mon esprit voguait sur les hauteurs Lune, quand tu n’es pas là les étoiles chantent II. Lassées de m’entendre chanter, Les étoiles sont parties Elles m’ont laissées avec toi, Ton souvenir dansant autour de moi, Pendant que j’essaie de trouver mon chemin Mais je me retourne Vers des routes brûlantes Mais tu me détournes Inconsciemment
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Sep 10, 2019
Sep 10, 2019 at 6:52 PM UTC
Reflet immaculé
On dit que je suis fort malade, Ami ; j'ai déjà l'oeil terni ; Je sens la sinistre accolade Du squelette de l'infini. Sitôt levé, je me recouche ; Et je suis comme si j'avais De la terre au fond de la bouche ; Je trouve le souffle mauvais. Comme une voile entrant au havre, Je frissonne ; mes pas sont lents, J'ai froid ; la forme du cadavre, Morne, apparaît sous mes draps blancs. Mes mains sont en vain réchauffées ; Ma chair comme la neige fond ; Je sens sur mon front des bouffées De quelque chose de profond. Est-ce le vent de l'ombre obscure ? Ce vent qui sur Jésus passa ! Est-ce le grand Rien d'Épicure, Ou le grand Tout de Spinosa ? Les médecins s'en vont moroses ; On parle bas autour de moi, Et tout penche, et même les choses Ont l'attitude de l'effroi. Perdu ! voilà ce qu'on murmure. Tout mon corps vacille, et je sens Se déclouer la sombre armure De ma raison et de mes sens. Je vois l'immense instant suprême Dans les ténèbres arriver. L'astre pâle au fond du ciel blême Dessine son vague lever. L'heure réelle, ou décevante, Dresse son front mystérieux. Ne crois pas que je m'épouvante ; J'ai toujours été curieux. Mon âme se change en prunelle ; Ma raison sonde Dieu voilé ; Je tâte la porte éternelle, Et j'essaie à la nuit ma clé. C'est Dieu que le fossoyeur creuse ; Mourir, c'est l'heure de savoir ; Je dis à la mort : Vieille ouvreuse, Je viens voir le spectacle noir.
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Pendant une maladie
Quand je pense à l'extrême je plonge mes yeux dans l'extrême horizon de mes propres extrémités inférieures comme supérieures et j'essaie de matérialiser par des bouées les champs sémantiques des extrêmes. L'orient extrême, l'occident extrême, l'extrême couchant alias extrême ponant et l'extrême levant. Me voici donc bien installé sur l'estran, cowboy anachronique en selle sur une vague appelée Jolly Jumper, la moitié de mes extrémités enfoncée sous mon poids dans le sable, entouré de trous de crabes et de pélicans plongeurs qui me dévisagent au **** sur cette Grande Anse du Far West Indies. Je ne vois guère que leurs traces fugitives, pattes et becs qui ricanent dans le sable mouillé . Je suis aux frontières de l' extrême. Les extrêmes sont à la mode. LES EXTRÊMES SONT TENDANCE. Le mot extrême qui s'utilisait jadis en antéposition dans ses constructions lexicales comme dans les formulations comme l'Extrême-Orient, extrême-droite, extrême-gauche, extrême-onction, s'utilise désormais en postposition comme pour en adoucir les traits, nous la retirer de l'horizon lointain, du Far West pour la rendre plus visible dans le centre extrême ou l'extrême insoumission que d'aucuns appellent de leurs vœux comme dernière extrémité pour sauver les démocraties de l'extrême-onction programmée. Mais revenons aux sens premiers d'extrême. A travers deux proverbes : "Aux maux extrêmes les extrêmes remèdes." "Les extrêmes se touchent." Extrême, dixit le Cntrl, tiré du latin extremus, superlatif de exter, en dehors. Signifiant le plus à l'extérieur, le dernier, le pire, l'extrême. Oh je sais, tout n'est affaire que de proportion puisque, nous disent par ailleurs les arithméticiens, le produit des extrêmes est égal aux produits des moyens. Les frontières de l'extrême reculent sans arrêt. Il y a une surenchère permanente. Plus le sport est extrême plus il attire la jeunesse, Plus le discours est extrême plus il attire le chaland. Je suis né moi-même dans l'extrême, puisque né à EXTRA-MUROS. EN DEHORS DES MURS, EN DEHORS DU BOURG. DEWO. L'extrême extase de l'en-dehors...
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Aug 23, 2019
Aug 23, 2019 at 3:08 AM UTC
Cowboy aux frontières de l'extrême Far West Indies liquide
Quand je pense à l'extrême je plonge mes yeux dans l'extrême horizon de mes propres extrémités inférieures comme supérieures et j'essaie de matérialiser par des bouées les champs sémantiques des extrêmes. L'orient extrême, l'occident extrême, l'extrême couchant alias extrême ponant et l'extrême levant. Me voici donc bien installé sur l'estran, cowboy anachronique en selle sur une vague appelée Jolly Jumper, la moitié de mes extrémités enfoncée sous mon poids dans le sable, entouré de trous de crabes et de pélicans plongeurs qui me dévisagent au **** sur cette Grande Anse du Far West Indies. Je ne vois guère que leurs traces fugitives, pattes et becs qui ricanent dans le sable mouillé . Je suis aux frontières de l' extrême. Les extrêmes sont à la mode. LES EXTRÊMES SONT TENDANCE. Le mot extrême qui s'utilisait jadis en antéposition dans ses constructions lexicales comme dans les formulations comme l'Extrême-Orient, extrême-droite, extrême-gauche, extrême-onction, s'utilise désormais en postposition comme pour en adoucir les traits, nous la retirer de l'horizon lointain, du Far West pour la rendre plus visible dans le centre extrême ou l'extrême insoumission que d'aucuns appellent de leurs vœux comme dernière extrémité pour sauver les démocraties de l'extrême-onction programmée. Mais revenons aux sens premiers d'extrême. A travers deux proverbes : "Aux maux extrêmes les extrêmes remèdes." "Les extrêmes se touchent." Extrême, dixit le Cntrl, tiré du latin extremus, superlatif de exter, en dehors. Signifiant le plus à l'extérieur, le dernier, le pire, l'extrême. Oh je sais, tout n'est affaire que de proportion puisque, nous disent par ailleurs les arithméticiens, le produit des extrêmes est égal aux produits des moyens. Les frontières de l'extrême reculent sans arrêt. Il y a une surenchère permanente. Plus le sport est extrême plus il attire la jeunesse, Plus le discours est extrême plus il attire le chaland. Je suis né moi-même dans l'extrême, puisque né à EXTRA-MUROS. EN DEHORS DES MURS, EN DEHORS DU BOURG. DEWO. L'extrême extase de l'en-dehors...
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