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"esclave" poems
she writes me from Paris wanting a command, exactement comme moi all her own. to scribe. in “a style with strength” exactement comme moi exactly like me where the ideas percolate for the precise gestation period and the birth-born poems a-coming without and within silent no belabored pain, making the child appear as if it was only waiting already, on its own good time. for saying thank you for your patient waiting and who is really in command? when the overwhelming light orders “write” I am gone from yesterday and the safe of picayune does that sound like I am in command? you wish to command? join the navy, the army, become a paratrooper, command in poetry is illusory, for it comes from the bell tower rage of madness of what my ancestors planted and bequeathed genetically, and I have wasted the better half of a century appealing for relief and making it clear who commands and who is the “poetoftheway” slave rejoindre la marine, l'armée, devenir un parachutiste, commande en poésie est illusoire, car il vient du clocher de la rage de la folie de ce que mes ancêtres ont planté et légué génétiquement, et j'ai gaspillé la meilleure moitié d'un siècle attrayant pour soulagement et en précisant qui commande et qui est le “Poetoftheway" esclave exactement comme moi exactly like me? exactly.
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Feb 25, 2018
Feb 25, 2018 at 5:56 PM UTC
A Command of Her Own
i. Je t'aime dans la vie Je t'aime dans la mort; Je t'aime dans l'obscurité Je vous donne meilleure mine de. ii. Je t'aime à la lumière Au-delà de la tombe la mine; Je t'aime comme un homme libre Je vais vous aime comme un esclave ( French version) ( English version) i. I love you in life I love you in death; I love you in darkness I give you mine best. ii. I love you in light Beyond mine grave; I love you as a free man I'll love you as a slave. ©Brandon nagley ©Earl Jane Nagley dedication+Filipino rose ©Lonesome poets poetry
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Nov 14, 2015
Nov 14, 2015 at 9:32 PM UTC
Toujours ta propre ( Forever thy own) french tongue
Tu voudrais que j'improvise Les chemins qui mènent au septième ciel Pour notre prochain congrès Que je vienne les mains vides Sans notes ni croquis Pour te couronner reine et courtisane. Mais demanderais-tu au peintre de venir à toi Sans son pinceau, ses fusains, ses tubes d'aquarelle et son papier canson Ou au photographe sans son posemètre, son trépied et ses filtres, son appareil photo et ses objectifs Et un auteur de théâtre pourrait-il officier sans donner des indications? Des orientations, des pistes pour que les acteurs puissent mieux jouer leurs personnages Eh bien moi je voudrais écrire de concert avec toi les didascalies de notre lune de miel. Pense au Cantique des Cantiques Pense à Salomon, à son épouse et aux jeunes filles , Penses-y bien, ma sans rivale, Ma muse venue au monde sept fois Et dont aucune galante n 'arrive aux chevilles Comment veux-tu qu'on se retrouve dans la mare aux nénuphars Deux canards mandarins batifolant Sans didascalies... Tu connais les soixante-quatre manières du kama Tu sais la différence entre baratement et percement Et tu veux goûter le chalumeau du miel Lors du congrès de la corneille Alors tandis que tu me provoques du regard et du geste En dansant comme une bayadère accomplie Souviens toi des didascalies. Je suis ton vert-galant, ton esclave, ton cornac Ton renifleur, ton cunnilingue, ton Sigisté Si tu veux tu seras ma nymphe, mon myrte, ma lanterne, ma crête, Ma landie, ma douceur, mon amour de Vénus Mon gaude mihi, mon impudique Organisons nos langues et nos boutons Nos protubérances. Pour qu'aucune partie ne soit honteuse Pour que toutes soient honnêtes Il faut des chapitres et des actes Dans lesquels les morsures, les égratignures, les baisers Les succions et les caresses s'emboîtent dans un naturel Si joliment organisé que chaque posture génère Une improvisation et que chaque improvisation génère une nouvelle posture. Alternons les phases pudiques et impudiques Sans tabou éperonnons-nous Empalons-nous dans les postures de singe ou d'éléphant Peu importe si la mentule précède le tentigo Ou le contraire Peu importe qui est dessus ou dessous Qui lèche et qui est léché, qui est mordillé, qui est marqué, Qui est baisé et pénétré Si c'est simultanément ou séparément Nous appartenons nous aussi au règne animal Et que la verge soit masculine ou féminine C 'est toujours l'aiguillon de la volupté qui guidera nos didascalies.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:56 AM UTC
Didascalies de notre premier congrès
Tu voudrais que j'improvise Les chemins qui mènent au septième ciel Pour notre prochain congrès Que je vienne les mains vides Sans notes ni croquis Pour te couronner reine et courtisane. Mais demanderais-tu au peintre de venir à toi Sans son pinceau, ses fusains, ses tubes d'aquarelle et son papier canson Ou au photographe sans son posemètre, son trépied et ses filtres, son appareil photo et ses objectifs Et un auteur de théâtre pourrait-il officier sans donner des indications? Des orientations, des pistes pour que les acteurs puissent mieux jouer leurs personnages Eh bien moi je voudrais écrire de concert avec toi les didascalies de notre lune de miel. Pense au Cantique des Cantiques Pense à Salomon, à son épouse et aux jeunes filles , Penses-y bien, ma sans rivale, Ma muse venue au monde sept fois Et dont aucune galante n 'arrive aux chevilles Comment veux-tu qu'on se retrouve dans la mare aux nénuphars Deux canards mandarins batifolant Sans didascalies... Tu connais les soixante-quatre manières du kama Tu sais la différence entre baratement et percement Et tu veux goûter le chalumeau du miel Lors du congrès de la corneille Alors tandis que tu me provoques du regard et du geste En dansant comme une bayadère accomplie Souviens toi des didascalies. Je suis ton vert-galant, ton esclave, ton cornac Ton renifleur, ton cunnilingue, ton Sigisté Si tu veux tu seras ma nymphe, mon myrte, ma lanterne, ma crête, Ma landie, ma douceur, mon amour de Vénus Mon gaude mihi, mon impudique Organisons nos langues et nos boutons Nos protubérances. Pour qu'aucune partie ne soit honteuse Pour que toutes soient honnêtes Il faut des chapitres et des actes Dans lesquels les morsures, les égratignures, les baisers Les succions et les caresses s'emboîtent dans un naturel Si joliment organisé que chaque posture génère Une improvisation et que chaque improvisation génère une nouvelle posture. Alternons les phases pudiques et impudiques Sans tabou éperonnons-nous Empalons-nous dans les postures de singe ou d'éléphant Peu importe si la mentule précède le tentigo Ou le contraire Peu importe qui est dessus ou dessous Qui lèche et qui est léché, qui est mordillé, qui est marqué, Qui est baisé et pénétré Si c'est simultanément ou séparément Nous appartenons nous aussi au règne animal Et que la verge soit masculine ou féminine C 'est toujours l'aiguillon de la volupté qui guidera nos didascalies.
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Jaques le fumeur aimait les rouler étroits Et toujours en fumait deux a la fois J'aime fumer disait il Quelle excuse futile! Le tabac et ce qu'il y ajoutait l'esclavagèrent Depuis qu'il n'utilisait plus son briquet que pour les concerts L'esclave jamais ne dort Car même la nuit il en roulait encore Dans sa chambre, à coté de la fenêtre O marchand de sable, plongez moi dans le bien-être repetait il quand il n'en pouvait plus mais ce soir la quelque chose de nouveau l'avait déplu la constatation d'un changement l'avait dégoûté L'eau de la bouteille avait noircit et maintenant sentait la bouteille qu'il prenait pour cendrier car il n'en avait pas un Fixe sur la bouteille il était terrifie de ce que lui réservait son destin Il tendit la main vers la bouteille pour alléger sa cigarette Hélas il y fit tomber sa possession la plus précieuse Il devait affronter son dégoût et chercher entre les cigarettes sinon son existence ne serait plus jamais délicieuse il coupa la bouteille en deux il chercha, chercha et chercha encore main dans le goudron mains sur le nez Maintenant Jacques pleure Aucune trace de son espoir hier, aujourd'hui et demain pour lui ont la même couleur il mourut 60 ans avant ses dernières mémoires car quand il ne pouvait plus espérer il cessa de vivre
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Sep 28, 2013
Sep 28, 2013 at 9:11 AM UTC
Jaques le fumeur
*white birds fly out ur sweet mouth as hesitation straddles a deadly no-go zone* 1. The silhouette of a small child sitting atop a stone ledge Slowly picking the butterfly wings off his perfect eyes I will follow your sunken steps in the soft snow Lead(ing) the way Eagle flies lone over lime-hued cemetery 2. Hope to find a more quiet place not to think to breathe to be (personne n'est esclave) *to let go some day*... S T, 24 July 2013
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Jul 24, 2013
Jul 24, 2013 at 8:46 PM UTC
No-go zone
Le Joaillier des Mots Il était joaillier des mots, sans que l’on ne sût pourquoi peut être cherchait il le soleil qui trop souvent nous est masqué, et nous cache le sens profond de la beauté de notre vie. Il était homme du commun, pas très brillant dans les affaires, car souvent son Esprit volait, **** des chiffres et de l’âpre lutte que l’Homme se mène à lui-même. C’était un luthier sans harpe. Il voyait du rêve partout, et voulait les fermer dans les mots. qui, s’égrenaient comme des perles et s’écoulaient comme des notes, la musique était Poésie la poésie se faisait musique. Il était joaillier des mots, à l’heure ou tous sont morts de peur et courent comme gibier traqué plutôt que de goûter la vie. Il n’avait pas peur de manquer, moins encore de posséder, son seul souci était de vivre. Il n’aimait guère la violence, qui endeuille la vie des êtres n’avait aucun impératif qui rend esclave des idées, mais son sourire était de miel, et son rire était cristallin. L’amitié était sa boussole, et l’humain son diamant secret. Jamais il n’injuriait la vie et il jouait avec les mots comme un peintre avec son pinceau s’efforce d’embellir la vie. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse en France.
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May 16, 2014
May 16, 2014 at 9:32 AM UTC
Le Joaillier des Mots ( The Jeweller of words)
Poet, you wish to command? join the navy, the army, become a paratrooper, command in poetry is illusory, for it comes from the bell tower rage of madness, from, of, what my ancestors planted and bequeathed genetically, I have wasted the better half of a century appealing for relief, making it clear who commands and who is the “poetoftheway” slave <> rejoindre la marine, l'armée, devenir un parachutiste, commande en poésie est illusoire, car il vient du clocher de la rage de la folie, de ce que mes ancêtres ont planté et légué génétiquement, et j'ai gaspillé la meilleure moitié d'un siècle attrayant pour soulagement et en précisant qui commande et qui est le “Poetoftheway" esclave exactement comme moi exactly like me? exactly.
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Jul 17, 2023
Jul 17, 2023 at 6:48 AM UTC
Poet, You Wish to Command?
I Que m'importe que tu sois sage ? Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs Ajoutent un charme au visage, Comme le fleuve au paysage ; L'orage rajeunit les fleurs. Je t'aime surtout quand la joie S'enfuit de ton front terrassé ; Quand ton coeur dans l'horreur se noie ; Quand sur ton présent se déploie Le nuage affreux du passé. Je t'aime quand ton grand oeil verse Une eau chaude comme le sang ; Quand, malgré ma main qui te berce, Ton angoisse, trop lourde, perce Comme un râle d'agonisant. J'aspire, volupté divine ! Hymne profond, délicieux ! Tous les sanglots de ta poitrine, Et crois que ton coeur s'illumine Des perles que versent tes yeux ! II Je sais que ton coeur, qui regorge De vieux amours déracinés, Flamboie encor comme une forge, Et que tu couves sous ta gorge Un peu de l'orgueil des damnés ; Mais tant, ma chère, que tes rêves N'auront pas reflété l'Enfer, Et qu'en un cauchemar sans trêves, Songeant de poisons et de glaives, Eprise de poudre et de fer, N'ouvrant à chacun qu'avec crainte, Déchiffrant le malheur partout, Te convulsant quand l'heure tinte, Tu n'auras pas senti l'étreinte De l'irrésistible Dégoût, Tu ne pourras, esclave reine Qui ne m'aimes qu'avec effroi, Dans l'horreur de la nuit malsaine, Me dire, l'âme de cris pleine : " Je suis ton égale, Ô mon Roi ! "
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Madrigal triste
Beaucoup de ces dieux ont péri C'est sur eux que pleurent les saules Le grand Pan l'amour Jésus-Christ Sont bien morts et les chats miaulent Dans la cour je pleure à Paris Moi qui sais des lais pour les reines Les complaintes de mes années Des hymnes d'esclave aux murènes La romance du mal aimé Et des chansons pour les sirènes L'amour est mort j'en suis tremblant J'adore de belles idoles Les souvenirs lui ressemblant Comme la femme de Mausole Je reste fidèle et dolent Je suis fidèle comme un dogue Au maître le lierre au tronc Et les Cosaques Zaporogues Ivrognes pieux et larrons Aux steppes et au décalogue Portez comme un joug le Croissant Qu'interrogent les astrologues Je suis le Sultan tout-puissant Ô mes Cosaques Zaporogues Votre Seigneur éblouissant Devenez mes sujets fidèles Leur avait écrit le Sultan Ils rirent à cette nouvelle Et répondirent à l'instant À la lueur d'une chandelle.
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Beaucoup de ces dieux ont péri
Voie lactée ô sœur lumineuse Des blancs ruisseaux de Chanaan Et des corps blancs des amoureuses Nageurs morts suivrons-nous d'ahan Ton cours vers d'autres nébuleuses Les démons du hasard selon Le chant du firmament nous mènent A sons perdus leurs violons Font danser notre race humaine Sur la descente à reculons Destins destins impénétrables Rois secoués par la folie Et ces grelottantes étoiles De fausses femmes dans vos lits Aux déserts que l'histoire accable Luitpold le vieux prince régent Tuteur de deux royautés folles Sanglote-t-il en y songeant Quand vacillent les lucioles Mouches dorées de la Saint-Jean Près d'un château sans châtelaine La barque aux barcarols chantants Sur un lac blanc et sous l'haleine Des vents qui tremblent au printemps Voguait cygne mourant sirène Un jour le roi dans l'eau d'argent Se noya puis la bouche ouverte Il s'en revint en surnageant Sur la rive dormir inerte Face tournée au ciel changeant Juin ton soleil ardente lyre Brûle mes doigts endoloris Triste et mélodieux délire J'erre à travers mon beau Paris Sans avoir le cœur d'y mourir Les dimanches s'y éternisent Et les orgues de Barbarie Y sanglotent dans les cours grises Les fleurs aux balcons de Paris Penchent comme la tour de Pise Soirs de Paris ivres du gin Flambant de l'électricité Les tramways feux verts sur l'échine Musiquent au long des portées De rails leur folie de machines Les cafés gonflés de fumée Crient tout l'amour de leurs tziganes De tous leurs siphons enrhumés De leurs garçons vêtus d'un pagne Vers toi toi que j'ai tant aimée Moi qui sais des lais pour les reines Les complaintes de mes années Des hymnes d'esclave aux murènes La romance du mal aimé Et des chansons pour les sirènes.
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Voie lactée (2)
Voie lactée ô sœur lumineuse Des blancs ruisseaux de Chanaan Et des corps blancs des amoureuses Nageurs morts suivrons-nous d'ahan Ton cours vers d'autres nébuleuses Les démons du hasard selon Le chant du firmament nous mènent A sons perdus leurs violons Font danser notre race humaine Sur la descente à reculons Destins destins impénétrables Rois secoués par la folie Et ces grelottantes étoiles De fausses femmes dans vos lits Aux déserts que l'histoire accable Luitpold le vieux prince régent Tuteur de deux royautés folles Sanglote-t-il en y songeant Quand vacillent les lucioles Mouches dorées de la Saint-Jean Près d'un château sans châtelaine La barque aux barcarols chantants Sur un lac blanc et sous l'haleine Des vents qui tremblent au printemps Voguait cygne mourant sirène Un jour le roi dans l'eau d'argent Se noya puis la bouche ouverte Il s'en revint en surnageant Sur la rive dormir inerte Face tournée au ciel changeant Juin ton soleil ardente lyre Brûle mes doigts endoloris Triste et mélodieux délire J'erre à travers mon beau Paris Sans avoir le cœur d'y mourir Les dimanches s'y éternisent Et les orgues de Barbarie Y sanglotent dans les cours grises Les fleurs aux balcons de Paris Penchent comme la tour de Pise Soirs de Paris ivres du gin Flambant de l'électricité Les tramways feux verts sur l'échine Musiquent au long des portées De rails leur folie de machines Les cafés gonflés de fumée Crient tout l'amour de leurs tziganes De tous leurs siphons enrhumés De leurs garçons vêtus d'un pagne Vers toi toi que j'ai tant aimée Moi qui sais des lais pour les reines Les complaintes de mes années Des hymnes d'esclave aux murènes La romance du mal aimé Et des chansons pour les sirènes.
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Douce Maîtresse, touche, Pour soulager mon mal, Ma bouche de ta bouche Plus rouge que coral ; Que mon col soit pressé De ton bras enlacé. Puis, face dessus face, Regarde-moi les yeux, Afin que ton trait passe En mon coeur soucieux, Coeur qui ne vit sinon D'Amour et de ton nom. Je l'ai vu fier et brave, Avant que ta beauté Pour être son esclave Du sein me l'eût ôté ; Mais son mal lui plaît bien, Pourvu qu'il meure tien. Belle, par qui je donne A mes yeux, tant d'émoi, Baise-moi, ma mignonne, Cent fois rebaise-moi : Et quoi ? faut-il en vain Languir dessus ton sein ? Maîtresse, je n'ai garde De vouloir t'éveiller. Heureux quand je regarde Tes beaux yeux sommeiller, Heureux quand je les vois Endormis dessus moi. Veux-tu que je les baise Afin de les ouvrir ? Ha ! tu fais la mauvaise Pour me faire mourir ! Je meurs entre tes bras, Et s'il ne t'en chaut pas ! Ha ! ma chère ennemie, Si tu veux m'apaiser, Redonne-moi la vie Par l'esprit d'un baiser. Ha ! j'en sens la douceur Couler jusques au coeur. J'aime la douce rage D'amour continuel Quand d'un même courage Le soin est mutuel. Heureux sera le jour Que je mourrai d'amour !
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Douce Maîtresse
Sonnet. Sous ce marbre repose un monarque sans vice, Dont la seule bonté déplut aux bons François, Et qui pour tout péché ne fit qu'un mauvais choix Dont il fut trop longtemps innocemment complice. L'ambition, l'orgueil, l'audace, l'avarice, Saisis de son pouvoir, nous donnèrent des lois ; Et bien qu'il fût en soi le plus juste des rois, Son règne fut pourtant celui de l'injustice. Vainqueur de toutes parts, esclave dans sa cour, Son tyran et le nôtre à peine perd le jour, Que jusque dans la tombe il le force à le suivre. Jamais de tels malheurs furent-ils entendus ? Après trente-trois ans sur le trône perdus, Commençant à régner, il a cessé de vivre.
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La mort du Roi Louis XIII
Ma fine Muse Je te jure passion indéfectible et courtoise Vénération et totale soumission Je suis vassal et dévôt chevalier Prêt à guerroyer de tournois en tournois Pour mon inaccessible dame suzeraine. Tu m'as octroyé pour encourager ma flamme Un mouchoir brodé de tes initiales Comme gage de ton amour adultère Et quand le désir de toi me ronge, me consomme Et me brûle de jalousie C'est avec extase que je presse Contre mon front tes douces initiales. Fais de ton fine et fol amant Ce que tu voudras Je suis ton esclave Assermenté Je ne cherche ni liberté Ni affranchissement Et s'il te plaît que je meure Je mourrai de fine amour En chantant la joie de ta beauté précieuse Comme un troubadour et sa viole pieuse.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:50 AM UTC
Dame suzeraine
Je te chante A toute heure Religieusement Les très grandes moultes belles et riches heures de Ma Dame Je te les chante en latin à matines Ave Maria Plena Gratia Je te les chante à laudes Tota pulchra es amica Je te chante en latin les petites heures, les heures de pucelle Je te les chante à prime Regina caeli letare Je te les chante à tierce Benedicta es tu filia Je te les chante à sexte Obsecro te domina sancta Maria, Mater dei, pietate plenissima Je te les chante à none O intemerata et in eternum benedicta Je te chante en latin les grandes heures, les donzelles Je te les chante à vêpres Alleluia Hosanna Musa Benedicta tu in Musis Je te les chante à complies Salve Regina Mater misericordiae vita dulcedo et spes nostra salve Et dans le silence de ma cellule Noire et blanche Je te renouvelle Après l'office des complies Sans antiphonaire et sans graduel Mes voeux d'humilité, de pauvreté et chasteté Ecoute la prière grégorienne De ton moine cistercien, ton baryton orthodoxe, Ton serviteur, ton esclave, ton Musc Nu et sincère sans habit et sans scapulaire Nunc et in hora mortis nostrae
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:31 AM UTC
Les très grandes moultes belles et riches heures de Ma Dame !
Inexplicable cœur, énigme de toi-même, Tyran de ma raison, de la vertu que j'aime, Ennemi du repos, amant de la douleur, Que tu me fais de mal, inexplicable cœur ! Si l'horizon plus clair me permet de sourire, De mon sort désarmé tu trompes le dessein ; Dans ma sécurité tu ne vois qu'un délire ; D'une vague frayeur tu soulèves mon sein. Si de tes noirs soupçons l'amertume m'oppresse, Si je veux par la fuite apaiser ton effroi, Tu demandes du temps, quelques jours, rien ne presse ; J'hésite, tu gémis, je cède malgré moi. Que je crains, ô mon cœur, ce tyrannique empire ! Que d'ennuis, que de pleurs il m'a déjà coûté ! Rappelle-toi ce temps de liberté, Ce bien perdu dont ma fierté soupire. Tu me trahis toujours, et tu me fais pitié. Crois-moi, rends à l'amour un sentiment trop tendre ; Pour ton repos, si tu voulais m'entendre, Tu n'en aurais encor que trop de la moitié ! Non, dis-tu, non, jamais ! trop faible esclave, écoute, Écoute ! Et ma raison te pardonne et t'absout : Rends-lui du moins les pleurs ! Tu vas céder sans doute ? Hélas ! non ! toujours non ! Ô mon cœur ! prends donc tout.
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La prière perdue
Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage, Laisse à mes doigts brisés ton anneau d'esclavage ! Tu n'as que trop pleuré ton élément, l'amour ; Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour ! Que tu montes la nue, ou que tu rases l'onde, Souviens-toi de l'esclave en traversant le monde : L'esclave t'affranchit pour te rendre à l'amour ; Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour ! Va retrouver dans l'air la volupté de vivre ! Va boire les baisers de Dieu, qui te délivre ! Ruisselant de soleil et plongé dans l'amour, Va-t-en ! Va-t-en ! Va-t-en ! Sauve-toi sans retour ! Moi, je garde l'anneau ; je suis l'oiseau sans ailes. Les tiennes vont aux cieux ; mon âme est devant elles. Va ! Je les sentirai frissonner dans l'amour ! Mon ramier, sois béni ! Sauve-toi sans retour ! Va demander pardon pour les faiseurs de chaînes ; En fuyant les bourreaux, laisse tomber les haines. Va plus haut que la mort, emporté dans l'amour ; Sois clément comme lui... sauve-toi sans retour !
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L'esclave et l'oiseau
Près des ruisseaux, près des cascades, Dans les champs d'oliviers fleuris, Sur les rochers, sous les arcades Dont le temps sape les débris, Sous les murs du vieux monastère. Dans le bois qu'aime le mystère, Sous l'ombre du pin solitaire, Sous le platane aux frais abris ; A l'heure où, sous l'humble chaumière. Le chevrier prend son repas, A l'heure où brille la lumière, A l'heure où le jour ne luit pas ; L'été, quand sous le vert ombrage Tu viens t'asseoir après l'ouvrage : L'hiver, par le froid, par l'orage ; Toujours, partout, je suis tes pas. Lorsque les cloches argentines Réveillent l'oiseau dans son nid, C'est moi qui te suis à matines : Et quand la prière finit. Au sortir du temple gothique, C'est moi qui vais sous le portique T'offrir, suivant l'usage antique. L'eau sainte et le rameau bénit. Quand, vers la fin de la journée, Tu vas près du saint tribunal, Devant l'ermite prosternée. Incliner ton front virginal, C'est moi qui d'un air humble et tendre. Quand l'Angélus s'est fait entendre, Esclave assidu, vais t'attendre Auprès du confessionnal. Viens, je te dirai le cantique Que je suis allé, ce matin. Choisir pour toi dans la boutique D'un colporteur napolitain, Et contre la dent meurtrière Des loups errants dans la clairière, Je t'apprendrai quelle prière Il faut réciter en latin. Je mettrai dans ton oratoire Un missel à fermoirs dorés, Où des moines ont peint l'histoire De nos anciens livres sacrés ; Des apôtres les douze images, La bonne Vierge, et les trois Mages Au Christ apportant leurs hommages, Et baisant ses pieds adorés. Oh, regarde-moi sans colère ! Promets-moi que tu m'aimeras : Ne me défends pas de te plaire, Laisse-toi serrer dans mes bras ! Que cette froideur t'abandonne ; A péché secret Dieu pardonne, Et je mettrai sur ta madone Le voile que tu quitteras.
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À Gianetta
Près des ruisseaux, près des cascades, Dans les champs d'oliviers fleuris, Sur les rochers, sous les arcades Dont le temps sape les débris, Sous les murs du vieux monastère. Dans le bois qu'aime le mystère, Sous l'ombre du pin solitaire, Sous le platane aux frais abris ; A l'heure où, sous l'humble chaumière. Le chevrier prend son repas, A l'heure où brille la lumière, A l'heure où le jour ne luit pas ; L'été, quand sous le vert ombrage Tu viens t'asseoir après l'ouvrage : L'hiver, par le froid, par l'orage ; Toujours, partout, je suis tes pas. Lorsque les cloches argentines Réveillent l'oiseau dans son nid, C'est moi qui te suis à matines : Et quand la prière finit. Au sortir du temple gothique, C'est moi qui vais sous le portique T'offrir, suivant l'usage antique. L'eau sainte et le rameau bénit. Quand, vers la fin de la journée, Tu vas près du saint tribunal, Devant l'ermite prosternée. Incliner ton front virginal, C'est moi qui d'un air humble et tendre. Quand l'Angélus s'est fait entendre, Esclave assidu, vais t'attendre Auprès du confessionnal. Viens, je te dirai le cantique Que je suis allé, ce matin. Choisir pour toi dans la boutique D'un colporteur napolitain, Et contre la dent meurtrière Des loups errants dans la clairière, Je t'apprendrai quelle prière Il faut réciter en latin. Je mettrai dans ton oratoire Un missel à fermoirs dorés, Où des moines ont peint l'histoire De nos anciens livres sacrés ; Des apôtres les douze images, La bonne Vierge, et les trois Mages Au Christ apportant leurs hommages, Et baisant ses pieds adorés. Oh, regarde-moi sans colère ! Promets-moi que tu m'aimeras : Ne me défends pas de te plaire, Laisse-toi serrer dans mes bras ! Que cette froideur t'abandonne ; A péché secret Dieu pardonne, Et je mettrai sur ta madone Le voile que tu quitteras.
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Fable XIV, Livre II. Dame Arachné dans un palais Se glissa sans être aperçue ; Sa toile n'était pas tissue Qu'en l'air étaient tous les balais. La pauvrette ! Comment fit-elle Pour échapper ? Je n'en sais rien ; Mais, l'instant d'après, je sais bien Qu'elle travaillait de plus belle. Autre toile, autre événement ! Il était là plus d'un esclave. Toute araignée imprudemment Quitte le grenier ou la cave Pour un plus riche appartement. Laborieuse autant qu'adroite, Celle-ci point ne reposait, Et vite à gauche refaisait Ce qu'on avait défait à droite. Les gens de se désespérer : Chaque jour c'était à refaire. Un bon homme, apprenant l'affaire, Leur dit : « Je veux vous éclairer : Quand l'ouvrière est épargnée, Vainement l'ouvrage est détruit. » Cela posé, sans plus de bruit, Il met le pied sur l'araignée.
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L'araignée
Sonnet. Le rêve, serpent traître éclos dans le duvet, Roule autour de mes bras une flatteuse entrave, Sur mes lèvres distille un philtre dans sa bave, Et m'amuse aux couleurs changeantes qu'il revêt. Depuis qu'il est sorti de dessous mon chevet, Mon sang glisse figé comme une tiède lave, Ses nœuds me font captif et ses regards esclave, Et je vis comme si quelque autre en moi vivait. Mais bientôt j'ai connu le mal de sa caresse ; Vainement je me tords sous son poids qui m'oppresse, Je retombe et ne peux me défaire de lui. Sa dent cherche mon cœur, le retourne et le ronge ; Et, tout embarrassé dans des lambeaux de songe, Je meurs. - Ô monstre lourd ! qui donc es-tu ? - L'Ennui.
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Fin du rêve
Tu meurs d'envie de moi Et tu me dis tout de go J'ai envie de toi Là Maintenant Bande Bande Bande Et tu chronomètres le temps Qu'il me faudra pour atteindre La taille exacte que tu désires Et quand le petit soldat s'exécute Au quart de tour comme tu l'exiges Quand il pointe l'arme vers tes neiges éternelles Tu dis : Garde à vous, fixe Tu condamnes mes fesses au peloton d'exécution Au clic de ton appareil photo Tu tires à vue Tu mitrailles à bout portant Et quand tu es enfin satisfaite de la pose Tu dis : Déposez arme Et je me dégonfle Instantanément Et tu exaltes, tu jubiles De ta toute puissance Je suis ta chose, ton pantin Ton esclave Tu es ma maîtresse Et tu me flagelles à distance de ton flash. Et tu exiges des photos explicites Des gros plans, des détails intimes De mes parties honteuses Tu veux la vulve qui dort paisiblement sous mon aisselle Tu veux la raie du cul qui se dessine dans le creux de mon coude Tu veux la trique qui ronfle Au coeur de la mangrove du mont de Venus Tu veux le trou de mon cul dans le nombril béant Que je forme de mes plantes de pied jointes Tu veux que mon sein gauche secrète A gogo des tasse de café chaud arabica Tu veux tout Tout de suite Le tout et les parties Sans filtre Sans retouches Tu dis que mains et mes doigts t'excitent Et tu suces mes ongles pour en soutirer Les envies et les cuticules Et tu mordilles mes orteils Lentement l'un après l'autre Tu croques Histoire de voir si je suis chatouilleux Ou si je ne suis pas déjà mort Et tu veux que je me batte en douce Comme on bat la campagne Comme on bat un cil et les cartes Comme on bat le fer quand il est chaud Comme on bat le grain pour le moudre Comme on bat sa coulpe Comme on bat la mesure Et comme on bat son coeur Je me bats en douce Je te baptises de mon foutre Je te fais des messes basses Et je fais main basse sur tes envies A voix basse Je m'exécute Je t'exécute Car tu reignes vierge souveraine, En sourdine, Osmose et Extase, Dans mon royaume tantrique.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:54 AM UTC
Envies
Tu meurs d'envie de moi Et tu me dis tout de go J'ai envie de toi Là Maintenant Bande Bande Bande Et tu chronomètres le temps Qu'il me faudra pour atteindre La taille exacte que tu désires Et quand le petit soldat s'exécute Au quart de tour comme tu l'exiges Quand il pointe l'arme vers tes neiges éternelles Tu dis : Garde à vous, fixe Tu condamnes mes fesses au peloton d'exécution Au clic de ton appareil photo Tu tires à vue Tu mitrailles à bout portant Et quand tu es enfin satisfaite de la pose Tu dis : Déposez arme Et je me dégonfle Instantanément Et tu exaltes, tu jubiles De ta toute puissance Je suis ta chose, ton pantin Ton esclave Tu es ma maîtresse Et tu me flagelles à distance de ton flash. Et tu exiges des photos explicites Des gros plans, des détails intimes De mes parties honteuses Tu veux la vulve qui dort paisiblement sous mon aisselle Tu veux la raie du cul qui se dessine dans le creux de mon coude Tu veux la trique qui ronfle Au coeur de la mangrove du mont de Venus Tu veux le trou de mon cul dans le nombril béant Que je forme de mes plantes de pied jointes Tu veux que mon sein gauche secrète A gogo des tasse de café chaud arabica Tu veux tout Tout de suite Le tout et les parties Sans filtre Sans retouches Tu dis que mains et mes doigts t'excitent Et tu suces mes ongles pour en soutirer Les envies et les cuticules Et tu mordilles mes orteils Lentement l'un après l'autre Tu croques Histoire de voir si je suis chatouilleux Ou si je ne suis pas déjà mort Et tu veux que je me batte en douce Comme on bat la campagne Comme on bat un cil et les cartes Comme on bat le fer quand il est chaud Comme on bat le grain pour le moudre Comme on bat sa coulpe Comme on bat la mesure Et comme on bat son coeur Je me bats en douce Je te baptises de mon foutre Je te fais des messes basses Et je fais main basse sur tes envies A voix basse Je m'exécute Je t'exécute Car tu reignes vierge souveraine, En sourdine, Osmose et Extase, Dans mon royaume tantrique.
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The overcast skies reveal a cluster of cumulonimbus clouds, a day so dreary and dark that it conjures the idea of fleeing -- escaping into mindless memories of better times, sitting in the grass field next to the Markthal in Rotterdam, opening another bottle of soju in a murky downstairs Seoul bar, a bar where more than once her feet had buckled under the weight of one too many drinks, stairs lopsided and wobbly as her steps, getting stuck in traffic on the way back to the airport of Kuala Lumpur, tears on her cheeks streaked parallel lines, etched into her make-up as if a part of her, dripping down into her lap where her fists were balled up, clenched tight and shaking from the pressure, visiting Singapore’s Supertree Grove in a one-day trip, traveling back to Europe, now in Berlin, next day in Prague, where the standout memory is one too many shots of Becherovka. Back home it is ten degrees and rain is slowly drizzling down, the streets are covered with a reflective surface, a mirror she does not want in front of her, a confrontation she does not want She left Carcassonne’s castle behind alone, retraces the steps as if the outcome could still be changed, a mindless mind game When the sky clears clear contrasts are formed her escapism has escaped and she is like an esclave to her thoughts. She travels through all her travels but no what ifs are left to be explored Tomorrow the weather turns again and so will her memories, an endless labyrinth she has not yet found an exit to.
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Jun 4, 2018
Jun 4, 2018 at 4:15 PM UTC
Exit
The overcast skies reveal a cluster of cumulonimbus clouds, a day so dreary and dark that it conjures the idea of fleeing -- escaping into mindless memories of better times, sitting in the grass field next to the Markthal in Rotterdam, opening another bottle of soju in a murky downstairs Seoul bar, a bar where more than once her feet had buckled under the weight of one too many drinks, stairs lopsided and wobbly as her steps, getting stuck in traffic on the way back to the airport of Kuala Lumpur, tears on her cheeks streaked parallel lines, etched into her make-up as if a part of her, dripping down into her lap where her fists were balled up, clenched tight and shaking from the pressure, visiting Singapore’s Supertree Grove in a one-day trip, traveling back to Europe, now in Berlin, next day in Prague, where the standout memory is one too many shots of Becherovka. Back home it is ten degrees and rain is slowly drizzling down, the streets are covered with a reflective surface, a mirror she does not want in front of her, a confrontation she does not want She left Carcassonne’s castle behind alone, retraces the steps as if the outcome could still be changed, a mindless mind game When the sky clears clear contrasts are formed her escapism has escaped and she is like an esclave to her thoughts. She travels through all her travels but no what ifs are left to be explored Tomorrow the weather turns again and so will her memories, an endless labyrinth she has not yet found an exit to.
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Oh dear Aida ! Ma soprano lyrique Je te mordille le lobule de l 'auricule Je grignote l'hélix et je fouine dans l 'anthélix Je visite ton auricule. Ce soir je suis chaton de lynx Ténor lyrique Je te danse ma marche triomphale Je suis Général cinq étoiles Radamès l'Egyptien Et je m'entortille la trompette dans le labyrinthe de tes cheveux Comme dans une pelote de laine Et je miaule et je ronronne : "Aïda, mon éthiopienne, Fille d'Amonasro, Ci-devant esclave d'Amnéris, ta rivale, Je suis ton esclave patenté Ensevelis-moi vivant Quand le moment viendra et pends un de mes osselets à tes boucles d'oreille Pour chanter ma mémoire " Et joignant l'acte à la parole Je t'administre un gentil piercing de mes griffes. Et pendant que je te fais mon piercing Toi tu joues aux osselets avec mon marteau, Mon enclume et mon étrier. Tu me dévores le vestige de mon oreille Et tu me dis : "tu m'aimes maintenant !" Je n'entends plus que le bruit de l'eau Qui se mélange aux violons et aux cymbales De l'orchestre philharmonique Qui m'envahit comme le déluge Et je te livre tous mes secrets Et je m'accroche à tes cheveux Soudain bleus avec des reflets verts Comme tes ongles d'ailleurs Tous verts sauf les pouces qui sont bleus Pour combiner avec mes oreilles noyées. N'est pas chaton de lynx qui veut N'est pas maîtresse de chaton de lynx qui veut Il faut accepter d'être lacérée de coups de griffes Certes le félin se retient Mais il a beau retenir ses griffes Il est encore gamin Il ne sait pas qu'il blesse Il ignore que tu saignes Il est innocent, le petiot, Il a tout juste un mois bientôt Et aux innocents les griffes pleines. Et tu es maternelle Tu lui prépares son lait Et quand il pleure la nuit Tu l'accueilles volontiers dans ta couche Heureux les chatons de lynx Gloria in excelsis deo Car c'est enterrés vivants avec leur muse Qu'ils connaîtront le paradis.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:38 AM UTC
Je te mordille le lobule de l'auricule
Oh dear Aida ! Ma soprano lyrique Je te mordille le lobule de l 'auricule Je grignote l'hélix et je fouine dans l 'anthélix Je visite ton auricule. Ce soir je suis chaton de lynx Ténor lyrique Je te danse ma marche triomphale Je suis Général cinq étoiles Radamès l'Egyptien Et je m'entortille la trompette dans le labyrinthe de tes cheveux Comme dans une pelote de laine Et je miaule et je ronronne : "Aïda, mon éthiopienne, Fille d'Amonasro, Ci-devant esclave d'Amnéris, ta rivale, Je suis ton esclave patenté Ensevelis-moi vivant Quand le moment viendra et pends un de mes osselets à tes boucles d'oreille Pour chanter ma mémoire " Et joignant l'acte à la parole Je t'administre un gentil piercing de mes griffes. Et pendant que je te fais mon piercing Toi tu joues aux osselets avec mon marteau, Mon enclume et mon étrier. Tu me dévores le vestige de mon oreille Et tu me dis : "tu m'aimes maintenant !" Je n'entends plus que le bruit de l'eau Qui se mélange aux violons et aux cymbales De l'orchestre philharmonique Qui m'envahit comme le déluge Et je te livre tous mes secrets Et je m'accroche à tes cheveux Soudain bleus avec des reflets verts Comme tes ongles d'ailleurs Tous verts sauf les pouces qui sont bleus Pour combiner avec mes oreilles noyées. N'est pas chaton de lynx qui veut N'est pas maîtresse de chaton de lynx qui veut Il faut accepter d'être lacérée de coups de griffes Certes le félin se retient Mais il a beau retenir ses griffes Il est encore gamin Il ne sait pas qu'il blesse Il ignore que tu saignes Il est innocent, le petiot, Il a tout juste un mois bientôt Et aux innocents les griffes pleines. Et tu es maternelle Tu lui prépares son lait Et quand il pleure la nuit Tu l'accueilles volontiers dans ta couche Heureux les chatons de lynx Gloria in excelsis deo Car c'est enterrés vivants avec leur muse Qu'ils connaîtront le paradis.
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Ma maîtresse, mon esclave, ma sans-rivale Mon bienheureuse et peureuse idole Mon biscuit, mon aphrodisiaque Je chante aujourd'hui pour toi l'hybride Le tout-monde, le divers Je sais que tu trembles A ce seul nom évoqué Hybride Mais en même temps il t'attire et te bouleverse Il t'attise, il te brûle, il te prend, il te chavire Il est multiple céramique polychrome Il est faïence, il est glaise Il est ombre, il t'assombre Il est tout et toute et son contraire: Il est pudique De porcelaine et majolique impudique Sublimé par l'émail, l'or et le zinc de tes fantasmes. L'hybride idole te gouverne Comme les astres et les lignes de ta main Il t'oblige ! Hybride oblige ! Tu es chat et Ganesha Eléphante et hippocampe, Opaque et translucide Exempte de toute déchirure, Gerçure et boursouflure Parfaite et vicieusement fatale Blanche et noire et bleue Musicale et cacophonique Genghis Khan et Décébale Tu es relecture antique et moderne Mystique réincarnation des idoles Mythiques Et le masque de sourires malicieux que tu t'es approprié Est un tableau vivant des hybridoles Mi dragon mi ange Mi vamp mi vampire Qui tournoient en ton sang Qui nagent dans tes eaux Et te pourlèchent les lèvres de leur semence érotique. Tu es Napoléon et Francesca de Rimini Revus et corrigés par le lit de Jocuste, Centaure aux vulve et verge mêlées Livrant au Divin Matador Queue et oreilles. Forêt vierge jamais pénétrée Dans son Saint des Saints Par la verve de l'oeil du cyclone de Pharaon.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 4:17 AM UTC
Hybridoles
Ma maîtresse, mon esclave, ma sans-rivale Mon bienheureuse et peureuse idole Mon biscuit, mon aphrodisiaque Je chante aujourd'hui pour toi l'hybride Le tout-monde, le divers Je sais que tu trembles A ce seul nom évoqué Hybride Mais en même temps il t'attire et te bouleverse Il t'attise, il te brûle, il te prend, il te chavire Il est multiple céramique polychrome Il est faïence, il est glaise Il est ombre, il t'assombre Il est tout et toute et son contraire: Il est pudique De porcelaine et majolique impudique Sublimé par l'émail, l'or et le zinc de tes fantasmes. L'hybride idole te gouverne Comme les astres et les lignes de ta main Il t'oblige ! Hybride oblige ! Tu es chat et Ganesha Eléphante et hippocampe, Opaque et translucide Exempte de toute déchirure, Gerçure et boursouflure Parfaite et vicieusement fatale Blanche et noire et bleue Musicale et cacophonique Genghis Khan et Décébale Tu es relecture antique et moderne Mystique réincarnation des idoles Mythiques Et le masque de sourires malicieux que tu t'es approprié Est un tableau vivant des hybridoles Mi dragon mi ange Mi vamp mi vampire Qui tournoient en ton sang Qui nagent dans tes eaux Et te pourlèchent les lèvres de leur semence érotique. Tu es Napoléon et Francesca de Rimini Revus et corrigés par le lit de Jocuste, Centaure aux vulve et verge mêlées Livrant au Divin Matador Queue et oreilles. Forêt vierge jamais pénétrée Dans son Saint des Saints Par la verve de l'oeil du cyclone de Pharaon.
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La brebis et le chien, de tous les temps amis, Se racontaient un jour leur vie infortunée. Ah ! Disait la brebis, je pleure et je frémis Quand je songe aux malheurs de notre destinée. Toi, l'esclave de l'homme, adorant des ingrats, Toujours soumis, tendre et fidèle, Tu reçois, pour prix de ton zèle, Des coups et souvent le trépas. Moi, qui tous les ans les habille, Qui leur donne du lait, et qui fume leurs champs, Je vois chaque matin quelqu'un de ma famille Assassiné par ces méchants. Leurs confrères les loups dévorent ce qui reste. Victimes de ces inhumains, Travailler pour eux seuls, et mourir par leurs mains, Voilà notre destin funeste ! Il est vrai, dit le chien : mais crois-tu plus heureux Les auteurs de notre misère ? Va, ma soeur, il vaut encor mieux Souffrir le mal que de le faire.
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La brebis et le chien
Sonnet. Usez moins avec moi du droit de tout charmer ; Vous me perdrez bientôt si vous n'y prenez garde. J'aime bien a vous voir, quoi qu'enfin j'y hasarde ; Mais je n'aime pas bien qu'on me force d'aimer. Cependant mon repos a de quoi s'alarmer ; Je sens je ne sais quoi dès que je vous regarde ; Je souffre avec chagrin tout ce qui m'en retarde, Et c'est déjà sans doute un peu plus qu'estimer. Ne vous y trompez pas, l'honneur de ma défaite N'assure point d'esclave à la main qui l'a faite, Je sais l'art d'échapper aux charmes les plus forts, Et quand ils m'ont réduit à ne plus me défendre, Savez-vous, belle Iris, ce que je fais alors ? Je m'enfuis de peur de me rendre.
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Chagrin