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"enfouis" poems
Il y a des personne qui pour un court instant, comme un petit papillon de Madagascar, peuvent vous sourie et satisfaire avec une innocence bienveillante si naturelle qu’on ne trouve dans aucun endroit ou presque : hammam de luxe ! Il y a des temples enfouis si inouïe qui illumine ma galaxie et te demande, pour guide.… Oh, steppes arides Mexicaines, mes séculaires puits désert, mes horizons abandonné prés d’ Himalaya qui cherche routard et vie avec. Huile brulés et larmes séché, enfance volé, démon si prés ne te demande rien : que guide. Il y à toujours pour nous, les doigts d’une main dans une caresse sublime, parce que tes bras, courre devant moi, : Ne t’arête pas, car ton sourire éclate le jade dans blanc si minérale, parfum dans vert sapin, j’irrigue ainsi et je cultive.Je donne la vie pour que tout ça, anime esprit, Himalaya, donne confiance dans mon éveille,voyage sans fin et vagabonde, les haut plateaux du thé : « Marquise du haut : regard tout bas ! » Suis ce fou errant, pour avant ce sale gamin à qui personne dessine : Ton danse présent pollen mon sens et dans ma voix, je cour couleur de pluie sur ciel pour toi, libérer mes ailles, un jour pour soie si fine, que tu vêtis dans robe hammam , dans Innocence marré Mexique qui Guides ce vol -Vien dans le mien, illumines ! ALEXANDRE STARK
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Jan 17, 2014
Jan 17, 2014 at 7:04 AM UTC
Le Vole Illumine !
A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes (Dédié à Abder, Jean-Pierre et Toinou) Le soleil était brûlant Et la chaleur comme du plomb Pas possible de rester à l'intérieur, Dans l'étuve, alors je sorti Me protéger sous un parasol, ou ce qui en tenait lieu Tenant le verre De «coca-glaçons» a la main. Les parasols tamisaient mal L'ardeur du soleil. Mais un Zéphyr nous donnait un souffle de fraîcheur, Si bienfaisante, Que je commençais A me sentir bien et être moins oppressé par le rythme fou la fureur et les violences du Monde et à me réconcilier avec cette myriade de visages Si variés de l'humanité parcourant, rapides et pressés allez savoir pourquo ?  En ce Dix-huit juillet,  la «rue des Filatiers». Les demoiselles, courts vêtues. Étaient ravissantes, en cet été, Ou ne manquaient que les faunes, décidés à les  séduire, Et parfois, un éclair de chair Entrevue, virevoltant, comme un poisson volant. Venait troubler mon calme En aiguiser des désirs enfouis. Je vis passer l'ami d'Abder Étrangement pressé; je le hélais Il me dit aller prendre son café Italien, Et être enfin en vacances, L'après-midi s'annonçait Délicieuse et je commençais A congédier tout stress Et toute entrave à la délicieuse Sensation de se sentir vivre, Je me pris a songer aux lézards Des rochers de notre Corse Et aux chants des oiseaux. Le temps, s'était comme arrêté et l’ une horloge s’était cassée Seul, s'imposait, à moi L'impératif et le goût de vivre Mais aussi de ressentir intensément, cette sensation aiguë et finalement trop rare, De se sentir vivre, partie prenante Du rythme de la rue et de des flâneurs. Je songeais à Jean-Sol Partre A ces philosophies de l'existence Qui sont, le Maître l’a dit: «un Humanisme» Et à ce quartier des Carmes, Enchanteur et fébrile, que j'ai toujours aimé pour sa variété de lumières d'accents et de saveurs. J'ai voulu durant de longs instants pouvoir figer ce moment Et à ce que les visages de la vie restent si charmeurs et variés J'avais face à moi ce bouquet de vie s'écoulant à ce coin de rues Devant le café «Le Matin» Faisant assurément partie. De mes bars préférés à Toulouse Car l'on y voit passer Tant d'inconnus et de figures amies. Paul Arrighi
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Jul 26, 2016
Jul 26, 2016 at 10:17 AM UTC
A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes
A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes (Dédié à Abder, Jean-Pierre et Toinou) Le soleil était brûlant Et la chaleur comme du plomb Pas possible de rester à l'intérieur, Dans l'étuve, alors je sorti Me protéger sous un parasol, ou ce qui en tenait lieu Tenant le verre De «coca-glaçons» a la main. Les parasols tamisaient mal L'ardeur du soleil. Mais un Zéphyr nous donnait un souffle de fraîcheur, Si bienfaisante, Que je commençais A me sentir bien et être moins oppressé par le rythme fou la fureur et les violences du Monde et à me réconcilier avec cette myriade de visages Si variés de l'humanité parcourant, rapides et pressés allez savoir pourquo ?  En ce Dix-huit juillet,  la «rue des Filatiers». Les demoiselles, courts vêtues. Étaient ravissantes, en cet été, Ou ne manquaient que les faunes, décidés à les  séduire, Et parfois, un éclair de chair Entrevue, virevoltant, comme un poisson volant. Venait troubler mon calme En aiguiser des désirs enfouis. Je vis passer l'ami d'Abder Étrangement pressé; je le hélais Il me dit aller prendre son café Italien, Et être enfin en vacances, L'après-midi s'annonçait Délicieuse et je commençais A congédier tout stress Et toute entrave à la délicieuse Sensation de se sentir vivre, Je me pris a songer aux lézards Des rochers de notre Corse Et aux chants des oiseaux. Le temps, s'était comme arrêté et l’ une horloge s’était cassée Seul, s'imposait, à moi L'impératif et le goût de vivre Mais aussi de ressentir intensément, cette sensation aiguë et finalement trop rare, De se sentir vivre, partie prenante Du rythme de la rue et de des flâneurs. Je songeais à Jean-Sol Partre A ces philosophies de l'existence Qui sont, le Maître l’a dit: «un Humanisme» Et à ce quartier des Carmes, Enchanteur et fébrile, que j'ai toujours aimé pour sa variété de lumières d'accents et de saveurs. J'ai voulu durant de longs instants pouvoir figer ce moment Et à ce que les visages de la vie restent si charmeurs et variés J'avais face à moi ce bouquet de vie s'écoulant à ce coin de rues Devant le café «Le Matin» Faisant assurément partie. De mes bars préférés à Toulouse Car l'on y voit passer Tant d'inconnus et de figures amies. Paul Arrighi
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A la fin de l'été A la fin de l'été, Le soleil se fatigue Et fait des cabrioles. Le vert des près roussit, Et les blés sont coupé, En bottes bien nouées. A la fin de l'été Les feuilles tourbillonnent Et les soirées paraissent, Comme un regard qui cille. Les oiseaux migrateurs Passent au-dessus des cols. A la fin de l'été Les vendangeurs se pressent Et leur raisin vermeil Coule comme fontaine, Exhalant son parfum Quand nous levons les verres. A la fin de l'été Il faut bien se résoudre A rentrer dans les villes Et à taire en nous Nos  rêves enfouis, d’aspiration d'Orients Pour reprendre le cours Des mornes horizons. Paul Arrighi
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Sep 17, 2016
Sep 17, 2016 at 3:36 PM UTC
A la fin de l'été ( At the end of summer)
Si tous les astres, ô nature, Trompant la main qui les conduit, S'entre-choquaient par aventure Pour se dissoudre dans la nuit ; Ou comme une flotte qui sombre, Si ces foyers, grands et petits, Lentement dévorés par l'ombre, Y disparaissaient engloutis, Tu pourrais repeupler l'abîme, Et rallumer un firmament Plus somptueux et plus sublime, Avec la terre seulement ! Car il te suffirait, pour rendre À l'infini tous ses flambeaux, D'y secouer l'humaine cendre Qui sommeille au fond des tombeaux, La cendre des cœurs innombrables, Enfouis, mais brûlants toujours, Où demeurent inaltérables Dans la mort d'immortels amours. Sous la terre, dont les entrailles Absorbent les cœurs trépassés, En six mille ans de funérailles Quels trésors de flamme amassés ! Combien dans l'ombre sépulcrale Dorment d'invisibles rayons ! Quelle semence sidérale Dans la poudre des passions ! Ah ! Que sous la voûte infinie Périssent les anciens soleils, Avec les éclairs du génie Tu feras des midis pareils ; Tu feras des nuits populeuses, Des nuits pleines de diamants, En leur donnant pour nébuleuses Tous les rêves des cœurs aimants ; Les étoiles plus solitaires, Éparses dans le sombre azur, Tu les feras des cœurs austères Où veille un feu profond et sûr ; Et tu feras la blanche voie Qui nous semble un ruisseau lacté, De la pure et sereine joie Des cœurs morts avant leur été ; Tu feras jaillir tout entière L'antique étoile de Vénus D'un atome de la poussière Des cœurs qu'elle embrasa le plus ; Et les fermes cœurs, pour l'attaque Et la résistance doués, Reformeront le zodiaque Où les titans furent cloués ! Pour moi-même enfin, grain de sable Dans la multitude des morts, Si ce que j'ai d'impérissable Doit scintiller au ciel d'alors, Qu'un astre généreux renaisse De mes cendres à leur réveil ! Rallume au feu de ma jeunesse Le plus clair, le plus chaud soleil ! Rendant sa flamme primitive À Sirius, des nuits vainqueur, Fais-en la pourpre encor plus vive Avec tout le sang de mon cœur !
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Sursum corda
Si tous les astres, ô nature, Trompant la main qui les conduit, S'entre-choquaient par aventure Pour se dissoudre dans la nuit ; Ou comme une flotte qui sombre, Si ces foyers, grands et petits, Lentement dévorés par l'ombre, Y disparaissaient engloutis, Tu pourrais repeupler l'abîme, Et rallumer un firmament Plus somptueux et plus sublime, Avec la terre seulement ! Car il te suffirait, pour rendre À l'infini tous ses flambeaux, D'y secouer l'humaine cendre Qui sommeille au fond des tombeaux, La cendre des cœurs innombrables, Enfouis, mais brûlants toujours, Où demeurent inaltérables Dans la mort d'immortels amours. Sous la terre, dont les entrailles Absorbent les cœurs trépassés, En six mille ans de funérailles Quels trésors de flamme amassés ! Combien dans l'ombre sépulcrale Dorment d'invisibles rayons ! Quelle semence sidérale Dans la poudre des passions ! Ah ! Que sous la voûte infinie Périssent les anciens soleils, Avec les éclairs du génie Tu feras des midis pareils ; Tu feras des nuits populeuses, Des nuits pleines de diamants, En leur donnant pour nébuleuses Tous les rêves des cœurs aimants ; Les étoiles plus solitaires, Éparses dans le sombre azur, Tu les feras des cœurs austères Où veille un feu profond et sûr ; Et tu feras la blanche voie Qui nous semble un ruisseau lacté, De la pure et sereine joie Des cœurs morts avant leur été ; Tu feras jaillir tout entière L'antique étoile de Vénus D'un atome de la poussière Des cœurs qu'elle embrasa le plus ; Et les fermes cœurs, pour l'attaque Et la résistance doués, Reformeront le zodiaque Où les titans furent cloués ! Pour moi-même enfin, grain de sable Dans la multitude des morts, Si ce que j'ai d'impérissable Doit scintiller au ciel d'alors, Qu'un astre généreux renaisse De mes cendres à leur réveil ! Rallume au feu de ma jeunesse Le plus clair, le plus chaud soleil ! Rendant sa flamme primitive À Sirius, des nuits vainqueur, Fais-en la pourpre encor plus vive Avec tout le sang de mon cœur !
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Je veux J'exige Que tu suives à la lettre Rigoureusement Le menu des ébats que j'organise Minutieusement pour toi. Je veux J'exige que tu suives Mes instructions Sans dévier d'un iota. Toutes les étapes, Toutes les indications, Tous les menus détails, Des pages, des chapitres et des lignes Qui mènent à ton ***** Du samedi soir, Je veux en être l'architecte et le témoin. J'exige Je veux Que tu t'effeuilles Que tu sortes de ton corps Et que tu te regardes Quand soumise et délurée Tu offres ton corps en pâture orgamisque À mes yeux exorbités À la lumière d'une bougie translucide Qui te pénètre de sa flamme de cire. Je veux J'exige Je te possède Je te prends Scrupuleusement De mes yeux fous de faucon. Ce sont des yeux indomptables Mais tu sais les apprivoiser Quand ils battent leurs ailes Au gré de tes envies d'oiseau Au gré de tes scénarios. Je veux J'exige Que tu m'exhibes Les moindres pleins et déliés De ton âme en rut, Que tu m'implores D'un mouvement imperceptible À la commissure de tes lèvres Un toucher du regard Au bas du dos, Un massage à distance, Et que tu te tortilles Quand je te délivre À tire d'aile Le sceau royal Du toucher des écrouelles. Tu es ma fauconnière Je suis ton faucon royal Prisonnier sans l'être De tes appâts rebelles. Le ciel dont je m'abreuve Quand je te fais la cour Est une cage sans filets Où la meute de nos sens enfouis Se délecte dans une chasse à courre Archaïque et délicieuse Entre ta coupe pleine et tes lèvres Assoiffées.
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Nov 17, 2019
Nov 17, 2019 at 1:55 AM UTC
Je veux, j'exige
Je veux J'exige Que tu suives à la lettre Rigoureusement Le menu des ébats que j'organise Minutieusement pour toi. Je veux J'exige que tu suives Mes instructions Sans dévier d'un iota. Toutes les étapes, Toutes les indications, Tous les menus détails, Des pages, des chapitres et des lignes Qui mènent à ton ***** Du samedi soir, Je veux en être l'architecte et le témoin. J'exige Je veux Que tu t'effeuilles Que tu sortes de ton corps Et que tu te regardes Quand soumise et délurée Tu offres ton corps en pâture orgamisque À mes yeux exorbités À la lumière d'une bougie translucide Qui te pénètre de sa flamme de cire. Je veux J'exige Je te possède Je te prends Scrupuleusement De mes yeux fous de faucon. Ce sont des yeux indomptables Mais tu sais les apprivoiser Quand ils battent leurs ailes Au gré de tes envies d'oiseau Au gré de tes scénarios. Je veux J'exige Que tu m'exhibes Les moindres pleins et déliés De ton âme en rut, Que tu m'implores D'un mouvement imperceptible À la commissure de tes lèvres Un toucher du regard Au bas du dos, Un massage à distance, Et que tu te tortilles Quand je te délivre À tire d'aile Le sceau royal Du toucher des écrouelles. Tu es ma fauconnière Je suis ton faucon royal Prisonnier sans l'être De tes appâts rebelles. Le ciel dont je m'abreuve Quand je te fais la cour Est une cage sans filets Où la meute de nos sens enfouis Se délecte dans une chasse à courre Archaïque et délicieuse Entre ta coupe pleine et tes lèvres Assoiffées.
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Saint-Valery-Sur-Somme. Oh ! combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ! Combien ont disparu, dure et triste fortune ! Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, Sous l'aveugle océan à jamais enfouis ! Combien de patrons morts avec leurs équipages ! L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots ! Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée. Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ; L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots ! Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues ! Vous roulez à travers les sombres étendues, Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus. Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve, Sont morts en attendant tous les jours sur la grève Ceux qui ne sont pas revenus ! On s'entretient de vous parfois dans les veillées. Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées, Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures, Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures, Tandis que vous dormez dans les goémons verts ! On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ? Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? - Puis votre souvenir même est enseveli. Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, Sur le sombre océan jette le sombre oubli. Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue. L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ? Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur, Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre, Parlent encor de vous en remuant la cendre De leur foyer et de leur coeur ! Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière, Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond, Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne, Pas même la chanson naïve et monotone Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont ! Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ? Ô flots, que vous savez de lugubres histoires ! Flots profonds redoutés des mères à genoux ! Vous vous les racontez en montant les marées, Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !
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Oceano nox
Saint-Valery-Sur-Somme. Oh ! combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ! Combien ont disparu, dure et triste fortune ! Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, Sous l'aveugle océan à jamais enfouis ! Combien de patrons morts avec leurs équipages ! L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots ! Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée. Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ; L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots ! Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues ! Vous roulez à travers les sombres étendues, Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus. Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve, Sont morts en attendant tous les jours sur la grève Ceux qui ne sont pas revenus ! On s'entretient de vous parfois dans les veillées. Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées, Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures, Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures, Tandis que vous dormez dans les goémons verts ! On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ? Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? - Puis votre souvenir même est enseveli. Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, Sur le sombre océan jette le sombre oubli. Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue. L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ? Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur, Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre, Parlent encor de vous en remuant la cendre De leur foyer et de leur coeur ! Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière, Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond, Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne, Pas même la chanson naïve et monotone Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont ! Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ? Ô flots, que vous savez de lugubres histoires ! Flots profonds redoutés des mères à genoux ! Vous vous les racontez en montant les marées, Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !
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