Hello Poetry
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"elles" poems
A chaque fois que tu rentres de bonne heure, Mon coeur se remplit de Bonheur. Tu illumines nos soirées monotones, Tu nous fais rire avec tes blagues, même si elles redondonnent. Avec toi on ne s'ennuie jamais, On parle, on crie, on s'échange des secrets. Tu n'hésites pas à nous faire des câlins, Même quand tu t'en vas de bon matin. On n'aime pas te voir partir si **** On préfère quand tu restes dans le coin. La Russie, c'est comme le bout du monde, Heureusement que tu n'es pas James Bond! On aime te voir à la maison, Avec tes pyjamas troués et ta barbe de bison. Même pas peur quand tu vas chez le coiffeur, On connaît ta tête de pomme par cœur! On a beau se plaindre de ton penchant pour les sucreries, Il faut avouer qu'un peu de graisse, c'est aussi confortable qu'un lit. Même si tu trempes ton pain au fromage dans ton café, Nous, on a même pas peur de t'embrasser. On a toujours hâte que tu reviennes, Même si ca ne fait pas une heure que tu es parti. Ne t'inquiètes pas on restera les mêmes, On sera toujours là pour te faire des guilis. T'es le roi des bisous, t'es le roi des Papas, On t'aimera toujours, même si tu manges du chocolat!
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Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:12 AM UTC
Papa
Original French Dictes moy ou, n'en quel pays, Est Flora la belle Rommaine, Archipiades ne Thaïs, Qui fut sa cousine germaine, Echo parlant quant bruyt on maine Dessus riviere ou sus estan, Qui beaulté ot trop plus q'humaine. Mais ou sont les neiges d'antan? Ou est la tres sage Helloïs, Pour qui chastré fut et puis moyne Pierre Esbaillart a Saint Denis? Pour son amour ot ceste essoyne. Semblablement, ou est la royne Qui commanda que Buridan Fust geté en ung sac en Saine? Mais ou sont les neiges d'antan? La royne Blanche comme lis Qui chantoit a voix de seraine, Berte au grand pié, Beatris, Alis, Haremburgis qui tint le Maine, Et Jehanne la bonne Lorraine Qu'Englois brulerent a Rouan; Ou sont ilz, ou, Vierge souvraine? Mais ou sont les neiges d'antan? Prince, n'enquerez de sepmaine Ou elles sont, ne de cest an, Qu'a ce reffrain ne vous remaine: Mais ou sont les neiges d'antan? English Translation Ballad Of The Ladies Of Yore Tell me where, in what country, Is Flora the beautiful Roman, Archipiada or Thais Who was first cousin to her once, Echo who speaks when there's a sound On a pond or a river Whose beauty was more than human? But where are the snows of yesteryear? Where is the leamed Heloise For whom they castrated Pierre Abelard And made him a monk at Saint-Denis, For his love he took this pain, Likewise where is the queen Who commanded that Buridan Be thrown in a sack into the Seine? But where are the snows of yesteryear? The queen white as a lily Who sang with a siren's voice, Big-footed Bertha, Beatrice, Alice, Haremburgis who held Maine And Jeanne the good maid of Lorraine Whom the English bumt at Rouen, where, Where are they, sovereign ****** But where are the snows of yesteryear? Prince, don't ask me in a week or in a year what place they are; I can only give you this refrain: Where are the snows of yesteryear?
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Ballade Des Dames De Temps Jadis (Ballad Of The Ladies Of Yore)
Original French Dictes moy ou, n'en quel pays, Est Flora la belle Rommaine, Archipiades ne Thaïs, Qui fut sa cousine germaine, Echo parlant quant bruyt on maine Dessus riviere ou sus estan, Qui beaulté ot trop plus q'humaine. Mais ou sont les neiges d'antan? Ou est la tres sage Helloïs, Pour qui chastré fut et puis moyne Pierre Esbaillart a Saint Denis? Pour son amour ot ceste essoyne. Semblablement, ou est la royne Qui commanda que Buridan Fust geté en ung sac en Saine? Mais ou sont les neiges d'antan? La royne Blanche comme lis Qui chantoit a voix de seraine, Berte au grand pié, Beatris, Alis, Haremburgis qui tint le Maine, Et Jehanne la bonne Lorraine Qu'Englois brulerent a Rouan; Ou sont ilz, ou, Vierge souvraine? Mais ou sont les neiges d'antan? Prince, n'enquerez de sepmaine Ou elles sont, ne de cest an, Qu'a ce reffrain ne vous remaine: Mais ou sont les neiges d'antan? English Translation Ballad Of The Ladies Of Yore Tell me where, in what country, Is Flora the beautiful Roman, Archipiada or Thais Who was first cousin to her once, Echo who speaks when there's a sound On a pond or a river Whose beauty was more than human? But where are the snows of yesteryear? Where is the leamed Heloise For whom they castrated Pierre Abelard And made him a monk at Saint-Denis, For his love he took this pain, Likewise where is the queen Who commanded that Buridan Be thrown in a sack into the Seine? But where are the snows of yesteryear? The queen white as a lily Who sang with a siren's voice, Big-footed Bertha, Beatrice, Alice, Haremburgis who held Maine And Jeanne the good maid of Lorraine Whom the English bumt at Rouen, where, Where are they, sovereign ****** But where are the snows of yesteryear? Prince, don't ask me in a week or in a year what place they are; I can only give you this refrain: Where are the snows of yesteryear?
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Puisque de Sisteron à Nantes, Au cabaret, tout français chante, Puisque je suis ton échanson, Je veux, ô Française charmante, Te fredonner une chanson ; Une chanson de ma manière, Pour toi d'abord, et mes amis, En buvant gaiement dans mon verre À la santé de ton pays. Amis, buvons à la Fortune De la France, Mère commune, Entre Shakespeare et Murillo : On y voit la blonde et la brune, On y boit la bière... et non l'eau. Doux pays, le plus doux du monde, Entre Washington... et Chauvin, Tu baises la brune et la blonde, Tu fais de la bière et du vin. Ton cœur est franc, ton âme est fière ; Les soldats de la Terre entière T'attaqueront toujours en vain. Tu baises la blonde et la bière Comme on boit la brune et le vin. La brune a le con de la lune, La blonde a les poils... du mâtin... Garde bien ta bière et ta brune, Garde bien ta blonde et ton vin ! On tire la bière de l'orge, La baïonnette de la forge, Avec la vigne on fait du vin. Ta blonde a deux fleurs sur la gorge, Ta brune a deux grains de raisin. L'une accroche sa jupe aux branches, L'autre sourit sous les houblons : Garde bien leurs garces de hanches, Garde bien leurs bougres de cons. Pays vaillant comme un archange, Pays plus *** que la vendange Et que l'étoile du matin, Ta blonde est une douce orange, Mais ta brune ah !... sacré mâtin ! Ta brune a la griffe profonde ; Ta rousse a le teint du jasmin ; Garde-les bien ! Garde ta blonde Garde-la, le sabre à la main. Que tes canons n'aient pas de rouilles, Que tes fileuses de quenouilles Puissent en paix rire et dormir, Et se repose sur tes couilles Du présent et de l'avenir. C'est sur elles que tu travailles Sous les toisons d'ombre ou d'or fin : Garde-les des regards canailles, Garde-les du coup d'œil hautain ! Pays galant, la langue est claire Comme le soleil dans ton verre, Plus que le grec et le latin ; Autant que ta blonde et ta bière Garde-la bien, comme ton vin. Pays plus beau que le Soleil, Lune, Étoile, aube, aurore et matins. Aime bien ta blonde et ta brune, Et fais-leur... beaucoup de catins !
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Chanson
Puisque de Sisteron à Nantes, Au cabaret, tout français chante, Puisque je suis ton échanson, Je veux, ô Française charmante, Te fredonner une chanson ; Une chanson de ma manière, Pour toi d'abord, et mes amis, En buvant gaiement dans mon verre À la santé de ton pays. Amis, buvons à la Fortune De la France, Mère commune, Entre Shakespeare et Murillo : On y voit la blonde et la brune, On y boit la bière... et non l'eau. Doux pays, le plus doux du monde, Entre Washington... et Chauvin, Tu baises la brune et la blonde, Tu fais de la bière et du vin. Ton cœur est franc, ton âme est fière ; Les soldats de la Terre entière T'attaqueront toujours en vain. Tu baises la blonde et la bière Comme on boit la brune et le vin. La brune a le con de la lune, La blonde a les poils... du mâtin... Garde bien ta bière et ta brune, Garde bien ta blonde et ton vin ! On tire la bière de l'orge, La baïonnette de la forge, Avec la vigne on fait du vin. Ta blonde a deux fleurs sur la gorge, Ta brune a deux grains de raisin. L'une accroche sa jupe aux branches, L'autre sourit sous les houblons : Garde bien leurs garces de hanches, Garde bien leurs bougres de cons. Pays vaillant comme un archange, Pays plus *** que la vendange Et que l'étoile du matin, Ta blonde est une douce orange, Mais ta brune ah !... sacré mâtin ! Ta brune a la griffe profonde ; Ta rousse a le teint du jasmin ; Garde-les bien ! Garde ta blonde Garde-la, le sabre à la main. Que tes canons n'aient pas de rouilles, Que tes fileuses de quenouilles Puissent en paix rire et dormir, Et se repose sur tes couilles Du présent et de l'avenir. C'est sur elles que tu travailles Sous les toisons d'ombre ou d'or fin : Garde-les des regards canailles, Garde-les du coup d'œil hautain ! Pays galant, la langue est claire Comme le soleil dans ton verre, Plus que le grec et le latin ; Autant que ta blonde et ta bière Garde-la bien, comme ton vin. Pays plus beau que le Soleil, Lune, Étoile, aube, aurore et matins. Aime bien ta blonde et ta brune, Et fais-leur... beaucoup de catins !
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Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art ; et celui-là seul peut faire, aux dépens du genre humain, une ribote de vitalité, à qui une fée a insufflé dans son berceau le goût du travestissement et du masque, la haine du domicile et la passion du voyage. Multitude, solitude : termes égaux et convertibles pour le poète actif et fécond. Qui ne sait pas peupler sa solitude, ne sait pas non plus être seul dans une foule affairée. Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui. Comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun. Pour lui seul, tout est vacant ; et si de certaines places paraissent lui êtres fermées, c'est qu'à ses yeux elles ne valent pas la peine d'être visitées. Le promeneur solitaire et pensif tire une singulière ivresse de cette universelle communion. Celui-là qui épouse facilement la foule connaît des jouissances fiévreuses, dont seront éternellement privés l'égoïste, fermé comme un coffre, et le paresseux, interné comme un mollusque. Il adopte comme siennes toutes les professions, toutes les joies et toutes les misères que la circonstance lui présente. Ce que les hommes nomment amour est bien petit, bien restreint et bien faible, comparé à cette ineffable orgie, à cette sainte prostitution de l'âme qui se donne tout entière, poésie et charité, à l'imprévu qui se montre, à l'inconnu qui passe. Il est bon d'apprendre quelquefois aux heureux de ce monde, ne fût-ce que pour humilier un instant leur sot orgueil, qu'il est des bonheurs supérieurs au leur, plus vastes et plus raffinés. Les fondateurs de colonies, les pasteurs de peuples, les prêtres missionnaires exilés au bout du monde, connaissent sans doute quelque chose de ces mystérieuses ivresses ; et, au sein de la vaste famille que leur génie s'est faite, ils doivent rire quelquefois de ceux qui les plaignent pour leur fortune si agitée et pour leur vie si chaste.
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Les foules
Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art ; et celui-là seul peut faire, aux dépens du genre humain, une ribote de vitalité, à qui une fée a insufflé dans son berceau le goût du travestissement et du masque, la haine du domicile et la passion du voyage. Multitude, solitude : termes égaux et convertibles pour le poète actif et fécond. Qui ne sait pas peupler sa solitude, ne sait pas non plus être seul dans une foule affairée. Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui. Comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun. Pour lui seul, tout est vacant ; et si de certaines places paraissent lui êtres fermées, c'est qu'à ses yeux elles ne valent pas la peine d'être visitées. Le promeneur solitaire et pensif tire une singulière ivresse de cette universelle communion. Celui-là qui épouse facilement la foule connaît des jouissances fiévreuses, dont seront éternellement privés l'égoïste, fermé comme un coffre, et le paresseux, interné comme un mollusque. Il adopte comme siennes toutes les professions, toutes les joies et toutes les misères que la circonstance lui présente. Ce que les hommes nomment amour est bien petit, bien restreint et bien faible, comparé à cette ineffable orgie, à cette sainte prostitution de l'âme qui se donne tout entière, poésie et charité, à l'imprévu qui se montre, à l'inconnu qui passe. Il est bon d'apprendre quelquefois aux heureux de ce monde, ne fût-ce que pour humilier un instant leur sot orgueil, qu'il est des bonheurs supérieurs au leur, plus vastes et plus raffinés. Les fondateurs de colonies, les pasteurs de peuples, les prêtres missionnaires exilés au bout du monde, connaissent sans doute quelque chose de ces mystérieuses ivresses ; et, au sein de la vaste famille que leur génie s'est faite, ils doivent rire quelquefois de ceux qui les plaignent pour leur fortune si agitée et pour leur vie si chaste.
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L’épicerie «Mozabite» d’Akbou S’il y a un lieu dont je me souviens, C’est de l’épicerie d’Akbou, située dans la rue centrale. J’y accompagnais mes parents, et pénétrais dans cette échoppe avec tous mes sens en éveil, surtout pour humer les senteurs mêlées des jarres d’olive et de piments rouges. L’épicier était Mozabite, avec des pantalons bouffants. Le roi des commerçants du lieu, car dans l’espace resserré jamais rien ne vous y manquait dans cet incroyable fatras où le «Mozabite» faisait ses choix. vous tirant toujours d’embarras. Il y avait des tonneaux d’olives vertes ou noires dans leur saumure avec ce goût qu’elles ont : «là-bas.» et puis ces senteurs mélangées de menthe, paprika, cumin des parfums de fleur d’oranger. et à la belle saison des dattes pendaient les «reines» : «Deglet Nour» Parmi toutes ces friandises Il en est deux qui pincent mon coeur Cette galette ronde et si tendre la «Kesra» plus tendre que le pain. et les sacs remplis de semoules qui sont la base du «Couscous» Kabyle Alors que l’agneau est son prince Merci à l’épicier d’Akbou qui sut si bien aiguiser nos sens. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) Toulouse - février 2014.
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Feb 22, 2014
Feb 22, 2014 at 5:03 PM UTC
L’épicerie «Mozabite» d’Akbou ( Kabylie in Algeria)
Place de la Gare, à Charleville. Sur la place taillée en mesquines pelouses, Square où tout est correct, les arbres et les fleurs, Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses. - L'orchestre militaire, au milieu du jardin, Balance ses schakos dans la Valse des fifres : Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ; Le notaire pend à ses breloques à chiffres. Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs : Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames Auprès desquelles vont, officieux cornacs, Celles dont les volants ont des airs de réclames ; Sur les bancs verts, des clubs d'épiciers retraités Qui tisonnent le sable avec leur canne à pomme, Fort sérieusement discutent les traités, Puis prisent en argent, et reprennent : " En somme !..." Épatant sur son banc les rondeurs de ses reins, Un bourgeois à boutons clairs, bedaine flamande, Savoure son onnaing d'où le tabac par brins Déborde - vous savez, c'est de la contrebande ; - Le long des gazons verts ricanent les voyous ; Et, rendus amoureux par le chant des trombones, Très naïfs, et fumant des roses, les pioupious Caressent les bébés pour enjôler les bonnes... - Moi, je suis, débraillé comme un étudiant, Sous les marronniers verts les alertes fillettes : Elles le savent bien ; et tournent en riant, Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes. Je ne dis pas un mot : je regarde toujours La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles : Je suis, sous le corsage et les frêles atours, Le dos divin après la courbe des épaules. J'ai bientôt déniché la bottine, le bas... - Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres. Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas... - Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres.
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À la musique
Place de la Gare, à Charleville. Sur la place taillée en mesquines pelouses, Square où tout est correct, les arbres et les fleurs, Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses. - L'orchestre militaire, au milieu du jardin, Balance ses schakos dans la Valse des fifres : Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ; Le notaire pend à ses breloques à chiffres. Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs : Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames Auprès desquelles vont, officieux cornacs, Celles dont les volants ont des airs de réclames ; Sur les bancs verts, des clubs d'épiciers retraités Qui tisonnent le sable avec leur canne à pomme, Fort sérieusement discutent les traités, Puis prisent en argent, et reprennent : " En somme !..." Épatant sur son banc les rondeurs de ses reins, Un bourgeois à boutons clairs, bedaine flamande, Savoure son onnaing d'où le tabac par brins Déborde - vous savez, c'est de la contrebande ; - Le long des gazons verts ricanent les voyous ; Et, rendus amoureux par le chant des trombones, Très naïfs, et fumant des roses, les pioupious Caressent les bébés pour enjôler les bonnes... - Moi, je suis, débraillé comme un étudiant, Sous les marronniers verts les alertes fillettes : Elles le savent bien ; et tournent en riant, Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes. Je ne dis pas un mot : je regarde toujours La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles : Je suis, sous le corsage et les frêles atours, Le dos divin après la courbe des épaules. J'ai bientôt déniché la bottine, le bas... - Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres. Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas... - Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres.
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Fougères en Corse Petits, elles nous faisaient peur par leurs frémissements, sous la caresse du vent et par leur tournoiement, de vert sombre et de senteurs acres de rivière. Elles nous paraissaient animées d'une vie mystérieuse, de landes, de lutins et d'enfants disparus ou dérobés, Ces fougères nous les nommions : «Fizères». Elles étaient pour nous source d'effroi et de maléfices, Jamais nous n'aurions consentis à nous perdre dans l’ondulements de leurs vagues vertes, sous peine d'être aspirées par un magnétisme maléfique, et devenir prisonniers de leurs immensités feuillues. En automne, leurs couleurs se transformaient en dorées et en feux, comme une chevelure rousse déployée ou la robe du renard roux, si vif. Et quand le vent souffle, leurs feuilles font grand bruissement, comme les tuyaux d'orgue d'une nature en remuement. Alors les elfes et les esprits des défunts Semblent s'en donner à cœur joie au-dessus la rivière «Catena», Et même les châtaigniers massifs semblent comme entraînés par le vent dans cette sarabande moins réglée que celle d'Haendel. Paul Arrighi
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Jan 11, 2016
Jan 11, 2016 at 2:39 PM UTC
Fougères en Corse ( Ferns in Corsica)
*I would take the last metro every night, if that meant I would see you.* Je voudrais prendre Le dernier métro, si Je pourrais te voir. Je ne sais pas ce Qu’est l’amour. Je tiens à le trouver avec tu. Je suis cassée. Et je ne suis pas aussi fort, qu’elle semble ou crois. Toutes mes journées- elles terminent et commencent seulement avec tu.   Je prendrais le pré- mier métro, si je pouvais rester avec tu.
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Sep 29, 2014
Sep 29, 2014 at 4:39 PM UTC
I would take the last Metro
Je vous envoye un bouquet que ma main Vient de trier de ces fleurs épanies, Qui ne les eust à ce vespre cuillies, Cheutes à terre elles fussent demain. Cela vous soit un exemple certain Que vos beautés, bien qu'elles soient fleuries, En peu de tems cherront toutes flétries, Et comme fleurs, periront tout soudain. Le tems s'en va, le tems s'en va, ma Dame, Las ! le tems non, mais nous nous en allons, Et tost serons estendus sous la lame : Et des amours desquelles nous parlons, Quand serons morts, n'en sera plus nouvelle : Pour-ce aimés moy, ce-pendant qu'estes belle.
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Je vous envoye un bouquet que ma main
À Max Jacob. Vers le palais de Rosemonde au fond du Rêve Mes rêveuses pensées pieds nus vont en soirée Le palais don du roi comme un roi nu s'élève Des chairs fouettées des roses de la roseraie On voit venir au fond du jardin mes pensées Qui sourient du concert joué par les grenouilles Elles ont envie des cyprès grandes quenouilles Et le soleil miroir des roses s'est brisé Le stigmate sanglant des mains contre les vitres Quel archer mal blessé du couchant le troua La résine qui rend amer le vin de Chypre Ma bouche aux agapes d'agneau blanc l'éprouva Sur les genoux pointus du monarque adultère Sur le mai de son âge et sur son trente et un Madame Rosemonde roule avec mystère Ses petits yeux tout ronds pareils aux yeux des Huns Dame de mes pensées au cul de perle fine Dont ni perle ni cul n'égale l'orient Qui donc attendez-vous De rêveuses pensées en marche à l'Orient Mes plus belles voisines Toc toc Entrez dans l'antichambre le jour baisse La veilleuse dans l'ombre est un bijou d'or cuit Pendez vos têtes aux patères par les tresses Le ciel presque nocturne a des lueurs d'aiguilles On entra dans la salle à manger les narines Reniflaient une odeur de graisse et de graillon On eut vingt potages dont trois couleurs d'urine Et le roi prit deux œufs pochés dans du bouillon Puis les marmitons apportèrent les viandes Des rôtis de pensées mortes dans mon cerveau Mes beaux rêves mort-nés en tranches bien saignantes Et mes souvenirs faisandés en godiveaux Or ces pensées mortes depuis des millénaires Avaient le fade goût des grands mammouths gelés Les os ou songe-creux venaient des ossuaires En danse macabre aux plis de mon cervelet Et tous ces mets criaient des choses nonpareilles Mais nom de Dieu ! Ventre affamé n'a pas d'oreilles Et les convives mastiquaient à qui mieux mieux Ah ! nom de Dieu ! qu'ont donc crié ces entrecôtes Ces grands pâtés ces os à moelle et mirotons Langues de feu où sont-elles mes pentecôtes Pour mes pensées de tous pays de tous les temps.
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Palais
À Max Jacob. Vers le palais de Rosemonde au fond du Rêve Mes rêveuses pensées pieds nus vont en soirée Le palais don du roi comme un roi nu s'élève Des chairs fouettées des roses de la roseraie On voit venir au fond du jardin mes pensées Qui sourient du concert joué par les grenouilles Elles ont envie des cyprès grandes quenouilles Et le soleil miroir des roses s'est brisé Le stigmate sanglant des mains contre les vitres Quel archer mal blessé du couchant le troua La résine qui rend amer le vin de Chypre Ma bouche aux agapes d'agneau blanc l'éprouva Sur les genoux pointus du monarque adultère Sur le mai de son âge et sur son trente et un Madame Rosemonde roule avec mystère Ses petits yeux tout ronds pareils aux yeux des Huns Dame de mes pensées au cul de perle fine Dont ni perle ni cul n'égale l'orient Qui donc attendez-vous De rêveuses pensées en marche à l'Orient Mes plus belles voisines Toc toc Entrez dans l'antichambre le jour baisse La veilleuse dans l'ombre est un bijou d'or cuit Pendez vos têtes aux patères par les tresses Le ciel presque nocturne a des lueurs d'aiguilles On entra dans la salle à manger les narines Reniflaient une odeur de graisse et de graillon On eut vingt potages dont trois couleurs d'urine Et le roi prit deux œufs pochés dans du bouillon Puis les marmitons apportèrent les viandes Des rôtis de pensées mortes dans mon cerveau Mes beaux rêves mort-nés en tranches bien saignantes Et mes souvenirs faisandés en godiveaux Or ces pensées mortes depuis des millénaires Avaient le fade goût des grands mammouths gelés Les os ou songe-creux venaient des ossuaires En danse macabre aux plis de mon cervelet Et tous ces mets criaient des choses nonpareilles Mais nom de Dieu ! Ventre affamé n'a pas d'oreilles Et les convives mastiquaient à qui mieux mieux Ah ! nom de Dieu ! qu'ont donc crié ces entrecôtes Ces grands pâtés ces os à moelle et mirotons Langues de feu où sont-elles mes pentecôtes Pour mes pensées de tous pays de tous les temps.
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Quand j'étais jeune et fier et que j'ouvrais mes ailes, Les ailes de mon âme à tous les vents des mers, Les voiles emportaient ma pensée avec elles, Et mes rêves flottaient sur tous les flots amers. Je voyais dans ce vague où l'horizon se noie Surgir tout verdoyants de pampre et de jasmin Des continents de vie et des îles de joie Où la gloire et l'amour m'appelaient de la main. J'enviais chaque nef qui blanchissait l'écume, Heureuse d'aspirer au rivage inconnu, Et maintenant, assis au bord du cap qui fume, J'ai traversé ces flots et j'en suis revenu. Et j'aime encor ces mers autrefois tant aimées, Non plus comme le champ de mes rêves chéris, Mais comme un champ de mort où mes ailes semées De moi-même partout me montrent les débris. Cet écueil me brisa, ce bord surgit funeste, Ma fortune sombra dans ce calme trompeur ; La foudre ici sur moi tomba de l'arc céleste Et chacun de ces flots roule un peu de mon coeur.
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Les voiles
J'ai de la pluie dans les yeux Et de l'eau sur le Coeur Je n'ai pas vu la sécheresse depuis que tu es entré dans ma vie Ni le soleil caché derrière des nuages de problèmes Des torrents de colère cascades de nos paroles Et nos conversations ne sont que des explosions de lave Elles coulent du volcan de notre exaspération Et brûlent tout sur leur passage Le doux lac de notre amour s'assèche Et la mer s'agite chaque instant un peu plus Mais la terre n'a plus de contrôle Et ne tremble plus sous l'effort de l'intimidation La pluie se transforme en brume Et doucement le voile de la peine se lève Pour peindre un jour plus clément. J'ai de la pluie dans les yeux Et de l'eau sur le Coeur Mais je vois à travers les larmes un jour nouveau Une vie nouvelle Un commencement Le début d'un jour ensoleillé Ou je plisserais les yeux Enfin Pour voir un sourire sur ton visage Et te regarder le peindre sur le mien.
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Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:13 AM UTC
Pluie
Aux bords de la rivière « La Catena » en Corse Elle porte un nom qui signifie «chaîne»; mais est bien au contraire expérience de Liberté. Dans les temps féodaux, un seigneur de la Cinarca, y fit construire une place forte, Dont il ne reste plus que quelques pierres éparses et le baptistère, Ainsi que des rumeurs d'un cruel massacre, jamais éteintes, par les siècles. L'été, sa musique de roches se joint à la fraîcheur pour en faire un lieu de détente et de pur bonheur, Pourtant les rocs de granit en obstruent parfois le cours et font ressembler ce torrent à une rivière peuplée par des géants de pierre et de quelques noyés violacés rejetés par ses colères. Son grondement ininterrompu laisse planer comme une symphonie  fantastique de dangers diffus. Les truites «fario» n'en sont pas absentes, même si trop pêchées, elles se nichent au plus profond des creux et anfractuosités des rochers. Les rires des enfants, le ruissellement de l'eau si fraîche sur la peau sont le sourire de celles et ceux qui savent admirer ce temple vert, et contempler sur ses bords cette flamboyance  de la  nature propre à apaiser  l'inquiétude des êtres. La musique monotone de son courant pousse à la sieste, le plus furieux des « hommes pressés ». Et « la Catena » a l'air de nous dire : « sachez écouter ma musique et prendre le temps de vous poser un peu ». Paul Arrighi
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Jul 30, 2016
Jul 30, 2016 at 2:07 PM UTC
Aux bords de la rivière « La Catena » en Corse
Colin gardait un jour les vaches de son père ; Colin n'avait pas de bergère, Et s'ennuyait tout seul. Le garde sort du bois : Depuis l'aube, dit-il, je cours dans cette plaine Après un vieux chevreuil que j'ai manqué deux fois Et qui m'a mis tout hors d'haleine. Il vient de passer par là-bas, Lui répondit Colin : mais, si vous êtes las, Reposez-vous, gardez mes vaches à ma place, Et j'irai faire votre chasse ; Je réponds du chevreuil. - Ma foi, je le veux bien. Tiens, voilà mon fusil, prends avec toi mon chien, Va le tuer. Colin s'apprête, S'arme, appelle Sultan. Sultan, quoiqu'à regret, Court avec lui vers la forêt. Le chien bat les buissons ; il va, vient, sent, arrête, Et voilà le chevreuil... Colin impatient Tire aussitôt, manque la bête, Et blesse le pauvre Sultan. A la suite du chien qui crie, Colin revient à la prairie. Il trouve le garde ronflant ; De vaches, point ; elles étaient volées. Le malheureux Colin, s'arrachant les cheveux, Parcourt en gémissant les monts et les vallées ; Il ne voit rien. Le soir, sans vaches, tout honteux, Colin retourne chez son père, Et lui conte en tremblant l'affaire. Celui-ci, saisissant un bâton de cormier, Corrige son cher fils de ses folles idées, Puis lui dit : chacun son métier, Les vaches seront bien gardées.
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Le vacher et le garde-chasse
l'ombre de l'objet devint cette chambre, plein d'hiver et les lueurs, jaunes et vertes. où sont les nuits dans lesquelles j'aimais rêver? un soleil passait, l'ombre changée en géométries intarissables; je ne parle pas devant les rivières, elles voient le ciel, repartir pour toujours, sans bruit. j'eus le temps de poser mes yeux sur l'angle fugitif de l'ombre, inversée, et j'étais sur la terre, être de verre, sur ce bord même de l'abîme; vide, entre glace et sommeil.
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Mar 27, 2013
Mar 27, 2013 at 4:36 AM UTC
pagaille
Aux étoiles j'ai dit un soir : « Vous ne paraissez pas heureuses ; Vos lueurs, dans l'infini noir, Ont des tendresses douloureuses ; « Et je crois voir au firmament Un deuil blanc mené par des vierges Qui portent d'innombrables cierges Et se suivent languissamment. « Êtes-vous toujours en prière ? Êtes-vous des astres blessés ? Car ce sont des pleurs de lumière, Non des rayons, que vous versez. « Vous, les étoiles, les aïeules Des créatures et des dieux, Vous avez des pleurs dans les yeux... » Elles m'ont dit : « Nous sommes seules... « Chacune de nous est très **** Des sœurs dont tu la crois voisine ; Sa clarté caressante et fine Dans sa patrie est sans témoin ; « Et l'intime ardeur de ses flammes Expire aux cieux indifférents. » Je leur ai dit : « Je vous comprends ! Car vous ressemblez à des âmes : « Ainsi que vous, chacune luit **** des sœurs qui semblent près d'elle, Et la solitaire immortelle Brûle en silence dans la nuit. »
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La voie lactée
Vous surtout que je plains si vous n'êtes chéries, Vous surtout qui souffrez, je vous prends pour mes soeurs : C'est à vous qu'elles vont, mes lentes rêveries, Et de mes pleurs chantés les amères douceurs. Prisonnière en ce livre une âme est contenue. Ouvrez, lisez : comptez les jours que j'ai soufferts. Pleureuses de ce monde où je passe inconnue, Rêvez sur cette cendre et trempez-y vos fers. Chantez ! Un chant de femme attendrit la souffrance. Aimez ! Plus que l'amour la haine fait souffrir. Donnez ! La charité relève l'espérance : Tant que l'on peut donner on ne veut pas mourir ! Si vous n'avez le temps d'écrire aussi vos larmes, Laissez-les de vos yeux descendre sur ces vers. Absoudre, c'est prier ; prier, ce sont nos armes. Absolvez de mon sort les feuillets entr'ouverts ! Pour livrer sa pensée au vent de la parole, S'il faut avoir perdu quelque peu sa raison, Qui donne son secret est plus tendre que folle : Méprise-t-on l'oiseau qui répand sa chanson ?
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À celles qui pleurent
A resonant gratitude streams through my veins, Consecrated to my middle school heroines, deflecting The whispers of shame. But they taught me that I do not have the luxury of shame; I have a voice, and I must amplify it––that’s what my mother said. Elles m’ont protégée, blossoming my oneness. I am here now because of them, I harness their divine feminine Strength. Standing on the bones of my aunties, their anguish travels up, Their histories following suit. Beneath my feet, to my knuckles; charging my inner being My spine is rigid, fortified with the duty–– To liberate, to reform, and to love. “But my love,” she tells me earnestly, “this love, has been assumed, Taken for granted, blended into the background of the White man’s portrait.” My dun skin lives in the ambiguity of praise and prejudice, And my sisters are dead. Exploited, first––then dead. As were my mother’s grandmothers, when the Britons drew the line. The assembly line, however, was an American invention–– Where the American Dream came to fruition. Commodified neatly, ‘Cheaply’ produced, and easy to swallow: fine [Black*] American craftmanship! Her tomb Stone, will be mined by her brothers. He is unearthing the buried history, but forced to push coal into the fire, Cremating the legacies of his own kin. “So what are you going to say at my funeral now that you’ve killed me?” Her lasts words, found amongst the ashes.
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Dec 5, 2023
Dec 5, 2023 at 1:28 PM UTC
Both Living and Dead
Pour les yeux de souveraine un coup de crayon pour redessiner les sourcils Une couche légère de mascara sur les cils des pointes à la racine Un petit gris léger sur les coins internes et externes de l 'oeil Et une couleur rose sur les paupières mobiles Et du khôl pour illuminer ce regard envoûtant de sirène qui hypnotise Les phalènes jusqu'au fin fond de sa mer d'airain Sans oublier le rouge à lèvres aubergine Kiotis Paris made in France Pour hydrater et satiner le cuivre de ses lèvres : Mon féminin céleste zéro fausse note est vite prête En deux temps trois mouvements Et des secondes interminables Il n 'est jamais trop **** pour Désirée et ses mille épigones : Judith, parée, poudrée, maquillée, parfumée Hérodiade, ****** et dressée sur son trente-et-un Eve, coiffée, habillée, décolletée, Sapphô, culottée, chaussée, toilettée Pandore, prête à jaillir de jour comme de nuit Hélène, légère comme un papillon Cléopatre fraîche comme la rosée : Pulchra Fatale et Désirée Elle est belle, elle est wow, elle est elles toutes en Une enrobée C'est l'ombre plurimillénaire romantique de Balkis, reine du Matin, C'est l'ombre plurimillénaire romantique de Makéda, reine du Midi C'est l'ombre plurimillénaire décadente de Salomè, reine du Soir Quelque part ressuscitée Et je l 'aime comme elle est Chaque jour que le soleil fait Jette un baiser couleur de belle lune de miel A ma sirène métissée de Matin, Midi, Soir ! Ce n'est pas pour rien que ma Pulchra est fille de Mnèmosuné Fille de Wainaha , saint dragon hémiarite Par son don de seconde vue Ma sulamite débusque au quart de tour les artifices, Les cernes, les imperfections, les camouflages Les faux cils, les faux ongles, les faux saints Et les faux poètes, les faux salomons et leurs fausses huppes Et leurs chants libertins en hexamètres dactyliques Au son de leur phorminx d'occasion Eh oui Ma Désirée est Pulchra authentique et fatale Elle chante tentatrice avec Kiotis Son cantique des cantiques ad libitum "Je suis bien, je suis wow , je supervise Et je m'aime comme je suis "
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Aug 22, 2019
Aug 22, 2019 at 1:59 AM UTC
Wow !
Pour les yeux de souveraine un coup de crayon pour redessiner les sourcils Une couche légère de mascara sur les cils des pointes à la racine Un petit gris léger sur les coins internes et externes de l 'oeil Et une couleur rose sur les paupières mobiles Et du khôl pour illuminer ce regard envoûtant de sirène qui hypnotise Les phalènes jusqu'au fin fond de sa mer d'airain Sans oublier le rouge à lèvres aubergine Kiotis Paris made in France Pour hydrater et satiner le cuivre de ses lèvres : Mon féminin céleste zéro fausse note est vite prête En deux temps trois mouvements Et des secondes interminables Il n 'est jamais trop **** pour Désirée et ses mille épigones : Judith, parée, poudrée, maquillée, parfumée Hérodiade, ****** et dressée sur son trente-et-un Eve, coiffée, habillée, décolletée, Sapphô, culottée, chaussée, toilettée Pandore, prête à jaillir de jour comme de nuit Hélène, légère comme un papillon Cléopatre fraîche comme la rosée : Pulchra Fatale et Désirée Elle est belle, elle est wow, elle est elles toutes en Une enrobée C'est l'ombre plurimillénaire romantique de Balkis, reine du Matin, C'est l'ombre plurimillénaire romantique de Makéda, reine du Midi C'est l'ombre plurimillénaire décadente de Salomè, reine du Soir Quelque part ressuscitée Et je l 'aime comme elle est Chaque jour que le soleil fait Jette un baiser couleur de belle lune de miel A ma sirène métissée de Matin, Midi, Soir ! Ce n'est pas pour rien que ma Pulchra est fille de Mnèmosuné Fille de Wainaha , saint dragon hémiarite Par son don de seconde vue Ma sulamite débusque au quart de tour les artifices, Les cernes, les imperfections, les camouflages Les faux cils, les faux ongles, les faux saints Et les faux poètes, les faux salomons et leurs fausses huppes Et leurs chants libertins en hexamètres dactyliques Au son de leur phorminx d'occasion Eh oui Ma Désirée est Pulchra authentique et fatale Elle chante tentatrice avec Kiotis Son cantique des cantiques ad libitum "Je suis bien, je suis wow , je supervise Et je m'aime comme je suis "
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Mes émotions tourbillonnent Comme les étoiles de Van Gogh **** d’être étincelantes Elles étranglent mon cerveau Puis me tirent vers un abîme profond Où ma solitude me fait perdre la raison Me fait croire que j’ai besoin de caresses De baisers, d’amour et de tendresse
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Sep 9, 2019
Sep 9, 2019 at 9:57 PM UTC
Tourbillon
Quand le front de l'enfant, plein de rouges tourmentes, Implore l'essaim blanc des rêves indistincts, Il vient près de son lit deux grandes soeurs charmantes Avec de frêles doigts aux ongles argentins. Elles assoient l'enfant auprès d'une croisée Grande ouverte où l'air bleu baigne un fouillis de fleurs, Et dans ses lourds cheveux où tombe la rosée Promènent leurs doigts fins, terribles et charmeurs. Il écoute chanter leurs haleines craintives Qui fleurent de longs miels végétaux et rosés Et qu'interrompt parfois un sifflement, salives Reprises sur la lèvre ou désirs de baisers. Il entend leurs cils noirs battant sous les silences Parfumés ; et leurs doigts électriques et doux Font crépiter parmi ses grises indolences Sous leurs ongles royaux la mort des petits poux. Voilà que monte en lui le vin de la Paresse, Soupirs d'harmonica qui pourrait délirer ; L'enfant se sent, selon la lenteur des caresses, Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer.
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Les chercheuses de poux
II. Le poète s'en va dans les champs ; il admire. Il adore ; il écoute en lui-même une lyre ; Et le voyant venir, les fleurs, toutes les fleurs. Celles qui des rubis font pâlir les couleurs. Celles qui des paons même éclipseraient les queues. Les petites fleurs d'or, les petites fleurs bleues. Prennent, pour l'accueillir agitant leurs bouquets. De petits airs penchés ou de grands airs coquets, Et, familièrement, car cela sied aux belles : - Tiens ! c'est notre amoureux qui passe ! disent-elles. Et, pleins de jour et d'ombre et de confuses voix. Les grands arbres profonds qui vivent dans les bois, Tous ces vieillards, les ifs, les tilleuls, les érables. Les saules tout ridés, les chênes vénérables, L'orme au branchage noir, de mousse appesanti. Comme les ulémas quand paraît le muphti ; Lui font de grands saints et courbent jusqu'à terre Leurs têtes de feuillée et leurs barbes de lierre. Contemplent de son front la sereine lueur. Et murmurent tout bas : C'est lui ! c'est le rêveur ! Les Roches, juin 1831.
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Le poète s'en va dans les champs
Parqués entre des bancs de chêne, aux coins d'église Qu'attiédit puamment leur souffle, tous leurs yeux Vers le choeur ruisselant d'orrie et la maîtrise Aux vingt gueules gueulant les cantiques pieux ; Comme un parfum de pain humant l'odeur de cire, Heureux, humiliés comme des chiens battus, Les Pauvres au bon Dieu, le patron et le sire, Tendent leurs oremus risibles et têtus. Aux femmes, c'est bien bon de faire des bancs lisses, Après les six jours noirs ou Dieu les fait souffrir ! Elles bercent, tordus dans d'étranges pelisses, Des espèces d'enfants qui pleurent à mourir. Leurs seins crasseux dehors, ces mangeuses de soupe, Une prière aux yeux et ne priant jamais, Regardent parader mauvaisement un groupe De gamines avec leurs chapeaux déformés. Dehors, le froid, la faim, l'homme en ribote : C'est bon. Encore une heure ; après, les maux sans noms ! - Cependant, alentour, geint, nasille, chuchote Une collection de vieilles à fanons : Ces effarés y sont et ces épileptiques Dont on se détournait hier aux carrefours ; Et, fringalant du nez dans des missels antiques, Ces aveugles qu'un chien introduit dans les cours. Et tous, bavant la foi mendiante et stupide, Récitent la complainte infinie à Jésus, Qui rêve en haut, jauni par le vitrail livide, **** des maigres mauvais et des méchants pansus, **** des senteurs de viande et d'étoffes moisies, Farce prostrée et sombre aux gestes repoussants ; - Et l'oraison fleurit d'expressions choisies, Et les mysticités prennent des tons pressants, Quand, des nefs où périt le soleil, plis de soie Banals, sourires verts, les Dames des quartiers Distingués, - ô Jésus ! - les malades du foie Font baiser leurs longs doigts jaunes aux bénitiers.
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Les pauvres à l'église
Parqués entre des bancs de chêne, aux coins d'église Qu'attiédit puamment leur souffle, tous leurs yeux Vers le choeur ruisselant d'orrie et la maîtrise Aux vingt gueules gueulant les cantiques pieux ; Comme un parfum de pain humant l'odeur de cire, Heureux, humiliés comme des chiens battus, Les Pauvres au bon Dieu, le patron et le sire, Tendent leurs oremus risibles et têtus. Aux femmes, c'est bien bon de faire des bancs lisses, Après les six jours noirs ou Dieu les fait souffrir ! Elles bercent, tordus dans d'étranges pelisses, Des espèces d'enfants qui pleurent à mourir. Leurs seins crasseux dehors, ces mangeuses de soupe, Une prière aux yeux et ne priant jamais, Regardent parader mauvaisement un groupe De gamines avec leurs chapeaux déformés. Dehors, le froid, la faim, l'homme en ribote : C'est bon. Encore une heure ; après, les maux sans noms ! - Cependant, alentour, geint, nasille, chuchote Une collection de vieilles à fanons : Ces effarés y sont et ces épileptiques Dont on se détournait hier aux carrefours ; Et, fringalant du nez dans des missels antiques, Ces aveugles qu'un chien introduit dans les cours. Et tous, bavant la foi mendiante et stupide, Récitent la complainte infinie à Jésus, Qui rêve en haut, jauni par le vitrail livide, **** des maigres mauvais et des méchants pansus, **** des senteurs de viande et d'étoffes moisies, Farce prostrée et sombre aux gestes repoussants ; - Et l'oraison fleurit d'expressions choisies, Et les mysticités prennent des tons pressants, Quand, des nefs où périt le soleil, plis de soie Banals, sourires verts, les Dames des quartiers Distingués, - ô Jésus ! - les malades du foie Font baiser leurs longs doigts jaunes aux bénitiers.
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Oui, vous avez un ange ; un jeune ange qui pleure ; Il pleure, car il aime... et vous ne pleurez pas ; Il s'en plaint doucement dans le ciel, puis dans l'heure, Quand elle sonne triste à ralentir vos pas. Voyez comme il vous donne et couve sous son aile Des mots harmonieux tièdes d'âme et d'encens : Et, quand vous les prenez dans sa main fraternelle, Comme ils forment aux yeux de célestes accents. Nous avons tous notre ange, et je tiens de ma mère, Qu'on ne marche pas seul dans une voie amère. Le rayon de soleil qui passe et vient vous voir, L'haleine de vos fleurs que vous buvez le soir ; Un pauvre qui bénit votre obole furtive, Dont la prière à Dieu s'achève moins plaintive ; La fraîche voix d'enfant qui vous jette : Bonjour ! Comptez que c'est votre ange et votre ange d'amour ! D'autres fois, je croyais qu'on nous coupait les ailes, Pour nous faire oublier le chemin des oiseaux. Puis, qu'elles renaissaient plus vives et plus belles, Quand nous avions marché longtemps, quand les roseaux Ne se relevaient plus près des dormantes eaux : Nous remontions alors raconter nos voyages Aux frères parcourant leurs villes de nuages ; Et las de cette terre où tombent toutes fleurs, Nous chantions au soleil avec des voix sans pleurs ! Rêves d'enfant pensif et bercé de prières, Dont quelque doux cantique assoupit les paupières ; Indigent, mais comblé de biens mystérieux, Au foyer calme et nu qu'ornait le buis pieux ! À présent je suis femme à la terre exilée, Descendue à l'école où vous brûlez vos jours ; Toujours en pénitence ou d'un livre accablée, N'apprenant rien du monde et l'épelant toujours ! Ce livre, c'est ma vie et ses mobiles pages Où le cyprès serpente à chaque ligne. Eh quoi ! N'avez-vous pas des pleurs à cacher comme moi, Sous l'album périssable et lourd de trop d'images ? Dans ces jours embaumés respirés par le cœur, N'avez-vous pas aussi vu tomber bien des roses ? N'aviez-vous pas choisi parmi ces frêles choses, Un intime trésor qui s'appela : Malheur ! Mais je crois ! mais quelque ange à l'aveugle écolière, Ouvre parfois son aile et sa pitié de feu : Il me laisse à genoux ; mais il desserre un peu L'anneau qui **** de lui me retient prisonnière !
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L'ange gardien
Oui, vous avez un ange ; un jeune ange qui pleure ; Il pleure, car il aime... et vous ne pleurez pas ; Il s'en plaint doucement dans le ciel, puis dans l'heure, Quand elle sonne triste à ralentir vos pas. Voyez comme il vous donne et couve sous son aile Des mots harmonieux tièdes d'âme et d'encens : Et, quand vous les prenez dans sa main fraternelle, Comme ils forment aux yeux de célestes accents. Nous avons tous notre ange, et je tiens de ma mère, Qu'on ne marche pas seul dans une voie amère. Le rayon de soleil qui passe et vient vous voir, L'haleine de vos fleurs que vous buvez le soir ; Un pauvre qui bénit votre obole furtive, Dont la prière à Dieu s'achève moins plaintive ; La fraîche voix d'enfant qui vous jette : Bonjour ! Comptez que c'est votre ange et votre ange d'amour ! D'autres fois, je croyais qu'on nous coupait les ailes, Pour nous faire oublier le chemin des oiseaux. Puis, qu'elles renaissaient plus vives et plus belles, Quand nous avions marché longtemps, quand les roseaux Ne se relevaient plus près des dormantes eaux : Nous remontions alors raconter nos voyages Aux frères parcourant leurs villes de nuages ; Et las de cette terre où tombent toutes fleurs, Nous chantions au soleil avec des voix sans pleurs ! Rêves d'enfant pensif et bercé de prières, Dont quelque doux cantique assoupit les paupières ; Indigent, mais comblé de biens mystérieux, Au foyer calme et nu qu'ornait le buis pieux ! À présent je suis femme à la terre exilée, Descendue à l'école où vous brûlez vos jours ; Toujours en pénitence ou d'un livre accablée, N'apprenant rien du monde et l'épelant toujours ! Ce livre, c'est ma vie et ses mobiles pages Où le cyprès serpente à chaque ligne. Eh quoi ! N'avez-vous pas des pleurs à cacher comme moi, Sous l'album périssable et lourd de trop d'images ? Dans ces jours embaumés respirés par le cœur, N'avez-vous pas aussi vu tomber bien des roses ? N'aviez-vous pas choisi parmi ces frêles choses, Un intime trésor qui s'appela : Malheur ! Mais je crois ! mais quelque ange à l'aveugle écolière, Ouvre parfois son aile et sa pitié de feu : Il me laisse à genoux ; mais il desserre un peu L'anneau qui **** de lui me retient prisonnière !
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