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"dormante" poems
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises, C'est, vers les ramures grises, Le choeur des petites voix. Ô le frêle et frais murmure ! Cela gazouille et susurre, Cela ressemble au cri doux Que l'herbe agitée expire... Tu dirais, sous l'eau qui vire, Le roulis sourd des cailloux. Cette âme qui se lamente En cette plainte dormante, C'est la nôtre, n'est-ce pas ? La mienne, dis, et la tienne, Dont s'exhale l'humble antienne Par ce tiède soir, tout bas ?
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C'est l'extase langoureuse
I. Je vis la nuit et rêve le jour Et parfois je te parle quand mes idées deviennent floues Les effluves de vin dansent et Les étoiles n’entendent parler que de toi. Obstinée, dans ma lancée, Je leur chante ton sourire. Ô D.eu, combien de fois les ais-je entendues me dire de partir ? Mes souvenir se reflètent sur la Seine dormante Impressionnante mais bienveillante Il m’est même arrivée de l’entendre me répondre Alors que mon esprit voguait sur les hauteurs Lune, quand tu n’es pas là les étoiles chantent II. Lassées de m’entendre chanter, Les étoiles sont parties Elles m’ont laissées avec toi, Ton souvenir dansant autour de moi, Pendant que j’essaie de trouver mon chemin Mais je me retourne Vers des routes brûlantes Mais tu me détournes Inconsciemment
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Sep 10, 2019
Sep 10, 2019 at 6:52 PM UTC
Reflet immaculé
Je suis dur comme un juif et têtu comme lui, Littéral, ne faisant le bien qu'avec ennui, Quand je le fais, et prêt à tout le mal possible ; Mon esprit s'ouvre et s'offre, on dirait une cible ; Je ne puis plus compter les chutes de mon cœur ; La charité se fane aux doigts de la langueur ; L'ennemi m'investit d'un fossé d'eau dormante ; Un parti de mon être a peur et parlemente : Il me faut à tout prix un secours prompt et fort. Ce fort secours, c'est vous, maîtresse de la mort Et reine de la vie, ô Vierge immaculée, Qui tendez vers Jésus la Face constellée Pour lui montrer le Sein de toutes les douleurs Et tendez vers nos pas, vers nos ris, vers nos pleurs Et vers nos vanités douloureuses les paumes Lumineuses, les Mains répandeuses de baumes. Marie, ayez pitié de moi qui ne vaux rien Dans le chaste combat du Sage et du Chrétien ; Priez pour mon courage et pour qu'il persévère, Pour de la patience, en cette longue guerre, À supporter le froid et le chaud des saisons ; Écartez le fléau des mauvaises raisons ; Rendez-moi simple et fort, inaccessible aux larmes, Indomptable à la peur ; mettez-moi sous les armes, Que j'écrase, puisqu'il le faut, et broie enfin Tous les vains appétits, et la soif et la faim, Et l'amour sensuel, cette chose cruelle, Et la haine encor plus cruelle et sensuelle, Faites-moi le soldat rapide de vos vœux, Que pour vous obéir soit le rien que je peux, Que ce que vous voulez soit tout ce que je puisse ! J'immolerai comme en un calme sacrifice Sur votre autel honni jadis, baisé depuis, Le mauvais que je fus, le lâche que je suis. La sale vanité de l'or qu'on a, l'envie D'en avoir mais pas pour le Pauvre, cette vie Pour soi, quel soi ! l'affreux besoin de plaire aux gens, L'affreux besoin de plaire aux gens trop indulgents, Hommes prompts aux complots, femmes tôt adultères, Tous préjugés, mourez sous mes mains militaires ! Mais pour qu'un bien beau fruit récompense ma paix, Fleurisse dans tout moi la fleur des divins Mais, Votre amour, Mère tendre, et votre culte tendre. Ah ! vous aimer, n'aimer Dieu que par vous, ne tendre À lui qu'en vous sans plus aucun détour subtil, Et mourir avec vous tout près. Ainsi soit-il !
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Angélus de midi
Je suis dur comme un juif et têtu comme lui, Littéral, ne faisant le bien qu'avec ennui, Quand je le fais, et prêt à tout le mal possible ; Mon esprit s'ouvre et s'offre, on dirait une cible ; Je ne puis plus compter les chutes de mon cœur ; La charité se fane aux doigts de la langueur ; L'ennemi m'investit d'un fossé d'eau dormante ; Un parti de mon être a peur et parlemente : Il me faut à tout prix un secours prompt et fort. Ce fort secours, c'est vous, maîtresse de la mort Et reine de la vie, ô Vierge immaculée, Qui tendez vers Jésus la Face constellée Pour lui montrer le Sein de toutes les douleurs Et tendez vers nos pas, vers nos ris, vers nos pleurs Et vers nos vanités douloureuses les paumes Lumineuses, les Mains répandeuses de baumes. Marie, ayez pitié de moi qui ne vaux rien Dans le chaste combat du Sage et du Chrétien ; Priez pour mon courage et pour qu'il persévère, Pour de la patience, en cette longue guerre, À supporter le froid et le chaud des saisons ; Écartez le fléau des mauvaises raisons ; Rendez-moi simple et fort, inaccessible aux larmes, Indomptable à la peur ; mettez-moi sous les armes, Que j'écrase, puisqu'il le faut, et broie enfin Tous les vains appétits, et la soif et la faim, Et l'amour sensuel, cette chose cruelle, Et la haine encor plus cruelle et sensuelle, Faites-moi le soldat rapide de vos vœux, Que pour vous obéir soit le rien que je peux, Que ce que vous voulez soit tout ce que je puisse ! J'immolerai comme en un calme sacrifice Sur votre autel honni jadis, baisé depuis, Le mauvais que je fus, le lâche que je suis. La sale vanité de l'or qu'on a, l'envie D'en avoir mais pas pour le Pauvre, cette vie Pour soi, quel soi ! l'affreux besoin de plaire aux gens, L'affreux besoin de plaire aux gens trop indulgents, Hommes prompts aux complots, femmes tôt adultères, Tous préjugés, mourez sous mes mains militaires ! Mais pour qu'un bien beau fruit récompense ma paix, Fleurisse dans tout moi la fleur des divins Mais, Votre amour, Mère tendre, et votre culte tendre. Ah ! vous aimer, n'aimer Dieu que par vous, ne tendre À lui qu'en vous sans plus aucun détour subtil, Et mourir avec vous tout près. Ainsi soit-il !
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Tous les jours, écartant les roseaux et les branches, Près du fleuve où j'habite un pêcheur vient s'asseoir - Car sous l'onde il a vu glisser des formes blanches - Et reste là, rêveur, du matin jusqu'au soir. L'air frémit, l'eau soupire et semble avoir une âme, Un œil bleu s'ouvre et brille au cœur des nénufars, Un poisson se transforme et prend un corps de femme, Et des bras amoureux, et de charmants regards. « Pêcheur, suis-moi ; je t'aime. Tu seras roi des eaux, Avec un diadème D'iris et de roseaux ! « Perçant, sous l'eau dormante, Des joncs la verte mante, Auprès de ton amante Plonge sans t'effrayer : « À l'autel de rocailles, Prêt pour nos fiançailles, Un prêtre à mains d'écailles Viendra nous marier. « Pêcheur, suis-moi ; je t'aime. Tu seras roi des eaux, Avec un diadème D'iris et de roseaux ! » Et déjà le pêcheur a mis le pied dans l'onde Pour suivre le fantôme au regard fascinant : L'eau murmure, bouillonne et devient plus profonde, Et sur lui se ferme en tournant... « De ma bouche bleuâtre, Viens, je veux t'embrasser, Et de mes bras d'albâtre T'enlacer, Te bercer, Te presser ! « Sous les eaux, de sa flamme L'amour sait m'embraser. Je veux, buvant ton âme, D'un baiser M'apaiser, T'épuiser !... »
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L'Ondine et le Pêcheur