Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"devrais" poems
Avec tout votre esprit, la belle indifférente, Avec tous vos grands airs de rigueur nonchalante, Qui nous font tant de mal et qui vous vont si bien, Il n'en est pas moins vrai que vous n'y pouvez rien. Il n'en est pas moins vrai que, sans qu'il y paraisse, Vous êtes mon idole et ma seule maîtresse ; Qu'on n'en aime pas moins pour devoir se cacher, Et que vous ne pouvez, Ninon, m'en empêcher. Il n'en est pas moins vrai qu'en dépit de vous-même, Quand vous dites un mot vous sentez qu'on vous aime, Que, malgré vos mépris, on n'en veut pas guérir, Et que d'amour de vous, il est doux de souffrir. Il n'en est pas moins vrai que, sitôt qu'on vous touche, Vous avez beau nous fuir, sensitive farouche, On emporte de vous des éclairs de beauté, Et que le tourment même est une volupté. Soyez bonne ou maligne, orgueilleuse ou coquette, Vous avez beau railler et mépriser l'amour, Et, comme un diamant qui change de facette, Sous mille aspects divers vous montrer tour à tour ; Il n'en est pas moins vrai que je vous remercie, Que je me trouve heureux, que je vous appartiens, Et que, si vous voulez du reste de ma vie, Le mal qui vient de vous vaut mieux que tous les biens. Je vous dirai quelqu'un qui sait que je vous aime : C'est ma Muse, Ninon ; nous avons nos secrets. Ma Muse vous ressemble, ou plutôt, c'est vous-même ; Pour que je l'aime encor elle vient sous vos traits. La nuit, je vois dans l'ombre une pâle auréole, Où flottent doucement les contours d'un beau front ; Un rêve m'apparaît qui passe et qui s'envole ; Les heureux sont les fous : les poètes le sont. J'entoure de mes bras une forme légère ; J'écoute à mon chevet murmurer une voix ; Un bel ange aux yeux noirs sourit à ma misère ; Je regarde le ciel, Ninon, et je vous vois ; Ô mon unique amour, cette douleur chérie, Ne me l'arrachez pas quand j'en devrais mourir ! Je me tais devant vous ; - quel mal fait ma folie ? Ne me plaignez jamais et laissez-moi souffrir.
0
1.2k
À Ninon
Avec tout votre esprit, la belle indifférente, Avec tous vos grands airs de rigueur nonchalante, Qui nous font tant de mal et qui vous vont si bien, Il n'en est pas moins vrai que vous n'y pouvez rien. Il n'en est pas moins vrai que, sans qu'il y paraisse, Vous êtes mon idole et ma seule maîtresse ; Qu'on n'en aime pas moins pour devoir se cacher, Et que vous ne pouvez, Ninon, m'en empêcher. Il n'en est pas moins vrai qu'en dépit de vous-même, Quand vous dites un mot vous sentez qu'on vous aime, Que, malgré vos mépris, on n'en veut pas guérir, Et que d'amour de vous, il est doux de souffrir. Il n'en est pas moins vrai que, sitôt qu'on vous touche, Vous avez beau nous fuir, sensitive farouche, On emporte de vous des éclairs de beauté, Et que le tourment même est une volupté. Soyez bonne ou maligne, orgueilleuse ou coquette, Vous avez beau railler et mépriser l'amour, Et, comme un diamant qui change de facette, Sous mille aspects divers vous montrer tour à tour ; Il n'en est pas moins vrai que je vous remercie, Que je me trouve heureux, que je vous appartiens, Et que, si vous voulez du reste de ma vie, Le mal qui vient de vous vaut mieux que tous les biens. Je vous dirai quelqu'un qui sait que je vous aime : C'est ma Muse, Ninon ; nous avons nos secrets. Ma Muse vous ressemble, ou plutôt, c'est vous-même ; Pour que je l'aime encor elle vient sous vos traits. La nuit, je vois dans l'ombre une pâle auréole, Où flottent doucement les contours d'un beau front ; Un rêve m'apparaît qui passe et qui s'envole ; Les heureux sont les fous : les poètes le sont. J'entoure de mes bras une forme légère ; J'écoute à mon chevet murmurer une voix ; Un bel ange aux yeux noirs sourit à ma misère ; Je regarde le ciel, Ninon, et je vous vois ; Ô mon unique amour, cette douleur chérie, Ne me l'arrachez pas quand j'en devrais mourir ! Je me tais devant vous ; - quel mal fait ma folie ? Ne me plaignez jamais et laissez-moi souffrir.
Continue reading...
40
*“I think I must be incapable in properly saying That which honors the concern you show me.” With that she placed her hand in his and in her Best broken French she continued…. “Marcherez-vous avec moi avalez-vous mon chemin?” (Will you walk with me my way?) He replies, “Naturellement fe veux mon cher.” (Naturally I will my dear.) There is a time when a virtuous convention, Once created betwixt a woman and a man, Sanctifies even those most private of walks. This walk being as it was – in the dusk of the evening Had within it their roads laid out the same way. Hand in hand in a shared silence both of them Admiring the sky’s crimson closing. With a small tribute to such as this toward virtue He felt her cold fingers clutch together in his and Just then she broke the daunting silence asking, “La beauteu ciel est-elle suelement vue par ceux qui choisissent de la partager?” (Is the sky’s beauty only seen to those who choose to share it?) His answer, “ Pas plus que l’amour, moncher. Pour garder de lui est juste comme imutile. – Quel but est-il eoins qui ‘il soit partage.” (No more than love - for the keeping of it is just as useless. Of what possible purpose is it unless it is shared?) She seemed much affected with what he had said giving it a low sigh. He was incapable of inquiring after the sigh so He said nothing more ‘til they came to the corner of Tomorrows' Road and Yesterdays' Pass. That was where they were to part today. Waiting for the path to clear he asked, “Est-ce Que je dois vous server le reste de la mania?” (Shall I attend you the rest of the way?) She replied first with a look to his hand And then to his eyes, “Pas du tout, monsieur. Vous pouvez cependant me server toute la manua.” (Not at all, sir. You may however attend me all the way.) With this he seemed to loose his French verbs for a time And it was not until they were steadfast alone in her Bungalo that any French returned. Yet the French that returned said not a single word. She was most capable though the question She answered was never asked. If he had to have asked he would have asked, “Cue ferai-je avec vous ? Devrais-je vous aimer de tout mon cœur ? Je crois que dans la route que nous prenons, il cause l'intersection d'entre nous..” Only the little French in her knows…..*
0
Jun 13, 2017
Jun 13, 2017 at 8:59 AM UTC
French Students
*“I think I must be incapable in properly saying That which honors the concern you show me.” With that she placed her hand in his and in her Best broken French she continued…. “Marcherez-vous avec moi avalez-vous mon chemin?” (Will you walk with me my way?) He replies, “Naturellement fe veux mon cher.” (Naturally I will my dear.) There is a time when a virtuous convention, Once created betwixt a woman and a man, Sanctifies even those most private of walks. This walk being as it was – in the dusk of the evening Had within it their roads laid out the same way. Hand in hand in a shared silence both of them Admiring the sky’s crimson closing. With a small tribute to such as this toward virtue He felt her cold fingers clutch together in his and Just then she broke the daunting silence asking, “La beauteu ciel est-elle suelement vue par ceux qui choisissent de la partager?” (Is the sky’s beauty only seen to those who choose to share it?) His answer, “ Pas plus que l’amour, moncher. Pour garder de lui est juste comme imutile. – Quel but est-il eoins qui ‘il soit partage.” (No more than love - for the keeping of it is just as useless. Of what possible purpose is it unless it is shared?) She seemed much affected with what he had said giving it a low sigh. He was incapable of inquiring after the sigh so He said nothing more ‘til they came to the corner of Tomorrows' Road and Yesterdays' Pass. That was where they were to part today. Waiting for the path to clear he asked, “Est-ce Que je dois vous server le reste de la mania?” (Shall I attend you the rest of the way?) She replied first with a look to his hand And then to his eyes, “Pas du tout, monsieur. Vous pouvez cependant me server toute la manua.” (Not at all, sir. You may however attend me all the way.) With this he seemed to loose his French verbs for a time And it was not until they were steadfast alone in her Bungalo that any French returned. Yet the French that returned said not a single word. She was most capable though the question She answered was never asked. If he had to have asked he would have asked, “Cue ferai-je avec vous ? Devrais-je vous aimer de tout mon cœur ? Je crois que dans la route que nous prenons, il cause l'intersection d'entre nous..” Only the little French in her knows…..*
Continue reading...
50
Fable VII, Livre II. Toi qui te dis mon camarade, Devrais-je ici te rencontrer, Bonnet ridicule et maussade ? Le jour, peux-tu bien te montrer, Si ce n'est au front d'un malade ? Quel espoir te retient céans ? De l'indolence épais emblème, Te crois-tu chez ces fainéants Qui te ceignaient pour diadème ? Va, le prince à qui j'appartiens Porte autrement qu'eux la couronne. Vois tout l'éclat qui m'environne, C'est de lui seul que je le tiens. Actif dans la paix, dans la guerre, Ce roi ne se repose guère ; S'il me permet quelque repos, C'est lorsque, des mains de la Gloire, II prend le casque des héros Ou le laurier de la Victoire. Mais le bonnet, jusqu'à ce jour, Vit-il jamais venir son tour ? Pourquoi donc sort-il de l'armoire ? Crois-moi, si tu crains les railleurs, À la cour grand en est le nombre, Crois-moi, rentre au plus tôt dans l'ombre, Ou va chercher fortune ailleurs. - C'est ici que je dois l'attendre. Répond humblement le bonnet ; Et je puis vous le prouver net, Si vous consentez à m'entendre. Partout où le trône est placé, De droit vous vous dites admise ; Eh bien ! moi, je me crois de mise Partout où le lit est dressé. N'en est-il en cette demeure ? Nature y perd-elle ses droits ? Ou, par bonheur, les yeux des rois Seraient-ils ouverts à toute heure ? Quand vient minuit, nous le voyons, Votre noble poids les chagrine, Et l'on dirait que quelque épine Les tourmente sous vos rayons. Mon règne alors succède au vôtre : Le front de toute majesté Qui veut dormir en liberté Doit être coiffé comme un autre. Et puis, mais soit dit entre nous, N'est-il pas d'autres soins plus doux Qui font quitter la compagnie Et l'habit de cérémonie ? À moi la nuit, à vous le jour : Oui, bien que votre orgueil en gronde, Mon crédit, même ici, se fonde Sur les premiers besoins du monde : Sur le sommeil et sur l'amour.
0
977
La couronne et le bonnet de nuit
Fable VII, Livre II. Toi qui te dis mon camarade, Devrais-je ici te rencontrer, Bonnet ridicule et maussade ? Le jour, peux-tu bien te montrer, Si ce n'est au front d'un malade ? Quel espoir te retient céans ? De l'indolence épais emblème, Te crois-tu chez ces fainéants Qui te ceignaient pour diadème ? Va, le prince à qui j'appartiens Porte autrement qu'eux la couronne. Vois tout l'éclat qui m'environne, C'est de lui seul que je le tiens. Actif dans la paix, dans la guerre, Ce roi ne se repose guère ; S'il me permet quelque repos, C'est lorsque, des mains de la Gloire, II prend le casque des héros Ou le laurier de la Victoire. Mais le bonnet, jusqu'à ce jour, Vit-il jamais venir son tour ? Pourquoi donc sort-il de l'armoire ? Crois-moi, si tu crains les railleurs, À la cour grand en est le nombre, Crois-moi, rentre au plus tôt dans l'ombre, Ou va chercher fortune ailleurs. - C'est ici que je dois l'attendre. Répond humblement le bonnet ; Et je puis vous le prouver net, Si vous consentez à m'entendre. Partout où le trône est placé, De droit vous vous dites admise ; Eh bien ! moi, je me crois de mise Partout où le lit est dressé. N'en est-il en cette demeure ? Nature y perd-elle ses droits ? Ou, par bonheur, les yeux des rois Seraient-ils ouverts à toute heure ? Quand vient minuit, nous le voyons, Votre noble poids les chagrine, Et l'on dirait que quelque épine Les tourmente sous vos rayons. Mon règne alors succède au vôtre : Le front de toute majesté Qui veut dormir en liberté Doit être coiffé comme un autre. Et puis, mais soit dit entre nous, N'est-il pas d'autres soins plus doux Qui font quitter la compagnie Et l'habit de cérémonie ? À moi la nuit, à vous le jour : Oui, bien que votre orgueil en gronde, Mon crédit, même ici, se fonde Sur les premiers besoins du monde : Sur le sommeil et sur l'amour.
Continue reading...
56
Madrigal. Du palais d'émeraude où la riche nature M'a fait naître et régner avecque majesté, Je viens pour adorer la divine beauté Dont le soleil n'est rien qu'une faible peinture. Si je n'ai point l'éclat ni les vives couleurs Qui font l'orgueil des autres fleurs, Par mes odeurs je suis plus accomplie, Et par ma pureté plus digne de Julie. Je ne suis point sujette au fragile destin De ces belles infortunées, Qui meurent dès qu'elles sont nées, Et de qui les appas ne durent qu'un matin ; Mon sort est plus heureux, et le ciel favorable Conserve ma fraîcheur et la rend plus durable. Ainsi, charmant objet, rare présent des cieux, Pour mériter l'honneur de plaire à vos beaux yeux, J'ai la pompe de ma naissance, Je suis en bonne odeur en tout temps, en tous lieux ; Mes beautés ont de la constance, Et ma pure blancheur marque mon innocence. J'ose donc me vanter, en vous offrant mes vœux, De vous faire moi seule une riche couronne, Bien plus digne de vos cheveux Que les plus belles fleurs que Zéphire vous donne : Mais, si vous m'accusez de trop d'ambition, Et d'aspirer plus haut que je ne devrais faire, Condamnez ma présomption, Et me traitez en téméraire ; Punissez, j'y consens, mon superbe dessein Par une sévère défense De m'élever plus haut que jusqu'à votre sein ; Et ma punition sera ma récompense.
0
729
La fleur d'orange
Tu es mon meilleur ami Je suis très désolée Mais je ne sais pas pourquoi tu aime moi Peut être tu es soif pour quelque chose nouvelle Peut être il est vrai, ton sentiments Ton mots Je m'en fiche du passé Je sais que tu t'en fiche l'un ou l'autre Mais je suis malade avec mes décisions Pourquoi je suis le criminel Pourquoi je suis coupable Je ne devrais pas existe Tu es très spectaculaire, génial, magnifique Mais je ne peux pas continuer avec toi Avec nous Avec la planète La terre n'est plus ma maison Je n'appartiens pas ici Je suis désolée Très très très désolée Mais il doit être fini Au revoir mon meilleur ami Mi amour Mon amour pour toujours Au revoir lune brilliant Et toute ta beauté Je aller me manquer ton façade Je reviendrai Pas bientôt Mais éventuellement Quand tu ne m'aimes pas plus Et je peux être libre de moi Mais rappelles toi Je t'aime toujours D'une autre façon En amitiée, Ton copine
0
Apr 19, 2018
Apr 19, 2018 at 9:22 AM UTC
Si Longtemps
pleas and hints l'éveil doux du prince I'm convinced que je connais sa langue. que devrais-je faire, si, *oh, au contraire and too late*, I realize I'm wrong?
0
Aug 15, 2015
Aug 15, 2015 at 4:50 AM UTC
Prince
En mars, quand s'achève l'hiver, Que la campagne renaissante Ressemble à la convalescente Dont le premier sourire est cher ; Quand l'azur, tout frileux encore, Est de neige éparse mêlé, Et que midi, frais et voilé, Revêt une blancheur d'aurore ; Quand l'air doux dissout la torpeur Des eaux qui se changeaient en marbres ; Quand la feuille aux pointes des arbres Suspend une verte vapeur ; Et quand la femme est deux fois belle, Belle de la candeur du jour, Et du réveil de notre amour Où sa pudeur se renouvelle, Oh ! Ne devrais-je pas saisir Dans leur vol ces rares journées Qui sont les matins des années Et la jeunesse du désir ? Mais je les goûte avec tristesse ; Tel un hibou, quand l'aube luit, Roulant ses grands yeux pleins de nuit, Craint la lumière qui les blesse, Tel, sortant du deuil hivernal, J'ouvre de grands yeux encore ivres Du songe obscur et vain des livres, Et la nature me fait mal.
0
551
Mars
Laisse-moi sommeiller, Amour ! Ne te suffit-il que de jour Les yeux trop cruels de ma dame Me tourmentent le corps et l'âme, Sans la nuit me vouloir ainsi Tourmenter d'un nouveau souci, Alors que je devrais refaire Dans le lit la peine ordinaire Que tout le jour je souffre au cœur ! Hélas ! Amour plein de rigueur, Cruel enfant, que veux-tu dire ? Toujours le vautour ne martyre Le pauvre cœur Promethean Sur le sommet Caucasean, Mais de nuit recroître le laisse, À fin qu'au matin s'en repaisse. Mais tu me ronges jour et nuit, Et ton soin, qui toujours me suit, Ne veut que mon cœur se refasse ; Mais toujours, toujours le tirasse, Ainsi qu'un acharné limier Tirasse le cœur d'un sanglier. Chacun dit que je suis malade, Me voyant la couleur si fade Et le teint si morne et si blanc ; Et dit-on vrai, car je n'ai sang En veine, ni force en artère ; Aussi la nuit je ne digère Et mon souper me reste cru Dans l'estomac d'amours recru. Mais, Amour, j'aurai la vengeance De ta cruelle outrecuidance Quittant ma vie, et, si je meurs, Je serai franc de tes douleurs : Car rien ne peut ta tyrannie Sur un corps qui n'a plus de vie.
0
497
Laisse-moi sommeiller, amour
Je n’ai pas ses yeux d’un bleu profond, Ceux dans lesquels tu t’y noies. Tu devrais voir ton regard d’adoration, Pourquoi tu ne peux l’avoir pour moi? Ni même les courbes délicieuses de son corps, Celles sur lesquelles tu y découvres le monde. Tu devrais sentir l’effet de tes mains carnivores, Quand sauras-tu que je veux aussi ses secondes? Non plus le caprice de son indifférence, Celui pour lequel tu t’acharnes à vaincre. Tu devrais écouter ton incohérence, Où il faut que j’aille pour jeter mon ancre? Tu peux m’avoir toute entière, Des yeux bruns où tu t’y blottirais, Un corps dévoué pour te plaire, Et un amour qui ne s’éteindrait jamais...
0
May 18, 2019
May 18, 2019 at 12:32 PM UTC
I'm not her
Maîtresse, Ma négresse Avant que mon bâton de pèlerin ne se présente A l'orée du kilomètre zéro De ton chemin de Compostelle J'ai répertorié tous les chemins de traverse : Les ponts, les sources, les lacs, Les plateaux et les plaines que je devrai franchir Avant de me rafraîchir les braises aux eaux de ton oasis. J'ai soupesé le pour et le contre De chaque infime étape de l'odyssée, De chaque infime parcelle de la trace Que je devrais honorer de mon passage. Chemin français, chemin espagnol Chemin portugais J'ai imaginé un chemin de crête oublié, Sans diocèse et sans ****** estampillé sur créanciale, Un chemin de haute voltige Qui brenne et rime vers la tour de jais Où corne ta conque de lambi.
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:48 PM UTC
Maîtresse, ma Négresse
Tu devrais être prudent, mais ne crains pas l'obscurité, utilise la sagesse de tes cicatrices pour t'aider à t’évader la nuit.
0
May 28, 2019
May 28, 2019 at 4:13 PM UTC
Prudence
Je n'ai pas honte, Je ne devrais pas pleurer non plus. Parfois, dans les rêves, Les vieux souvenirs rampent. Les photographies vont s'estomper avec le temps plus tôt que ces rêves. Oui, tu m'as appris à aimer Et oui, c'était un cadeau précieux. Je suis l'enfant de votre vieillesse. Maintenant, de votre présence, je suis privé. Je m'agenouille ici par ta pierre aujourd'hui Et pense à tout ce que j'ai perdu. Pour faire une pause un moment, réfléchir et prier Et je vous souhaite une bonne fête des pères.
0
Jun 9, 2018
Jun 9, 2018 at 7:46 AM UTC
J'ai aimé un homme
À mon retour (eh ! je m'en désespère), Tu m'as reçu d'un baiser tout glacé, Froid, sans saveur, baiser d'un trépassé, Tel que Diane en donnait à son frère, Tel qu'un fille en donne à sa grand-mère, La fiancée en donne au fiancé, Ni savoureux, ni moiteux (1), ni pressé : Eh quoi, ma lèvre est-elle si amère ? Ah ! tu devrais imiter les pigeons, Qui bec en bec de baisers doux et longs Se font l'amour sur le haut d'une souche Je te supplie, maîtresse, désormais Ou baise-moi la saveur en la bouche, Ou bien du tout ne me baise jamais. 1. Moiteux : Humide. 2. Souche : Branche.
0
317
À mon retour