"devant" poems
J’ai regardé devant moi
Dans la foule je t’ai vue
Parmi les blés je t’ai vue
Sous un arbre je t’ai vue
Au bout de tous mes voyages
Au fond de tous mes tourments
Au tournant de tous les rires
Sortant de l’eau et du feu
L’été l’hiver je t’ai vue
Dans ma maison je t’ai vue
Entre mes bras je t’ai vue
Dans mes rêves je t’ai vue
Je ne te quitterai plus.
In English :
I looked in front of me
In the crowd I saw you
Among the wheat I saw you
Beneath a tree I saw you
At the end of my journeys
In the depths of my torment
At the corner of every smile
Emerging from water and fire
Summer and winter I saw you
All through my house I saw you
In my arms I saw you
In my dreams I saw you
I will never leave you.
Oct 12, 2015
Oct 12, 2015 at 6:23 PM UTC
Avec mes premiers droits d’auteur je m’achèterai une vieille maison à retaper
Longeant une petite route déserte au milieu d’un champ immense
Je ne sais pas qui retapera ma maison
Je ne mentirai plus oh non jamais plus
Mais j’aimerais que l’ivresse me vienne plus vite
Comme ce mur blanc salement tacheté de jaune
Je voudrais tout couvrir, effacer toutes les traces
Ne plus penser à toi
Mais te dire à quel point tu m’as troué le cœur
Te tordre le cou devant un parterre de gens débiles
Oui
Je ne veux pas penser à la mort de mes parents
Encore moins à leur folie
Même si je sais, je sens qu’elle approche
Je me vois bien crever toute seule comme une vieille conne frigide entourée d’une centaine de cadavres de lapins dans cette vieille maison que j’aurais achetée avec mes droits d’auteur
Les gens je les déteste, ils ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire
Ne se rendent jamais compte de rien
Non
De rien du tout
Pourtant
Je sais que ces trous du cul ont mal eux aussi
Je sens d’ici leur souffrance
Sous leurs mensonges et leurs faux-semblant je sens leur douleur d’inexistence
Mais moi vous savez
Je ne sais pas pour vous
Mais moi
Je veux juste écrire
JUSTE ECRIRE
Que mes parents demeurent immortels
Et aussi un peu d’amour charnel
Juste
Une fois
De temps à autre.
…/…
Avec mes premiers droits d’auteur je me suis achetée une vieille maison à retaper
Longeant une petite route déserte au milieu d’un champ immense
Mais comme mes parents sont morts et que je suis une vieille conne frigide qui n’aimera jamais un homme autre que son père
Personne n’a retapé ma maison
Vieille maison qui tombe à présent en ruine
Dans laquelle je m’effondre
Jour après jour
Minute
Après
Minute
Mar 23, 2012
Mar 23, 2012 at 11:34 AM UTC
Sonnet pour mon épagneul anglais Nils
De son smoking de noir vêtu,
mêmes quand il court dans les rues,
à un artiste de gala
il semble emprunter le pas
Ton ventre est blanc comme une hermine.
Sur ton museau blanc, une truffe
Son dos de noir tout habillé.
Sur le front, il se fait doré.
De « prince », il s’attire le nom
Tant sa démarche est altiere ;
mais de « Nils », il a le surnom,
Car autant qu’un jar, il est fier.
Assis, il paraît méditer,
Sur le monde sa vanité.
De ses yeux noirs il vous regarde,
Comme un reproche qui s’attarde.
Quand il court, parmi les genêts,
Il fend l’air comme un destrier ;
Et le panache de sa queue
En flottant, vous ravit les yeux.
Mon épagneul est très dormeur,
Et aux sofas, il fait honneur.
Mais lorsque se lève le jour,
A se promener, il accourt.
Quand il dort, il est écureuil,
mais jamais, il ne ferme l’œil.
Un léger murmure l’éveille
Tant aérien est son sommeil.
Il semble emprunter le pas
Lorsqu’un aboiement le réveille
De sa voix, il donne l’éveil.
Et les chats, les chiens maraudeurs,
Il met en fuite avec bonheur.
Lorsque dans mes bras, il vient,
Son pelage se fait câlin.
Et la douceur de sa vêture
Lui fait une jolie voilure.
Sur ma table, sa tête repose
Lorsque je taquine la prose,
Comme pour dire ; même par-là,
je veux que tu restes avec moi.
Sous ma caresse, il se blottit,
comme le ferait un petit.
De ma tristesse, il vient à bout,
tant le regard qu’il pose est doux.
Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse.
***
Poème à ma chienne Laika dite «Caquine»
Tu as un gros museau,
Cocker chocolatine,
Des yeux entre amandes et noisettes
Teintés d’une humeur suppliante.
Ta fourrure est quelque peu rêche
Mais prend l’éclat de la noisette
et le reflet du renard roux.
La caresse se fait satin.
Ma fille Célia t’appelle : «Caquine»
Pour des raisons que je ne peux
Au lecteur dévoiler ici,
Mais toute ta place tu tiens.
A ta maitresses adorée
Tu dresses ton gros museau
Et te blottis pour la garder
En menaçant ceux qui approchent.
Tu es peureuse comme un lézard,
Et sait ramper devant Célia.
Mais ton museau, sur mes genoux
Au petit déjeuner veille et guette.
Quand je te sors, tu tires en laisse
Jusqu’à m’en laisser essoufflé,
Après avoir d’énervement
Dans ta gueule, mes chaussons saisis.
Sur les sentiers de senteur,
Ton flair à humer se déploie.
Tu es, ma chienne, compagnie.
De mes longues après-midi.
Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse.
Oct 1, 2013
Oct 1, 2013 at 3:58 PM UTC
Minuit à Paris
oui, oui Missour, excusez-moi s'il vous plaît,
peux je prendre vos sacs, être bienvenu au Ritz
Je suis plus sûr, vous apprécierez votre séjour
Paris est le plus heureux, vous voir M. Fitz
Paris au printemps est une si jolie vue
les fleurs tous dans l'éclat, l'horizon la nuit
le soleil brillant shinning maintenant, peut-être une ****** d'après-midi
planifiez votre jour bien avant vous le trajet en haut dans la tour
le fait de promener devant le cathederal de Dame Notre
le fait de penser au carillonneur le vieux bossu
comme la liberté de Philadelphie, la cloche a un craquement
le fait de prendre d'assaut du Bastille, pour soulager la honte
au Louvre pour la plupart d'art exqusite
Rembrandt et DaVinci à leur meilleur
tant de choses à voir c'est juste le début
voir tout cela serait une quête fantastique
le temps pour un trajet en bas le fleuve de Seine
les vues étonnantes cette vieille ville peuvent livrer
une bouteille de Vouvray agréable pour améliorer le trajet
une jolie femme locale directement par votre côté
maintenant vous pourriez lui demander si elle aime danser
car les clubs dans Paree sont oh si parfaits
le club la Plage aussi un grand endroit pour dîner
un temps magnifique, le Minuit à Paris, France
Gomer LePoet
Sep 1, 2011
Sep 1, 2011 at 2:30 PM UTC
Il y a des personne qui pour un court instant, comme un petit papillon de Madagascar,
peuvent vous sourie et satisfaire avec une innocence bienveillante si naturelle qu’on ne
trouve dans aucun endroit ou presque :
hammam de luxe !
Il y a des temples enfouis si inouïe qui illumine ma galaxie et te demande, pour guide.…
Oh, steppes arides Mexicaines, mes séculaires puits désert, mes horizons abandonné prés d’
Himalaya qui cherche routard et vie avec.
Huile brulés et larmes séché, enfance volé, démon si prés ne te demande rien : que guide.
Il y à toujours pour nous, les doigts d’une main dans une caresse sublime, parce que tes
bras, courre devant moi, :
Ne t’arête pas, car ton sourire éclate le jade dans blanc si minérale, parfum dans vert
sapin, j’irrigue ainsi et je cultive.Je donne la vie pour que tout ça, anime esprit, Himalaya, donne confiance dans mon éveille,voyage sans fin et vagabonde, les haut plateaux du thé :
« Marquise du haut : regard tout bas ! »
Suis ce fou errant, pour avant ce sale gamin à qui personne dessine :
Ton danse présent pollen mon sens et dans ma voix, je cour couleur de pluie sur ciel pour toi,
libérer mes ailles, un jour pour soie si fine, que tu vêtis dans robe hammam ,
dans Innocence marré Mexique qui Guides ce vol -Vien dans le mien, illumines !
ALEXANDRE STARK
Jan 17, 2014
Jan 17, 2014 at 7:04 AM UTC
Alors pourquoi juste maintenant?
C’était une nuit sur Bagneux
Nous étions mercredi soir à la station Montparnasse-Bienvenüe
Je portais ces mêmes vêtements noirs et ma veste grise achetée en Italie
Il ne faisait pas trop froid
Je rentrais chez moi, vingt heures
Mon regard croisa celui d'une jeune femme d'à peu près mon âge
Jolie, mince et calme, le visage d'opale et les deux pieds bien posés au sol
Avec insistance je la regardais
Elle me faisait tellement penser à celle que je n’arrive pas à être
Fixant le quai d'en face
Le métro était censé arriver dans une minute
Quand soudain
La tête me tourna
Je ne contrôlais plus aucun de mes mouvements
Je me suis approchée du mur, m’y suis appuyée tant bien que mal juste pour ne pas tomber
Et là, je ne sais pas très bien pourquoi
Mais la jeune femme que je ne cessais de regarder sauta sous la rame.
L’insupportable bruit
L’électricité
Le corps en mille morceaux
Les gens qui hurlent
Le métro qui s'arrête juste devant cet embrasement
Pourtant moi
Moi
Je ne disais rien
Je m'accrochais tant que je pouvais au mur
J'avais si peur de glisser à mon tour
Pourquoi elle
Elle était si jolie, si fine et si calme
Aucune rature sur son visage d'opale
Rien
Tandis que moi...
Ce n’était qu’une autre nuit sur Bagneux.
May 17, 2012
May 17, 2012 at 5:43 AM UTC
Homme Un
Il me regarde et il me ment
Je me sens comme une enfant devant une vitrine de mensonges
Il me sourit, me noit lorsque je plonge
Je rêve d'une bouffée d'air
Mais je ne respire que l'alcool de ton haleine
Je cours mais ne m'éloigne guère
Homme Deux
Me fait me sentir belle
Tout comme les trois autres femmes
Qu'il voit chaque semaine
Je ferme les yeux pour ne pas voir
Mon reflect douloureux, triste dans un miroir
Il oublit de m'appeler le soir, ne préviens pas qu'il rentre ****
Après tout je ne suis que trophée numéro deux,
Je n'ais pas de valeur dans tes yeux
Homme Trois
M'emmène en vacances
Il prépare quelque chose, je pense
**** de moi la pensée d'un rêve différent
Je vis ma vis à chaque instant
Tourne la tête quand il comtemple
L'écran de sont téléphone avec passion,
J'évite, je m'invente des raisons
Il ne peut pas partir, ne peut pas s'en aller
Je n'ai même pas eu le temps d'arrêter de l'aimer
Homme Quatre
N'aura aucune chance
De rentrer dans la danse
Je me suis fais blessée trop de fois pour compter
Je ne survivrais pas une quatrième calamité
Jan 7, 2018
Jan 7, 2018 at 10:52 AM UTC
je ne suis qu'une femme
qui cache un enfant derrière son visage
cette fille qui me tient la main
et qui me suit avec pieds lourds
yeux soit au soleil ou au sol
mais jamais devant elle
et moi, je dois toujours
regarder derrière moi
pour faire certaine qu'elle n'est pas tombé
encore sur la terrain que nous traversons ensemble
ensemble, mais pas du tout
la même personne
je suis une femme, mais pas encore
fini mon enfance
Mar 8, 2014
Mar 8, 2014 at 1:05 AM UTC
Chaque poème que je sculpte dans le bois pour ma muse égarée
Est un bout de sentier lumineux que je façonne
Dans la glaise de la route de mon pèlerinage infatigable
A la recherche des volcans éteints de ma muse.
C'est un chemin de Compostelle
Que j 'ai semé de ma trace d'olisbos de bois noir tendus vers le cosmos
avec son image gravée
Qui stridulent de plaisir à l 'approche de la lune descendante.
C'est seulement hors sève que mes mots acceptent
En holocauste que ce bel ébène de bonne grâce
Soit coupé scié laminé en bonne lune
Pour servir de festin lubrique à ma muse.
Oh my God, dit ma muse
Qui pourtant ne parle pas la langue de Shakespeare,
Eblouie par la majestueuse forêt de godemichés
De belle patine couleur miel
En repos végétal.
In God we trust, lui répond en stridulant
toute l 'animalité volatile perchée au sommet de Priape
Entre roses et croix :
Ultreïa ! Ultreïa ! Et Suseïa ! Musa adjuva nos !
Ma muse devant un tel charivari frissonne
Prend ses jambes à mon cou
et dégouline du diable vauvert
Sans demander son reste de canon à cent voix
Maudissant les molles bandaisons du poète infidèle
et vouant aux gémonies la lune, cette dévergondée,
L 'accusant de guet-apens et autres sornettes
Artificielles et sordides.
Ultreïa ! Ultreïa ! Et Suseïa ! Musa adjuva nos !
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:25 AM UTC
Au temps
Au temps où l'on va toujours plus vite, pour en gagner
Autant de temps à perdre devant la télé
Quand les pieds d'argile ont des chaussures en croco
Au temps de la guerre des égos
À celui passé à l'usine, qui roule sa bosse
Quand c'est tout ce qu'on apprends à nos gosses
Fais de l'argent, entres dans le moule
À l'heure où notre joli navire coule
Quand les recherches les plus subventionnées sont militaires
Quand l'homme avance un pas en avant, deux pas en arrière
Quand on a plus que jamais tous du sang sur nos doigts
Là où on trouve moins d'eau que de soda
À l'heure des strings et des braguettes
Quand la pucelle à honte de l'être
Quand on fait l'amour à des images, à du kevlar
À l'heure où l'art fait sa pute, et au street art
Aux endettés que le temps presse
Aux laodicéens qui pensent boire de l'eau fraiche
Au temps passé en emmenant nos valeurs
Au temps modernes, au temps perdu, au temps qui fait peur
Au temps qui veut m'arracher ce que j'ai de plus précieux
Ma sauvagerie, ma liberté, comme la prunelle de mes yeux
Au temps, à ses aiguilles qu'on ne peut casser,
Qui passent sur nous comme on laboure un champ
Plient et tâchent une peau tant de fois griffée,
Puis laissent à nos yeux que le blanc
Au temps qui nous abimes, qui passe et nous emporte l'un après l'autre
Au temps des idoles et des rois, au temps des apôtres
Au temps qui passe et estompe nos mirages
Qui file tout le temps, qui jauni nos images
Qui nous vieilli, nous flétris, nous habitue
Qui nous ternis, nous aigris, puis qui nous tue.
Au temps qui ne s'est pas passé comme prévu
Aux tremblotants, au temps qui nous fait perdre la vue
Aux palpitants qui s'arrêtent
Aux pétillants qui naissent
À ceux qui ont tant passé à contre courant, au monuments
Qui résistent contre le vent, qui malgré tout et pour autant
Au temps.
Jul 6, 2014
Jul 6, 2014 at 2:13 PM UTC
Il y a une route devant moi
À côté du feu
Il faut que je marche
Vite
Il faut que j'aille peur
En espérant de vivre
En essayant de soupirer
Toujours
À côté du feu
Sep 10, 2015
Sep 10, 2015 at 11:11 PM UTC
Je sais que vous venez ici pour votre dose quotidienne de mariages .mais je suis tout aussi certain que vous êtes ici pour votre dose quotidienne de plaisir aussi .Valerie Barnes film a livré .parce que le couple au centre de ce mariage a à la fois un amour et un bonheur qui sont contagieux !\u003cp\u003eS'il vous plaît mettre à jour votre browserColorsSeasonsFallSettingsBallroomHotelStylesTraditional
De la photographie .Même si Suzanne et Carl se sont réunis et maintenant résident à Boston .elle a choisi de se marier dans sa ville natale de Pittsburgh parce qu'elle voulait se marier à la cathédrale Saint- Paul .l'église où ses parents se sont mariés en 1972 . " Je ne peux pas attendre pourêtre dans cette église . C'est si beau . "
Quand elle a Carl à Pittsburgh pour la première fois.elle l'a emmené à l'église pour le mariage d'un cousin et lui dit: « Je vais me marier un jour dans cette église . "
Le matin du jour de son mariage .elle s'habillait à la maison de ses parents à Fox Chapel .Bien que sa robe a été conçu par Monique L'
huiller et ses chaussures par Badgley Mischka .at-elle ajouté quelques objets personnels pour compléter son look - le voile qu'elle portait était mariage voile de la mère et le bracelet qu'elle portait a également été emprunté à sa mère .
La réception de mariage a eu lieu à l' Hôtel Omni William Penn ." J'ai adoré qu'il était robe courte devant longue derriere au cœur du centre-ville de Pittsburgh et a également pensé qu'il était parfait pour la sensation de notre mariage . "la pensée de
Susanna de son mariage ." j'espère que notre mariage que nous sommes en mesure de tenir dans nos cœurs et nos esprits l'amour et de l'admiration et l'appréciation que robe de mariée 2014 nous avons les uns pour les autres aujourd'hui tous les jours .et que nous continuons de plus en plus non seulement commeindividus.mais comme un couple "
Photographie : Goldstein Photographie | vidéographie : . Valerie Barnes Film | planification de l'événement: Le groupe d'événements | Floral Design : Hepatica | Robe robe courte devant longue derriere de mariage: Monique Lhuillier | Gâteau : Vanille Pâtisserie | Cérémonie Lieu: Saint-Paulcathédrale | Réception Lieu: Omni William Penn | Chaussures : Badgley Mischka | Bijoux : Tiffany | Restauration : Omni William Penn | robes de demoiselles d'honneur ' \\ : Amsale | Linge de maison : linge de lit mosaïque | Tuxedo : Tophat TuxedoAmsale .Badgley Mischka et Monique Lhuillier sont membres de notre Look Book .Pour plus d'informations sur la façon dont les membres sont choisis .cliquez ici
http://modedomicile.com
Jul 14, 2014
Jul 14, 2014 at 11:23 PM UTC
Je sais que tu ne peux toujours
pas m'oublier, comme ta belle histoire.
Tu ne peux pas oublier mon nom
non plus, c'est comme chuchoter "bonsoir".
Je veux oublier comment tu prononces
mon nom, mais je n'arrive pas à me souvenir
d'admettre que tu l'as dit le mieux.
Peut-être que je le ferais enfin si seulement
tu me disais aussi s'il y a quelqu'un qui
pourrait t'embrasser mieux que moi.
Même si mes amis me coupaient
la tête parce que je pense encore
à toi dix mois plus ****
même si le monde entier
me faisait un procès parce
que je continue à essayer
d'écrire sur toi après un an,
je me brosserais les cheveux,
remonte mes seins,
je mettrais mon trousseau,
réparer ma jupe
je me tiendrais devant une vitre et je dirais:
"Qu'ils mangent du brioche!"
mais pas après que tu aies
encore goûté à mon gâteau.
Mais pas après que tu aies
encore goûté à mon gâteau,
encore et encore...
Sep 13, 2024
Sep 13, 2024 at 12:53 AM UTC
Un couloir de carrelage
Windows 95
Lumière turquoise
Mouette virtuelle
Soudain un glitch
Statue de marbre
Triste seul
Salle d'ordinateur
Il s'étrangle dans ses files
Si bien qu'il na jamais vu ses amis
Lunette de cristal
Serveur de ferraille
Larme du corps
Il y m'est tous ses efforts
Incompris lâche et tourmenté
Religion planqué
Tous à genoux devant lui
Hacker des PC inactif
Et modérateur soumis
Solitude parcourue de références
Incompris par les autres.
Et admirer par les uns
Des yeux triste et pétillant le suivent
Pendouillent de droit à gauche
Le long de son câble Internet...
May 14, 2017
May 14, 2017 at 7:45 AM UTC
Ex-voto dans le goût espagnol.
Je veux bâtir pour toi, Madone, ma maîtresse,
Un autel souterrain au fond de ma détresse,
Et creuser dans le coin le plus noir de mon coeur,
**** du désir mondain et du regard moqueur,
Une niche, d'azur et d'or tout émaillée,
Où tu te dresseras, Statue émerveillée.
Avec mes Vers polis, treillis d'un pur métal
Savamment constellé de rimes de cristal,
Je ferai pour ta tête une énorme Couronne ;
Et dans ma jalousie, ô mortelle Madone,
Je saurai te tailler un Manteau, de façon
Barbare, roide et lourd, et doublé de soupçon,
Qui, comme une guérite, enfermera tes charmes ;
Non de Perles brodé, mais de toutes mes Larmes !
Ta Robe, ce sera mon Désir, frémissant,
Onduleux, mon Désir qui monte et qui descend,
Aux pointes se balance, aux vallons se repose,
Et revêt d'un baiser tout ton corps blanc et rose.
Je te ferai de mon Respect de beaux Souliers
De satin, par tes pieds divins humiliés,
Qui, les emprisonnant dans une molle étreinte,
Comme un moule fidèle en garderont l'empreinte.
Si je ne puis, malgré tout mon art diligent,
Pour Marchepied tailler une Lune d'argent,
Je mettrai le Serpent qui me mord les entrailles
Sous tes talons, afin que tu foules et railles,
Reine victorieuse et féconde en rachats,
Ce monstre tout gonflé de haine et de crachats.
Tu verras mes Pensers, rangés comme les Cierges
Devant l'autel fleuri de la Reine des Vierges,
Étoilant de reflets le plafond peint en bleu,
Te regarder toujours avec des yeux de feu ;
Et comme tout en moi te chérit et t'admire,
Tout se fera Benjoin, Encens, Oliban, Myrrhe,
Et sans cesse vers toi, sommet blanc et neigeux,
En Vapeurs montera mon Esprit orageux.
Enfin, pour compléter ton rôle de Marie,
Et pour mêler l'amour avec la barbarie,
Volupté noire ! des sept Péchés capitaux,
Bourreau plein de remords, je ferai sept Couteaux
Bien affilés, et, comme un jongleur insensible,
Prenant le plus profond de ton amour pour cible,
Je les planterai tous dans ton Coeur pantelant,
Dans ton Coeur sanglotant, dans ton Coeur ruisselant !
1.2k
Je danse au milieu des miracles
Mille soleils peints sur le sol
Mille amis Mille yeux ou monocles
M'illuminent de leurs regards
Pleurs du pétrole sur la route
Sang perdu depuis les hangars
Je saute ainsi d'un jour à l'autre
Rond polychrome et plus joli
Qu'un paillasson de tir ou l'âtre
Quand la flamme est couleur du vent
Vie ô paisible automobile
Et le joyeux péril de courir au devant
Je brûlerai du feu des phares.
1.1k
(Sur une plage peinte d'insectes et de plantes.)
Insectes bourdonnants, papillons, fleurs ailées,
Aux touffes des rosiers lianes enroulées,
Convolvulus tressés aux fils des liserons,
Pervenches, beaux yeux bleus qui regardez dans l'ombre,
Nénuphars endormis sur les eaux, fleurs sans nombre,
Calices qui noyez les trompes des cirons !
Fruits où mon Dieu parfume avec tant d'abondance
Le pain de ses saisons et de sa providence ;
Figue où brille sur l'œil une larme de miel ;
Pêches qui ressemblez aux pudeurs de la joue ;
Oiseau qui fait reluire un écrin sur ta roue,
Et dont le cou de moire a fixé l'arc-en-ciel !
La main qui vous peignit en confuse guirlande
Devant vos yeux, Seigneur, en étale l'offrande,
Comme on ouvre à vos pieds la gerbe de vos dons.
Vous avez tout produit, contemplez votre ouvrage !
Et nous, dont les besoins sont encore un hommage,
Rendons grâce toujours, et toujours demandons !
1.1k
Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka
Les Chiens et nous-mêmes
Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi).
Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme.
C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans)
Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage.
Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler.
***
Notre chienne Cocker a déjà onze ans
Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine,
sans les soucis de l'étiquette et du labeur.
Notre chienne Laïka savoure sa quiétude,
mais se tient toujours près des valises et des sacs,
dès qu'elle observe un zéphyr de départ,
sa courte queue frétille devant sa laisse,
qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin,
car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner.
Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats.
Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour.
Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies.
Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans.
Paul Arrighi.
Jan 13, 2016
Jan 13, 2016 at 10:00 AM UTC
Avec tout votre esprit, la belle indifférente,
Avec tous vos grands airs de rigueur nonchalante,
Qui nous font tant de mal et qui vous vont si bien,
Il n'en est pas moins vrai que vous n'y pouvez rien.
Il n'en est pas moins vrai que, sans qu'il y paraisse,
Vous êtes mon idole et ma seule maîtresse ;
Qu'on n'en aime pas moins pour devoir se cacher,
Et que vous ne pouvez, Ninon, m'en empêcher.
Il n'en est pas moins vrai qu'en dépit de vous-même,
Quand vous dites un mot vous sentez qu'on vous aime,
Que, malgré vos mépris, on n'en veut pas guérir,
Et que d'amour de vous, il est doux de souffrir.
Il n'en est pas moins vrai que, sitôt qu'on vous touche,
Vous avez beau nous fuir, sensitive farouche,
On emporte de vous des éclairs de beauté,
Et que le tourment même est une volupté.
Soyez bonne ou maligne, orgueilleuse ou coquette,
Vous avez beau railler et mépriser l'amour,
Et, comme un diamant qui change de facette,
Sous mille aspects divers vous montrer tour à tour ;
Il n'en est pas moins vrai que je vous remercie,
Que je me trouve heureux, que je vous appartiens,
Et que, si vous voulez du reste de ma vie,
Le mal qui vient de vous vaut mieux que tous les biens.
Je vous dirai quelqu'un qui sait que je vous aime :
C'est ma Muse, Ninon ; nous avons nos secrets.
Ma Muse vous ressemble, ou plutôt, c'est vous-même ;
Pour que je l'aime encor elle vient sous vos traits.
La nuit, je vois dans l'ombre une pâle auréole,
Où flottent doucement les contours d'un beau front ;
Un rêve m'apparaît qui passe et qui s'envole ;
Les heureux sont les fous : les poètes le sont.
J'entoure de mes bras une forme légère ;
J'écoute à mon chevet murmurer une voix ;
Un bel ange aux yeux noirs sourit à ma misère ;
Je regarde le ciel, Ninon, et je vous vois ;
Ô mon unique amour, cette douleur chérie,
Ne me l'arrachez pas quand j'en devrais mourir !
Je me tais devant vous ; - quel mal fait ma folie ?
Ne me plaignez jamais et laissez-moi souffrir.
1.2k
Il est 1h27 du matin à Dakar
Debout sur le balcon; un désir d'aventurier de l'inconnu m'envahit, de celle qui s'échappe du temps et de la terre mère qui l'étouffe ensevelie sous son noyau.
Le vent me caressant le visage, je l'entend m'inviter à l'hymne de ma liberté. Le bruit des avions m'emportent dans un monde d'aisance et d'émancipation, l'échos des Zikrs me tirent vers ma raison profonde et ma familiarité.
Je ferme les yeux en proie à la nostalgie. Essayant de me souvenir des beaux moments de ma vie; le vent me berce dans l'abstrait où mon âme se jette dans l'aura poétique de la magie des rêves.
Le marchand des rêves m'emporte sur une plage éclairée par la claire de lune et un feu de camp; jouissant d'un ciel dégagé et très étoilé.
La brise me mets à nu devant ses caresses ardentes et m'enivre de son odeur. Je me laisse flotter sur ses ondes.
Le sable en velours réchauffant mes pieds au rythme d'un Samba; riant de toute mon âme et transpirant au rythme de la danse. Nos âmes se transforment en une unité d'énergie donnant naissance à un cycle d'existence de désirs.
Je me confie à mon instinct comme pour consoler mon amour.
A l'horizon, la morosité morbide condamnée dans le concret. Aimant ardemment et follement cet abstrait merveilleux qui me berce.
Qui berce cet amour non réclamé, et cette liberté condamnée. Qui depuis longtemps poussent leur barque fragile à bout de force.
Aussi romantique que la poésie, je danse amoureusement et passionnément avec l'inconnu de mes pensées. Et dans cette passion insensée, de l'infini sublime rêve que cherche l'esprit, la réalité envahit l'abstrait et en fait un asile.
Un asile qui éveille mon cœur à chaque moment d'inattention ou de solitude. Un asile qui m'ouvre ses portes à ses extases fantaisistes quand l'ivresse de la réalité devient lourde et étouffante.
Feb 17, 2021
Feb 17, 2021 at 9:52 AM UTC
Le brouillard est froid, la bruyère est grise ;
Les troupeaux de boeufs vont aux abreuvoirs ;
La lune, sortant des nuages noirs,
Semble une clarté qui vient par surprise.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le voyageur marche et la lande est brune ;
Une ombre est derrière, une ombre est devant ;
Blancheur au couchant, lueur au levant ;
Ici crépuscule, et là clair de lune.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La sorcière assise allonge sa lippe ;
L'araignée accroche au toit son filet ;
Le lutin reluit dans le feu follet
Comme un pistil d'or dans une tulipe.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
On voit sur la mer des chasse-marées ;
Le naufrage guette un mât frissonnant ;
Le vent dit : demain ! l'eau dit : maintenant !
Les voix qu'on entend sont désespérées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le coche qui va d'Avranche à Fougère
Fait claquer son fouet comme un vif éclair ;
Voici le moment où flottent dans l'air
Tous ces bruits confus que l'ombre exagère.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Dans les bois profonds brillent des flambées ;
Un vieux cimetière est sur un sommet ;
Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met
Dans les coeurs brisés et les nuits tombées ?
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Des flaques d'argent tremblent sur les sables ;
L'orfraie est au bord des talus crayeux ;
Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux
Le vol monstrueux et vague des diables.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Un panache gris sort des cheminées ;
Le bûcheron passe avec son fardeau ;
On entend, parmi le bruit des cours d'eau,
Des frémissements de branches traînées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La faim fait rêver les grands loups moroses ;
La rivière court, le nuage fuit ;
Derrière la vitre où la lampe luit,
Les petits enfants ont des têtes roses.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
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l'ombre de l'objet
devint cette chambre,
plein d'hiver et les lueurs,
jaunes et vertes.
où sont les nuits dans lesquelles j'aimais rêver?
un soleil passait,
l'ombre changée en
géométries intarissables;
je ne parle pas
devant les rivières,
elles voient le ciel,
repartir pour toujours,
sans bruit.
j'eus le temps de poser mes yeux
sur l'angle fugitif de l'ombre,
inversée,
et
j'étais sur la terre,
être de verre,
sur ce bord même de l'abîme;
vide, entre glace et sommeil.
Mar 27, 2013
Mar 27, 2013 at 4:36 AM UTC
A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes
(Dédié à Abder, Jean-Pierre et Toinou)
Le soleil était brûlant
Et la chaleur comme du plomb
Pas possible de rester à l'intérieur,
Dans l'étuve, alors je sorti
Me protéger sous un parasol,
ou ce qui en tenait lieu
Tenant le verre
De «coca-glaçons» a la main.
Les parasols tamisaient mal
L'ardeur du soleil.
Mais un Zéphyr nous donnait
un souffle de fraîcheur,
Si bienfaisante,
Que je commençais
A me sentir bien et être
moins oppressé par le rythme fou
la fureur et les violences
du Monde et à me réconcilier
avec cette myriade de visages
Si variés de l'humanité
parcourant, rapides et pressés
allez savoir pourquo ? En ce
Dix-huit juillet, la «rue des Filatiers».
Les demoiselles, courts vêtues.
Étaient ravissantes, en cet été,
Ou ne manquaient que les faunes,
décidés à les séduire,
Et parfois, un éclair de chair
Entrevue, virevoltant, comme
un poisson volant.
Venait troubler mon calme
En aiguiser des désirs enfouis.
Je vis passer l'ami d'Abder
Étrangement pressé; je le hélais
Il me dit aller prendre son café Italien,
Et être enfin en vacances,
L'après-midi s'annonçait
Délicieuse et je commençais
A congédier tout stress
Et toute entrave à la délicieuse
Sensation de se sentir vivre,
Je me pris a songer aux lézards
Des rochers de notre Corse
Et aux chants des oiseaux.
Le temps, s'était comme arrêté
et l’ une horloge s’était cassée
Seul, s'imposait, à moi
L'impératif et le goût de vivre
Mais aussi de ressentir intensément,
cette sensation aiguë et finalement trop rare,
De se sentir vivre, partie prenante
Du rythme de la rue et de des flâneurs.
Je songeais à Jean-Sol Partre
A ces philosophies de l'existence
Qui sont, le Maître l’a dit: «un Humanisme»
Et à ce quartier des Carmes,
Enchanteur et fébrile,
que j'ai toujours aimé
pour sa variété de lumières
d'accents et de saveurs.
J'ai voulu durant de longs instants
pouvoir figer ce moment
Et à ce que les visages de la vie
restent si charmeurs et variés
J'avais face à moi ce bouquet de vie
s'écoulant à ce coin de rues
Devant le café «Le Matin»
Faisant assurément partie.
De mes bars préférés à Toulouse
Car l'on y voit passer
Tant d'inconnus et de figures amies.
Paul Arrighi
Jul 26, 2016
Jul 26, 2016 at 10:17 AM UTC