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"dessin" poems
Furtive fugitive du noir Tu apparais. Chez toi tout n'est que contraste Pure intensité. Ta longue chevelure de soie Enveloppe tes hanches Alors que tu danses De ton corps et de mon regard Tu fais une unique joie. Seul le hasard a le pouvoir de nous réunir Et la vue est le seul sens Par lequel nous nous connaissons. Pourtant le dessin de ton galbe dans la nuit Allume la flamme qui m'éveille Et me fait renaître à la vie.
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Mar 31, 2015
Mar 31, 2015 at 3:20 PM UTC
Présence clandestine
Il était trois fois, Deux petites araignées, Qui faisaient la course À qui tire le plus court fil. C’était toujours la rouge qui gagnait, Car son sang coagulé, Sur le bout de ses pates, Rendait ses mouvement plus lents. Elle faisait de toute sa faiblesse, Couler son âme noire, Emprisonnée dans son troisième œil, Afin de rendre son fil plus visqueux. Son amie, aveugle de ses sept yeux, Ne voyait que son propre parcours, Elle n’avait jamais à refaire son tour, Son chemin étant déjà tracé. Elle n’avait ni crainte ni peur, De son adversaire satanée, Cachée du côté, Où elle ne pouvait regarder. Bercée par sa nonchalance, Elle ne se doutait point, Qu’elle était le fruit, Du dessin de son amie. Il était trois fois, Une petite araignée Futur d’un passé oublié Sur un papier accroché A la toile de cet instant.
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Oct 9, 2015
Oct 9, 2015 at 9:30 AM UTC
Il était trois fois
ma voix s'étrangle. les eus toujours, les crayons de couleurs, maladroite en matière de dessin. carrefour. quelle sortie prendre? la mer. le silence m'apprivoise. les cris des oiseaux de mer. mes crayons de couleurs, maladroits. ~~~ (Translation...) strangled voice, mine. always had them, the colouring pencils, unskilful in drawing. crossroads. wich way to follow? the sea. silence takes hold of me. the seagulls cry. my colouring pencils, unskilful.
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Aug 7, 2016
Aug 7, 2016 at 4:02 AM UTC
Hesperus
J'aime les ponts. Ils m'obsèdent. De tout âge, toutes formes. Des eaux troublées à en sécher les rivières, la dérive de la mémoire en l'hypnose de la pendule, les branches des saules. Et ce n'est même pas la traversée du départ. C'est plutôt l'arrivée. L'idée d'arriver quelque part, comme si c'était chez nous, finalement. La ville qui se réveille comme le dessin pointillé d'un ciel nocturne dans une odeur de port, à l'aube, le navire emballé par la mer qui se distancie. Le contour du pont. Suspension d'un mirage. Comment ne pas en rêver, des ponts? ~~~ I love bridges. I am obsessed by them. From all ages, all shapes. Waters, so troubled that rivers dried out, the drifting of memory in the hypnosis of a pendulum, the willow branches. And it is not about the crossing to depart. It is about arrival. The idea of arriving somewhere, like if it could be home, finally. The town, awakening, esquisse in pointillage of a nocturnal sky, the scents of the harbour, at dawn, the ship, cradled by the sea, lost in distance. The outline of a bridge. Suspended mirage. How not to build upon?
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Aug 27, 2016
Aug 27, 2016 at 7:51 PM UTC
voyage
A willing captive gripped tight by her eyes, steely, grey and sparkling bright in love I watch her talk, a loquacious fluence, and study her lips like a foreign language "your attention is slipping." "not at all." "well," she begged "haven't you ever been in love?" I must have been surely, I think or something more akin to time standing still, the sands sculpting a moment of a thousand lifetimes. "of course I have." "where is your love now?" right here, I think chronic and immutable, boxed into lines, safeguarded and sound in dreams and reflections, vicarious, a farce of mimicry. "well travelled," I would say. "like blood from a stone. well, I'm glad you came, will you come again?" and she went, leaving me with a pocketful of sand. of course I will.
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May 22, 2020
May 22, 2020 at 8:07 PM UTC
Dressed in Sanguine (dessin du sang)
La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur, Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores, Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures. Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur, Ce monde rayonnant de métal et de pierre Me ravit en extase, et j'aime à la fureur Les choses où le son se mêle à la lumière. Elle était donc couchée et se laissait aimer, Et du haut du divan elle souriait d'aise A mon amour profond et doux comme la mer, Qui vers elle montait comme vers sa falaise. Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté, D'un air vague et rêveur elle essayait des poses, Et la candeur unie à la lubricité Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ; Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins, Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne, Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ; Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne, S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal, Pour troubler le repos où mon âme était mise, Et pour la déranger du rocher de cristal Où, calme et solitaire, elle s'était assise. Je croyais voir unis par un nouveau dessin Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe, Tant sa taille faisait ressortir son bassin. Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe ! Et la lampe s'étant résignée à mourir, Comme le foyer seul illuminait la chambre, Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir, Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !
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Les bijoux
La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur, Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores, Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures. Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur, Ce monde rayonnant de métal et de pierre Me ravit en extase, et j'aime à la fureur Les choses où le son se mêle à la lumière. Elle était donc couchée et se laissait aimer, Et du haut du divan elle souriait d'aise A mon amour profond et doux comme la mer, Qui vers elle montait comme vers sa falaise. Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté, D'un air vague et rêveur elle essayait des poses, Et la candeur unie à la lubricité Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ; Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins, Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne, Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ; Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne, S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal, Pour troubler le repos où mon âme était mise, Et pour la déranger du rocher de cristal Où, calme et solitaire, elle s'était assise. Je croyais voir unis par un nouveau dessin Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe, Tant sa taille faisait ressortir son bassin. Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe ! Et la lampe s'étant résignée à mourir, Comme le foyer seul illuminait la chambre, Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir, Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !
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