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"crois" poems
My lips clash against a bottle mouth and my mouth strangles a cigarette and my teeth clamp down on a paint soaked brush and my tongue taps my teeth in taunts against your lover, The Cause and I wonder if ever you will tilt your angel face down from your pedestal and command me tell you why, my body is your mannequin to pose though I'm not malleable enough for you, my skin is yours to wear for a cloak though it's too large and rough, oh Apollo, my heart is yours to fill with bullet holes and that at least might be to your liking, and I'll bare my teeth in wolfish joy as the guns blaze and molten metal makes a home in my chest and all I will feel is your hand in mine your hand your hand your hand
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Jun 5, 2015
Jun 5, 2015 at 12:44 PM UTC
je crois à toi
Es-tu capable de briser la Lune ? Es-tu capable d'éteindre le Soleil ? D'obliger le jour de dormir, De pousser la nuit au réveil ? Es-tu capable d'enterrer les étoiles ? Es-tu capable de faire voler les fleurs ? Aux oiseaux, de faire oublier le chant, Des nuages, faire arrêter les pleurs ? Es-tu capable de rendre la Terre plate ? Es-tu capable de faire tomber le ciel ? Peux-tu amputer les papillons, Et donner aux ours les ailes ? Es-tu capable de rendre la vie ? Es-tu capable de faire cesser les guerres ? Peux-tu avaler les océans ? Peux-tu balayer les déserts ? Si, ces tâches toutes simples, Tu ne peux exécuter, Comment crois-tu pouvoir Ma flamme éteindre, et mon amour tuer ?
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Oct 30, 2010
Oct 30, 2010 at 5:34 AM UTC
Es-tu Capable? (Can You?)
Son regard a croisé le mien Ses yeux ont percé les miens J'ai été fauché par son parfum Elle m'a souri, je lui ai pris la main Maintenant ma peau connait la sienne et ne veux plus la quitter Et mes mains tremblent a l'idée de ne plus la toucher Les jours je rêve d'elle, et je rêve eveillé La nuit j'admire son image qui ne peux me quitter Mon coeur fond, ma tête craque du seul son de sa voix Comme la neige s'effondre sous un seul de nos pas Je suis tombé dans le piège. Maintenant il faut qu'elle m'achève Mais je suis seul, et j'ai froid Je ne vois plus que ses yeux Je n'entend plus que sa voix Je tombe d'amour, je tombe dans le piège Et dans ma chute je crois bien que je la vois Qui se jette dans le vide, le vide au creu de mes bras Ne me retenez pas. Je suis tombé Je ne veux plus me relever Je ne vie plus que pour elle Il m'en pousserai des ailes Mais je suis tombé. Je suis cloué. Je suis tombé dans le piège. Et si ce n'est qu'un rêve Ne me reveillez pas.
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Jul 17, 2014
Jul 17, 2014 at 8:55 AM UTC
Je suis tombé dans le piège
atherien [1] Que tu étais vive et jolie sous les flambées très ondulées de ta chevelure rousse, comme un incendie en brousse. Ardente et vive tu étais, à soigner les corps et les maux, de tes malades, un peu tes enfants, dont je crois que tu n’avais pas. Dans ton cabinet de la « rue des soupirs », tu ravissais des vies promises à la Mort hideuse et cruelle qui se vengea de cette offense. Et pourtant ta science et ta passion resteront inoubliées de tes malades et ta photo de la belle naïade continue à nous charmer dans la salle d’attente comme un diamant très pur. Oh, jeune docteur Soleilhavoup Comment se fait il que tu la vie t’ait été ôtée si tôt par l’infâme camarde, hélas, de la vie toujours victorieuse ? vielle blafarde qui hait les médecins comme autant d’obstacles à la malfaisance de sa faux. Paul Arrighi – Toulouse – le 15-11-2008 [1] Ce poème fut commencé le 24 -01-2009, sous le choc et la douleur du décès d’une jeune doctoresse si secourables. Jamais alors je n’imaginais que, ce si jeune femme ait pu partir la première. Son décès fulgurant vient l’injustice et le chaos qui régissent le règne des maladies et l’insolent scandale des jeunes vies écourtées.
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Dec 13, 2014
Dec 13, 2014 at 12:42 PM UTC
Elégie au Docteur Catherine Soleilhavoup
"Utter Nonsense" these are the first ordered syllabic constructs that breach the vocal chords this day thereby establishing the mirror of the Descartian Principle: *ergo cogito, ergo sum je pense, donc je suis I think, therefore I am* these words prove logically the Left Footian Principle: *incredulus non ero je n'y crois, donc je ne suis pas I disbelieve, therefore I am not* this is all just utter nonsense
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Aug 5, 2014
Aug 5, 2014 at 11:26 AM UTC
The Left Footian Principle
*I would take the last metro every night, if that meant I would see you.* Je voudrais prendre Le dernier métro, si Je pourrais te voir. Je ne sais pas ce Qu’est l’amour. Je tiens à le trouver avec tu. Je suis cassée. Et je ne suis pas aussi fort, qu’elle semble ou crois. Toutes mes journées- elles terminent et commencent seulement avec tu.   Je prendrais le pré- mier métro, si je pouvais rester avec tu.
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Sep 29, 2014
Sep 29, 2014 at 4:39 PM UTC
I would take the last Metro
Tout est pris d'un frisson subit. L'hiver s'enfuit et se dérobe. L'année ôte son vieil habit ; La terre met sa belle robe. Tout est nouveau, tout est debout ; L'adolescence est dans les plaines ; La beauté du diable, partout, Rayonne et se mire aux fontaines. L'arbre est coquet ; parmi les fleurs C'est à qui sera la plus belle ; Toutes étalent leurs couleurs, Et les plus laides ont du zèle. Le bouquet jaillit du rocher ; L'air baise les feuilles légères ; Juin rit de voir s'endimancher Le petit peuple des fougères. C'est une fête en vérité, Fête où vient le chardon, ce rustre ; Dans le grand palais de l'été Les astres allument le lustre. On fait les foins. Bientôt les blés. Le faucheur dort sous la cépée ; Et tous les souffles sont mêlés D'une senteur d'herbe coupée. Oui chante là ? Le rossignol. Les chrysalides sont parties. Le ver de terre a pris son vol Et jeté le froc aux orties ; L'aragne sur l'eau fait des ronds ; Ô ciel bleu ! l'ombre est sous la treille ; Le jonc tremble, et les moucherons Viennent vous parler à l'oreille ; On voit rôder l'abeille à jeun, La guêpe court, le frelon guette ; A tous ces buveurs de parfum Le printemps ouvre sa guinguette. Le bourdon, aux excès enclin, Entre en chiffonnant sa chemise ; Un oeillet est un verre plein, Un lys est une nappe mise. La mouche boit le vermillon Et l'or dans les fleurs demi-closes, Et l'ivrogne est le papillon, Et les cabarets sont les roses. De joie et d'extase on s'emplit, L'ivresse, c'est la délivrance ; Sur aucune fleur on ne lit : Société de tempérance. Le faste providentiel Partout brille, éclate et s'épanche, Et l'unique livre, le ciel, Est par l'aube doré sur tranche. Enfants, dans vos yeux éclatants Je crois voir l'empyrée éclore ; Vous riez comme le printemps Et vous pleurez comme l'aurore.
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Laetitia rerum
Tout est pris d'un frisson subit. L'hiver s'enfuit et se dérobe. L'année ôte son vieil habit ; La terre met sa belle robe. Tout est nouveau, tout est debout ; L'adolescence est dans les plaines ; La beauté du diable, partout, Rayonne et se mire aux fontaines. L'arbre est coquet ; parmi les fleurs C'est à qui sera la plus belle ; Toutes étalent leurs couleurs, Et les plus laides ont du zèle. Le bouquet jaillit du rocher ; L'air baise les feuilles légères ; Juin rit de voir s'endimancher Le petit peuple des fougères. C'est une fête en vérité, Fête où vient le chardon, ce rustre ; Dans le grand palais de l'été Les astres allument le lustre. On fait les foins. Bientôt les blés. Le faucheur dort sous la cépée ; Et tous les souffles sont mêlés D'une senteur d'herbe coupée. Oui chante là ? Le rossignol. Les chrysalides sont parties. Le ver de terre a pris son vol Et jeté le froc aux orties ; L'aragne sur l'eau fait des ronds ; Ô ciel bleu ! l'ombre est sous la treille ; Le jonc tremble, et les moucherons Viennent vous parler à l'oreille ; On voit rôder l'abeille à jeun, La guêpe court, le frelon guette ; A tous ces buveurs de parfum Le printemps ouvre sa guinguette. Le bourdon, aux excès enclin, Entre en chiffonnant sa chemise ; Un oeillet est un verre plein, Un lys est une nappe mise. La mouche boit le vermillon Et l'or dans les fleurs demi-closes, Et l'ivrogne est le papillon, Et les cabarets sont les roses. De joie et d'extase on s'emplit, L'ivresse, c'est la délivrance ; Sur aucune fleur on ne lit : Société de tempérance. Le faste providentiel Partout brille, éclate et s'épanche, Et l'unique livre, le ciel, Est par l'aube doré sur tranche. Enfants, dans vos yeux éclatants Je crois voir l'empyrée éclore ; Vous riez comme le printemps Et vous pleurez comme l'aurore.
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Fable V, Livre II. Plus galant que sensé, Colin voulut jadis Réunir dans son champ l'agréable à l'utile, Et cultiver les fleurs au milieu des épis, Rien n'était, à son gré, plus sage et plus facile. Parmi les blés, dans la saison, Il va donc semant à foison Bluets, coquelicots, et mainte fleur pareille Qu'on voit égayer nos guérets, Quand Flore, en passant chez Cérès, A laissé pencher sa corbeille. Dans peu, se disait-il, que mon champ sera beau ! Avant l'ample récolte au moissonneur promise, Que de bouquets pour Suzette, pour Lise, Pour les fillettes du hameau ! Partant que de baisers ! oui, cadeau pour cadeau ; Ou rien pour rien, c'est ma devise. Le doux printemps paraît enfin : Le bluet naît avec la rose. En mai, le bonheur de Colin Faisait envie à maint voisin ; En août ce fut tout autre chose. Tandis qu'il n'était pas d'endroits Où la moisson ne fût certaine ; Que les trésors de Beauce au **** doraient la plaine, Et que le laboureur n'avait plus d'autre peine Que celle de trouver ses greniers trop étroits ; Trop **** désabusé de ses projets futiles, D'un œil obscurci par les pleurs, Colin, dans ses sillons stérilement fertiles, Cherche en vain les épis étouffés sous les fleurs. Vous qui dans ses travaux guidez la faible enfance, Ceci vous regarde, je crois ; Chez vous, on apprend à la fois Le latin, la musique, et l'algèbre, et la danse. C'est trop. Heureusement savons-nous, mes amis, Que le Rollin du jour n'est pas de cet avis. Enseigner moins, mais mieux, oui, tel est son système Colin, vous dit-il sagement, Ne cultivons que le froment, Le bluet viendra de lui-même.
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Les blés et les fleurs
Fable V, Livre II. Plus galant que sensé, Colin voulut jadis Réunir dans son champ l'agréable à l'utile, Et cultiver les fleurs au milieu des épis, Rien n'était, à son gré, plus sage et plus facile. Parmi les blés, dans la saison, Il va donc semant à foison Bluets, coquelicots, et mainte fleur pareille Qu'on voit égayer nos guérets, Quand Flore, en passant chez Cérès, A laissé pencher sa corbeille. Dans peu, se disait-il, que mon champ sera beau ! Avant l'ample récolte au moissonneur promise, Que de bouquets pour Suzette, pour Lise, Pour les fillettes du hameau ! Partant que de baisers ! oui, cadeau pour cadeau ; Ou rien pour rien, c'est ma devise. Le doux printemps paraît enfin : Le bluet naît avec la rose. En mai, le bonheur de Colin Faisait envie à maint voisin ; En août ce fut tout autre chose. Tandis qu'il n'était pas d'endroits Où la moisson ne fût certaine ; Que les trésors de Beauce au **** doraient la plaine, Et que le laboureur n'avait plus d'autre peine Que celle de trouver ses greniers trop étroits ; Trop **** désabusé de ses projets futiles, D'un œil obscurci par les pleurs, Colin, dans ses sillons stérilement fertiles, Cherche en vain les épis étouffés sous les fleurs. Vous qui dans ses travaux guidez la faible enfance, Ceci vous regarde, je crois ; Chez vous, on apprend à la fois Le latin, la musique, et l'algèbre, et la danse. C'est trop. Heureusement savons-nous, mes amis, Que le Rollin du jour n'est pas de cet avis. Enseigner moins, mais mieux, oui, tel est son système Colin, vous dit-il sagement, Ne cultivons que le froment, Le bluet viendra de lui-même.
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Aphrodite, Xochiquetzal, Vénus, Ishtar, Astarté ! Oxum, Inanna, Erzulie Freda Mes muses en Kâlî polycéphale réunies, Venez vous ébattre et débattre avec moi ! Et vêtez le masque des savantes hétaïres, Des nagaravadhu, des femmes matadore Des tayu, des ahuianime, des harots Et autres courtisanes de lumière, Rhétoriciennes scandaleuses d'antan, Pour m'initier à l'Intime quintessence Des mystères de vos fils Kama, Eros, Cupidon. J'ai choisi pour vous, les Immortelles, La tenue mortelle des Métèques : Entre Shamhat, la Joyeuse sumérienne Amrapali , Vasantasena, Basaui, Kulika, les tantriques Shinano, Sakura et Bunsui Diotime, prêtresse Mantinéote Aspasie, la belle Milésienne, Omphale, la Lydienne qui domina Hercule, Lasthénéia, Nicarété, les grandes maquerelles, Phryné, de son vrai nom Mnésarétè, la demoiselle, La pudibonde muse de Praxitèle, Puis encore Thargélia, qui devint reine Impéria qui vécut en beauté pendant vingt-six ans et douze jours Veronica, Lamia, Nééra, Laïs qui vous dédia son miroir, Toutes érudites catins de haute volée, Porte-paroles d'Eros, Indomptables et puissantes concubines D'amour et d'intelligence, Je ne peux décider Avec qui convoler au Banquet des Sophistes ? Certaines m'enflamment la chair D'autres l'esprit et l 'âme Et pour toutes cependant sans exception Je bande d'égale vigueur. "Amour, ont assuré ces maîtresses Au disciple fervent que je suis, N 'est ni divin ni humain Ni beau ni laid Ni bon ni méchant Amour est un démon, un sorcier Un magicien, un entremetteur... Si j 'en crois ces rhétoriciennes, Honorer l 'Amour C'est désirer le Beau, assouvir L 'impérissable désir d'immortalité. On aime car on engendre On aime car on féconde On aime car on se reproduit Pour les siècles des siècles. Et c'est Ilithyie qui nous accouche et nous délivre de la mortalité par la conception et l'enfantement. Le Beau est éternel Ce n'est pas un Beau physique Mais métaphysique Qu 'il nous faut reproduire Par des joutes sensuelles Pour tendre vers l 'immortalité. Fécondez-moi donc et en honorant la courtisane, La Métèque, qui vibre sous chacun de vos masques J 'honore l 'Amour à travers vous, Mes Etrangères, Peu importe si mon amour est socratique, Aristotélicien, platonique ou épicurien Pour peu que j 'accouche de mes pensées lubriques. Et si je meurs en couches Qu'on me célèbre à travers tous vos panthéons Comme le plus valeureux des guerriers !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:17 AM UTC
Mes Etrangères
Aphrodite, Xochiquetzal, Vénus, Ishtar, Astarté ! Oxum, Inanna, Erzulie Freda Mes muses en Kâlî polycéphale réunies, Venez vous ébattre et débattre avec moi ! Et vêtez le masque des savantes hétaïres, Des nagaravadhu, des femmes matadore Des tayu, des ahuianime, des harots Et autres courtisanes de lumière, Rhétoriciennes scandaleuses d'antan, Pour m'initier à l'Intime quintessence Des mystères de vos fils Kama, Eros, Cupidon. J'ai choisi pour vous, les Immortelles, La tenue mortelle des Métèques : Entre Shamhat, la Joyeuse sumérienne Amrapali , Vasantasena, Basaui, Kulika, les tantriques Shinano, Sakura et Bunsui Diotime, prêtresse Mantinéote Aspasie, la belle Milésienne, Omphale, la Lydienne qui domina Hercule, Lasthénéia, Nicarété, les grandes maquerelles, Phryné, de son vrai nom Mnésarétè, la demoiselle, La pudibonde muse de Praxitèle, Puis encore Thargélia, qui devint reine Impéria qui vécut en beauté pendant vingt-six ans et douze jours Veronica, Lamia, Nééra, Laïs qui vous dédia son miroir, Toutes érudites catins de haute volée, Porte-paroles d'Eros, Indomptables et puissantes concubines D'amour et d'intelligence, Je ne peux décider Avec qui convoler au Banquet des Sophistes ? Certaines m'enflamment la chair D'autres l'esprit et l 'âme Et pour toutes cependant sans exception Je bande d'égale vigueur. "Amour, ont assuré ces maîtresses Au disciple fervent que je suis, N 'est ni divin ni humain Ni beau ni laid Ni bon ni méchant Amour est un démon, un sorcier Un magicien, un entremetteur... Si j 'en crois ces rhétoriciennes, Honorer l 'Amour C'est désirer le Beau, assouvir L 'impérissable désir d'immortalité. On aime car on engendre On aime car on féconde On aime car on se reproduit Pour les siècles des siècles. Et c'est Ilithyie qui nous accouche et nous délivre de la mortalité par la conception et l'enfantement. Le Beau est éternel Ce n'est pas un Beau physique Mais métaphysique Qu 'il nous faut reproduire Par des joutes sensuelles Pour tendre vers l 'immortalité. Fécondez-moi donc et en honorant la courtisane, La Métèque, qui vibre sous chacun de vos masques J 'honore l 'Amour à travers vous, Mes Etrangères, Peu importe si mon amour est socratique, Aristotélicien, platonique ou épicurien Pour peu que j 'accouche de mes pensées lubriques. Et si je meurs en couches Qu'on me célèbre à travers tous vos panthéons Comme le plus valeureux des guerriers !
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(À Brunette, le chien de Sophie.) Objet si cher à ma Sophie, Toi que nourrit sa belle main, Toi qui passes toute ta vie Entre ses genoux et son sein ; Que ton sort, heureuse Brunette, Hélas ! est différent du mien ! En amant elle traite un chien, En chien, c'est l'amant qu'elle traite. Et pourtant, cette préférence Qui peut te l'obtenir sur moi ? Ai-je moins de persévérance, Moins de fidélité que toi ? De mes fers **** que je m'échappe, Enchaîné sans aucuns liens, Toujours battu, toujours je viens Baiser cette main qui me frappe. Le pur sentiment qui m'enflamme Vaut ton instinct, s'il ne vaut mieux ; Et le feu qui brûle en mon âme Vaut le feu qui brille en tes yeux : Mais près de ma beauté suprême Je suis trop coupable en effet, Quand je hais tout ce qu'elle hait, De n'aimer pas tout ce qu'elle aime. Dans le dépit qui me transporte, Souvent je ne connais plus rien. Le grelot que Brunette porte Serait mieux à mon cou qu'au sien. Soins, constance, pleurs, sacrifice, Je vous crois perdus sans retour : Je n'espère plus de l'amour ; Mais j'espère encor du caprice. Écrit en 1792.
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À brunette
Fable II, Livre V. Je suis un peu badaud, je n'en disconviens pas. Tout m'amuse ; depuis ces batteurs d'entrechats, Depuis ces brillants automates, Dont Gardel fait mouvoir et les pieds et les bras, Jusqu'à ceux dont un fil règle et soutient les pas, Jusqu'aux Vestris à quatre pattes, Qui la queue en trompette, et le museau crotté, En jupe, en frac, en froc, en toque, en mitre, en casque, La plume sur l'oreille, ou la brette au côté, Modestes toutefois sous l'habit qui les masque, Moins fiers que nous de leurs surnoms, Quêtent si gaîment les suffrages Des musards de tous les cantons Et des enfants de tous les âges. L'argent leur vient aussi. Peut-on payer trop bien L'art, le bel art de Terpsichore ? Art unique ! art utile au singe, à l'homme, au chien. Comme il vous fait valoir un sot, une pécore ! C'est le clinquant qui les décore, Et fait quelque chose de rien. La critique, en dépit de mon goût et du vôtre, Traite pourtant, lecteur, cet art tout comme un autre. Quels succès sous sa dent ne sont pas expiés ? Qui n'en est pas victime en est le tributaire. Le grand Vestris, le grand Voltaire, Par sa morsure estropiés, Prouvent qu'il faut qu'on se résigne Et qu'enfin le génie à cette dent maligne Est soumis de la tète aux pieds. De cette vérité, que je ne crois pas neuve, Quelques roquets tantôt m'offraient encor la preuve. Tandis qu'au son du flageolet, Au bruit du tambourin, sautillant en cadence, Ces pauvres martyrs de la danse Formaient sous ma fenêtre un fort joli ballet, Un mâtin, cette fois ce n'était pas un homme, Un mâtin, qui debout n'a jamais fait un pas, Campé sur son derrière, aboyait, Dieu sait comme, Après ceux qui savaient ce qu'il ne savait pas, Après ceux, et c'est là le plaisant de l'affaire, Après ceux qui faisaient ce qu'il ne peut pas faire. Quoique mauvais danseur, en mes propos divers, Pour la danse, en tout temps, j'ai montré force estime. En douter serait un vrai crime ; J'en atteste ces petits vers. Mais que sert mon exemple à ce vaste univers ? Je n'en crois donc pas moins le sens de cette fable Au commun des mortels tout-à-fait applicable. Chiens et gens qui dansez, retenez bien ceci : L'ignorant est jaloux et l'impuissant aussi.
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Les chiens qui dansent
Fable II, Livre V. Je suis un peu badaud, je n'en disconviens pas. Tout m'amuse ; depuis ces batteurs d'entrechats, Depuis ces brillants automates, Dont Gardel fait mouvoir et les pieds et les bras, Jusqu'à ceux dont un fil règle et soutient les pas, Jusqu'aux Vestris à quatre pattes, Qui la queue en trompette, et le museau crotté, En jupe, en frac, en froc, en toque, en mitre, en casque, La plume sur l'oreille, ou la brette au côté, Modestes toutefois sous l'habit qui les masque, Moins fiers que nous de leurs surnoms, Quêtent si gaîment les suffrages Des musards de tous les cantons Et des enfants de tous les âges. L'argent leur vient aussi. Peut-on payer trop bien L'art, le bel art de Terpsichore ? Art unique ! art utile au singe, à l'homme, au chien. Comme il vous fait valoir un sot, une pécore ! C'est le clinquant qui les décore, Et fait quelque chose de rien. La critique, en dépit de mon goût et du vôtre, Traite pourtant, lecteur, cet art tout comme un autre. Quels succès sous sa dent ne sont pas expiés ? Qui n'en est pas victime en est le tributaire. Le grand Vestris, le grand Voltaire, Par sa morsure estropiés, Prouvent qu'il faut qu'on se résigne Et qu'enfin le génie à cette dent maligne Est soumis de la tète aux pieds. De cette vérité, que je ne crois pas neuve, Quelques roquets tantôt m'offraient encor la preuve. Tandis qu'au son du flageolet, Au bruit du tambourin, sautillant en cadence, Ces pauvres martyrs de la danse Formaient sous ma fenêtre un fort joli ballet, Un mâtin, cette fois ce n'était pas un homme, Un mâtin, qui debout n'a jamais fait un pas, Campé sur son derrière, aboyait, Dieu sait comme, Après ceux qui savaient ce qu'il ne savait pas, Après ceux, et c'est là le plaisant de l'affaire, Après ceux qui faisaient ce qu'il ne peut pas faire. Quoique mauvais danseur, en mes propos divers, Pour la danse, en tout temps, j'ai montré force estime. En douter serait un vrai crime ; J'en atteste ces petits vers. Mais que sert mon exemple à ce vaste univers ? Je n'en crois donc pas moins le sens de cette fable Au commun des mortels tout-à-fait applicable. Chiens et gens qui dansez, retenez bien ceci : L'ignorant est jaloux et l'impuissant aussi.
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c’est incroyable qu'une ville ne dort jamais, tout se que je crois faire c'est rêver. rough translation: it's incredible that in a city that never sleeps, all i seem to do is dream.
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May 3, 2014
May 3, 2014 at 8:11 PM UTC
city
Fable VII, Livre III. « Au diable soient les étourdis Qui m'ont fait une horrible tache !... Qu'ai-je dit, une ? en voilà dix ; Et c'est à mon velours pistache ! » Ainsi parlait monsieur Denis, Marchand fameux dès l'ancien règne, Marchand connu de tout Paris, Marchand de soie à juste prix, Du moins si j'en crois son enseigne. « Conçois-tu bien tout mon malheur, Ma fille ! un velours magnifique, Un velours de cette couleur, Va donc rester dans ma boutique ! L'art du dégraisseur n'y peut rien. L'eau de Dupleix, à qui tout cède, Est sans vertu ! - Mon père ! - Eh bien ? - Essayons un autre remède ; Envoyons l'étoffe au brodeur. - Elle a raison ! » - Notre grondeur Suit le conseil de la fillette. Amis, plus souvent qu'on ne croit, La tache est tout juste à l'endroit Où l'on voit briller la paillette.
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Les tâches et les paillettes
Français est mon abri parce que tu ne lis pas il. Bien sûr, tu peux juste recherches il. Mais, je ne souci pas. Je ne souci rien. C'est faux. J'ai de l'affection de toi trop tant! Alors, je connais c'est bête, mais je dois parler, je t'aime. Non, j'adore toi. Quand je suis avec toi, je suis très heureuse! Quelque chose à toi. Je t'aime.
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Dec 9, 2012
Dec 9, 2012 at 10:24 PM UTC
Je crois je t'aime
Fable XV, Livre I. Pauvre Turc ! qu'il est bon ! le charmant caractère ! S'écriait un enfant en promenant sa main Sur un dogue enchaîné qui, dit-on, par dédain, Impunément le laissait faire. Vilain Fox ! comme il est méchant ! Dit un moment après le même personnage, Agaçant un barbet qui, malgré maint outrage, Mordait à peine en se fâchant. Papa, c'est celui-ci qu'il faut mettre à la chaîne ; L'autre, dans la maison, doit errer librement. Le père avait la tête saine, Et pensa tout différemment. - Mon enfant, moins de promptitude, À porter condamnation ! Tu juges sur une action ; Il faut juger sur l'habitude. Différons donc, si tu m'en crois, De rien changer à l'ancien ordre ; Car si Fox a mordu, c'est la première fois ; C'est la première aussi que Turc cesse de mordre.
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L'enfant et les deux chiens
Guess into the tunnel I shalt dissapear Tis much better Then being here.... ©Brandon nagley ©Lonesome poets poetry ©Dissapearing
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Jul 21, 2015
Jul 21, 2015 at 4:40 PM UTC
Le dernier poème (je crois)
I Que m'importe que tu sois sage ? Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs Ajoutent un charme au visage, Comme le fleuve au paysage ; L'orage rajeunit les fleurs. Je t'aime surtout quand la joie S'enfuit de ton front terrassé ; Quand ton coeur dans l'horreur se noie ; Quand sur ton présent se déploie Le nuage affreux du passé. Je t'aime quand ton grand oeil verse Une eau chaude comme le sang ; Quand, malgré ma main qui te berce, Ton angoisse, trop lourde, perce Comme un râle d'agonisant. J'aspire, volupté divine ! Hymne profond, délicieux ! Tous les sanglots de ta poitrine, Et crois que ton coeur s'illumine Des perles que versent tes yeux ! II Je sais que ton coeur, qui regorge De vieux amours déracinés, Flamboie encor comme une forge, Et que tu couves sous ta gorge Un peu de l'orgueil des damnés ; Mais tant, ma chère, que tes rêves N'auront pas reflété l'Enfer, Et qu'en un cauchemar sans trêves, Songeant de poisons et de glaives, Eprise de poudre et de fer, N'ouvrant à chacun qu'avec crainte, Déchiffrant le malheur partout, Te convulsant quand l'heure tinte, Tu n'auras pas senti l'étreinte De l'irrésistible Dégoût, Tu ne pourras, esclave reine Qui ne m'aimes qu'avec effroi, Dans l'horreur de la nuit malsaine, Me dire, l'âme de cris pleine : " Je suis ton égale, Ô mon Roi ! "
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Madrigal triste
*“I think I must be incapable in properly saying That which honors the concern you show me.” With that she placed her hand in his and in her Best broken French she continued…. “Marcherez-vous avec moi avalez-vous mon chemin?” (Will you walk with me my way?) He replies, “Naturellement fe veux mon cher.” (Naturally I will my dear.) There is a time when a virtuous convention, Once created betwixt a woman and a man, Sanctifies even those most private of walks. This walk being as it was – in the dusk of the evening Had within it their roads laid out the same way. Hand in hand in a shared silence both of them Admiring the sky’s crimson closing. With a small tribute to such as this toward virtue He felt her cold fingers clutch together in his and Just then she broke the daunting silence asking, “La beauteu ciel est-elle suelement vue par ceux qui choisissent de la partager?” (Is the sky’s beauty only seen to those who choose to share it?) His answer, “ Pas plus que l’amour, moncher. Pour garder de lui est juste comme imutile. – Quel but est-il eoins qui ‘il soit partage.” (No more than love - for the keeping of it is just as useless. Of what possible purpose is it unless it is shared?) She seemed much affected with what he had said giving it a low sigh. He was incapable of inquiring after the sigh so He said nothing more ‘til they came to the corner of Tomorrows' Road and Yesterdays' Pass. That was where they were to part today. Waiting for the path to clear he asked, “Est-ce Que je dois vous server le reste de la mania?” (Shall I attend you the rest of the way?) She replied first with a look to his hand And then to his eyes, “Pas du tout, monsieur. Vous pouvez cependant me server toute la manua.” (Not at all, sir. You may however attend me all the way.) With this he seemed to loose his French verbs for a time And it was not until they were steadfast alone in her Bungalo that any French returned. Yet the French that returned said not a single word. She was most capable though the question She answered was never asked. If he had to have asked he would have asked, “Cue ferai-je avec vous ? Devrais-je vous aimer de tout mon cœur ? Je crois que dans la route que nous prenons, il cause l'intersection d'entre nous..” Only the little French in her knows…..*
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Jun 13, 2017
Jun 13, 2017 at 8:59 AM UTC
French Students
*“I think I must be incapable in properly saying That which honors the concern you show me.” With that she placed her hand in his and in her Best broken French she continued…. “Marcherez-vous avec moi avalez-vous mon chemin?” (Will you walk with me my way?) He replies, “Naturellement fe veux mon cher.” (Naturally I will my dear.) There is a time when a virtuous convention, Once created betwixt a woman and a man, Sanctifies even those most private of walks. This walk being as it was – in the dusk of the evening Had within it their roads laid out the same way. Hand in hand in a shared silence both of them Admiring the sky’s crimson closing. With a small tribute to such as this toward virtue He felt her cold fingers clutch together in his and Just then she broke the daunting silence asking, “La beauteu ciel est-elle suelement vue par ceux qui choisissent de la partager?” (Is the sky’s beauty only seen to those who choose to share it?) His answer, “ Pas plus que l’amour, moncher. Pour garder de lui est juste comme imutile. – Quel but est-il eoins qui ‘il soit partage.” (No more than love - for the keeping of it is just as useless. Of what possible purpose is it unless it is shared?) She seemed much affected with what he had said giving it a low sigh. He was incapable of inquiring after the sigh so He said nothing more ‘til they came to the corner of Tomorrows' Road and Yesterdays' Pass. That was where they were to part today. Waiting for the path to clear he asked, “Est-ce Que je dois vous server le reste de la mania?” (Shall I attend you the rest of the way?) She replied first with a look to his hand And then to his eyes, “Pas du tout, monsieur. Vous pouvez cependant me server toute la manua.” (Not at all, sir. You may however attend me all the way.) With this he seemed to loose his French verbs for a time And it was not until they were steadfast alone in her Bungalo that any French returned. Yet the French that returned said not a single word. She was most capable though the question She answered was never asked. If he had to have asked he would have asked, “Cue ferai-je avec vous ? Devrais-je vous aimer de tout mon cœur ? Je crois que dans la route que nous prenons, il cause l'intersection d'entre nous..” Only the little French in her knows…..*
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Fable VII, Livre II. Toi qui te dis mon camarade, Devrais-je ici te rencontrer, Bonnet ridicule et maussade ? Le jour, peux-tu bien te montrer, Si ce n'est au front d'un malade ? Quel espoir te retient céans ? De l'indolence épais emblème, Te crois-tu chez ces fainéants Qui te ceignaient pour diadème ? Va, le prince à qui j'appartiens Porte autrement qu'eux la couronne. Vois tout l'éclat qui m'environne, C'est de lui seul que je le tiens. Actif dans la paix, dans la guerre, Ce roi ne se repose guère ; S'il me permet quelque repos, C'est lorsque, des mains de la Gloire, II prend le casque des héros Ou le laurier de la Victoire. Mais le bonnet, jusqu'à ce jour, Vit-il jamais venir son tour ? Pourquoi donc sort-il de l'armoire ? Crois-moi, si tu crains les railleurs, À la cour grand en est le nombre, Crois-moi, rentre au plus tôt dans l'ombre, Ou va chercher fortune ailleurs. - C'est ici que je dois l'attendre. Répond humblement le bonnet ; Et je puis vous le prouver net, Si vous consentez à m'entendre. Partout où le trône est placé, De droit vous vous dites admise ; Eh bien ! moi, je me crois de mise Partout où le lit est dressé. N'en est-il en cette demeure ? Nature y perd-elle ses droits ? Ou, par bonheur, les yeux des rois Seraient-ils ouverts à toute heure ? Quand vient minuit, nous le voyons, Votre noble poids les chagrine, Et l'on dirait que quelque épine Les tourmente sous vos rayons. Mon règne alors succède au vôtre : Le front de toute majesté Qui veut dormir en liberté Doit être coiffé comme un autre. Et puis, mais soit dit entre nous, N'est-il pas d'autres soins plus doux Qui font quitter la compagnie Et l'habit de cérémonie ? À moi la nuit, à vous le jour : Oui, bien que votre orgueil en gronde, Mon crédit, même ici, se fonde Sur les premiers besoins du monde : Sur le sommeil et sur l'amour.
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La couronne et le bonnet de nuit
Fable VII, Livre II. Toi qui te dis mon camarade, Devrais-je ici te rencontrer, Bonnet ridicule et maussade ? Le jour, peux-tu bien te montrer, Si ce n'est au front d'un malade ? Quel espoir te retient céans ? De l'indolence épais emblème, Te crois-tu chez ces fainéants Qui te ceignaient pour diadème ? Va, le prince à qui j'appartiens Porte autrement qu'eux la couronne. Vois tout l'éclat qui m'environne, C'est de lui seul que je le tiens. Actif dans la paix, dans la guerre, Ce roi ne se repose guère ; S'il me permet quelque repos, C'est lorsque, des mains de la Gloire, II prend le casque des héros Ou le laurier de la Victoire. Mais le bonnet, jusqu'à ce jour, Vit-il jamais venir son tour ? Pourquoi donc sort-il de l'armoire ? Crois-moi, si tu crains les railleurs, À la cour grand en est le nombre, Crois-moi, rentre au plus tôt dans l'ombre, Ou va chercher fortune ailleurs. - C'est ici que je dois l'attendre. Répond humblement le bonnet ; Et je puis vous le prouver net, Si vous consentez à m'entendre. Partout où le trône est placé, De droit vous vous dites admise ; Eh bien ! moi, je me crois de mise Partout où le lit est dressé. N'en est-il en cette demeure ? Nature y perd-elle ses droits ? Ou, par bonheur, les yeux des rois Seraient-ils ouverts à toute heure ? Quand vient minuit, nous le voyons, Votre noble poids les chagrine, Et l'on dirait que quelque épine Les tourmente sous vos rayons. Mon règne alors succède au vôtre : Le front de toute majesté Qui veut dormir en liberté Doit être coiffé comme un autre. Et puis, mais soit dit entre nous, N'est-il pas d'autres soins plus doux Qui font quitter la compagnie Et l'habit de cérémonie ? À moi la nuit, à vous le jour : Oui, bien que votre orgueil en gronde, Mon crédit, même ici, se fonde Sur les premiers besoins du monde : Sur le sommeil et sur l'amour.
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Aux étoiles j'ai dit un soir : « Vous ne paraissez pas heureuses ; Vos lueurs, dans l'infini noir, Ont des tendresses douloureuses ; « Et je crois voir au firmament Un deuil blanc mené par des vierges Qui portent d'innombrables cierges Et se suivent languissamment. « Êtes-vous toujours en prière ? Êtes-vous des astres blessés ? Car ce sont des pleurs de lumière, Non des rayons, que vous versez. « Vous, les étoiles, les aïeules Des créatures et des dieux, Vous avez des pleurs dans les yeux... » Elles m'ont dit : « Nous sommes seules... « Chacune de nous est très **** Des sœurs dont tu la crois voisine ; Sa clarté caressante et fine Dans sa patrie est sans témoin ; « Et l'intime ardeur de ses flammes Expire aux cieux indifférents. » Je leur ai dit : « Je vous comprends ! Car vous ressemblez à des âmes : « Ainsi que vous, chacune luit **** des sœurs qui semblent près d'elle, Et la solitaire immortelle Brûle en silence dans la nuit. »
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La voie lactée
Hummmm. Mon Immortelle, mes aïeux ! Comme tu es appétissante ! Je n'en crois pas mes yeux ! J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran. J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu, Tellement tu étais proche, magnifiée ! Mais je me suis retenu et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds et la moue sur tes lèvres couleur aubergine Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux, Détail après détail,   de tes accessoires, de tes épices. Oh ne m'en veux pas Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche Mais tes accessoires Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel ! Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade Tes boucles d'oreille et ton collier  d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse! Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi ! Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main Des fleurs, encore des boutons de fleurs ! De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ? Tes deux bracelets  d'argent au poignet gauche Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs Et tes mocassins bleus assortis. Et ton pantalon blanc bien évidemment ! Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine ! Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine Sans être toi tout en étant toi. Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts. Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel ! Et je sais désormais que tu es fleur caméléon, Je sais les couleurs de ta quintessence : Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou Dorée au bout des doigts et marron et blanche sur fond bleu, Toute de lianes et feuilles et clochettes Toute fleurs de  safran, gingembre, curcuma Piment, tamarin et cannelle Des épaules aux cuisses ! Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur, Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
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Aug 27, 2019
Aug 27, 2019 at 5:18 AM UTC
Accessoires
Hummmm. Mon Immortelle, mes aïeux ! Comme tu es appétissante ! Je n'en crois pas mes yeux ! J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran. J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu, Tellement tu étais proche, magnifiée ! Mais je me suis retenu et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds et la moue sur tes lèvres couleur aubergine Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux, Détail après détail,   de tes accessoires, de tes épices. Oh ne m'en veux pas Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche Mais tes accessoires Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel ! Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade Tes boucles d'oreille et ton collier  d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse! Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi ! Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main Des fleurs, encore des boutons de fleurs ! De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ? Tes deux bracelets  d'argent au poignet gauche Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs Et tes mocassins bleus assortis. Et ton pantalon blanc bien évidemment ! Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine ! Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine Sans être toi tout en étant toi. Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts. Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel ! Et je sais désormais que tu es fleur caméléon, Je sais les couleurs de ta quintessence : Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou Dorée au bout des doigts et marron et blanche sur fond bleu, Toute de lianes et feuilles et clochettes Toute fleurs de  safran, gingembre, curcuma Piment, tamarin et cannelle Des épaules aux cuisses ! Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur, Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
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Sitting on a throne of stacks made of poems, He rules, or thinks he does, up on his mountain. He hates a rhyme more than The buzzing of a fly or scuttle of a rat. They remind him of his paucity of skill. He rolls a magazine tight Swings it at the rhyme, **** **** He shouts. Up on the throne, he rambles onto paper Vers libre, je crois. Looking down, he sees thousands of admirers, Coming to hear him read His old poems of war and death, and lost love. Only a daughter, who is “hot”, for him to ogle. They pick up girls and eat chicken. The past is a patchwork quilt to him, Ragged, frayed and faded. He screeches out memories! Then doodles them onto the cloud, He loves to brag About his computers, his awards and his printed stuff. It is all he has. Old man staring out at the oil rigs Of Bakersfield, he can’t rhyme about that, The run-down houses and cracked streets. Browned like toast by the driest air! But he has been places, studied things, Allegedly—what does he remember? So he is proud, insolent in his old age. Who can tell him what to write? Only his publisher.
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Jul 9, 2018
Jul 9, 2018 at 11:24 PM UTC
Nod to an Old Man
Fable XI, Livre I. Un bon chien de berger, au coin d'une forêt, Rencontre un jour un chien d'arrêt. On a bientôt fait connaissance. À quelques pas, d'abord, on s'est considéré, L'oreille en l'air ; puis on s'avance ; Puis, en virant la queue, on flaire, on est flairé ; Puis enfin l'entretien commence. Vous, ici ! dit avec un ris des plus malins, Au gardeur de brebis, le coureur de lapins ; Qui vous amène au bois ? Si j'en crois votre race, Mon ami, ce n'est pas la chasse. Tant pis ! c'est un métier si noble pour un chien ! Il exige, il est vrai, l'esprit et le courage, Un nez aussi fin que le mien, Et quelques mois d'apprentissage. S'il est ainsi, répond, d'un ton simple et soumis, Au coureur de lapins, le gardeur de brebis, Je bénis d'autant plus le sort qui nous rassemble. Un loup, la terreur du canton, Vient de nous voler un mouton ; Son fort est près d'ici, donnons-lui chasse ensemble. Si vous avez quelque loisir, Je vous promets gloire et plaisir, Les loups se battent à merveille ; Vingt fois par eux au cou je me suis vu saisir ; Mais on peut au fermier rapporter leurs oreilles ; Notre porte en fait foi. Marchons donc. Qui fut pris ? Ce fut le chien d'arrêt. Moins courageux que traître, Comme aux lapins, parfois il chassait aux perdrix ; Mais encor fallait-il qu'il fût avec son maître. « Serviteur ; à ce jeu je n'entends rien du tout. J'aime la chasse et non la guerre : Tu cours sur l'ennemi debout, Et moi j'attends qu'il soit par terre. »
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Le chien de chasse et le chien de berger
Fable XI, Livre I. Un bon chien de berger, au coin d'une forêt, Rencontre un jour un chien d'arrêt. On a bientôt fait connaissance. À quelques pas, d'abord, on s'est considéré, L'oreille en l'air ; puis on s'avance ; Puis, en virant la queue, on flaire, on est flairé ; Puis enfin l'entretien commence. Vous, ici ! dit avec un ris des plus malins, Au gardeur de brebis, le coureur de lapins ; Qui vous amène au bois ? Si j'en crois votre race, Mon ami, ce n'est pas la chasse. Tant pis ! c'est un métier si noble pour un chien ! Il exige, il est vrai, l'esprit et le courage, Un nez aussi fin que le mien, Et quelques mois d'apprentissage. S'il est ainsi, répond, d'un ton simple et soumis, Au coureur de lapins, le gardeur de brebis, Je bénis d'autant plus le sort qui nous rassemble. Un loup, la terreur du canton, Vient de nous voler un mouton ; Son fort est près d'ici, donnons-lui chasse ensemble. Si vous avez quelque loisir, Je vous promets gloire et plaisir, Les loups se battent à merveille ; Vingt fois par eux au cou je me suis vu saisir ; Mais on peut au fermier rapporter leurs oreilles ; Notre porte en fait foi. Marchons donc. Qui fut pris ? Ce fut le chien d'arrêt. Moins courageux que traître, Comme aux lapins, parfois il chassait aux perdrix ; Mais encor fallait-il qu'il fût avec son maître. « Serviteur ; à ce jeu je n'entends rien du tout. J'aime la chasse et non la guerre : Tu cours sur l'ennemi debout, Et moi j'attends qu'il soit par terre. »
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(Sur la mort de Mademoiselle Élisabeth Ranquet, Femme de M. Du Chevreul, Écuyer, Seigneur d'Esturnville.) Sonnet. Ne verse point de pleurs sur cette sépulture, Passant : ce lit funèbre est un lit précieux, Où gît d'un corps tout pur la cendre toute pure ; Mais le zèle du cœur vit encore en ces lieux. Avant que de payer le droit de la nature Son âme, s'élevant au-delà de ses yeux, Avait au Créateur uni la créature ; Et marchant sur la terre elle était dans les cieux. Les pauvres bien mieux qu'elle ont senti sa richesse : L'humilité, la peine, étaient son allégresse ; Et son dernier soupir fut un soupir d'amour. Passant, qu'à son exemple un beau feu te transporte ; Et, **** de la pleurer d'avoir perdu le jour, Crois qu'on ne meurt jamais quand on meurt de la sorte.
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Épitaphe
Adieu ! je crois qu'en cette vie Je ne te reverrai jamais. Dieu passe, il t'appelle et m'oublie ; En te perdant je sens que je t'aimais. Pas de pleurs, pas de plainte vaine. Je sais respecter l'avenir. Vienne la voile qui t'emmène, En souriant je la verrai partir. Tu t'en vas pleine d'espérance, Avec orgueil tu reviendras ; Mais ceux qui vont souffrir de ton absence, Tu ne les reconnaîtras pas. Adieu ! tu vas faire un beau rêve Et t'enivrer d'un plaisir dangereux ; Sur ton chemin l'étoile qui se lève Longtemps encor éblouira tes yeux. Un jour tu sentiras peut-être Le prix d'un coeur qui nous comprend, Le bien qu'on trouve à le connaître, Et ce qu'on souffre en le perdant.
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Adieu