"courbes" poems
J'observe depuis mon télescope
Au-delà des nuages
Ta photo qui sautille
Et je suis les courbes, les points et les lignes
Et je trace des figures imaginaires
Les constellations
Et soudain tu apparais
Endimanchée
Pénitente
Ultra Violette
Souriante
Entre deux ciels
Tu me fais signe
Et m'invites à danser
Et je te suis comme ton ombre
Je retiens mon souffle
Je plonge dans le mandala
De ton champ de Cinabre
Je viens à tes côtés
Je m'ancre à tes eaux
Je suis ton lama, ton gourou
Et toi tu es ma parèdre, ma bouddha
Ma dakini souveraine
et je te déshabille en dansant
Et je déboutonne une après l 'autre
Les étoiles couleur aubergine
Qui composent ta constellation.
C 'est une constellation disparue
Que seul moi puis voir.
Il m'arrive à l 'oeil nu de t'apercevoir
Au détour d'un rêve comme en cet instant précis
Et la musique résonne si forte dans l 'espace
Je vois tes lèvres bouger mais je n 'entends rien
Mais soudain tes yeux hurlent
et tu me clignes ton nom en morse :
dash dot dash dot
dash dash dash
dash dot dash dash
dash dash dash
dash
dot
C, une longue, une brève, une longue, une brève
O, trois longues
Y, une longue, une brève, deux longues
O, trois longues
T, une longue
E, une brève.
Aug 31, 2019
Aug 31, 2019 at 12:54 AM UTC
Mes mains : ses minuscules trous, par lesquels tout passe à travers,
les anciens déchets oubliés se ramassent autour de mes pieds,
et montrent les plus belles cendres d’une fablière ratée
-
sous la mer, à des milliers de pas, parmi des feus brûlants noyés
cette langue (jamais entendue) me ramène très **** du moment donné,
entre-temps, l’anti-temps et ses camarades se réveillent battus et épuisés
-
la ligne droite vient de s’exprimer en courbes,
faut se plier en deux, en trois, même en quatre
pour aller jusqu’au bout du monde encore
-
puis, le retour.
-
l’horloge sonne.
l’air pèse une tonne
-
english translation
*Tiny holes in my hands, through which everything slips
the former, forgotten waste collects around my feet,
showcasing the breathtaking ashes of a failed storyteller
-
under the sea, at a thousand paces, among the burning, drowned fires
a stranger’s unknown word takes me to places far from this instant,
Whilst Anti-time et his mates awake battered & dead on their feet
-
the straightest line sings its song in curves,
bend yourself in two, in three, even four
to reach the end of the world once more
-
& then, the return.
-
the clock strikes
the air is thick as hell.*
Mar 21, 2013
Mar 21, 2013 at 6:16 AM UTC
What is so beautiful about me?
Are you attracted to my mind,
Or the thing that blows you is my smile,
Is it my eyes that are windows to my soul,
Or is it my case of Jean *** which you troll,
Are my seins more alluring to look at,
Or is it cliché you love that I am confident,
Like a alpha male do you like a hourglass,
courbes are more extensive that my cognizance,
When you look at the marks in my face,
Does it feel like she is a Empress?
Oct 19, 2019
Oct 19, 2019 at 7:54 AM UTC
Mot-dièse : pharaonne
Synonyme : reine-pharaon
Exemple: Hapshepsout
Attributs : pagne court en chendjit
Coiffe-némès
Double-couronne pschent
Collier
Barbe postiche cérémonielle
Sceptre foral
Mot-cible : pharaonne
Synonyme : maîtresse souveraine
Exemple : Maakarê
Attributs: double plume sur mortier
Robe fourreau
Croix ankh
Serpent-Uraeus
Couronne néret
Mot-balise : momie
Mot-clic : le sistre
Mot-clé : la ménat
Tous les mots du monde
Dièse cible clic clé ou balise
Tous les hashtags du monde
Entre croisillons et carrés
Ne mettront sous étiquette ni label
Qu'une infime parcelle intérimaire
De ma pharaonne titulaire.
Ses hanches généreuses s'imbriquent
Idéalement dans l'architecture des pyramides fanfaronnes
Ses courbes défient les lignes droites lubriques des pierres
Et serpentent en gazouillant
Comme des vautours tumides
Entre les grains de sable humide
Et l'oeil du cyclone solaire.
Ma pharaonne porte barbiche cérémonielle
Tous azimuts elle agite son hochet sacré
Et tous les mois sont avril pour elle
Qui ne se découvre jamais d'un fil de siècle.
Veuve numide jamais nue
Mais toujours vulve sincère à neuf têtes
Jamais postiche, jamais potiche, Jamais cruche, jamais crèche
Pharaonne de plein exercice,
Dame de haute lignée tout simplement fraîche
Et éternellement dispose
A célébrer en elle les clics et les clacs de l'immortalité.
Oct 4, 2019
Oct 4, 2019 at 5:38 AM UTC
Je n’ai pas ses yeux d’un bleu profond,
Ceux dans lesquels tu t’y noies.
Tu devrais voir ton regard d’adoration,
Pourquoi tu ne peux l’avoir pour moi?
Ni même les courbes délicieuses de son corps,
Celles sur lesquelles tu y découvres le monde.
Tu devrais sentir l’effet de tes mains carnivores,
Quand sauras-tu que je veux aussi ses secondes?
Non plus le caprice de son indifférence,
Celui pour lequel tu t’acharnes à vaincre.
Tu devrais écouter ton incohérence,
Où il faut que j’aille pour jeter mon ancre?
Tu peux m’avoir toute entière,
Des yeux bruns où tu t’y blottirais,
Un corps dévoué pour te plaire,
Et un amour qui ne s’éteindrait jamais...
May 18, 2019
May 18, 2019 at 12:32 PM UTC
Plus je t'observe
Plus je te contourne
Plus je te cisèle à distance
Dans le marbre de Carrara
Plus il m'apparaît
Sans équivoque
Que debout ou assise
Allongée ou dans un étrange lotus
De dos ou de profil
Nue ou endormie
Cartomancienne ou bohémienne
Tu es mon rêve fait femme
Le portrait craché de ma Muse.
Partout où le vent me porte
Je te vois flâner dans l'ombre de mes pas
Un jour tu es Madone et tu me souris
De ton piédestal de croix et de chapelets
De bougies et d'encens qui brûlent
L'instant d'après, cantatrice tu entonnes
En soprano lyrique les grands airs de l'opéra
Tu es fille de roi, tu es esclave
Tu es servante mais toujours amoureuse.
J'essaie de façonner dans la glaise
Une à une les courbes parfaites
Dont t'as doté la nature
Et je ne vois que chair généreuse et souple
Cuisses ouvertes et offertes
Nonchalantes et sensuelles
Je te vois forte et légère
Bien ancrée à la terre comme au ciel
Et même si je t'habille c'est nue que je te vois
Que je te détaille sous ton masque
Et que j'essaie de reproduire la lumière
Qui nimbe ton corps.
Et surtout je vois ton âme
Inlassablement charnelle :
Tes seins qui éclatent dans leur corset de soie
Tes yeux qui sourient des larmes de joie
Tes bras qui font des arabesques
Tes fesses pulpeuses et fraîches
Qui chevauchent les chevaux en transe
Ta bouche qui mordille la peau des nuages
Tes pieds de Gradiva qui s'enfoncent dans les sables mouvants
Et tes mains qui me font signe au ****
De chanter ta gloire éternelle.
Le creux de ta nuque qui m'encourage
Et m'invite à l'envol vers toi
Et cette vulve souveraine au delà des monts et des mers
Qui m'attire comme un aimant invisible
Vers ton royaume et me charrie dans le flot
De tes désirs les plus innommables.
Finalement jour après nuit je m'accroche
Aux fils de tes cheveux tressés
En une longue natte de poissons gigotants
Et de fruits odorants
Pour m'accueillir à ton balcon
Et je grimpe comme un funambule
Pour te rejoindre
Tu m'encourages de la parole de ton coeur
Et le vent souffle et il ne reste que peu d'espace
A parcourir pour vaincre la distance
Qui nous sépare et nous lie
Indissociablement l'un dans l'autre.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:41 AM UTC