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"cordes" poems
ils étaient petits princes attaché par des cordes suspendus comme des marionnettes lié à la volonté des sorcier ils étaient des oiseaux avec des ailes rognées de sorte qu'ils ne pouvaient pas voler de ne jamais rentrer chez eux
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Sep 13, 2016
Sep 13, 2016 at 8:37 AM UTC
ils étaient petits princes marionnettes
Naguiere chanter je voulois Comme Francus au bord Gaulois Avecq' sa troupe vint descendre, Mais mon luc pinçé de mon doi, Ne vouloit en dépit de moi Que chanter Amour, et Cassandre. Je pensoi pource que toujours J'avoi dit sur lui mes amours, Que ses cordes par long usage Chantoient d'amour, et qu'il faloit En mettre d'autres, s'on vouloit Luy aprendre un autre langage. Et pour ce faire, il n'y eut fust, Archet, ne corde, qui ne fust Echangée en d'autres nouvelles : Mais apres qu'il fut remonté, Plus haut que davant a chanté Comme il souloit, les damoyselles. Or adieu doncq' pauvre Francus, Ta gloire, sous tes murs veinqus, Se cachera toujours pressée, Si, à ton neveu, nostre Roi, Tu ne dis qu'en l'honneur de toi, Il face ma Lyre crossée.
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À sa lyre
Naples, 1822. Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre, Le doux frémissement des ailes du zéphyre À travers les rameaux, Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives, Ou le roucoulement des colombes plaintives, Jouant aux bords des eaux ; Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime, Tes cordes exhalaient ce langage sublime, Divin secret des cieux, Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole, Les anges amoureux se parlent sans parole, Comme les yeux aux yeux ; Si de ta douce voix la flexible harmonie, Caressant doucement une âme épanouie Au souffle de l'amour, La berçait mollement sur de vagues images, Comme le vent du ciel fait flotter les nuages Dans la pourpre du jour : Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille, Ma voix murmurerait tout bas à son oreille Des soupirs, des accords, Aussi purs que l'extase où son regard me plonge, Aussi doux que le son que nous apporte un songe Des ineffables bords ! Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière ! Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière Ma vie et ton amour ! Ton regard languissant est plus cher à mon âme Que le premier rayon de la céleste flamme Aux yeux privés du jour.
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Chant d'amour (I)
je ne suis pas là I'm nowhere il y a des cordes à chaque extrémité de moi I suppose I'll feel this forever now parce que je ne vais jamais couper les cordes no matter where I am, I will always be far from the other.
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Aug 25, 2018
Aug 25, 2018 at 7:45 PM UTC
entre. in-between.
Je suis Orphie, fils d'Orphée et d'Eurydice Petits fils d'Oeagre et de Calliope, Bercé par les Muses et les Naïades J'ai hérité de la lyre à sept cordes D'Apollon et j'en ai rajouté deux Rien que pour caresser ma Muse Ma voix est miel Ma voix est feu Ma voix est pierre Elle joue, elle chante, elle danse Elle s'insinue comme un fleuve secret sous la roche et la fissure L'attendrit et elle s'élève tel un ballon et flotte dans le vent Elle dévie le cours des laves en fusion Et pénètre au coeur du Stromboli intime De la colère des Muses Quand elles se font Furies. Elle dompte les bêtes féroces et charnelles A distance elle fait fondre Les résistances et les fantômes On m'appelle aussi Amore Les Furies pourront me déchiqueter Me mettre en lambeaux Me jeter comme mon père du haut du mont Rhodope Je chanterai encore du fond des mers L 'amour de mon éternelle Muse Ma naïade bien aimée Nue.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:25 AM UTC
Je suis Orphie
Bonheur si doux de mon enfance, Bonheur plus doux de mon printemps, Je n'ai plus que la souvenance De vos courts et joyeux instants. Triste, sur la rive étrangère, Je rêve à mon lointain pays, Et des pleurs mouillent ma paupière Au souvenir de mes amis. L'exil a flétri ma jeunesse, Éteinte en regrets superflus ; Je gémis et ma main délaisse La lyre qui ne vibre plus ! **** du ciel qui la vit éclore, La fleur sur sa tige languit ; Et pour chanter quand vient l'aurore, L'oiseau reste près de son nid. D'aucun espoir de souvenance Mon pauvre cœur n'est animé ; Je sais tous les maux de l'absence... Il faut rester pour être aimé ! Elle fut trop longue, la vie Qui voit s'éteindre un souvenir ! Avant d'apprendre qu'on oublie, La mort ne peut-elle venir ? Au matin du pèlerinage, Les amis vous tendent la main ; Le soir, quand finit le voyage, Seul, on achève son chemin. Ma vie, hélas ! commence à peine : **** de moi, que de cœurs ont fui ! Un seul sur la terre m'enchaîne, Je vis et je chante pour lui. Mais souvent des larmes furtives Troublent les accents de ma voix ; Ma lyre a des cordes plaintives, Où viennent s'arrêter mes doigts. La voix qui parle d'espérance Reste muette pour mon cœur, Mais quand apparaît la souffrance, Je l'accueille comme une sœur. Ah ! s'il existe dans ce monde Des êtres voués aux douleurs, Qui naissent quand l'orage gronde, Et ne moissonnent que des pleurs ; Ne serait-ce point qu'un dieu sage, De leur mort ayant le secret, Voulut qu'au printemps de leur âge Ils s'envolassent sans regret !
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Tristesse
Bonheur si doux de mon enfance, Bonheur plus doux de mon printemps, Je n'ai plus que la souvenance De vos courts et joyeux instants. Triste, sur la rive étrangère, Je rêve à mon lointain pays, Et des pleurs mouillent ma paupière Au souvenir de mes amis. L'exil a flétri ma jeunesse, Éteinte en regrets superflus ; Je gémis et ma main délaisse La lyre qui ne vibre plus ! **** du ciel qui la vit éclore, La fleur sur sa tige languit ; Et pour chanter quand vient l'aurore, L'oiseau reste près de son nid. D'aucun espoir de souvenance Mon pauvre cœur n'est animé ; Je sais tous les maux de l'absence... Il faut rester pour être aimé ! Elle fut trop longue, la vie Qui voit s'éteindre un souvenir ! Avant d'apprendre qu'on oublie, La mort ne peut-elle venir ? Au matin du pèlerinage, Les amis vous tendent la main ; Le soir, quand finit le voyage, Seul, on achève son chemin. Ma vie, hélas ! commence à peine : **** de moi, que de cœurs ont fui ! Un seul sur la terre m'enchaîne, Je vis et je chante pour lui. Mais souvent des larmes furtives Troublent les accents de ma voix ; Ma lyre a des cordes plaintives, Où viennent s'arrêter mes doigts. La voix qui parle d'espérance Reste muette pour mon cœur, Mais quand apparaît la souffrance, Je l'accueille comme une sœur. Ah ! s'il existe dans ce monde Des êtres voués aux douleurs, Qui naissent quand l'orage gronde, Et ne moissonnent que des pleurs ; Ne serait-ce point qu'un dieu sage, De leur mort ayant le secret, Voulut qu'au printemps de leur âge Ils s'envolassent sans regret !
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Tu m'as sur des cordes qui tirent à me fendre les poignets. Ma tête tombe mollement, mes yeux sommeillent. Tu bouges les ficelles, tu fais un spectacle de moi dans une étreinte manipulative. Tu me contrôles comme une marionnette.
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Jun 4, 2019
Jun 4, 2019 at 12:31 PM UTC
Marionette
Au coin de cet organe, Y caressant ses cordes sensibles, Ma Muse Toscane Joue de sa lyre irrésistible. Un son, pour chaque mot D'amour qui deviennent Inspiration ; et le tempo S'adoucit, d'aussi **** que je m'en souvienne ! Car il n'y a que le cerveau Qui s'imagine que l'italienne Devrait m'offrir sa peau de porcelaine. Mon pauvre cerveau, Cet espèce d'organe maso, Me pense libertino !
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Apr 21, 2025
Apr 21, 2025 at 3:35 PM UTC
Le tabou de mon subconscient
Ma belle de jouir Ma quatrième épouse Est un grand quelqu'un Une sauvageonne de pure race muse De l'ethnie cavaquinho Et de la lignée ukulele Et quand on frôle son bas du dos à vide Le la, le do, le mi, le sol Frémissent à l'unisson Et résonnent à l'infini En notes tentaculaires Dans la peau tendue du tambourinaire. S'envolent alors comme des rossignols Toutes les règles de bienséance Et les canons se désintègrent Les cordes grincent, les corps couinent Le cacao certifié fond En rimes masculines et féminines Dans une frénésie desarçonnante Où les volcans tour à tour meurent Et renaissent Inlassablement Comme des vagues qui au lieu de rouler à l'horizontale vers l'estran Grimperaient verticalement Comme aspirées Par les tiges du soleil couchant Qui déploie ses doigts de feu Comme pour apprivoiser les neuf tentacules De la dame aux neuf rires Qui se donne au feu follet du plaisir.
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Nov 27, 2019
Nov 27, 2019 at 4:10 AM UTC
Belle De Jouir
« Tout fait l'amour. » Et moi, j'ajoute, Lorsque tu dis : « Tout fait l'amour » : Même le pas avec la route, La baguette avec le tambour. Même le doigt avec la bague, Même la rime et la raison, Même le vent avec la vague, Le regard avec l'horizon. Même le rire avec la bouche, Même l'osier et le couteau, Même le corps avec la couche, Et l'enclume sous le marteau. Même le fil avec la toile Même la terre avec le ver, Le bâtiment avec l'étoile, Et le soleil avec la mer. Comme la fleur et comme l'arbre, Même la cédille et le ç, Même l'épitaphe et le marbre, La mémoire avec le passé. La molécule avec l'atome, La chaleur et le mouvement, L'un des deux avec l'autre tome, Fût-il détruit complètement. Un anneau même avec sa chaîne, Quand il en serait détaché, Tout enfin, excepté la Haine, Et le cœur qu'Elle a débauché. Oui, tout fait l'amour sous les ailes De l'Amour, comme en son Palais, Même les tours des citadelles Avec la grêle des boulets. Même les cordes de la harpe Avec la phalange du doigt, Même le bras avec l'écharpe, Et la colonne avec le toit. Le coup d'ongle ou le coup de griffe, Tout, enfin tout dans l'univers, Excepté la joue et la gifle, Car... dans ce cas l'est à l'envers. Et (dirait le latin honnête Parlant des choses de Vénus) Comme la queue avec la tête, Comme le membre avec l'anus.
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Le baiser (III)
Sonnet. Ô maître des charmeurs de l'oreille, ô Ronsard, J'admire tes vieux vers, et comment ton génie Aux lois d'un juste sens et d'une ample harmonie Sait dans le jeu des mots asservir le hasard. Mais, plus que ton beau verbe et plus que ton grand art, J'aime ta passion d'antique poésie Et cette téméraire et sainte fantaisie D'être un nouvel Orphée aux hommes nés trop **** Ah ! Depuis que les cieux, les champs, les bois et l'onde N'avaient plus d'âme, un deuil assombrissait le monde, Car le monde sans lyre est comme inhabité ! Tu viens, tu ressaisis la lyre, tu l'accordes, Et, fier, tu rajeunis la gloire des sept cordes, Et tu refais aux dieux une immortalité.
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À Ronsard