"coraux" poems
Soir de tilleul Été
On parle bas aux portes
Tout le monde écoute mes pas
les coups de mon cœur sur l'asphalte
Ma douleur ne vous regarde pas
Œillère de la nuit Nudité
Le chemin qui mène à la mer
me conduit au fond de moi-même
À deux doigts de ma perte
Polypiers de la souffrance
Algues Coraux Mes seuls amis
Dans l'ombre on ne saurait voir l'objet de mes
plaintes
Une trop noire perfidie
L'INTRIGUE (Air connu)
Cette racine est souveraine
GUÉRIT TOUTE AFFECTION
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Ces liens d'or, cette bouche vermeille,
Pleine de lis, de roses et d'oeillets,
Et ces coraux chastement vermeillets,
Et cette joue à l'Aurore pareille ;
Ces mains, ce col, ce front, et cette oreille,
Et de ce sein les boutons verdelets,
Et de ces yeux les astres jumelés,
Qui font trembler les âmes de merveille,
Firent nicher Amour dedans mon sein,
Qui gros de germe avait le ventre plein
D'œufs non formés qu'en notre sang il couve.
Comment vivrai-je autrement qu'en langueur,
Quand une engeance immortelle je trouve
D'Amours éclos et couvés en mon cœur ?
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Connaissez-vous dans le parc de Versailles
Une Naïade, œil vert et sein gonflé ?
La belle habite un château de rocaille
D'ordre toscan et tout vermiculé.
Sur les coraux et sur les madrépores
Toute l'année elle dort dans les joncs ;
Dans le bassin les grenouilles sonores
Chantent en chœur et font mille plongeons.
La fête vient ; la coquette Naïade
S'éveille en hâte et rajuste ses nœuds,
Se peigne, et met ses habits de parade
Et des roseaux plus frais dans ses cheveux.
Elle descend l'escalier, et sa queue
En flots d'argent sur les marches la suit ;
La raide étoffe à trame blanche et bleue
À chaque pas derrière elle bruit.
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