"contes" poems
Bercé
Par le fil du temps
Qui s’évade
S’est envolé
L’amour d’antan,
Sans faire de vague.
Rien à dire
Tout reste beau.
Silencieusement,
L’image de l’avenir
Sans dire mot
Se dessine impunément.
Tout reste à gagner
Dans l’engagement
De la passion affective
L’artiste obsédé
Crée inlassablement
Et récidive.
Rien n’est important
Mais tout compte
Les cycles longs et courts
D’amours virevoltants
Deviennent des contes
De Fées, pour toujours.
Les pages blanches
Attendent
La prochaine aventure
C’est l’avenir qui tranche,
La plume devient friande
D’un titre de couverture.
Apr 26, 2015
Apr 26, 2015 at 10:11 AM UTC
Sonnet.
C'est un large buffet sculpté ; le chêne sombre,
Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens ;
Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre
Comme un flot de vin vieux, des parfums engageants ;
Tout plein, c'est un fouillis de vieilles vieilleries,
De linges odorants et jaunes, de chiffons
De femmes ou d'enfants, de dentelles flétries,
De fichus de grand'mère où sont peints des griffons ;
- C'est là qu'on trouverait les médaillons, les mèches
De cheveux blancs ou blonds, les portraits, les fleurs sèches
Dont le parfum se mêle à des parfums de fruits.
- Ô buffet du vieux temps, tu sais bien des histoires,
Et tu voudrais conter tes contes, et tu bruis
Quand s'ouvrent lentement tes grandes portes noires.
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Rancune,
Renflement d'un cauchemar vampirique
Je me ronge les ongles, puis
Je ferme les yeux
Que vois-je?
L'art
Le virevoltant vert,
Mousse et fougère
Puis le sang,
Une éclaboussure de mort et d'entrailles de poisson
Nourris-moi aux vers
Laisse mes yeux aux corbeaux
Pissenlit maléfique
Une odeur impassible,
Dans une nature grandiose
Quoiqu'incompréhensible
J'inspire la poussière,
Épine d'une plante pacifique, inondée
Au bout du rocher là
À l'horizon
Rejoins les étoiles
La noirceur d'un épilogue,
Continuation de mille contes
Sans transpiration d'une réelle émotion
Remue les orteils de ta jeunesse,
Et réinvente l'univers
Être à l'abandon,
Isolement et sacrilège d'une fréquence,
À pain garni de sucré
J'imagine une confiance
Enfuis-toi,
Enfuis-toi **** de moi
Avant que je te défigure,
Avant que je te coupe,
Avant que je cherche à l'infini
Pour l'affection d'une malheureuse
Dec 12, 2020
Dec 12, 2020 at 4:27 PM UTC
D'illusions fantastiques
Quel doux esprit t'a bercé ?
Qui t'a dit ces airs antiques,
Ces contes du temps passé ?
Que j'aime quand tu nous chantes
Ces complaintes si touchantes,
Ces cantiques de la foi,
Que m'avait chantés mon père,
Et que chanteront, j'espère,
Ceux qui viendront après moi.
Quand le soir, à la chaumière,
La lampe unit tristement
La pâleur de sa lumière
Au vif éclat du sarment,
Assis dans le coin de l'âtre,
Sans doute tu vis le pâtre
Rappeler des anciens jours,
Récits d'amour, de constance.
Et redire à l'assistance
Ces airs qu'on retient toujours.
Il a de vieilles ballades,
Il a de joyeux refrains :
Et pour les brebis malades
Des remèdes souverains :
Il connaît les noirs présages :
Perçant le voile des âges
Son œil lit dans l'avenir,
Il donne des amulettes,
Et prédit aux bachelettes
Quand l'amour doit leur venir.
Il ta montré la relique
Et la croix qu'un pénitent
A la sainte basilique
A fait bénir en partant.
Il t'a dit les eaux fangeuses
Où dans les nuits orageuses
Errent de pâles lueurs,
Puis sur l'autel de la Vierge
Il fa fait brûler un cierge
A la mère des douleurs.
Il a deviné ta peine,
Il t'a conseillé parfois
D'aller faire une neuvaine
A Notre-Dame-des-Bois ;
De partir pour la Galice ;
Ou, vêtu du noir cilice
D'aller, pieux voyageur,
Déposer ton humble hommage
Au pied de la vieille image
De Saint Jacques-le-Majeur.
Dans une chapelle basse,
Devers la Saint-Jean d'été,
Il t'a fait baiser la châsse
Dont l'antique sainteté
Donne à la foi populaire
Le précieux scapulaire
Qui du malin nous défend,
Et sans travail, ni souffrance,
Abrège la délivrance
Des femmes en mal d'enfant.
Il t'a fait dans les bruyères
Voir, de **** les lieux maudits
Où l'on dit que les sorcières
S'assemblent les samedis ;
Où pour d'impurs sortilèges
A leurs festins sacrilèges
S'asseoit l'archange déchu ;
Où le voyageur qui passe
S'enfuit en voyant la trace
Qu'y grava son pied fourchu.
Mais à l'angle de deux routes
Il te recommande à Dieu :
Il part ; et toi tu l'écoutes
Après qu'il t'a dit adieu.
Puis tu reviens et nous chantes
Ces complaintes si touchantes,
Ces cantiques de la foi
Que m'avait chantés mon père,
Et que chanteront, j'espère.
Ceux qui viendront après moi.
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T'oseroit bien quelque poète
Nyer des vers, douce alouette ?
Quant à moy je ne l'oserois,
Je veux celebrer ton ramage
Sur tous oyseaus qui sont en cage,
Et sur tous ceus qui sont es bois.
Qu'il te fait bon ouyr ! à l'heure
Que le bouvier les champs labeure
Quand la terre le printems sent,
Qui plus de ta chanson est gaye,
Que couroussée de la playe
Du soc, qui l'estomac lui fend.
Si tost que tu es arrosée
Au point du jour, de la rosée,
Tu fais en l'air mile discours
En l'air des ailes tu fretilles,
Et pendue au ciel, tu babilles,
Et contes aus vens tes amours.
Puis du ciel tu te laisses fondre
Dans un sillon vert, soit pour pondre,
Soit pour esclorre, ou pour couver,
Soit pour aporter la bechée
A tes petis, ou d'une Achée
Ou d'une chenille, ou d'un ver.
Lors moi couché dessus l'herbette
D'une part j'oy ta chansonnette ;
De l'autre, sus du poliot,
A l'abry de quelque fougere
J'ecoute la jeune bergere
Qui degoise son lerelot.
Puis je di, tu es bien-heureuse,
Gentille Alouette amoureuse,
Qui n'as peur ny soucy de riens,
Qui jamais au coeur n'as sentie
Les dedains d'une fiere amie,
Ny le soin d'amasser des biens.
Ou si quelque souci te touche,
C'est, lors que le Soleil se couche,
De dormir, et de reveiller
De tes chansons avec l'Aurore
Et bergers et passans encore,
Pour les envoyer travailler.
Mais je vis toujours en tristesse,
Pour les fiertez d'une maistresse
Qui paye ma foi de travaus,
Et d'une plesante mensonge,
Qui jour et nuit tous-jours alonge
La longue trame de mes maus.
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Tu crois au marc de café,
Aux présages, aux grands jeux :
Moi je ne crois qu'en tes grands yeux.
Tu crois aux contes de fées,
Aux jours néfastes, aux songes,
Moi je ne crois qu'en tes mensonges.
Tu crois en un vague Dieu
En quelque saint spécial,
En tel Ave contre tel mal.
Je ne crois qu'aux heures bleues
Et rose que tu m'épanches
Dans la volupté des nuits blanches !
Et si profonde est ma foi
Envers tout ce que je crois
Que je ne vis plus que pour toi.
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