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"constamment" poems
Pour faire sourire ma muse Malgré elle je fais le pitre : Je me fais animal en extinction Tamarin lion de jour Et Ara cobalt de nuit Et je fais constamment la mue Entre Anodorhynchus leari Et Leontopithecus rosalia Et à force de mues Je perds le Nord Je me pends par la queue Aux branches de mon nid Je fais des grimaces et je lèche le bec des femelles En rut. Mais ma muse raffole Non pas de ma race folle De tamarin-ara métis Mais des gorilles, bonobos et magots Et autre faune libertine... Elle adore ! Elle est admirative ! J'ai beau lui sortir ma généalogie ascendante de mandrill Mes trois seizièmes de sang bonobo, Mes trois seizièmes de gènes de gorille, Mes trois seizièmes d'âme de macaque de barbarie Et mon blason d'argent à quatre fasces de gueules Ma muse n'en a cure. Elle n 'a d'yeux que pour ces bonobos, Gorilles et magots légitimes D'authentique Afrique mythique.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:04 AM UTC
Gorille, bonobo et magot
Me demander si du plus froid des cœurs J'ai cru fléchir la longue indifférence ; Au seul plaisir si donnant quelques pleurs J'ai cru jouir du prix de ma constance ; Si, me berçant d'un penser si flatteur. Avec la peine un moment j'ai fait trêve ; Me demander si je crois au bonheur, C'est me demander si je rêve. Me demander si j'ai désespéré De voir finir les chagrins que j'endure ; Me demander si mon cœur déchiré À chaque instant sent croître sa blessure ; Si chaque jour, pour moi plus douloureux, Ajoute encore aux ennuis de la veille ; Me demander si je suis malheureux, C'est me demander si je veille. Me demander si, fier de mon tourment, Je viens baiser la main qui me déchire ; Si je désire autre soulagement Que de mourir d'un aussi doux martyre ; Si, moins l'espoir en amour m'est donné, Plus constamment en amour je persiste ; Me demander si j'aime encor Daphné, C'est me demander si j'existe. Écrit en 1790.
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Les questions
L’âme de chacun Effervescente et angoissée Elle vole au-dessus des nuées Remplie de rêves abîmés   Des rêves qui nous guident, des rêves qui nous aspirent L’âme est jetée comme les dés, pour aboutir Elle est constamment tourmentée par la notion du temps Comment ? Combien ? Quand ? Le temps est la champagne du vent Les humains, dirigés par de futiles moments Ou par la compulsion d’amasser de l’argent Esclaves du temps Esclaves d’une horloge Conduits par leur désir Qu’ils sèment au vent
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Jul 30, 2017
Jul 30, 2017 at 8:30 PM UTC
Les Dés de la Vie
Ma muse, mon Intangible, Ma grande folie, mon gros grain de fantaisie Chaque fois que mon bec d'orphie bleu océan tranquille Tente d'arraisonner au coeur de tes abysses Pour t'engloutir de ses lèvres T'honorer et te chanter A peine t'a-t'il effleurée Tu te cabres apeurée dans les ténèbres. Tu rues des quatre fers Tu me désarçonnes. Sans ménagement Tu m'éjectes de ta fan zone. Tu te renfermes et tu me dis : Arrête ! Arrête ! Arrête ! Veux-tu donc me dépecer Après m'avoir harponnée Fait mariner, assaisonnée Me griller au feu de bois Et me déguster jusqu'à la dernière arête vert émeraude ? J'en perds ma grammaire et ma conjugaison L'intransitif se transitive Le passif s'active Le futur se conditionne À quoi tu joues, polissonne ? Tu ne parles pas la langue des orphies ? Comment veux-tu que je me raisonne Si constamment tu me déraisonnes Que je m'arc-boute Si en permanence tu me désarçonnes Que je m'aiguillonne Si aux portes du précipice tu me retiens du déséquilibre ?
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:37 AM UTC
Ma grande folie