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"comprenait" poems
Hey, bab', what's up today? I don't know, let us play! Connais-tu l'histoire des enfants qui jouaient à l'humain ? Leurs parents les avaient abandonnés Ils ne savaient pas comment s'occuper. C'est alors que l'un dit : "Allumons la télé !" Et tous crièrent : "Oh oui, Allons nous amuser !" Au bout d'un temps certains pleurèrent Les autres ne comprenèrent Alors ils firent comme à la télé. Au bout d'un temps certains rièrent Les autres ne comprenèrent Alors ils firent comme à la télé. Au bout d'un temps certains se chamaillèrent Les autres ne comprenèrent Alors ils firent comme à la télé. Au bout d'un temps, tous devenus grands Personne ne se comprenait Alors ils furent comme à la télé !
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Mar 31, 2015
Mar 31, 2015 at 3:50 PM UTC
Et si on jouait à l'humain ?
Il en passait des nuits à écrir’ des poèmes, Des mots pleins de ratures, sa vie à la bohème, Regardant dehors, il voyait la lune-pleine, Les étoiles du ciel sombre, éclairaient sa peine. Il se voyait déjà, volant ‘delà les cimes, Courant maladroit’ment, il était bellissime. La tête lui tourne, il semble qu’il hallucine, Il hallucine, il hurle et même, il s’enracine ! Peu import’ le chemin, il se guide avec l’âme, Et s’il croise quelqu’un, son récit il lui clame. Il n’y comprenait rien, peut-être était-ce un âne. Tristement à ses mots, toutes les fleurs se fanent. Il aimait observer les gens. Étonnamment, Leurs chants lui inspiraient de sa vie le roman. Et même seul, il veut les mots qui correspondent, Il en accoucherait comme les poules pondent, Dans tous textes, il en voulait un qui soit l’œuf d’or. Mais les passions, les accidents, il les ignore. Son imagination était en plein essor, Écrivant poèmes et poèmes, encore, encore, Ici, là bas, où qu’il soit il y vagabonde. Ça y est, il repose calmement sa blonde, Regarde autour de lui, il n’est pas seul pourtant. Toujours le pir’ moment pour ses etourdiss’ments.
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Oct 13, 2017
Oct 13, 2017 at 5:19 PM UTC
Étourdissements
I. J'errais. Que de charmantes choses ! Il avait plu ; j'étais crotté ; Mais puisque j'ai vu tant de roses, Je dois dire la vérité. J'arrivai tout près d'une église, De la verte église au bon Dieu, Où qui voyage sans valise Écoute chanter l'oiseau bleu. C'était l'église en fleurs, bâtie Sans pierre, au fond du bois mouvant, Par l'aubépine et par l'ortie Avec des feuilles et du vent. Le porche était fait de deux branches, D'une broussaille et d'un buisson ; La voussure, toute en pervenches, Était signée : Avril, maçon. Dans cette vive architecture, Ravissante aux yeux attendris, On sentait l'art de la nature ; On comprenait que la perdrix, Que l'alouette et que la grive Avaient donné de bons avis Sur la courbure de l'ogive, Et que Dieu les avait suivis. Une haute rose trémière Dressait sur le toit de chardons Ses cloches pleines de lumière Où carillonnaient les bourdons. Cette flèche gardait l'entrée ; Derrière on voyait s'ébaucher Une digitale pourprée, Le clocheton près du clocher. Seul sous une pierre, un cloporte Songeait, comme Jean à Pathmos ; Un lys s'ouvrait près de la porte Et tenait les fonts baptismaux. Au centre où la mousse s'amasse, L'autel, un caillou, rayonnait, Lamé d'argent par la limace Et brodé d'or par le genêt. Un escalier de fleurs ouvertes, Tordu dans le style saxon, Copiait ses spirales vertes Sur le dos d'un colimaçon. Un cytise en pleine révolte, Troublant l'ordre, étouffant l'écho, Encombrait toute l'archivolte D'un grand falbala rococo. En regardant par la croisée, Ô joie ! on sentait là quelqu'un. L'eau bénite était en rosée, Et l'encens était en parfum. Les rayons à leur arrivée, Et les gais zéphirs querelleurs, Allaient de travée en travée Baiser le front penché des fleurs. Toute la nef, d'aube baignée, Palpitait d'extase et d'émoi. - Ami, me dit une araignée, La grande rosace est de moi.
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L'église (I)
I. J'errais. Que de charmantes choses ! Il avait plu ; j'étais crotté ; Mais puisque j'ai vu tant de roses, Je dois dire la vérité. J'arrivai tout près d'une église, De la verte église au bon Dieu, Où qui voyage sans valise Écoute chanter l'oiseau bleu. C'était l'église en fleurs, bâtie Sans pierre, au fond du bois mouvant, Par l'aubépine et par l'ortie Avec des feuilles et du vent. Le porche était fait de deux branches, D'une broussaille et d'un buisson ; La voussure, toute en pervenches, Était signée : Avril, maçon. Dans cette vive architecture, Ravissante aux yeux attendris, On sentait l'art de la nature ; On comprenait que la perdrix, Que l'alouette et que la grive Avaient donné de bons avis Sur la courbure de l'ogive, Et que Dieu les avait suivis. Une haute rose trémière Dressait sur le toit de chardons Ses cloches pleines de lumière Où carillonnaient les bourdons. Cette flèche gardait l'entrée ; Derrière on voyait s'ébaucher Une digitale pourprée, Le clocheton près du clocher. Seul sous une pierre, un cloporte Songeait, comme Jean à Pathmos ; Un lys s'ouvrait près de la porte Et tenait les fonts baptismaux. Au centre où la mousse s'amasse, L'autel, un caillou, rayonnait, Lamé d'argent par la limace Et brodé d'or par le genêt. Un escalier de fleurs ouvertes, Tordu dans le style saxon, Copiait ses spirales vertes Sur le dos d'un colimaçon. Un cytise en pleine révolte, Troublant l'ordre, étouffant l'écho, Encombrait toute l'archivolte D'un grand falbala rococo. En regardant par la croisée, Ô joie ! on sentait là quelqu'un. L'eau bénite était en rosée, Et l'encens était en parfum. Les rayons à leur arrivée, Et les gais zéphirs querelleurs, Allaient de travée en travée Baiser le front penché des fleurs. Toute la nef, d'aube baignée, Palpitait d'extase et d'émoi. - Ami, me dit une araignée, La grande rosace est de moi.
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Seul un homme debout auprès d'une colonne, Sans que ce grand fracas le dérange ou l'étonne, A la scène oubliée attachant son regard, Dans une extase sainte enivre ses oreilles. De ces accords profonds, de ces hautes merveilles Qui font luire ton nom entre tous, - ô Mozart ! - Ton génie avait pris le sien, et de ses ailes Le poussait par delà les sphères éternelles. L'heure, le lieu, le monde, il ne savait plus rien, Il s'était fait musique, et son coeur en mesure Palpitait et chantait avec une voix pure, Et lui seul te comprenait bien.
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Albertus (XLI)