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"comprenais" poems
Je l'ai vu et je l'ai cru, cette sensation étrange Qui est toujours parlée, et toujours discutée Je n'étais pas prêt; je n'étais pas préparé Je ne comprenais pas, cette émotion étrange Je l'ai vu, et encore, cette sensation étrange Et encore, mon sang, sur tout le corps, déferlait Encore; j'ai dû, la montagne, escalader La montagne de cette émotion étrange Je ne savais pas escalader la montagne Je ne savais rien de "l'amour", des "désamours" Et je ne comprenais pas comment comprendre Je ne savais pas quoi faire, ou comment me sentir Mon cœur a s'éclaté, esprit a était déchiré Mais rien ne peut être fait, car l'amour est parti
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Mar 5, 2012
Mar 5, 2012 at 8:08 AM UTC
Cette Emotion Étrange
Dans le ciel gris des anges de faïence Dans le ciel gris des sanglots étouffés Il me souvient de ces jours de Mayence Dans le Rhin noir pleuraient des filles-fées On trouvait parfois au fond des ruelles Un soldat tué d'un coup de couteau On trouvait parfois cette paix cruelle Malgré le jeune vin blanc des coteaux J'ai bu l'alcool transparent des cerises J'ai bu les serments échangés tout bas Qu'ils étaient beaux les palais les églises J'avais vingt ans Je ne comprenais pas Qu'est-ce que je savais de la défaite Quand ton pays est amour défendu Quand il te faut la voix des faux-prophètes Pour redonner vie à l'espoir perdu Il me souvient de chansons qui m'émurent Il me souvient des signes à la craie Qu'on découvrait au matin sur les murs Sans en pouvoir déchiffrer les secrets Qui peut dire où la mémoire commence Qui peut dire où le temps présent finit Où le passé rejoindra la romance Où le malheur n'est qu'un papier jauni Comme l'enfant surprit parmi ses rêves Les regards bleus des vaincus sont gênants Le pas des pelotons à la relève Faisait frémir le silence rhénan.
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Les larmes se ressemblent
Je me disais : - Cet homme est-il un saltimbanque ? Ne faut-il pas le plaindre ? Est-ce un sens qui lui manque ? Il ne comprend donc pas ? Est-ce un aveugle-né ? Un bègue ? Un sourd ? D'où vient que ce triste obstiné Méconnaît tout génie et toute gloire, et rampe, Tâchant d'éteindre l'astre et de souffler la lampe, Et déchire, dénigre, insulte, blesse, nuit, Et sur toute clarté va bavant de la nuit ? - Maintenant je t'ai vu de près, ô misérable ; J'ai vu ton œil, ton dos, ton échine, ton râble, Ton crâne plat, ton ventre odieux ; et du doigt Asmodée a levé le plafond de ton toit ; Je t'ai vu te traîner, ivre et triste ; et, farouche, Arracher en jouant les ailes d'une mouche. J'ai vu ton rire, hélas ! Je n'ai pas vu tes pleurs. Je t'ai vu haïr l'aube, et marcher sur les fleurs, Et sans cesse écraser la vie à ton passage ; Et battre les enfants, et cracher au visage De cette fille à qui tu donnes quinze sous ; J'ai vu tes vêtements dans l'ordure dissous ; J'ai vu ton cœur sans Dieu, ta chambre sans cuvette ; Je t'ai vu t'irriter au chant d'une fauvette, Toujours plisser le front, toujours crisper le poing ; Et j'ai compris pourquoi tu ne comprenais point.
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À ****