"citoyen" poems
France
La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789
Une Devise
trois mots
Liberté, Égalité, Fraternité
un parti
FN
mais où va mon pays ???
j'ai peur ...
mes amis arabes
mes amis africains
mes amis, mes amis
vous n'avez pas de chance
vous vivez dans un pays qui sous-estime vos talents
un pays qui vous juge pour votre couleur
un pays qui hait le mot arabe
...
étant petit j'ai appris
mais ou est donc or ni car
là
j'écris
mais ou est donc
**La Liberté
l'Égalité
La Fraternité**
mais ou est donc
votre
COEUR
...
Omertà
Oct 12, 2013
Oct 12, 2013 at 3:45 PM UTC
À Mademoiselle Contat.
Vos doigts de rose ont déchiré
Le crêpe étendu sur ma vie ;
Par vous, belle et sensible amie,
De mes fers je suis délivré.
Je ne suis plus seul sur la terre ;
Je redeviens, par vos bienfaits,
Fils, époux, citoyen et père,
Ami, frère, et surtout Français.
Me savaient-ils cette existence,
Ceux qui m'avaient calomnié ?
Riche et fier de votre amitié,
Pouvais-je abandonner la France ?
Ami de la tranquillité,
Je ne suis ni guerrier ni prêtre.
J'ai fait quelques héros peut-être ;
Mais je ne l'ai jamais été.
C'est depuis qu'elle m'est ravie
Que j'estime la liberté :
Elle ressemble à la santé,
Que le seul malade apprécie.
Mille fois heureux qui par vous
Recouvre ce bien que j'adore ;
Mille fois plus heureux encore
Qui peut le perdre à vos genoux !
À Dunkerque, le 9 décembre 1792
680
Fable VIII, Livre V.
« Laridon, soit dit sans reproche,
C'est un sot métier que le tien, »
Disait un écureuil à certain citoyen
Qui de son espèce était chien
Et de son métier tournebroche.
« Pardon, petit ami, pardon ;
« Mais ce que tu dis là, répond le Laridon,
« On le dirait peut-être avec plus de justice,
« Du métier que le long du jour
« Tu fais enfermé dans ce tour.
« - Ce n'est pas un métier ; ce n'est qu'un exercice.
« - J'estime autant l'oisiveté.
« Cesse de tirer vanité
« De consommer ta force en efforts si futiles ;
« Et méprise un peu moins mon humble activité.
« Tous tes pas sont perdus ; tous les miens sont utiles. »
350
Des champs de caramel dans vos yeux
la vapeur de la beauté tout autour de vous.
Le foulard de nuit vous enveloppe,
les manches du jour sur le sol.
Ville froide, ville chaude
ville du cœur
vous êtes un citoyen universel.
Je suis votre cartographe,
votre biographe,
votre poète de nuit.
Je présente votre chanson au piano.
Femme caramel
quand ton cœur s’ouvre
c’est moi qui suis là
avec une bouteille de vin
et un cierge.
"Caramel fields in your eyes
the steam of beauty all around you.
The night scarf envelops you,
the sleeves of the day on the ground.
Cold city, hot city
city of the heart
you are a universal citizen.
I am your cartographer,
your biographer,
your poet of the night.
I present your song to the piano.
Caramel woman
when your heart opens
it's me who stands
with a bottle of wine
& a candle."
Jun 23, 2019
Jun 23, 2019 at 5:15 PM UTC
HARMODIUS
La nuit vient. Vénus brille.
L'ÉPÉE
Harmodius, c'est l'heure !
LA BORNE DU CHEMIN
Le tyran va passer.
HARMODIUS
J'ai froid, rentrons.
UN TOMBEAU
Demeure.
HARMODIUS
Qu'es-tu ?
LE TOMBEAU
Je suis la tombe. - Exécute, ou péris.
UN NAVIRE A L'HORIZON
Je suis la tombe aussi, j'emporte les proscrits.
L'ÉPÉE
Attendons le tyran.
HARMODIUS
J'ai froid. Quel vent !
LE VENT
Je passe.
Mon bruit est une voix. Je sème dans l'espace
Les cris des exilés, de misère expirants,
Qui sans pain, sans abri, sans amis, sans parents,
Meurent en regardant du côté de la Grèce.
VOIX DANS L'AIR
Némésis ! Némésis ! lève-toi, vengeresse !
L'ÉPÉE
C'est l'heure. Profitons de l'ombre qui descend.
LA TERRE
Je suis pleine de morts.
LA MER
Je suis rouge de sang.
Les fleuves m'ont porté des cadavres sans nombre.
LA TERRE
Les morts saignent pendant qu'on adore son ombre.
À chaque pas qu'il fait sous le clair firmament,
Je les sens s'agiter en moi confusément.
UN FORÇAT
Je suis forçat, voici la chaîne que je porte,
Hélas ! pour n'avoir pas chassé **** de ma porte
Un proscrit qui fuyait, noble et pur citoyen.
L'ÉPÉE
Ne frappe pas au cœur, tu ne trouverais rien.
LA LOI
J'étais la loi, je suis un spectre. Il m'a tuée.
LA JUSTICE
De moi, prêtresse, il fait une prostituée.
LES OISEAUX
Il a retiré l'air des cieux, et nous fuyons.
LA LIBERTÉ
Je m'enfuis avec eux ; - ô terre sans rayons,
Grèce, adieu !
UN VOLEUR
Ce tyran, nous l'aimons. Car ce maître
Que respecte le juge et qu'admire le prêtre,
Qu'on accueille partout de cris encourageants,
Est plus pareil à nous qu'à vous, honnêtes gens.
LE SERMENT
Dieux puissants ! à jamais fermez toutes les bouches !
La confiance est morte au fond des cœurs farouches.
Homme, tu mens ! Soleil, tu mens ! Cieux, vous mentez !
Soufflez, vents de la nuit ! emportez, emportez
L'honneur et la vertu, cette sombre chimère !
LA PATRIE
Mon fils, je suis aux fers ! Mon fils, je suis ta mère !
Je tends les bras vers toi du fond de ma prison.
HARMODIUS
Quoi ! le frapper, la nuit, rentrant dans sa maison !
Quoi ! devant ce ciel noir, devant ces mers sans borne !
Le poignarder, devant ce gouffre obscur et morne,
En présence de l'ombre et de l'immensité !
LA CONSCIENCE
Tu peux tuer cet homme avec tranquillité.
Jersey, le 25 octobre.
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