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"chevaux" poems
II. Oh ! vers ces vétérans quand notre esprit s'élève, Nous voyons leur front luire et resplendir leur glaive, Fertile en grands travaux. C'étaient là les anciens. Mais ce temps les efface ! France, dans ton histoire ils tiennent trop de place. France, gloire aux nouveaux ! Oui, gloire à ceux d'hier ! ils se mettent cent mille, Sabres nus, vingt contre un, sans crainte, et par la ville S'en vont, tambours battants. À mitraille ! leur feu brille, l'obusier tonne, Victoire ! ils ont tué, carrefour Tiquetonne, Un enfant de sept ans ! Ceux-ci sont des héros qui n'ont pas peur des femmes Ils tirent sans pâlir, gloire à ces grandes âmes ! Sur les passants tremblants. On voit, quand dans Paris leur troupe se promène, Aux fers de leurs chevaux de la cervelle humaine Avec des cheveux blancs ! Ils montent à l'assaut des lois ; sur la patrie Ils s'élancent ; chevaux, fantassins, batterie, Bataillon, escadron, Gorgés, payés, repus, joyeux, fous de colère, Sonnant la charge, avec Maupas pour vexillaire Et Veuillot pour clairon. Tout, le fer et le plomb, manque à nos bras farouches, Le peuple est sans fusils, le peuple est sans cartouches, Braves ! c'est le moment ! Avec quelques tribuns la loi demeure seule. Derrière vos canons chargés jusqu'à la gueule Risquez-vous hardiment ! Ô soldats de décembre ! ô soldats d'embuscades Contre votre pays ! honte à vos cavalcades Dans Paris consterné ! Vos pères, je l'ai dit, brillaient comme le phare ; Ils bravaient, en chantant une haute fanfare, La mort, spectre étonné ; Vos pères combattaient les plus fières armées, Le prussien blond, le russe aux foudres enflammées, Le catalan bruni, Vous, vous tuez des gens de bourse et de négoce. Vos pères, ces géants, avaient pris Saragosse, Vous prenez Tortoni ! Histoire, qu'en dis-tu ? les vieux dans les batailles Couraient sur les canons vomissant les mitrailles ; Ceux-ci vont, sans trembler, Foulant aux pieds vieillards sanglants, femmes mourantes Droit au crime. Ce sont deux façons différentes De ne pas reculer. Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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À l'obéissance passive (II)
II. Oh ! vers ces vétérans quand notre esprit s'élève, Nous voyons leur front luire et resplendir leur glaive, Fertile en grands travaux. C'étaient là les anciens. Mais ce temps les efface ! France, dans ton histoire ils tiennent trop de place. France, gloire aux nouveaux ! Oui, gloire à ceux d'hier ! ils se mettent cent mille, Sabres nus, vingt contre un, sans crainte, et par la ville S'en vont, tambours battants. À mitraille ! leur feu brille, l'obusier tonne, Victoire ! ils ont tué, carrefour Tiquetonne, Un enfant de sept ans ! Ceux-ci sont des héros qui n'ont pas peur des femmes Ils tirent sans pâlir, gloire à ces grandes âmes ! Sur les passants tremblants. On voit, quand dans Paris leur troupe se promène, Aux fers de leurs chevaux de la cervelle humaine Avec des cheveux blancs ! Ils montent à l'assaut des lois ; sur la patrie Ils s'élancent ; chevaux, fantassins, batterie, Bataillon, escadron, Gorgés, payés, repus, joyeux, fous de colère, Sonnant la charge, avec Maupas pour vexillaire Et Veuillot pour clairon. Tout, le fer et le plomb, manque à nos bras farouches, Le peuple est sans fusils, le peuple est sans cartouches, Braves ! c'est le moment ! Avec quelques tribuns la loi demeure seule. Derrière vos canons chargés jusqu'à la gueule Risquez-vous hardiment ! Ô soldats de décembre ! ô soldats d'embuscades Contre votre pays ! honte à vos cavalcades Dans Paris consterné ! Vos pères, je l'ai dit, brillaient comme le phare ; Ils bravaient, en chantant une haute fanfare, La mort, spectre étonné ; Vos pères combattaient les plus fières armées, Le prussien blond, le russe aux foudres enflammées, Le catalan bruni, Vous, vous tuez des gens de bourse et de négoce. Vos pères, ces géants, avaient pris Saragosse, Vous prenez Tortoni ! Histoire, qu'en dis-tu ? les vieux dans les batailles Couraient sur les canons vomissant les mitrailles ; Ceux-ci vont, sans trembler, Foulant aux pieds vieillards sanglants, femmes mourantes Droit au crime. Ce sont deux façons différentes De ne pas reculer. Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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Je tremble des lèvres et des cils Tout en moi se raidit, je bande Je suis possédé C'est Ma Phénicienne qui est à la manoeuvre C'est ma diablesse qui se manifeste C'est Jézabel, muse fatale, qui est à l'oeuvre C'est l'esprit de Jézabel qui m'infeste. Telle Anat, la Cananéenne, la Sanguine, Ma prêtresse de Baal, ma Sidonienne Se farde les paupières d'antimoine Et se coiffe langoureusement postée à la fenêtre. Ses yeux de gazelle me dictent les mots D'une rare luxure Que je dépèce comme une meute de chiennes lubriques Ses lèvres entrouvertes dégoulinent De mots adultères Et la débauche s'empare de mon trône. Et le désir me piétine de ses chevaux emballés. Mais **** de m'apeurer à l 'approche du combat qui s'annonce Je m'agenouille et je vénère ma guerrière, Ma prophétesse, mon YHWH Ma souveraine et seule voix sur terre Vierge de toute armure ou parure, Jézabel, mère d'Athalie, Jézabel dont je suis l 'homme de paille, Le prostitué rituel, Le moine poète Qu'elle a défenestré !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:07 AM UTC
Jézabel, muse fatale
Le matin - En dormant. J'entends des voix. Lueurs à travers ma paupière. Une cloche est en branle à l'église Saint-Pierre. Cris des baigneurs. Plus près ! plus **** ! non, par ici ! Non, par là ! Les oiseaux gazouillent, Jeanne aussi. Georges l'appelle. Chant des coqs. Une truelle Racle un toit. Des chevaux passent dans la ruelle. Grincement d'une faux qui coupe le gazon. Chocs. Rumeurs. Des couvreurs marchent sur la maison. Bruits du port. Sifflement des machines chauffées. Musique militaire arrivant par bouffées. Brouhaha sur le quai. Voix françaises. Merci. Bonjour. Adieu. Sans doute il est **** car voici Que vient tout près de moi chanter mon rouge-gorge. Vacarme de marteaux lointains dans une forge. L'eau clapote. On entend haleter un steamer. Une mouche entre. Souffle immense de la mer.
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Fenêtres ouvertes
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Hier encore la fête, les nombreux petits-fours, Le sel des cacahuètes et le son des tambours. Aujourd'hui qu'elle est **** la joie de Mariette : Quelques restes de pain sur la table - des miettes - Et des grains de raisins que grignotent les guêpes, Quand le rouge du vin nous fait perdre la tête. Ils cliquettent les rires et grelottent les os ; Il chuinte le sabir des cages dans ce zoo : Mariette et Amir sont partis tout là-haut Sans même prévenir : j'en ai froid dans le dos. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Amir était poète, Mariette un amour. Qui sait que la mort guette quand on a de l'humour ? Hier, à la rivière, nous lancions des pierres, Les canettes de bières et les traits de lumières Éclairaient nos visages et plissaient nos regards : Qui sait que les présages ressembl'nt aux nénuphars ? Mariette portait ses jolies perles jaunes Et son rire de Corte. Amir était un faune Dont la longue crinière nous mettaient en chaleur. Qu'ils étaient beaux et fiers : quand j'y pense je pleure Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. C'est une étrange valse, une valse à trois temps, Celle du temps qui passe et te chasse, entêtant. Hier, ce jour, demain : étourdissant manège Aux chevaux de bois dur où je pleurais enfant. Osselets de mes mains, et mes pieds dans la neige : Quelle est cette blessure où s'épuise mon sang ? Mariette pleurait et riait à la fois, Qu'Amir aux yeux dorés nous raconte l'émoi De leur premier baiser sous un bel amandier. Leurs visages apaisés nous ont incendiés. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour...
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Nov 12, 2017
Nov 12, 2017 at 3:09 AM UTC
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Hier encore la fête, les nombreux petits-fours, Le sel des cacahuètes et le son des tambours. Aujourd'hui qu'elle est **** la joie de Mariette : Quelques restes de pain sur la table - des miettes - Et des grains de raisins que grignotent les guêpes, Quand le rouge du vin nous fait perdre la tête. Ils cliquettent les rires et grelottent les os ; Il chuinte le sabir des cages dans ce zoo : Mariette et Amir sont partis tout là-haut Sans même prévenir : j'en ai froid dans le dos. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Amir était poète, Mariette un amour. Qui sait que la mort guette quand on a de l'humour ? Hier, à la rivière, nous lancions des pierres, Les canettes de bières et les traits de lumières Éclairaient nos visages et plissaient nos regards : Qui sait que les présages ressembl'nt aux nénuphars ? Mariette portait ses jolies perles jaunes Et son rire de Corte. Amir était un faune Dont la longue crinière nous mettaient en chaleur. Qu'ils étaient beaux et fiers : quand j'y pense je pleure Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. C'est une étrange valse, une valse à trois temps, Celle du temps qui passe et te chasse, entêtant. Hier, ce jour, demain : étourdissant manège Aux chevaux de bois dur où je pleurais enfant. Osselets de mes mains, et mes pieds dans la neige : Quelle est cette blessure où s'épuise mon sang ? Mariette pleurait et riait à la fois, Qu'Amir aux yeux dorés nous raconte l'émoi De leur premier baiser sous un bel amandier. Leurs visages apaisés nous ont incendiés. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour...
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Mon Papy. Mon Papy n'a jamais eu de poème, Afin de lui faire comprendre à quel point je l'aime. J'ai donc le devoir de rectifier cette erreur, Qui, depuis quelques temps, ronge mon coeur. Depuis que je suis petite, tu m'as fait découvrir la belle vie, Apprendre à faire du vélo sur deux roues en fait partie. Tu m'as montré comment jouer aux boules, Et comment orienter mon cerf-volant pour qu'il s'envole plus haut. Tu m'as fais goûter le meilleur miel du monde, Celui que tu allais chercher dans ta combinaison de super-héro. Moi je pensais que tu étais James Bond, Tu me disais, "ca roule, ma poule", Comme si tu n'avais peur de rien, Même pas des oies qui nous courraient après dans le jardin. Avec toi je joue au scrabble et aux petits chevaux, Tu gagnes toujours haut la main, et on ne peut s'empêcher de crier "Bravo!" Je me souviens de nos soirées Fort Boyard et Koh-Lanta, Rien de mieux qu'un bon feu, une famille réunie, et du chocolat. T'avoir dans ma vie est un cadeau de chaque seconde, Parfois j'aimerai le crier sur le toit du monde, Pour qu'ils sachent tous la chance que j'ai, D'avoir un papy comme toi, que je suis si fière d'aimer. Même **** de toi je te sens près de moi, Tu réchauffes mon cœur avec des sourires. Tu sais bien qu'avec toi je ne peux que rire. Tu m'aides à donner le meilleur de moi-même, Tu sais bien que ta fierté fait la mienne. Dans ma tête tes chansons résonnent avec clarté, De la souris verte à la claire fontaine, Ta voix berce mes souvenirs chaque jour, Et mon angoisse disparaît dès que j'en entends les contours. Mon sourire apparaît dès que je pense à toi, Et mon cœur se remplit automatiquement de joie.
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Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:11 AM UTC
Papy
Mon Papy. Mon Papy n'a jamais eu de poème, Afin de lui faire comprendre à quel point je l'aime. J'ai donc le devoir de rectifier cette erreur, Qui, depuis quelques temps, ronge mon coeur. Depuis que je suis petite, tu m'as fait découvrir la belle vie, Apprendre à faire du vélo sur deux roues en fait partie. Tu m'as montré comment jouer aux boules, Et comment orienter mon cerf-volant pour qu'il s'envole plus haut. Tu m'as fais goûter le meilleur miel du monde, Celui que tu allais chercher dans ta combinaison de super-héro. Moi je pensais que tu étais James Bond, Tu me disais, "ca roule, ma poule", Comme si tu n'avais peur de rien, Même pas des oies qui nous courraient après dans le jardin. Avec toi je joue au scrabble et aux petits chevaux, Tu gagnes toujours haut la main, et on ne peut s'empêcher de crier "Bravo!" Je me souviens de nos soirées Fort Boyard et Koh-Lanta, Rien de mieux qu'un bon feu, une famille réunie, et du chocolat. T'avoir dans ma vie est un cadeau de chaque seconde, Parfois j'aimerai le crier sur le toit du monde, Pour qu'ils sachent tous la chance que j'ai, D'avoir un papy comme toi, que je suis si fière d'aimer. Même **** de toi je te sens près de moi, Tu réchauffes mon cœur avec des sourires. Tu sais bien qu'avec toi je ne peux que rire. Tu m'aides à donner le meilleur de moi-même, Tu sais bien que ta fierté fait la mienne. Dans ma tête tes chansons résonnent avec clarté, De la souris verte à la claire fontaine, Ta voix berce mes souvenirs chaque jour, Et mon angoisse disparaît dès que j'en entends les contours. Mon sourire apparaît dès que je pense à toi, Et mon cœur se remplit automatiquement de joie.
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Ersatz coffee, chicory and dandelion, a dream of self sufficiency the town has regained its prominence reverting to old style timber chevaux de bois, a smithy as new as time unfolding, the spaces between buildings allowing the sun to divine down sentimentality decked on back- stools, speckled sepia blossoming a petite fleur coronation crown becomes renewed strangers.
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Dec 18, 2012
Dec 18, 2012 at 4:30 PM UTC
Old Town
Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka Les Chiens et nous-mêmes Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi). Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme. C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans) Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage. Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler. *** Notre chienne Cocker a déjà onze ans Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine, sans les soucis de l'étiquette et du labeur. Notre chienne Laïka savoure sa quiétude, mais se tient toujours près des valises et des sacs, dès qu'elle observe un zéphyr de départ, sa courte queue frétille devant sa laisse, qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin, car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner. Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats. Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour. Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies. Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans. Paul Arrighi.
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Jan 13, 2016
Jan 13, 2016 at 10:00 AM UTC
Notre chienne Cocker a déjà onze ans
Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka Les Chiens et nous-mêmes Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi). Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme. C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans) Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage. Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler. *** Notre chienne Cocker a déjà onze ans Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine, sans les soucis de l'étiquette et du labeur. Notre chienne Laïka savoure sa quiétude, mais se tient toujours près des valises et des sacs, dès qu'elle observe un zéphyr de départ, sa courte queue frétille devant sa laisse, qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin, car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner. Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats. Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour. Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies. Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans. Paul Arrighi.
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J'suis dans l'amour avec une fille avec les chevaux rouge... J'en sais pas pourqoi, ou lorsque je commence ce fascination avec elle... Mais, J'aime la fille, et sa soeur aussi. J'ai les reved d'elle. Il me torment. Elle est tellement belle, que j'en peux pas comprends.... Les couleurs je vois sont orange et jaune, commencement le vie de mort pour moi. J'suis triste, puis je peux pas habite avec tu, car je suis jeune. Apprends-tu jusqu'a j'suis plus vielle, et tu est meme finalement.
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Dec 23, 2014
Dec 23, 2014 at 9:39 PM UTC
L'amour
Fable XVII, Livre II. À qui diable en veut cet Anglais ? Il sort du lit avant l'aurore, Laisse dormir sa femme, éveille ses valets, Et court déjà les champs qu'il n'est pas jour encore. Le silence a fui **** des bois ; Comme ceux des murs où nous sommes, Leur écho redit à la fois Les jurements, les cris, les voix Des chiens, des chevaux et des hommes. Mais quoi ! le limier est lâché ; Sur ses pas, en hurlant, le chien courant détale : La queue en l'air, le nez à la terre attaché, Des bassets suit la meute intrépide et bancale. Un commun espoir les soutient. On trotte, on court, on va, l'on vient ; On se rejoint, on se sépare ; On presse, on retient son essor, Au gré des sons bruyants du cor, Au caprice de la fanfare. Point de repos : bêtes et gens, À qui mieux mieux chacun s'excite. Mais tombe enfin qui va si vite ; Tout l'équipage est sur les dents. Couvert d'écume et de fumée, Le coursier du maître est rendu ; Plus d'un chien haletant sur l'herbe est étendu, Et de sa gueule en feu pend sa langue enflammée. Milord, qui de chemise a besoin de changer, Et lentement chez soi retourne à la nuit noire, À passé le jour sans manger, Et, qui pis est pour lui, sans boire ! Et pourquoi tant de bruit, tant de soins, tant de mal ? Pour forcer un triste animal Qui perd, aussitôt qu'on l'attrape, Le prix qu'il semble avoir alors qu'il nous échappe ; Et, **** de nous valoir ce qu'il nous a coûté, N'offre à l'heureux vainqueur de tous ses stratagèmes, Qu'un mets auquel deux fois on n'a jamais goûté, Et dont les chiens à jeun ne veulent pas eux-mêmes ! Toi qui possèdes la grandeur, Et t'es éreinté sur sa trace, S'il se peut, parle avec candeur ; As-tu fait plus heureuse chasse ?
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La chasse au renard
Fable XVII, Livre II. À qui diable en veut cet Anglais ? Il sort du lit avant l'aurore, Laisse dormir sa femme, éveille ses valets, Et court déjà les champs qu'il n'est pas jour encore. Le silence a fui **** des bois ; Comme ceux des murs où nous sommes, Leur écho redit à la fois Les jurements, les cris, les voix Des chiens, des chevaux et des hommes. Mais quoi ! le limier est lâché ; Sur ses pas, en hurlant, le chien courant détale : La queue en l'air, le nez à la terre attaché, Des bassets suit la meute intrépide et bancale. Un commun espoir les soutient. On trotte, on court, on va, l'on vient ; On se rejoint, on se sépare ; On presse, on retient son essor, Au gré des sons bruyants du cor, Au caprice de la fanfare. Point de repos : bêtes et gens, À qui mieux mieux chacun s'excite. Mais tombe enfin qui va si vite ; Tout l'équipage est sur les dents. Couvert d'écume et de fumée, Le coursier du maître est rendu ; Plus d'un chien haletant sur l'herbe est étendu, Et de sa gueule en feu pend sa langue enflammée. Milord, qui de chemise a besoin de changer, Et lentement chez soi retourne à la nuit noire, À passé le jour sans manger, Et, qui pis est pour lui, sans boire ! Et pourquoi tant de bruit, tant de soins, tant de mal ? Pour forcer un triste animal Qui perd, aussitôt qu'on l'attrape, Le prix qu'il semble avoir alors qu'il nous échappe ; Et, **** de nous valoir ce qu'il nous a coûté, N'offre à l'heureux vainqueur de tous ses stratagèmes, Qu'un mets auquel deux fois on n'a jamais goûté, Et dont les chiens à jeun ne veulent pas eux-mêmes ! Toi qui possèdes la grandeur, Et t'es éreinté sur sa trace, S'il se peut, parle avec candeur ; As-tu fait plus heureuse chasse ?
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Mon hippocampe, Donne-moi juste deux minutes Le temps que je te vaccine Religieusement De ma machette Le temps que je chante ma diane : La la la la la la la la la lo lé lo la ! La la la la la la la la la lo lé lo la ! Je psalmodie Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, Un, deux, trois... J'offre cette rumba à la santé de nos petites morts De ces petites morts Qui nous précèdent, nous suivent et nous hantent. Au son des trois tambours de la rumba Tu chantes faite bouteille de rhum Et je te réponds en choeur cuillère et verre vide. A la première reprise, chassée croisée, Tu chantes le thème A la deuxième reprise, mollets cambrés, Je chante aussi couteau et toi assiette. A la troisième reprise, Moi, rayon de lune de lune, Toi, croissant de soleil, Frappons des mains à l'unisson Communions avec nos morts sur l'aire de danse Qu'ont foulée leurs chevaux de possession Qui nous tiennent encore en bride Et contiennent nos ombres. Je me présente : Orphée Je bombe le torse et je te dévisage Tu te présentes : Eurydice Tu te déhanches avec malice et tu me toises. Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, trois, Un, deux... Mélangeons les syncopes, Pervertissons la parade, Convoquons un nouveau rituel, Désarticulons la chorégraphie, Nos corps interchangeables fusionnent En une seule ombre : Tu m'aguiches, Je trémousse des épaules, Tu m'habilles et déshabilles de tes passes, Et je te chevauche de mon foulard écarlate en miroir inversé. Viens en marchant Dansons, marchons, Suivons la clave Vêtus de blanc Gratifions nos petites morts d'une rumba Plions, élevons, sautons, cabriolons Retombons, tortillons, détortillons Cambre le dos que je me déhanche ! Entre postures et figures Improvisons, rusons, sautons-matons Caracolons Dans le chaud tempo Des trois tambours de la rumba. Et si je te vaccine A l'improviste Dérobe-toi, esquive-toi, nargue-moi Pour que nos petites morts applaudissent à tout rompre Leurs virtuoses Et tortillent elles aussi du croupion .
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:49 PM UTC
Mon hippocampe
Mon hippocampe, Donne-moi juste deux minutes Le temps que je te vaccine Religieusement De ma machette Le temps que je chante ma diane : La la la la la la la la la lo lé lo la ! La la la la la la la la la lo lé lo la ! Je psalmodie Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, Un, deux, trois... J'offre cette rumba à la santé de nos petites morts De ces petites morts Qui nous précèdent, nous suivent et nous hantent. Au son des trois tambours de la rumba Tu chantes faite bouteille de rhum Et je te réponds en choeur cuillère et verre vide. A la première reprise, chassée croisée, Tu chantes le thème A la deuxième reprise, mollets cambrés, Je chante aussi couteau et toi assiette. A la troisième reprise, Moi, rayon de lune de lune, Toi, croissant de soleil, Frappons des mains à l'unisson Communions avec nos morts sur l'aire de danse Qu'ont foulée leurs chevaux de possession Qui nous tiennent encore en bride Et contiennent nos ombres. Je me présente : Orphée Je bombe le torse et je te dévisage Tu te présentes : Eurydice Tu te déhanches avec malice et tu me toises. Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, trois, Un, deux... Mélangeons les syncopes, Pervertissons la parade, Convoquons un nouveau rituel, Désarticulons la chorégraphie, Nos corps interchangeables fusionnent En une seule ombre : Tu m'aguiches, Je trémousse des épaules, Tu m'habilles et déshabilles de tes passes, Et je te chevauche de mon foulard écarlate en miroir inversé. Viens en marchant Dansons, marchons, Suivons la clave Vêtus de blanc Gratifions nos petites morts d'une rumba Plions, élevons, sautons, cabriolons Retombons, tortillons, détortillons Cambre le dos que je me déhanche ! Entre postures et figures Improvisons, rusons, sautons-matons Caracolons Dans le chaud tempo Des trois tambours de la rumba. Et si je te vaccine A l'improviste Dérobe-toi, esquive-toi, nargue-moi Pour que nos petites morts applaudissent à tout rompre Leurs virtuoses Et tortillent elles aussi du croupion .
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rêver la mer chanter a toi m'envelopper de soif de ta belle peau me mouiller avec le sable que tu détaches au coucher du soleil souriant sirène Chevaux de mer a l'entrée du ciel te recevront cloches de manteau lunaire syncopées avec ton doux regard Faites-moi oublier cette realité
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Sep 3, 2014
Sep 3, 2014 at 10:58 AM UTC
Chevaux de mer
Reviens, reviens, ma bien-aimée ! Comme une fleur **** du soleil, La fleur de ma vie est fermée **** de ton sourire vermeil. Entre nos cœurs tant de distance ! Tant d'espace entre nos baisers ! Ô sort amer ! Ô dure absence ! Ô grands désirs inapaisés ! D'ici là-bas, que de campagnes, Que de villes et de hameaux, Que de vallons et de montagnes, À lasser le pied des chevaux ! Au pays qui me prend ma belle, Hélas ! Si je pouvais aller ; Et si mon corps avait une aile Comme mon âme pour voler ! Par-dessus les vertes collines, Les montagnes au front d'azur, Les champs rayés et les ravines, J'irais d'un vol rapide et sûr. Le corps ne suit pas la pensée ; Pour moi, mon âme, va tout droit, Comme une colombe blessée, S'abattre au rebord de son toit. Descends dans sa gorge divine, Blonde et fauve comme de l'or, Douce comme un duvet d'hermine, Sa gorge, mon royal trésor ; Et dis, mon âme, à cette belle : « Tu sais bien qu'il compte les jours, Ô ma colombe ! À tire d'aile Retourne au nid de nos amours. »
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Absence
I. À qui donc le grand ciel sombre Jette-t-il ses astres d'or ? Pluie éclatante de l'ombre, Ils tombent...? - Encor ! encor ! Encor ! - lueurs éloignées, Feux purs, pâles orients, Ils scintillent... - ô poignées De diamant effrayants ! C'est de la splendeur qui rôde, Ce sont des points univers, La foudre dans l'émeraude ! Des bleuets dans des éclairs ! Réalités et chimères Traversant nos soirs d'été ! Escarboucles éphémères De l'obscure éternité ! De quelle main sortent-elles ? Cieux, à qui donc jette-t-on Ces tourbillons d'étincelles ? Est-ce à l'âme de Platon ? Est-ce à l'esprit de Virgile ? Est-ce aux monts ? est-ce au flot vert ? Est-ce à l'immense évangile Que Jésus-Christ tient ouvert ? Est-ce à la tiare énorme De quelque Moïse enfant Dont l'âme a déjà la forme Du firmament triomphant ? Ces feux-là vont-ils aux prières ? À qui l'Inconnu profond Ajoute-t-il ces lumières, Vagues flammes de son front ? Est-ce, dans l'azur superbe, Aux religions que Dieu, Pour accentuer son verbe, Jette ces langues de feu ? Est-ce au-dessus de la Bible Que flamboie, éclate et luit L'éparpillement terrible Du sombre écrin de la nuit ? Nos questions en vain pressent Le ciel, fatal ou béni. Qui peut dire à qui s'adressent Ces envois de l'infini ? Qu'est-ce que c'est que ces chutes D'éclairs au ciel arrachés ? Mystère ! Sont-ce des luttes ? Sont-ce des hymens ? Cherchez. Sont-ce les anges du soufre ? Voyons-nous quelque essaim bleu D'argyraspides du gouffre Fuir sur des chevaux de feu ? Est-ce le Dieu des désastres, Le Sabaoth irrité, Qui lapide avec des astres Quelque soleil révolté ?
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Les étoiles filantes
I. À qui donc le grand ciel sombre Jette-t-il ses astres d'or ? Pluie éclatante de l'ombre, Ils tombent...? - Encor ! encor ! Encor ! - lueurs éloignées, Feux purs, pâles orients, Ils scintillent... - ô poignées De diamant effrayants ! C'est de la splendeur qui rôde, Ce sont des points univers, La foudre dans l'émeraude ! Des bleuets dans des éclairs ! Réalités et chimères Traversant nos soirs d'été ! Escarboucles éphémères De l'obscure éternité ! De quelle main sortent-elles ? Cieux, à qui donc jette-t-on Ces tourbillons d'étincelles ? Est-ce à l'âme de Platon ? Est-ce à l'esprit de Virgile ? Est-ce aux monts ? est-ce au flot vert ? Est-ce à l'immense évangile Que Jésus-Christ tient ouvert ? Est-ce à la tiare énorme De quelque Moïse enfant Dont l'âme a déjà la forme Du firmament triomphant ? Ces feux-là vont-ils aux prières ? À qui l'Inconnu profond Ajoute-t-il ces lumières, Vagues flammes de son front ? Est-ce, dans l'azur superbe, Aux religions que Dieu, Pour accentuer son verbe, Jette ces langues de feu ? Est-ce au-dessus de la Bible Que flamboie, éclate et luit L'éparpillement terrible Du sombre écrin de la nuit ? Nos questions en vain pressent Le ciel, fatal ou béni. Qui peut dire à qui s'adressent Ces envois de l'infini ? Qu'est-ce que c'est que ces chutes D'éclairs au ciel arrachés ? Mystère ! Sont-ce des luttes ? Sont-ce des hymens ? Cherchez. Sont-ce les anges du soufre ? Voyons-nous quelque essaim bleu D'argyraspides du gouffre Fuir sur des chevaux de feu ? Est-ce le Dieu des désastres, Le Sabaoth irrité, Qui lapide avec des astres Quelque soleil révolté ?
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J 'ai enfin fait le deuil de ma Muse Ce n 'est plus Ma Muse Ni la Muse C 'est Muse tout simplement Majuscule sans déterminant. Cosmique ! Sans fleurs ni couronnes ! J 'ai sondé la nuit noire Et sa vulve béante Souriait de mille étoiles filantes Et j 'ai trouvé la paix Aux côtés de l 'ombre de Muse Qui m'a fredonné à l 'oreille Dans mon demi-sommeil Un pot-pourri de valse oubliée Et de fantaisie pour orgue en ré bémol majeur : Carmen Sylva. Femme, Mère, Reine et Poètesse : Muse. Terre de Feu. Et j 'ai dansé aux obsèques de Muse Ma valse musette invisible J'ai vu un cirque et des clowns Et des ourses et des prestidigitateurs Des chevaux andalous et un couple nu, Catalina et Hespérion, qui tournoyait Entre coquillages, crustacés et méduses Sur le sable d'une plage céleste Abandonnée aux rayons de lune. Puis Muse a disparu dans la queue d'une comète Ne me laissant pour vestiges que le doux surnom De Câlin le Fou et une toupie à son effigie.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:30 AM UTC
Carmen Sylva
Donc c'est fait. Dût rugir de honte le canon, Te voilà, nain immonde, accroupi sur ce nom ! Cette gloire est ton trou, ta bauge, ta demeure ! Toi qui n'as jamais pris la fortune qu'à l'heure, Te voilà presque assis sur ce hautain sommet ! Sur le chapeau d'Essling tu plantes ton plumet ; Tu mets, petit Poucet, ces bottes de sept lieues ; Tu prends Napoléon dans les régions bleues ; Tu fais travailler l'oncle, et, perroquet ravi, Grimper à ton perchoir l'aigle de Mondovi ! Thersite est le neveu d'Achille Péliade ! C'est pour toi qu'on a fait toute cette Iliade ! C'est pour toi qu'on livra ces combats inouïs ! C'est pour toi que Murat, aux russes éblouis, Terrible, apparaissait, cravachant leur armée ! C'est pour toi qu'à travers la flamme et la fumée Les grenadiers pensifs s'avançaient à pas lents ! C'est pour toi que mon père et mes oncles vaillants Ont répandu leur sang dans ces guerres épiques ! Pour toi qu'ont fourmillé les sabres et les piques, Que tout le continent trembla sous Attila, Et que Londres frémit, et que Moscou brûla ! C'est pour toi, pour tes Deutz et pour tes Mascarilles, Pour que tu puisses boire avec de belles filles, Et, la nuit, t'attabler dans le Louvre à l'écart, C'est pour monsieur Fialin et pour monsieur Mocquart, Que Lannes d'un boulet eut la cuisse coupée, Que le front des soldats, entrouvert par l'épée, Saigna sous le shako, le casque et le colback, Que Lasalle à Wagram, Duroc à Reichenbach, Expirèrent frappés au milieu de leur route, Que Caulaincourt tomba dans la grande redoute, Et que la vieille garde est morte à Waterloo ! C'est pour toi qu'agitant le pin et le bouleau, Le vent fait aujourd'hui, sous ses âpres haleines, Blanchir tant d'ossements, hélas ! dans tant de plaines ! Faquin ! - Tu t'es soudé, chargé d'un vil butin, Toi, l'homme du hasard, à l'homme du destin ! Tu fourres, impudent, ton front dans ses couronnes ! Nous entendons claquer dans tes mains fanfaronnes Ce fouet prodigieux qui conduisait les rois Et tranquille, attelant à ton numéro trois Austerlitz, Marengo, Rivoli, Saint-Jean-d'Acre, Aux chevaux du soleil tu fais traîner ton fiacre ! Jersey, le 31 mai 1853.
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Napoléon III
Donc c'est fait. Dût rugir de honte le canon, Te voilà, nain immonde, accroupi sur ce nom ! Cette gloire est ton trou, ta bauge, ta demeure ! Toi qui n'as jamais pris la fortune qu'à l'heure, Te voilà presque assis sur ce hautain sommet ! Sur le chapeau d'Essling tu plantes ton plumet ; Tu mets, petit Poucet, ces bottes de sept lieues ; Tu prends Napoléon dans les régions bleues ; Tu fais travailler l'oncle, et, perroquet ravi, Grimper à ton perchoir l'aigle de Mondovi ! Thersite est le neveu d'Achille Péliade ! C'est pour toi qu'on a fait toute cette Iliade ! C'est pour toi qu'on livra ces combats inouïs ! C'est pour toi que Murat, aux russes éblouis, Terrible, apparaissait, cravachant leur armée ! C'est pour toi qu'à travers la flamme et la fumée Les grenadiers pensifs s'avançaient à pas lents ! C'est pour toi que mon père et mes oncles vaillants Ont répandu leur sang dans ces guerres épiques ! Pour toi qu'ont fourmillé les sabres et les piques, Que tout le continent trembla sous Attila, Et que Londres frémit, et que Moscou brûla ! C'est pour toi, pour tes Deutz et pour tes Mascarilles, Pour que tu puisses boire avec de belles filles, Et, la nuit, t'attabler dans le Louvre à l'écart, C'est pour monsieur Fialin et pour monsieur Mocquart, Que Lannes d'un boulet eut la cuisse coupée, Que le front des soldats, entrouvert par l'épée, Saigna sous le shako, le casque et le colback, Que Lasalle à Wagram, Duroc à Reichenbach, Expirèrent frappés au milieu de leur route, Que Caulaincourt tomba dans la grande redoute, Et que la vieille garde est morte à Waterloo ! C'est pour toi qu'agitant le pin et le bouleau, Le vent fait aujourd'hui, sous ses âpres haleines, Blanchir tant d'ossements, hélas ! dans tant de plaines ! Faquin ! - Tu t'es soudé, chargé d'un vil butin, Toi, l'homme du hasard, à l'homme du destin ! Tu fourres, impudent, ton front dans ses couronnes ! Nous entendons claquer dans tes mains fanfaronnes Ce fouet prodigieux qui conduisait les rois Et tranquille, attelant à ton numéro trois Austerlitz, Marengo, Rivoli, Saint-Jean-d'Acre, Aux chevaux du soleil tu fais traîner ton fiacre ! Jersey, le 31 mai 1853.
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Un soir des plages à la mode on joue un air Qui fait prendre aux petits chevaux un train d'enfer Et la fille se pâme et murmure Weber Moi je prononce Wèbre et regarde la mer.
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Casino des lumières crues
J'ai souvent comparé la villégiature Aux phases d'un voyage entrepris en commun Avec des étrangers de diverse nature Dont on n'a de ses jours vu ni connu pas un. Au début de la route, en montant en voiture, On s'observe : - l'un l'autre on se trouve importun ; L'entretien languissant meurt faute de pâture... Mais, petit à petit, on s'anime ; et chacun A l'entrain général à son tour s'associe : On cause, on s'abandonne, et plus d'un s'apprécie. - Les chevaux cependant marchent sans s'arrêter ; Et c'est lorsqu'on commence à peine à se connaître, Que l'on se juge mieux, - qu'on s'aimerait peut-être, - C'est alors qu'on arrive, - et qu'il faut se quitter.
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La villégiature
Sonnet. Qu'il est doux d'être au monde, et quel bien que la vie ! Tu le disais ce soir par un beau jour d'été. Tu le disais, ami, dans un site enchanté, Sur le plus vert coteau de ta forêt chérie. Nos chevaux, au soleil, foulaient l'herbe fleurie : Et moi, silencieux, courant à ton côté, Je laissais au hasard flotter ma rêverie ; Mais dans le fond du cœur je me suis répété : Oui, la vie est un bien, la joie est une ivresse ; Il est doux d'en user sans crainte et sans soucis ; Il est doux de fêter les dieux de la jeunesse, De couronner de fleurs son verre et sa maîtresse, D'avoir vécu trente ans comme Dieu l'a permis, Et, si jeunes encor, d'être de vieux amis. Bury, le 10 août 1838.
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À Alfred Tattet
Plus je t'observe Plus je te contourne Plus je te cisèle à distance Dans le marbre de Carrara Plus il m'apparaît Sans équivoque Que debout ou assise Allongée ou dans un étrange lotus De dos ou de profil Nue ou endormie Cartomancienne ou bohémienne Tu es mon rêve fait femme Le portrait craché de ma Muse. Partout où le vent me porte Je te vois flâner dans l'ombre de mes pas Un jour tu es Madone et tu me souris De ton piédestal de croix et de chapelets De bougies et d'encens qui brûlent L'instant d'après, cantatrice tu entonnes En soprano lyrique les grands airs de l'opéra Tu es fille de roi, tu es esclave Tu es servante mais toujours amoureuse. J'essaie de façonner dans la glaise Une à une les courbes parfaites Dont t'as doté la nature Et je ne vois que chair généreuse et souple Cuisses ouvertes et offertes Nonchalantes et sensuelles Je te vois forte et légère Bien ancrée à la terre comme au ciel Et même si je t'habille c'est nue que je te vois Que je te détaille sous ton masque Et que j'essaie de reproduire la lumière Qui nimbe ton corps. Et surtout je vois ton âme Inlassablement charnelle : Tes seins qui éclatent dans leur corset de soie Tes yeux qui sourient des larmes de joie Tes bras qui font des arabesques Tes fesses pulpeuses et fraîches Qui chevauchent les chevaux en transe Ta bouche qui mordille la peau des nuages Tes pieds de Gradiva qui s'enfoncent dans les sables mouvants Et tes mains qui me font signe au **** De chanter ta gloire éternelle. Le creux de ta nuque qui m'encourage Et m'invite à l'envol vers toi Et cette vulve souveraine au delà des monts et des mers Qui m'attire comme un aimant invisible Vers ton royaume et me charrie dans le flot De tes désirs les plus innommables. Finalement jour après nuit je m'accroche Aux fils de tes cheveux tressés En une longue natte de poissons gigotants Et de fruits odorants Pour m'accueillir à ton balcon Et je grimpe comme un funambule Pour te rejoindre Tu m'encourages de la parole de ton coeur Et le vent souffle et il ne reste que peu d'espace A parcourir pour vaincre la distance Qui nous sépare et nous lie Indissociablement l'un dans l'autre.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:41 AM UTC
Tu es mon rêve fait femme
Plus je t'observe Plus je te contourne Plus je te cisèle à distance Dans le marbre de Carrara Plus il m'apparaît Sans équivoque Que debout ou assise Allongée ou dans un étrange lotus De dos ou de profil Nue ou endormie Cartomancienne ou bohémienne Tu es mon rêve fait femme Le portrait craché de ma Muse. Partout où le vent me porte Je te vois flâner dans l'ombre de mes pas Un jour tu es Madone et tu me souris De ton piédestal de croix et de chapelets De bougies et d'encens qui brûlent L'instant d'après, cantatrice tu entonnes En soprano lyrique les grands airs de l'opéra Tu es fille de roi, tu es esclave Tu es servante mais toujours amoureuse. J'essaie de façonner dans la glaise Une à une les courbes parfaites Dont t'as doté la nature Et je ne vois que chair généreuse et souple Cuisses ouvertes et offertes Nonchalantes et sensuelles Je te vois forte et légère Bien ancrée à la terre comme au ciel Et même si je t'habille c'est nue que je te vois Que je te détaille sous ton masque Et que j'essaie de reproduire la lumière Qui nimbe ton corps. Et surtout je vois ton âme Inlassablement charnelle : Tes seins qui éclatent dans leur corset de soie Tes yeux qui sourient des larmes de joie Tes bras qui font des arabesques Tes fesses pulpeuses et fraîches Qui chevauchent les chevaux en transe Ta bouche qui mordille la peau des nuages Tes pieds de Gradiva qui s'enfoncent dans les sables mouvants Et tes mains qui me font signe au **** De chanter ta gloire éternelle. Le creux de ta nuque qui m'encourage Et m'invite à l'envol vers toi Et cette vulve souveraine au delà des monts et des mers Qui m'attire comme un aimant invisible Vers ton royaume et me charrie dans le flot De tes désirs les plus innommables. Finalement jour après nuit je m'accroche Aux fils de tes cheveux tressés En une longue natte de poissons gigotants Et de fruits odorants Pour m'accueillir à ton balcon Et je grimpe comme un funambule Pour te rejoindre Tu m'encourages de la parole de ton coeur Et le vent souffle et il ne reste que peu d'espace A parcourir pour vaincre la distance Qui nous sépare et nous lie Indissociablement l'un dans l'autre.
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Ce nuage est bien noir : - sur le ciel il se roule, Comme sur les galets de la côte une houle. L'ouragan l'éperonne, il s'avance à grands pas. - A le voir ainsi fait, on dirait, n'est-ce pas ? Un beau cheval arabe, à la crinière brune, Qui court et fait voler les sables de la dune. Je crois qu'il va pleuvoir : - la bise ouvre ses flancs, Et par la déchirure il sort des éclairs blancs. Rentrons. - Au bord des toits la frêle girouette D'une minute à l'autre en grinçant pirouette, Le martinet, sentant l'orage, près du sol Afin de l'éviter rabat son léger vol ; - Des arbres du jardin les cimes tremblent toutes. La pluie ! - Oh ! voyez donc comme les larges gouttes Glissent de feuille en feuille et passent à travers La tonnelle fleurie et les frais arceaux verts ! Des marches du perron en longues cascatelles, Voyez comme l'eau tombe, et de blanches dentelles Borde les frontons gris ! - Dans les chemins sablés, Les ruisseaux en torrents subitement gonflés Avec leurs flots boueux mêlés de coquillages Entraînent sans pitié les fleurs et les feuillages ; Tout est perdu : - Jasmins aux pétales nacrés, Belles-de-nuit fuyant l'astre aux rayons dorés, Volubilis chargés de cloches et de vrilles, Roses de tous pays et de toutes famines, Douces filles de Juin, frais et riant trésor ! La mouche que l'orage arrête en son essor, Le faucheux aux longs pieds et la fourmi se noient Dans cet autre océan dont les vagues tournoient. - Que faire de soi-même et du temps, quand il pleut Comme pour un nouveau déluge, et qu'on ne peut Aller voir ses amis et qu'il faut qu'on demeure ? Les uns prennent un livre en main afin que l'heure Hâte son pas boiteux, et dans l'éternité Plonge sans peser trop sur leur oisiveté ; Les autres gravement font de la politique, Sur l'ouvrage du jour exercent leur critique ; Ceux-ci causent entre eux de chiens et de chevaux, De femmes à la mode et d'opéras nouveaux ; Ceux-là du coin de l'oeil se mirent dans la glace, Débitent des fadeurs, des bons mots à la glace, Ou, du binocle armés, regardent un tableau. - Moi, j'écoute le son de l'eau tombant dans l'eau.
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Pluie
Ce nuage est bien noir : - sur le ciel il se roule, Comme sur les galets de la côte une houle. L'ouragan l'éperonne, il s'avance à grands pas. - A le voir ainsi fait, on dirait, n'est-ce pas ? Un beau cheval arabe, à la crinière brune, Qui court et fait voler les sables de la dune. Je crois qu'il va pleuvoir : - la bise ouvre ses flancs, Et par la déchirure il sort des éclairs blancs. Rentrons. - Au bord des toits la frêle girouette D'une minute à l'autre en grinçant pirouette, Le martinet, sentant l'orage, près du sol Afin de l'éviter rabat son léger vol ; - Des arbres du jardin les cimes tremblent toutes. La pluie ! - Oh ! voyez donc comme les larges gouttes Glissent de feuille en feuille et passent à travers La tonnelle fleurie et les frais arceaux verts ! Des marches du perron en longues cascatelles, Voyez comme l'eau tombe, et de blanches dentelles Borde les frontons gris ! - Dans les chemins sablés, Les ruisseaux en torrents subitement gonflés Avec leurs flots boueux mêlés de coquillages Entraînent sans pitié les fleurs et les feuillages ; Tout est perdu : - Jasmins aux pétales nacrés, Belles-de-nuit fuyant l'astre aux rayons dorés, Volubilis chargés de cloches et de vrilles, Roses de tous pays et de toutes famines, Douces filles de Juin, frais et riant trésor ! La mouche que l'orage arrête en son essor, Le faucheux aux longs pieds et la fourmi se noient Dans cet autre océan dont les vagues tournoient. - Que faire de soi-même et du temps, quand il pleut Comme pour un nouveau déluge, et qu'on ne peut Aller voir ses amis et qu'il faut qu'on demeure ? Les uns prennent un livre en main afin que l'heure Hâte son pas boiteux, et dans l'éternité Plonge sans peser trop sur leur oisiveté ; Les autres gravement font de la politique, Sur l'ouvrage du jour exercent leur critique ; Ceux-ci causent entre eux de chiens et de chevaux, De femmes à la mode et d'opéras nouveaux ; Ceux-là du coin de l'oeil se mirent dans la glace, Débitent des fadeurs, des bons mots à la glace, Ou, du binocle armés, regardent un tableau. - Moi, j'écoute le son de l'eau tombant dans l'eau.
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Tournez, tournez, bons chevaux de bois, Tournez cent tours, tournez mille tours, Tournez souvent et tournez toujours, Tournez, tournez au son des hautbois. Le gros soldat, la plus grosse bonne Sont sur vos dos comme dans leur chambre, Car en ce jour au bois de la Cambre Les maîtres sont tous deux en personne. Tournez, tournez, chevaux de leur coeur, Tandis qu'autour de tous vos tournois Clignote l'oeil du filou sournois, Tournez au son du piston vainqueur. C'est ravissant comme ça vous soûle D'aller ainsi dans ce cirque bête : Bien dans le ventre et mal dans la tête, Du mal en masse et du bien en foule. Tournez, tournez sans qu'il soit besoin D'user jamais de nuls éperons Pour commander à vos galops ronds, Tournez, tournez, sans espoir de foin Et dépêchez, chevaux de leur âme : Déjà voici que la nuit qui tombe Va réunir pigeon et colombe **** de la foire et **** de madame. Tournez, tournez ! le ciel en velours D'astres en or se vête lentement. Voici partir l'amante et l'amant. Tournez au son joyeux des tambours !
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Chevaux de bois
The French had yellow headlights on Citreon Deux Chevaux’s back in the 70’s and the six volt Volkswagens had as much glow as the old bicycle limelights. It’s difficult to imagine funnel vision but a lot of people suffer from looking into the bottle syndrome like Nelson at Trafalgar when he put the telescope to his bad eye and said I see no danger yonder just before a French cannon ball hit him head off, no, not on! I suggest that all Irish racist xenophobes be issued with a seeing eye dog (for the mist) <‘)
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May 19, 2025
May 19, 2025 at 2:55 AM UTC
Brain Fog
Sonnet. Il faut, dans ce bas monde, aimer beaucoup de choses, Pour savoir, après tout, ce qu'on aime le mieux, Les bonbons, l'Océan, le jeu, l'azur des cieux, Les femmes, les chevaux, les lauriers et les roses. Il faut fouler aux pieds des fleurs à peine écloses ; Il faut beaucoup pleurer, dire beaucoup d'adieux. Puis le coeur s'aperçoit qu'il est devenu vieux, Et l'effet qui s'en va nous découvre les causes. De ces biens passagers que l'on goûte à demi, Le meilleur qui nous reste est un ancien ami. On se brouille, on se fuit. Qu'un hasard nous rassemble, On s'approche, on sourit, la main touche la main, Et nous nous souvenons que nous marchions ensemble, Que l'âme est immortelle, et qu'hier c'est demain.
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À M. V. H
A notre premier rendez-vous , dis ! T'oublieras pas d'amener tes poupées et ta corde à sauter et Robinson Crusoë et moi c'est promis je ramènerai mes billes, mes osselets et Vendredi. On jouera au cerf-volant aussi c'est promis. S'il y a du vent Et s'il fait beau et qu'on en a envie On fera du toboggan et on jouera à chat perché. S 'il pleut on se mettra sous un porche et on jouera aux cartes. tu sais jouer aux jeu des sept familles ? sinon on pourra toujours essayer les petits chevaux ou le jeu de l'oie. Je te laisserai jouer avec mes soldats de plomb et j'espère que tu me prêteras pour la journée Ta dînette pour que je te prépare Une menthe à l'eau ou un diabolo fraise. S'il fait trop soleil On se mettra à l'ombre Et je te lirai les lignes de la main et je te montrerai ma collection de timbres roumains. Et s'il fait nuit et qu'on voit des fantômes On se cachera sous les couvertures Je t'apprendrai à faire de la bicyclette Et des cocottes en papier tu verras c'est fastoche Et ça fout les chocottes aux fantômes ! Ah j 'oubliais ! J 'amènerai ma fronde aussi Pour te dégommer de l'arbre une mangue bien mûre Qu'on dégustera tous les deux en même temps Et on promettra-jurera-crachera qu'on est amis pour toujours !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:39 AM UTC
A notre premier rendez-vous