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"chaude" poems
~~~~English~~~~ Such beauty takes away my breath As the sunrays shine across the peaceful path The trees of this forest sway and nod in the dancing breeze Which caresses my cheeks Pastel clouds in the watercolor sky Makes the forest with its path beautiful And birds sing and warble in the tall treetops God alone creates this beauty The bluebells bordering the path Are kissed by sparkling dewdrops And snowdrops have long come out of Their veil of snow Lacy green leaves from the blowing trees Provide shade in the sweet summer And the breezes provide coolness on a hot day At this lovely place of beauty ~~~~French~~~~ Une telle beauté enlève mon souffle Comme les rayons du soleil brille à travers la voie pacifique Les arbres de cette forêt se balancent et hocher la tête dans la brise dansante Qui caresse mes joues Pastels nuages dans le ciel aquarelle Rend la forêt avec son chemin belle Et les oiseaux chantent et modulées dans les hautes cimes Dieu seul crée cette beauté Les jacinthes qui bordent le chemin Sont caressées par les gouttes de rosée mousseux Perce-neige viennent depuis longtemps de Leur voile de neige Dentelles feuilles vertes des arbres de soufflage Fournir de l'ombre en été douce Et les brises offrent fraîcheur par une chaude journée À ce bel endroit d'une beauté ~Hilda~
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Mar 12, 2013
Mar 12, 2013 at 10:32 PM UTC
The Path Of Sunrays
Spring is in the air and so is married love; For marriage is a gift from up above. Holy wedlock offers one unending joy Which all the sands of time will ne'er alloy: Once you're married both of you are free To get stuck into some adultery. From now on each new fornication Will have an extra-marital relation. So go and get your neighbours' tongues a-wagging: With some adulterous randy ******** ******** *Ah! que j'aime une nuitée chaude de fornication (tellement, tellement mieux que la ************
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Oct 16, 2014
Oct 16, 2014 at 8:41 AM UTC
Ode to Adultery
you didn't quite break me in two yet the slow nights walking around you not taking me out on dates never bothered me at all hope you're not giving the memories away to the birds my hair is getting too long, been living lately the shoes at the door, i'm running outside barefoot you say i look fine and everything is so simple around you i wonder where to give your love away because there's still a part of me that feels for you had my birthday last year, the worst day of my life probation over dumb things picked up poetry, you say you love it alone in the house without you
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Apr 22, 2018
Apr 22, 2018 at 2:10 AM UTC
Je suis chaude pour toi
Au café je m'assieds Et bois lentement une tasse de thé, Laisse la boisson chaude me chauffer. À travers la fenêtre, je regarde la pluie. Puis, je te vois de l'autre côté de la rue, Mais tu ne me vois pas— Pas encore de toute façon— Caché de la pluie qui tombe à verse Dans ton imperméable. Mais je ne supporte pas ça encore, Et je cours dehors vers toi. Tu me vois enfin, Et viens me rencontrer à mi-chemin. Au milieu de la rue, Nous nous embrassons. Tout souci de la pluie Emporté par une vague d'émotion. Et comme le ciel verse son âme pour la terre, Ainsi je verserai mon âme pour toi, Mon amour.
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Nov 11, 2011
Nov 11, 2011 at 3:48 PM UTC
Pour toi, mon amour
Carmen est maigre - un trait de bistre Cerne son oeil de gitana ; Ses cheveux sont d'un noir sinistre ; Sa peau, le diable la tanna. Les femmes disent qu'elle est laide, Mais tous les hommes en sont fous ; Et l'archevêque de Tolède Chante la messe à ses genoux ; Car sur sa nuque d'ambre fauve Se tord un énorme chignon Qui, dénoué, fait dans l'alcôve Une mante à son corps mignon, Et, parmi sa pâleur, éclate Une bouche aux rires vainqueurs, Piment rouge, fleur écarlate, Qui prend sa pourpre au sang des coeurs. Ainsi faite, la moricaude Bat les plus altières beautés, Et de ses yeux la lueur chaude Rend la flamme aux satiétés. Elle a dans sa laideur piquante Un grain de sel de cette mer D'où jaillit nue et provocante, L'âcre Vénus du gouffre amer.
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Carmen
I Que m'importe que tu sois sage ? Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs Ajoutent un charme au visage, Comme le fleuve au paysage ; L'orage rajeunit les fleurs. Je t'aime surtout quand la joie S'enfuit de ton front terrassé ; Quand ton coeur dans l'horreur se noie ; Quand sur ton présent se déploie Le nuage affreux du passé. Je t'aime quand ton grand oeil verse Une eau chaude comme le sang ; Quand, malgré ma main qui te berce, Ton angoisse, trop lourde, perce Comme un râle d'agonisant. J'aspire, volupté divine ! Hymne profond, délicieux ! Tous les sanglots de ta poitrine, Et crois que ton coeur s'illumine Des perles que versent tes yeux ! II Je sais que ton coeur, qui regorge De vieux amours déracinés, Flamboie encor comme une forge, Et que tu couves sous ta gorge Un peu de l'orgueil des damnés ; Mais tant, ma chère, que tes rêves N'auront pas reflété l'Enfer, Et qu'en un cauchemar sans trêves, Songeant de poisons et de glaives, Eprise de poudre et de fer, N'ouvrant à chacun qu'avec crainte, Déchiffrant le malheur partout, Te convulsant quand l'heure tinte, Tu n'auras pas senti l'étreinte De l'irrésistible Dégoût, Tu ne pourras, esclave reine Qui ne m'aimes qu'avec effroi, Dans l'horreur de la nuit malsaine, Me dire, l'âme de cris pleine : " Je suis ton égale, Ô mon Roi ! "
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Madrigal triste
"Nilus nil " a écrit Hérodote Sans le Nil l'Egypte n 'est rien. Mais même si je ne suis pas pharaon Porté par un éléphant de guerre Escorté de chattes et d'ichneumons Feulant tels des sphinx dans la fange Je bois aux eaux noires d'Isis Je bois aux sept bras de son delta Je bois son ***** chaude Je bois son or baptismal Je me tatoue de ses crues tumultueuses Je suis ivre de ses dix-huit coudées et dix-huit doigts Je ne suis rien sans ses eaux noires, ses méandres Qui grossissent au solstice d'été Et alors pendant cent jours Je m'abreuve de ses eaux tortueuses Et je m'épanche de toutes ses embouchures Je bois aux sept pis du ventre de la vache Longs de plusieurs milliers d'orgyes égyptiennes. Je tète jusqu'à plus soif Je tète sa bouche pélusienne Je tète sa bouche tanitique Je tète sa bouche mandésienne Je tète sa bouche phanitique Je tète sa bouche sébennytique Je tète sa bouche bolbitine Je tète sa bouche canopique Je suis Thoutmôsis réincarné Et je sculpte mes savons d'humus. Onctueux comme crème Sensuels comme parfum Je taille dans la boue le buste de Néfertiti Je sculpte la fille de Typhaïa la Jouisseuse La chienne en rut du harem Je sculpte la catin du Nil La fille lascive du Aulète, La fille nue des Lagides Je sculpte Isis et ses ailes déployées, Je sculpte Aphrodite Anadycmène Je sculpte Cléopatre la Septième Je sculpte, je taille, je moule, je peins Et ce faisant je frotte le dos de Palmolive De ma muse qui m'abreuve En fredonnant un cantique antique De l'eau de son bain de mousse nilotique.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:48 AM UTC
Je ne suis rien sans ses eaux noires
"Nilus nil " a écrit Hérodote Sans le Nil l'Egypte n 'est rien. Mais même si je ne suis pas pharaon Porté par un éléphant de guerre Escorté de chattes et d'ichneumons Feulant tels des sphinx dans la fange Je bois aux eaux noires d'Isis Je bois aux sept bras de son delta Je bois son ***** chaude Je bois son or baptismal Je me tatoue de ses crues tumultueuses Je suis ivre de ses dix-huit coudées et dix-huit doigts Je ne suis rien sans ses eaux noires, ses méandres Qui grossissent au solstice d'été Et alors pendant cent jours Je m'abreuve de ses eaux tortueuses Et je m'épanche de toutes ses embouchures Je bois aux sept pis du ventre de la vache Longs de plusieurs milliers d'orgyes égyptiennes. Je tète jusqu'à plus soif Je tète sa bouche pélusienne Je tète sa bouche tanitique Je tète sa bouche mandésienne Je tète sa bouche phanitique Je tète sa bouche sébennytique Je tète sa bouche bolbitine Je tète sa bouche canopique Je suis Thoutmôsis réincarné Et je sculpte mes savons d'humus. Onctueux comme crème Sensuels comme parfum Je taille dans la boue le buste de Néfertiti Je sculpte la fille de Typhaïa la Jouisseuse La chienne en rut du harem Je sculpte la catin du Nil La fille lascive du Aulète, La fille nue des Lagides Je sculpte Isis et ses ailes déployées, Je sculpte Aphrodite Anadycmène Je sculpte Cléopatre la Septième Je sculpte, je taille, je moule, je peins Et ce faisant je frotte le dos de Palmolive De ma muse qui m'abreuve En fredonnant un cantique antique De l'eau de son bain de mousse nilotique.
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Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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La fleur qui fait le printemps
Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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La Porte-Saint-Martin va donner des Mystères Où Paris tout entier se hâte d'accourir. Tout manque, les balcons, les loges, les parterres ; J'ai pourtant une place et je vais vous l'offrir. Ce théâtre où jadis je vous ai rencontrée Me rappelle un passé bien cruel et bien doux. C'était un soir d'été, douce et chaude soirée ; Je m'en souviens encor : vous en souvenez-vous ? Que de choses depuis ! - La vie est ainsi faite. Je voulais vous avoir, vous n'avez pas voulu Et j'ouvris devant vous oublieuse et distraite Le livre de mon cœur où vous n'avez rien lu. Eh bien, il est au moins un bienfait que j'implore, Triste et suprême appel que vous fera ma voix, Qu'une dernière fois je vous revoie encore Aux lieux où je vous vis pour la première fois ! Comme un oiseau blessé qui vient, l'aile meurtrie, Mourir près de son nid, au bord de son ruisseau. Qu'ainsi mon pauvre amour, brisé par vous, Marie. Vienne chercher sa tombe auprès de son berceau !
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Le livre de mon cœur
Alfred, j'ai vu des jours où nous vivions en frères, Servant les mêmes dieux aux autels littéraires : Le ciel n'avait formé qu'une âme pour deux corps ; Beaux jours d'épanchement, d'amour et d'harmonie, Où ma voix à la tienne incessamment unie Allait se perdre au ciel en de divins accords. Qui de nous a changé ? Pourquoi dans la carrière L'un court-il en avant, laissant l'autre en arrière ? Lequel des deux soldats a déserté les rangs ? Pourquoi ces deux vaisseaux qui naviguaient ensemble, Désespérant déjà d'un port qui les rassemble, Vont-ils chercher si **** des bords si différents ? Je n'ai pas dévoué mon maître aux gémonies, Je n'ai pas abreuvé de fiel et d'avanies L'idole où mes genoux s'usaient à se plier : Je n'ai point du passé répudié la trace, J'y suis resté fidèle, et n'ai point, comme Horace, Au milieu du combat jeté mon bouclier. Non, c'est toi qui changeas. Un nom qui se révèle T'éblouit des rayons de sa gloire nouvelle. Tu vois dans le bourgeon le fruit qui doit mûrir : Mécène du Virgile et saint Jean du Messie, Tu répands en tous lieux la saint Prophétie, Tu sèmes la parole et tu la fais fleurir. Je ne suis pas de ceux qui vont dans les ****** S'inspirer aux lueurs blafardes des bougies, Qui dans l'air obscurci par les vapeurs du vin, Tentent de ranimer leur muse exténuée, Comme un vieillard flétri qu'une prostituée Sous ses baisers impurs veut réchauffer en vain. C'est ainsi que j'entends l'œuvre de poésie : Chacun de nous s'est fait l'art à sa fantaisie, Chacun de nous l'a vu d'un différent côté. Prisme aux mille couleurs, chaque œil en saisit une Suivant le point divers où l'a mis la fortune : Dieu lui seul peut tout voir dans son immensité. Conserve la croyance et respecte la nôtre, Apôtre dévoué de la gloire d'un autre ; Fais-toi du nouveau Dieu confesseur et martyr, Ne crois pas que mon cœur cède comme une argile Ni que ta voix, prêchant le nouvel Évangile, Si chaude qu'elle soit, puisse me convertir. Adieu. Garde ta foi, garde ton opulence. Laisse-moi recueillir mon cœur dans le silence, Laisse-moi consumer mes jours comme un reclus ; Pardonne cependant à cette rêverie, C'est le chant d'un proscrit en quittant la patrie, C'est la voix d'un ami que tu n'entendras plus.
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À Alfred Tattet
Alfred, j'ai vu des jours où nous vivions en frères, Servant les mêmes dieux aux autels littéraires : Le ciel n'avait formé qu'une âme pour deux corps ; Beaux jours d'épanchement, d'amour et d'harmonie, Où ma voix à la tienne incessamment unie Allait se perdre au ciel en de divins accords. Qui de nous a changé ? Pourquoi dans la carrière L'un court-il en avant, laissant l'autre en arrière ? Lequel des deux soldats a déserté les rangs ? Pourquoi ces deux vaisseaux qui naviguaient ensemble, Désespérant déjà d'un port qui les rassemble, Vont-ils chercher si **** des bords si différents ? Je n'ai pas dévoué mon maître aux gémonies, Je n'ai pas abreuvé de fiel et d'avanies L'idole où mes genoux s'usaient à se plier : Je n'ai point du passé répudié la trace, J'y suis resté fidèle, et n'ai point, comme Horace, Au milieu du combat jeté mon bouclier. Non, c'est toi qui changeas. Un nom qui se révèle T'éblouit des rayons de sa gloire nouvelle. Tu vois dans le bourgeon le fruit qui doit mûrir : Mécène du Virgile et saint Jean du Messie, Tu répands en tous lieux la saint Prophétie, Tu sèmes la parole et tu la fais fleurir. Je ne suis pas de ceux qui vont dans les ****** S'inspirer aux lueurs blafardes des bougies, Qui dans l'air obscurci par les vapeurs du vin, Tentent de ranimer leur muse exténuée, Comme un vieillard flétri qu'une prostituée Sous ses baisers impurs veut réchauffer en vain. C'est ainsi que j'entends l'œuvre de poésie : Chacun de nous s'est fait l'art à sa fantaisie, Chacun de nous l'a vu d'un différent côté. Prisme aux mille couleurs, chaque œil en saisit une Suivant le point divers où l'a mis la fortune : Dieu lui seul peut tout voir dans son immensité. Conserve la croyance et respecte la nôtre, Apôtre dévoué de la gloire d'un autre ; Fais-toi du nouveau Dieu confesseur et martyr, Ne crois pas que mon cœur cède comme une argile Ni que ta voix, prêchant le nouvel Évangile, Si chaude qu'elle soit, puisse me convertir. Adieu. Garde ta foi, garde ton opulence. Laisse-moi recueillir mon cœur dans le silence, Laisse-moi consumer mes jours comme un reclus ; Pardonne cependant à cette rêverie, C'est le chant d'un proscrit en quittant la patrie, C'est la voix d'un ami que tu n'entendras plus.
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C'est de ma coeur L'amour de la chaude C'est le gros feu orange La rouge de ma peau A new life Gorge us On the heat of your bleu base The vastness of the ciel is captured in your core The blanc A bleached blank blot of light Blotching the irises of Nos yeux Mes jambes burn with the blaze My coeur melts quand tu rire Mais tu es seulment le feu Feu C'est plus que ca It is the waves and forces in my chest The spark in mes yeux The high of a rolling wit being exhausted C'est la langue avec ce que j'etais nee Et puis ca, c'est la frustration que j'avais avec Anglais et French C'est ma mere Elle est la feu dans ma coeur Tres fort But it burns It will always burn Oceans of salt will not wash away the singe I am rouge with force Forte avec heat I will burn on Like fire
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Mar 14, 2016
Mar 14, 2016 at 11:09 AM UTC
Feu
J'ai toujours sous la main Une ou deux molécules de ma muse effervescente, Sa poudrière et sa houppe pour le teint. Et quand vient le boléro de la migraine Et que l'hallali explose dans ma tête en pleine chasse à courre Et que c'est la curée chaude Je rappelle la meute des mots chiens et taureaux Et je transforme en plein couvent les kilomètres de petit-lait entier en fa dièse mineur De ma Decatur ecclésiastique En AOP. AOP, C'est Aspirine et Antimoine, Les deux vocalises de ma muse, Deux sœurs siamoises, Deux divas effervescentes de Cadix Que nul bistouri ne peut disjoindre Quand en duo, aveugles, elles dansent leur boléro dans un bain d'encre Allegretto con moto Au son des cors de chasse Au lieu des castagnettes. Ces deux divas sont une lettre d'indulgence, Un passeport incunable pour le paradis, Dont je suis l'enlumineur, le rubricateur, l'imprimeur, le relieur Et l'auteur. J'imprime à grand tirage leur psautier poisseux sur deux colonnes Et quarante deux lignes
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Oct 26, 2019
Oct 26, 2019 at 9:00 AM UTC
Molécule de Muse
C'est à Rouen, votre Rouen, Madame, Qu'on brûla... (je fais un impair !) Mais Marseille ! c'est une femme Qui se lève, au bord de la mer ! Le Havre a votre amour, et d'une ; Son port, et de deux ; qu'il soit fier ! Mais Marseille ! c'est une brune Qui sourit, au bord de la mer ! Comme le fauve qu'il rappelle, Lyon porte beau, par un temps clair ; Mais Marseille ! est une « bien belle » Qu'on salue, an bord de la mer ; Les vignes où vole la grive Près de Dijon n'ont pas le ver ; Mais Marseille ! est une « bien vive » Qui chantonne, au bord de la mer ; Bordeaux, avec sa gloire éparse Sur vingt océans, a grand air ! Mais Marseille ! c'est une garce Qui vous grise, au bord de la mer ; Le beffroi d'Arras se redresse Comme la hune au vent d'hiver ; Mais Marseille ! est une bougresse, Qui tempête, au bord de la mer ; Laval est un duc, ma Mignonne, Dont le poiré n'est pas amer ; Mais Marseille ! est une « bien bonne » Qui se calme, au bord de la mer ; Toulouse est un ténor qui traîne Où frise peut-être un peu l'r... Mais Marseille ! est une sirène Qui chuchotte, au bord de la mer ; Clermont a ses volcans où rôde Le souvenir d'un feu d'enfer ; Mais Marseille ! est une « bien chaude » Qui vous baise, au bord de la mer ; Grenoble a Bayard, la prouesse Faite homme et l'honneur fait de fer ; Mais Marseille est une déesse Qu'on adore, au bord de la mer ; Toulon aura l'âme sereine Quand on aura purgé son air ; Mais Marseille, elle, est une reine Qui se couche au bord de la mer ! Elle adore Paris, Madame, Paris est l'homme qu'il lui faut, Car Marseille, c'est une femme Qui n'a pas le moindre défaut. Paris, le lui rend bien, du reste, Il lui dit : Si tu t'asseyais ? Car Marseille n'a pas la peste Et n'a plus l'accent marseillais !
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Marseille
C'est à Rouen, votre Rouen, Madame, Qu'on brûla... (je fais un impair !) Mais Marseille ! c'est une femme Qui se lève, au bord de la mer ! Le Havre a votre amour, et d'une ; Son port, et de deux ; qu'il soit fier ! Mais Marseille ! c'est une brune Qui sourit, au bord de la mer ! Comme le fauve qu'il rappelle, Lyon porte beau, par un temps clair ; Mais Marseille ! est une « bien belle » Qu'on salue, an bord de la mer ; Les vignes où vole la grive Près de Dijon n'ont pas le ver ; Mais Marseille ! est une « bien vive » Qui chantonne, au bord de la mer ; Bordeaux, avec sa gloire éparse Sur vingt océans, a grand air ! Mais Marseille ! c'est une garce Qui vous grise, au bord de la mer ; Le beffroi d'Arras se redresse Comme la hune au vent d'hiver ; Mais Marseille ! est une bougresse, Qui tempête, au bord de la mer ; Laval est un duc, ma Mignonne, Dont le poiré n'est pas amer ; Mais Marseille ! est une « bien bonne » Qui se calme, au bord de la mer ; Toulouse est un ténor qui traîne Où frise peut-être un peu l'r... Mais Marseille ! est une sirène Qui chuchotte, au bord de la mer ; Clermont a ses volcans où rôde Le souvenir d'un feu d'enfer ; Mais Marseille ! est une « bien chaude » Qui vous baise, au bord de la mer ; Grenoble a Bayard, la prouesse Faite homme et l'honneur fait de fer ; Mais Marseille est une déesse Qu'on adore, au bord de la mer ; Toulon aura l'âme sereine Quand on aura purgé son air ; Mais Marseille, elle, est une reine Qui se couche au bord de la mer ! Elle adore Paris, Madame, Paris est l'homme qu'il lui faut, Car Marseille, c'est une femme Qui n'a pas le moindre défaut. Paris, le lui rend bien, du reste, Il lui dit : Si tu t'asseyais ? Car Marseille n'a pas la peste Et n'a plus l'accent marseillais !
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Il faisait froid pour début juin; une pause entre deux tempêtes. Le surf -rough, l'eau froide, mais la réception serait chaude. Notre bateau de Higgins a fait une vitesse constante nous emmenant au rivage. Pour certains, c'était le jour le plus long, pour beaucoup d'autres le dernier jour. La scène qui nous attendait était surréaliste; une boue comme le pire. Les Allemands ont occupé les corpsmen s'ils ne les ont pas d'abord tués. La pluie de plomb était constante pendant que nous nous sommes battus vers la rive. Notre peloton a été décimé. beaucoup ont vu la fin de la guerre. Il y avait des actes d'héroïsme. Nos dirigeants ont prouvé leur valeur. Nous avons pris le mur de l'Atlantique de ****** pensée imprenable au premier abord. J'ai regardé depuis le haut bluff à l'Armada grise juste au large de la côte. J'ai perdu une bande de copains aujourd'hui, mais nous allons même marquer des points. Nous sommes une bande de frères campés au-dessus de cette rive normande. Je ne dirai jamais à mes parents les horreurs que j'ai vues. L'air pue la sueur et le fer, et la puanteur de la cordite des rondes passées. Les aumôniers recueillent les étiquettes de chien des formes immobiles sur le sol.
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May 28, 2018
May 28, 2018 at 10:36 AM UTC
Leur journée à la plage
Quoique tes sourcils méchants Te donnent un air étrange Qui n'est pas celui d'un ange, Sorcière aux yeux alléchants, Je t'adore, ô ma frivole, Ma terrible passion ! Avec la dévotion Du prêtre pour son idole. Le désert et la forêt Embaument tes tresses rudes, Ta tête a les attitudes De l'énigme et du secret. Sur ta chair le parfum rôde Comme autour d'un encensoir ; Tu charmes comme le soir, Nymphe ténébreuse et chaude. Ah ! les philtres les plus forts Ne valent pas ta paresse, Et tu connais la caresse Qui fait revivre les morts ! Tes hanches sont amoureuses De ton dos et de tes seins, Et tu ravis les coussins Par tes poses langoureuses. Quelquefois, pour apaiser Ta rage mystérieuse, Tu prodigues, sérieuse, La morsure et le baiser ; Tu me déchires, ma brune, Avec un rire moqueur, Et puis tu mets sur mon coeur Ton oeil doux comme la lune. Sous tes souliers de satin, Sous tes charmants pieds de soie, Moi, je mets ma grande joie, Mon génie et mon destin, Mon âme par toi guérie, Par toi, lumière et couleur ! Explosion de chaleur Dans ma noire Sibérie !
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Chanson d'après-midi
Afin que ton renom s'étende par la plaine, Autant qu'il monte au ciel engravé dans un Pin, Invoquant tous les Dieux, et répandant du vin, Je consacre à ton nom cette belle Fontaine. Pasteurs, que vos troupeaux frisez de blanche laine Ne paissent (1) à ces bords ; y fleurisse le Thym, Et tant de belles fleurs qui s'ouvrent au matin, Et soit dite à jamais la Fontaine d'Hélène. Le passant, en été, s'y puisse reposer. Et assis dessus l'herbe à l'ombre composer Mille chansons d'Hélène, et de moi lui souvienne ! Quiconque en boira, qu'amoureux il devienne ; Et puisse, en la humant, une flamme puiser Aussi chaude qu'au cœur je sens chaude la mienne ! 1. Paissent : Paître.
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Afin que ton renom s'étende par la plaine
Mon enfant, ma soeur, Songe à la douceur D'aller là-bas vivre ensemble ! Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble ! Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes traîtres yeux, Brillant à travers leurs larmes. Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté. Des meubles luisants, Polis par les ans, Décoreraient notre chambre ; Les plus rares fleurs Mêlant leurs odeurs Aux vagues senteurs de l'ambre, Les riches plafonds, Les miroirs profonds, La splendeur orientale, Tout y parlerait À l'âme en secret Sa douce langue natale. Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté. Vois sur ces canaux Dormir ces vaisseaux Dont l'humeur est vagabonde ; C'est pour assouvir Ton moindre désir Qu'ils viennent du bout du monde. - Les soleils couchants Revêtent les champs, Les canaux, la ville entière, D'hyacinthe et d'or ; Le monde s'endort Dans une chaude lumière. Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.
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L'invitation au voyage
I L'eau claire ; comme le sel des larmes d'enfance, L'assaut au soleil des blancheurs des corps de femmes ; la soie, en foule et de lys pur, des oriflammes sous les murs dont quelque pucelle eut la défense ; L'ébat des anges ; - Non... le courant d'or en marche, meut ses bras, noirs, et lourds, et frais surtout, d'herbe. Elle sombre, ayant le Ciel bleu pour ciel-de-lit, appelle pour rideaux l'ombre de la colline et de l'arche. II Eh ! l'humide carreau tend ses bouillons limpides ! L'eau meuble d'or pâle et sans fond les couches prêtes. Les robes vertes et déteintes des fillettes font les saules, d'où sautent les oiseaux sans brides. Plus pure qu'un louis, jaune et chaude paupière le souci d'eau - ta foi conjugale, ô l'Épouse ! - au midi prompt, de son terne miroir, jalouse au ciel gris de chaleur la Sphère rose et chère. III Madame se tient trop debout dans la prairie prochaine où neigent les fils du travail ; l'ombrelle aux doigts ; foulant l'ombelle ; trop fière pour elle ; des enfants lisant dans la verdure fleurie leur livre de maroquin rouge ! Hélas, Lui, comme mille anges blancs qui se séparent sur la route, s'éloigne par delà la montagne ! Elle, toute froide, et noire, court ! après le départ de l'homme ! IV Regret des bras épais et jeunes d'herbe pure ! Or des lunes d'avril au coeur du saint lit ! Joie des chantiers riverains à l'abandon, en proie aux soirs d'août qui faisaient germer ces pourritures ! Qu'elle pleure à présent sous les remparts ! l'haleine des peupliers d'en haut est pour la seule brise. Puis, c'est la nappe, sans reflets, sans source, grise : un vieux, dragueur, dans sa barque immobile, peine. V Jouet de cet oeil d'eau morne, je n'y puis prendre, ô canot immobile ! oh ! bras trop courts ! ni l'une ni l'autre fleur : ni la jaune qui m'importune, là ; ni la bleue, amie à l'eau couleur de cendre. Ah ! la poudre des saules qu'une aile secoue ! Les roses des roseaux dès longtemps dévorées ! Mon canot, toujours fixe ; et sa chaîne tirée Au fond de cet oeil d'eau sans bords, - à quelle boue ?
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Mémoire
I L'eau claire ; comme le sel des larmes d'enfance, L'assaut au soleil des blancheurs des corps de femmes ; la soie, en foule et de lys pur, des oriflammes sous les murs dont quelque pucelle eut la défense ; L'ébat des anges ; - Non... le courant d'or en marche, meut ses bras, noirs, et lourds, et frais surtout, d'herbe. Elle sombre, ayant le Ciel bleu pour ciel-de-lit, appelle pour rideaux l'ombre de la colline et de l'arche. II Eh ! l'humide carreau tend ses bouillons limpides ! L'eau meuble d'or pâle et sans fond les couches prêtes. Les robes vertes et déteintes des fillettes font les saules, d'où sautent les oiseaux sans brides. Plus pure qu'un louis, jaune et chaude paupière le souci d'eau - ta foi conjugale, ô l'Épouse ! - au midi prompt, de son terne miroir, jalouse au ciel gris de chaleur la Sphère rose et chère. III Madame se tient trop debout dans la prairie prochaine où neigent les fils du travail ; l'ombrelle aux doigts ; foulant l'ombelle ; trop fière pour elle ; des enfants lisant dans la verdure fleurie leur livre de maroquin rouge ! Hélas, Lui, comme mille anges blancs qui se séparent sur la route, s'éloigne par delà la montagne ! Elle, toute froide, et noire, court ! après le départ de l'homme ! IV Regret des bras épais et jeunes d'herbe pure ! Or des lunes d'avril au coeur du saint lit ! Joie des chantiers riverains à l'abandon, en proie aux soirs d'août qui faisaient germer ces pourritures ! Qu'elle pleure à présent sous les remparts ! l'haleine des peupliers d'en haut est pour la seule brise. Puis, c'est la nappe, sans reflets, sans source, grise : un vieux, dragueur, dans sa barque immobile, peine. V Jouet de cet oeil d'eau morne, je n'y puis prendre, ô canot immobile ! oh ! bras trop courts ! ni l'une ni l'autre fleur : ni la jaune qui m'importune, là ; ni la bleue, amie à l'eau couleur de cendre. Ah ! la poudre des saules qu'une aile secoue ! Les roses des roseaux dès longtemps dévorées ! Mon canot, toujours fixe ; et sa chaîne tirée Au fond de cet oeil d'eau sans bords, - à quelle boue ?
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Quand je t'aimais, pour toi j'aurais donné ma vie, Mais c'est toi, de t'aimer, toi qui m'ôtas l'envie. À tes pièges d'un jour on ne me prendra plus ; Tes ris sont maintenant et tes pleurs superflus. Ainsi, lorsqu'à l'enfant la vieille salle obscure Fait peur, il va tout nu décrocher quelque armure ; Il s'enferme, il revient tout palpitant d'effroi Dans sa chambre bien chaude et dans son lit bien froid. Et puis, lorsqu'au matin le jour vient à paraître, Il trouve son fantôme aux plis de sa fenêtre, Voit son arme inutile, il rit et, triomphant, S'écrie : « Oh ! que j'ai peur ! oh ! que je suis enfant ! »
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Fragment
Des champs de caramel dans vos yeux la vapeur de la beauté tout autour de vous. Le foulard de nuit vous enveloppe, les manches du jour sur le sol. Ville froide, ville chaude ville du cœur vous êtes un citoyen universel. Je suis votre cartographe, votre biographe, votre poète de nuit. Je présente votre chanson au piano. Femme caramel quand ton cœur s’ouvre c’est moi qui suis là avec une bouteille de vin et un cierge. "Caramel fields in your eyes the steam of beauty all around you. The night scarf envelops you, the sleeves of the day on the ground. Cold city, hot city city of the heart you are a universal citizen. I am your cartographer, your biographer, your poet of the night. I present your song to the piano. Caramel woman when your heart opens it's me who stands with a bottle of wine & a candle."
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Jun 23, 2019
Jun 23, 2019 at 5:15 PM UTC
Femme Caramel
Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles : " Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité, Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles, Un chant plein de lumière et de fraternité ! Je sais combien il faut, sur la colline en flamme, De peine, de sueur et de soleil cuisant Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ; Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant, Car j'éprouve une joie immense quand je tombe Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux, Et sa chaude poitrine est une douce tombe Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux. Entends-tu retentir les refrains des dimanches Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ? Les coudes sur la table et retroussant tes manches, Tu me glorifieras et tu seras content ; J'allumerai les yeux de ta femme ravie ; A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs Et serai pour ce frêle athlète de la vie L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs. En toi je tomberai, végétale ambroisie, Grain précieux jeté par l'éternel Semeur, Pour que de notre amour naisse la poésie Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! "
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L'âme du vin
Si je n'étais captive, J'aimerais ce pays, Et cette mer plaintive, Et ces champs de maïs, Et ces astres sans nombre, Si le long du mur sombre N'étincelait dans l'ombre Le sabre des spahis. Je ne suis point tartare Pour qu'un eunuque noir M'accorde ma guitare, Me tienne mon miroir. Bien **** de ces Sodomes, Au pays dont nous sommes, Avec les jeunes hommes On peut parler le soir. Pourtant j'aime une rive Où jamais des hivers Le souffle froid n'arrive Par les vitraux ouverts. L'été, la pluie est chaude, L'insecte vert qui rôde Luit, vivante émeraude, Sous les brins d'herbe verts. Smyrne est une princesse Avec son beau chapel ; L'heureux printemps sans cesse Répond à son appel, Et, comme un riant groupe De fleurs dans une coupe, Dans ses mers se découpe Plus d'un frais archipel. J'aime ces tours vermeilles, Ces drapeaux triomphants, Ces maisons d'or, pareilles A des jouets d'enfants ; J'aime, pour mes pensées Plus mollement bercées, Ces tentes balancées Au dos des éléphants. Dans ce palais de fées, Mon cœur, plein de concerts, Croit, aux voix étouffées Qui viennent des déserts, Entendre les génies Mêler les harmonies Des chansons infinies Qu'ils chantent dans les airs. J'aime de ces contrées Les doux parfums brûlants, Sur les vitres dorées Les feuillages tremblants, L'eau que la source épanche Sous le palmier qui penche, Et la cigogne blanche Sur les minarets blancs. J'aime en un lit de mousses Dire un air espagnol, Quand mes compagnes douces, Du pied rasant le sol, Légion vagabonde Où le sourire abonde, Font tournoyer leur ronde Sous un rond parasol. Mais surtout, quand la brise Me touche en voltigeant, La nuit, j'aime être assise, L'œil sur la mer profonde, Tandis que, pâle et blonde, La lune ouvre dans l'onde Son éventail d'argent. Le 7 juillet 1828.
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La captive
Si je n'étais captive, J'aimerais ce pays, Et cette mer plaintive, Et ces champs de maïs, Et ces astres sans nombre, Si le long du mur sombre N'étincelait dans l'ombre Le sabre des spahis. Je ne suis point tartare Pour qu'un eunuque noir M'accorde ma guitare, Me tienne mon miroir. Bien **** de ces Sodomes, Au pays dont nous sommes, Avec les jeunes hommes On peut parler le soir. Pourtant j'aime une rive Où jamais des hivers Le souffle froid n'arrive Par les vitraux ouverts. L'été, la pluie est chaude, L'insecte vert qui rôde Luit, vivante émeraude, Sous les brins d'herbe verts. Smyrne est une princesse Avec son beau chapel ; L'heureux printemps sans cesse Répond à son appel, Et, comme un riant groupe De fleurs dans une coupe, Dans ses mers se découpe Plus d'un frais archipel. J'aime ces tours vermeilles, Ces drapeaux triomphants, Ces maisons d'or, pareilles A des jouets d'enfants ; J'aime, pour mes pensées Plus mollement bercées, Ces tentes balancées Au dos des éléphants. Dans ce palais de fées, Mon cœur, plein de concerts, Croit, aux voix étouffées Qui viennent des déserts, Entendre les génies Mêler les harmonies Des chansons infinies Qu'ils chantent dans les airs. J'aime de ces contrées Les doux parfums brûlants, Sur les vitres dorées Les feuillages tremblants, L'eau que la source épanche Sous le palmier qui penche, Et la cigogne blanche Sur les minarets blancs. J'aime en un lit de mousses Dire un air espagnol, Quand mes compagnes douces, Du pied rasant le sol, Légion vagabonde Où le sourire abonde, Font tournoyer leur ronde Sous un rond parasol. Mais surtout, quand la brise Me touche en voltigeant, La nuit, j'aime être assise, L'œil sur la mer profonde, Tandis que, pâle et blonde, La lune ouvre dans l'onde Son éventail d'argent. Le 7 juillet 1828.
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Des singes dans un bois jouaient à la main chaude ; Certaine guenon moricaude, Assise gravement, tenait sur ses genoux La tête de celui qui, courbant son échine, Sur sa main recevait les coups. On frappait fort, et puis devine ! Il ne devinait point ; c'était alors des ris, Des sauts, des gambades, des cris. Attiré par le bruit du fond de sa tanière, Un jeune léopard, prince assez débonnaire, Se présente au milieu de nos singes joyeux. Tout tremble à son aspect. Continuez vos jeux, Leur dit le léopard, je n'en veux à personne : Rassurez-vous, j'ai l'âme bonne ; Et je viens même ici, comme particulier, À vos plaisirs m'associer. Jouons, je suis de la partie. Ah ! Monseigneur, quelle bonté ! Quoi ! Votre altesse veut, quittant sa dignité, Descendre jusqu'à nous ! - Oui, c'est ma fantaisie. Mon altesse eut toujours de la philosophie, Et sait que tous les animaux Sont égaux. Jouons donc, mes amis ; jouons, je vous en prie. Les singes enchantés crurent à ce discours, Comme l'on y croira toujours. Toute la troupe joviale Se remet à jouer : l'un d'entre eux tend la main, Le léopard frappe, et soudain On voit couler du sang sous la griffe royale. Le singe cette fois devina qui frappait ; Mais il s'en alla sans le dire. Ses compagnons faisaient semblant de rire, Et le léopard seul riait. Bientôt chacun s'excuse et s'échappe à la hâte En se disant entre leurs dents : Ne jouons point avec les grands, Le plus doux a toujours des griffes à la patte.
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Les singes et le léopard
Des singes dans un bois jouaient à la main chaude ; Certaine guenon moricaude, Assise gravement, tenait sur ses genoux La tête de celui qui, courbant son échine, Sur sa main recevait les coups. On frappait fort, et puis devine ! Il ne devinait point ; c'était alors des ris, Des sauts, des gambades, des cris. Attiré par le bruit du fond de sa tanière, Un jeune léopard, prince assez débonnaire, Se présente au milieu de nos singes joyeux. Tout tremble à son aspect. Continuez vos jeux, Leur dit le léopard, je n'en veux à personne : Rassurez-vous, j'ai l'âme bonne ; Et je viens même ici, comme particulier, À vos plaisirs m'associer. Jouons, je suis de la partie. Ah ! Monseigneur, quelle bonté ! Quoi ! Votre altesse veut, quittant sa dignité, Descendre jusqu'à nous ! - Oui, c'est ma fantaisie. Mon altesse eut toujours de la philosophie, Et sait que tous les animaux Sont égaux. Jouons donc, mes amis ; jouons, je vous en prie. Les singes enchantés crurent à ce discours, Comme l'on y croira toujours. Toute la troupe joviale Se remet à jouer : l'un d'entre eux tend la main, Le léopard frappe, et soudain On voit couler du sang sous la griffe royale. Le singe cette fois devina qui frappait ; Mais il s'en alla sans le dire. Ses compagnons faisaient semblant de rire, Et le léopard seul riait. Bientôt chacun s'excuse et s'échappe à la hâte En se disant entre leurs dents : Ne jouons point avec les grands, Le plus doux a toujours des griffes à la patte.
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