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"chansonnette" poems
The best way to squander a weekend In indolent repose, is to sit by a river. And to watch it with adherence, With cool breeze swaying your hair. Shadowed beneath the luscious trees, The emerald grass and jagged rocks are her guards. She scatters the wealth of tranquillity, Over people who come to admire her. On and on it flows through the landscape, Like strips of glossy azure ribbon. Far down within its ***** Swim the crystal fishes over the pearly pebbles. The banks of her give soft, serene, cool shade To the infants of Mother Earth. The birds sing the chansonnette , And amplify your anthem of pacific flowing. Summer wind floats and the butterflies flutter, And the eddies gleam and quiver. O blue diadem! Keep on showering your River Bliss on us.
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Nov 19, 2015
Nov 19, 2015 at 6:54 AM UTC
River Bliss
Une fauvette jeune et belle S'amusait à chanter tant que durait le jour ; Sa voisine la tourterelle Ne voulait, ne savait rien faire que l'amour. Je plains bien votre erreur, dit-elle à la fauvette ; Vous perdez vos plus beaux moments : Il n'est qu'un seul plaisir, c'est d'avoir des amants. Dites-moi, s'il vous plaît, quelle est la chansonnette Qui peut valoir un doux baiser. Je me garderais bien d'oser Les comparer, répondit la chanteuse : Mais je ne suis point malheureuse, J'ai mis mon bonheur dans mes chants. À ce discours, la tourterelle En se moquant s'éloigna d'elle. Sans se revoir elles furent dix ans. Après ce long espace, un beau jour de printemps, Dans la même forêt elles se rencontrèrent. L'âge avait bien un peu dérangé leurs attraits ; Longtemps elles se regardèrent Avant que de pouvoir se remettre leurs traits. Enfin la fauvette polie S'avance la première : eh ! Bon jour, mon amie, Comment vous portez-vous ? Comment vont les amants ? - Ah ! Ne m'en parlez pas, ma chère : J'ai tout perdu, plaisirs, amis, beaux ans ; Tout a passé comme une ombre légère. J'ai cru que le bonheur était d'aimer, de plaire... Ô souvenir cruel ! ô regrets superflus ! J'aime encore, on ne m'aime plus. J'ai moins perdu que vous, répondit la chanteuse : Cependant je suis vieille et je n'ai plus de voix ; Mais j'aime la musique, et suis encore heureuse Lorsque le rossignol fait retentir ces bois. La beauté, ce présent céleste, Ne peut sans les talents échapper à l'ennui : La beauté passe, un talent reste, On en jouit même en autrui.
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La tourterelle et la fauvette
Une fauvette jeune et belle S'amusait à chanter tant que durait le jour ; Sa voisine la tourterelle Ne voulait, ne savait rien faire que l'amour. Je plains bien votre erreur, dit-elle à la fauvette ; Vous perdez vos plus beaux moments : Il n'est qu'un seul plaisir, c'est d'avoir des amants. Dites-moi, s'il vous plaît, quelle est la chansonnette Qui peut valoir un doux baiser. Je me garderais bien d'oser Les comparer, répondit la chanteuse : Mais je ne suis point malheureuse, J'ai mis mon bonheur dans mes chants. À ce discours, la tourterelle En se moquant s'éloigna d'elle. Sans se revoir elles furent dix ans. Après ce long espace, un beau jour de printemps, Dans la même forêt elles se rencontrèrent. L'âge avait bien un peu dérangé leurs attraits ; Longtemps elles se regardèrent Avant que de pouvoir se remettre leurs traits. Enfin la fauvette polie S'avance la première : eh ! Bon jour, mon amie, Comment vous portez-vous ? Comment vont les amants ? - Ah ! Ne m'en parlez pas, ma chère : J'ai tout perdu, plaisirs, amis, beaux ans ; Tout a passé comme une ombre légère. J'ai cru que le bonheur était d'aimer, de plaire... Ô souvenir cruel ! ô regrets superflus ! J'aime encore, on ne m'aime plus. J'ai moins perdu que vous, répondit la chanteuse : Cependant je suis vieille et je n'ai plus de voix ; Mais j'aime la musique, et suis encore heureuse Lorsque le rossignol fait retentir ces bois. La beauté, ce présent céleste, Ne peut sans les talents échapper à l'ennui : La beauté passe, un talent reste, On en jouit même en autrui.
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T'oseroit bien quelque poète Nyer des vers, douce alouette ? Quant à moy je ne l'oserois, Je veux celebrer ton ramage Sur tous oyseaus qui sont en cage, Et sur tous ceus qui sont es bois. Qu'il te fait bon ouyr ! à l'heure Que le bouvier les champs labeure Quand la terre le printems sent, Qui plus de ta chanson est gaye, Que couroussée de la playe Du soc, qui l'estomac lui fend. Si tost que tu es arrosée Au point du jour, de la rosée, Tu fais en l'air mile discours En l'air des ailes tu fretilles, Et pendue au ciel, tu babilles, Et contes aus vens tes amours. Puis du ciel tu te laisses fondre Dans un sillon vert, soit pour pondre, Soit pour esclorre, ou pour couver, Soit pour aporter la bechée A tes petis, ou d'une Achée Ou d'une chenille, ou d'un ver. Lors moi couché dessus l'herbette D'une part j'oy ta chansonnette ; De l'autre, sus du poliot, A l'abry de quelque fougere J'ecoute la jeune bergere Qui degoise son lerelot. Puis je di, tu es bien-heureuse, Gentille Alouette amoureuse, Qui n'as peur ny soucy de riens, Qui jamais au coeur n'as sentie Les dedains d'une fiere amie, Ny le soin d'amasser des biens. Ou si quelque souci te touche, C'est, lors que le Soleil se couche, De dormir, et de reveiller De tes chansons avec l'Aurore Et bergers et passans encore, Pour les envoyer travailler. Mais je vis toujours en tristesse, Pour les fiertez d'une maistresse Qui paye ma foi de travaus, Et d'une plesante mensonge, Qui jour et nuit tous-jours alonge La longue trame de mes maus.
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Ode à l'alouette
T'oseroit bien quelque poète Nyer des vers, douce alouette ? Quant à moy je ne l'oserois, Je veux celebrer ton ramage Sur tous oyseaus qui sont en cage, Et sur tous ceus qui sont es bois. Qu'il te fait bon ouyr ! à l'heure Que le bouvier les champs labeure Quand la terre le printems sent, Qui plus de ta chanson est gaye, Que couroussée de la playe Du soc, qui l'estomac lui fend. Si tost que tu es arrosée Au point du jour, de la rosée, Tu fais en l'air mile discours En l'air des ailes tu fretilles, Et pendue au ciel, tu babilles, Et contes aus vens tes amours. Puis du ciel tu te laisses fondre Dans un sillon vert, soit pour pondre, Soit pour esclorre, ou pour couver, Soit pour aporter la bechée A tes petis, ou d'une Achée Ou d'une chenille, ou d'un ver. Lors moi couché dessus l'herbette D'une part j'oy ta chansonnette ; De l'autre, sus du poliot, A l'abry de quelque fougere J'ecoute la jeune bergere Qui degoise son lerelot. Puis je di, tu es bien-heureuse, Gentille Alouette amoureuse, Qui n'as peur ny soucy de riens, Qui jamais au coeur n'as sentie Les dedains d'une fiere amie, Ny le soin d'amasser des biens. Ou si quelque souci te touche, C'est, lors que le Soleil se couche, De dormir, et de reveiller De tes chansons avec l'Aurore Et bergers et passans encore, Pour les envoyer travailler. Mais je vis toujours en tristesse, Pour les fiertez d'une maistresse Qui paye ma foi de travaus, Et d'une plesante mensonge, Qui jour et nuit tous-jours alonge La longue trame de mes maus.
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