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"brille" poems
~~~~English~~~~ Such beauty takes away my breath As the sunrays shine across the peaceful path The trees of this forest sway and nod in the dancing breeze Which caresses my cheeks Pastel clouds in the watercolor sky Makes the forest with its path beautiful And birds sing and warble in the tall treetops God alone creates this beauty The bluebells bordering the path Are kissed by sparkling dewdrops And snowdrops have long come out of Their veil of snow Lacy green leaves from the blowing trees Provide shade in the sweet summer And the breezes provide coolness on a hot day At this lovely place of beauty ~~~~French~~~~ Une telle beauté enlève mon souffle Comme les rayons du soleil brille à travers la voie pacifique Les arbres de cette forêt se balancent et hocher la tête dans la brise dansante Qui caresse mes joues Pastels nuages dans le ciel aquarelle Rend la forêt avec son chemin belle Et les oiseaux chantent et modulées dans les hautes cimes Dieu seul crée cette beauté Les jacinthes qui bordent le chemin Sont caressées par les gouttes de rosée mousseux Perce-neige viennent depuis longtemps de Leur voile de neige Dentelles feuilles vertes des arbres de soufflage Fournir de l'ombre en été douce Et les brises offrent fraîcheur par une chaude journée À ce bel endroit d'une beauté ~Hilda~
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Mar 12, 2013
Mar 12, 2013 at 10:32 PM UTC
The Path Of Sunrays
II. Oh ! vers ces vétérans quand notre esprit s'élève, Nous voyons leur front luire et resplendir leur glaive, Fertile en grands travaux. C'étaient là les anciens. Mais ce temps les efface ! France, dans ton histoire ils tiennent trop de place. France, gloire aux nouveaux ! Oui, gloire à ceux d'hier ! ils se mettent cent mille, Sabres nus, vingt contre un, sans crainte, et par la ville S'en vont, tambours battants. À mitraille ! leur feu brille, l'obusier tonne, Victoire ! ils ont tué, carrefour Tiquetonne, Un enfant de sept ans ! Ceux-ci sont des héros qui n'ont pas peur des femmes Ils tirent sans pâlir, gloire à ces grandes âmes ! Sur les passants tremblants. On voit, quand dans Paris leur troupe se promène, Aux fers de leurs chevaux de la cervelle humaine Avec des cheveux blancs ! Ils montent à l'assaut des lois ; sur la patrie Ils s'élancent ; chevaux, fantassins, batterie, Bataillon, escadron, Gorgés, payés, repus, joyeux, fous de colère, Sonnant la charge, avec Maupas pour vexillaire Et Veuillot pour clairon. Tout, le fer et le plomb, manque à nos bras farouches, Le peuple est sans fusils, le peuple est sans cartouches, Braves ! c'est le moment ! Avec quelques tribuns la loi demeure seule. Derrière vos canons chargés jusqu'à la gueule Risquez-vous hardiment ! Ô soldats de décembre ! ô soldats d'embuscades Contre votre pays ! honte à vos cavalcades Dans Paris consterné ! Vos pères, je l'ai dit, brillaient comme le phare ; Ils bravaient, en chantant une haute fanfare, La mort, spectre étonné ; Vos pères combattaient les plus fières armées, Le prussien blond, le russe aux foudres enflammées, Le catalan bruni, Vous, vous tuez des gens de bourse et de négoce. Vos pères, ces géants, avaient pris Saragosse, Vous prenez Tortoni ! Histoire, qu'en dis-tu ? les vieux dans les batailles Couraient sur les canons vomissant les mitrailles ; Ceux-ci vont, sans trembler, Foulant aux pieds vieillards sanglants, femmes mourantes Droit au crime. Ce sont deux façons différentes De ne pas reculer. Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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À l'obéissance passive (II)
II. Oh ! vers ces vétérans quand notre esprit s'élève, Nous voyons leur front luire et resplendir leur glaive, Fertile en grands travaux. C'étaient là les anciens. Mais ce temps les efface ! France, dans ton histoire ils tiennent trop de place. France, gloire aux nouveaux ! Oui, gloire à ceux d'hier ! ils se mettent cent mille, Sabres nus, vingt contre un, sans crainte, et par la ville S'en vont, tambours battants. À mitraille ! leur feu brille, l'obusier tonne, Victoire ! ils ont tué, carrefour Tiquetonne, Un enfant de sept ans ! Ceux-ci sont des héros qui n'ont pas peur des femmes Ils tirent sans pâlir, gloire à ces grandes âmes ! Sur les passants tremblants. On voit, quand dans Paris leur troupe se promène, Aux fers de leurs chevaux de la cervelle humaine Avec des cheveux blancs ! Ils montent à l'assaut des lois ; sur la patrie Ils s'élancent ; chevaux, fantassins, batterie, Bataillon, escadron, Gorgés, payés, repus, joyeux, fous de colère, Sonnant la charge, avec Maupas pour vexillaire Et Veuillot pour clairon. Tout, le fer et le plomb, manque à nos bras farouches, Le peuple est sans fusils, le peuple est sans cartouches, Braves ! c'est le moment ! Avec quelques tribuns la loi demeure seule. Derrière vos canons chargés jusqu'à la gueule Risquez-vous hardiment ! Ô soldats de décembre ! ô soldats d'embuscades Contre votre pays ! honte à vos cavalcades Dans Paris consterné ! Vos pères, je l'ai dit, brillaient comme le phare ; Ils bravaient, en chantant une haute fanfare, La mort, spectre étonné ; Vos pères combattaient les plus fières armées, Le prussien blond, le russe aux foudres enflammées, Le catalan bruni, Vous, vous tuez des gens de bourse et de négoce. Vos pères, ces géants, avaient pris Saragosse, Vous prenez Tortoni ! Histoire, qu'en dis-tu ? les vieux dans les batailles Couraient sur les canons vomissant les mitrailles ; Ceux-ci vont, sans trembler, Foulant aux pieds vieillards sanglants, femmes mourantes Droit au crime. Ce sont deux façons différentes De ne pas reculer. Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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Toutes les histoires sont comme un miroir, Deux faces, deux versions, deux reflets. Pourtant le notre ne me montre que ce que je veux voir, Au secours, j'ai besoin d'aide, notre miroir est brisé. Cette nuit j'ai dessiné ton visage sur mes rêves, à la craie Ce matin ta peau était encore collée à ma joue J'ai essayé de t'arracher, mais tu étais enfoncée comme un clou, Au secours, j'ai besoin d'aide, je n'arrive pas à t'effacer. Tu restes là sans être présente, Ta voix me répète encore que "j'ai dû me tromper" J'avoue avoir eu tort de penser que tu m'avais laissée Au secours, j'ai besoin d'aide, ton fantôme me hante. Mon étoile brille encore moins que tes émeraudes Nos erreurs m'agressent, comme nos insultes en écho Ce n'était pas prévu que tout se termine dans un tel chaos Au secours, j'ai besoin d'aide pour réparer ce désordre. J'ai lutté de toutes mes forces pour te chasser de mon esprit, Mais tu reviens à la charge, le soir juste avant de dormir Toute seule avec ta voix qui me guide pour écrire, Au secours, j'ai besoin d'aide, tu me fais sombrer dans la folie. Aujourd'hui j'ai tellement peur que tu ne veuilles plus que je revienne, Et je ne suis même pas sûre de le vouloir moi-même Je me fais encore du mal, mais on récolte ce que l'on sème Au secours, j'ai besoin d'aide, je voulais juste que tu me retiennes. Ton ombre me suit partout en chantant Clementine, Mais il n'y a plus d'éveil aux émeraudes depuis longtemps Le silence me rend muette, je ne respire plus comme avant J'ai dérivé ; au secours, j'ai besoin d'Aide..line.
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Aug 26, 2016
Aug 26, 2016 at 3:56 PM UTC
A(i)deline
Toutes les histoires sont comme un miroir, Deux faces, deux versions, deux reflets. Pourtant le notre ne me montre que ce que je veux voir, Au secours, j'ai besoin d'aide, notre miroir est brisé. Cette nuit j'ai dessiné ton visage sur mes rêves, à la craie Ce matin ta peau était encore collée à ma joue J'ai essayé de t'arracher, mais tu étais enfoncée comme un clou, Au secours, j'ai besoin d'aide, je n'arrive pas à t'effacer. Tu restes là sans être présente, Ta voix me répète encore que "j'ai dû me tromper" J'avoue avoir eu tort de penser que tu m'avais laissée Au secours, j'ai besoin d'aide, ton fantôme me hante. Mon étoile brille encore moins que tes émeraudes Nos erreurs m'agressent, comme nos insultes en écho Ce n'était pas prévu que tout se termine dans un tel chaos Au secours, j'ai besoin d'aide pour réparer ce désordre. J'ai lutté de toutes mes forces pour te chasser de mon esprit, Mais tu reviens à la charge, le soir juste avant de dormir Toute seule avec ta voix qui me guide pour écrire, Au secours, j'ai besoin d'aide, tu me fais sombrer dans la folie. Aujourd'hui j'ai tellement peur que tu ne veuilles plus que je revienne, Et je ne suis même pas sûre de le vouloir moi-même Je me fais encore du mal, mais on récolte ce que l'on sème Au secours, j'ai besoin d'aide, je voulais juste que tu me retiennes. Ton ombre me suit partout en chantant Clementine, Mais il n'y a plus d'éveil aux émeraudes depuis longtemps Le silence me rend muette, je ne respire plus comme avant J'ai dérivé ; au secours, j'ai besoin d'Aide..line.
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Went to film school, want to be a filmmaker still My dream unfulfilled, but still unfolding I look at what used to inspire me: magazine articles about the great directors. always male. even today. I used to want to be the female version. Not anymore The New Yorker has a piece on one Describes the process: a demanding scene where Julia Roberts walks down a street and then gives a LOOK This is not drama. drama is conflict. the new yorker doesn't know this describes the making of "art" as the shot is repeated with different LOOKS It's all taken so seriously: a large photo of the ARTIST on the facing page He has four o-clock shadow times a few days. this is the look of a filmmaker you will see it in the second half of the semester at any film school and he looks worried, intense, confused...gassy? artists are never happy is life a pretty picture? the artist knows this and cannot, will not smile Later, "the Brille Building," in New York. wow. a building with a name no less a building where many films are edited, have been edited over the years. a sweatshop for editors of picture and sound, and a place for the director to continue, now out of the shadow of the STAR He's using a lot of profanity now. Just because he's an old white geek don't think for a minute he ain't kool, he ain't street. Actually, go ahead and keep thinking that, because you're right Amazingly enough, he, from his heights of artistry, is slumming it with take-out Oh, the dedication. Oh, the fear of ever leaving the building and being reminded there is a whole world outside that doesn't care about you His brother is the editor (no, don't say there is nepotism in this business, it's your imagination) They review the shots of THE LOOK There are many takes and now, this director who adapted someone else's novel to the screen now claims, he wrote it. Really. It is all his. Yes I still love making films but I've never loved the biz And as I get older, the more I think that real artists don't get written up in the New Yorker with such verve because they'd think it was just too silly
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Nov 25, 2012
Nov 25, 2012 at 12:06 AM UTC
Pretentiouso Fantastico
Went to film school, want to be a filmmaker still My dream unfulfilled, but still unfolding I look at what used to inspire me: magazine articles about the great directors. always male. even today. I used to want to be the female version. Not anymore The New Yorker has a piece on one Describes the process: a demanding scene where Julia Roberts walks down a street and then gives a LOOK This is not drama. drama is conflict. the new yorker doesn't know this describes the making of "art" as the shot is repeated with different LOOKS It's all taken so seriously: a large photo of the ARTIST on the facing page He has four o-clock shadow times a few days. this is the look of a filmmaker you will see it in the second half of the semester at any film school and he looks worried, intense, confused...gassy? artists are never happy is life a pretty picture? the artist knows this and cannot, will not smile Later, "the Brille Building," in New York. wow. a building with a name no less a building where many films are edited, have been edited over the years. a sweatshop for editors of picture and sound, and a place for the director to continue, now out of the shadow of the STAR He's using a lot of profanity now. Just because he's an old white geek don't think for a minute he ain't kool, he ain't street. Actually, go ahead and keep thinking that, because you're right Amazingly enough, he, from his heights of artistry, is slumming it with take-out Oh, the dedication. Oh, the fear of ever leaving the building and being reminded there is a whole world outside that doesn't care about you His brother is the editor (no, don't say there is nepotism in this business, it's your imagination) They review the shots of THE LOOK There are many takes and now, this director who adapted someone else's novel to the screen now claims, he wrote it. Really. It is all his. Yes I still love making films but I've never loved the biz And as I get older, the more I think that real artists don't get written up in the New Yorker with such verve because they'd think it was just too silly
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Romance. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour : Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. En vous voyant, je me rappelle Et mes plaisirs et mes succès ; Comme vous, j'étais jeune et belle, Et, comme vous, je le savais. Soudain ma blonde chevelure Me montra quelques cheveux blancs... J'ai vu, comme dans la nature, L'hiver succéder au printemps. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Naïve et sans expérience, D'amour je crus les doux serments, Et j'aimais avec confiance... On croit au bonheur à quinze ans ! Une fleur, par Julien cueillie, Était le gage de sa foi ; Mais, avant qu'elle fût flétrie, L'ingrat ne pensait plus à moi ! Dansez, fillettes du Village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. À vingt ans, un ami fidèle Adoucit mon premier chagrin ; J'étais triste, mais j'étais belle, Il m'offrit son cœur et sa main. Trop tôt pour nous vint la vieillesse ; Nous nous aimions, nous étions vieux... La mort rompit notre tendresse... Mon ami fut le plus heureux ! Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Pour moi, n'arrêtez pas la danse ; Le ciel est pur, je suis au port, Aux bruyants plaisirs de l'enfance La grand-mère sourit encor. Que cette larme que j'efface N'attriste pas vos jeunes cœurs : Le soleil brille sur la glace, L'hiver conserve quelques fleurs. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour, Et, sous un ciel exempt d'orage, Embellissez mon dernier jour !
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La grand-mère
Romance. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour : Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. En vous voyant, je me rappelle Et mes plaisirs et mes succès ; Comme vous, j'étais jeune et belle, Et, comme vous, je le savais. Soudain ma blonde chevelure Me montra quelques cheveux blancs... J'ai vu, comme dans la nature, L'hiver succéder au printemps. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Naïve et sans expérience, D'amour je crus les doux serments, Et j'aimais avec confiance... On croit au bonheur à quinze ans ! Une fleur, par Julien cueillie, Était le gage de sa foi ; Mais, avant qu'elle fût flétrie, L'ingrat ne pensait plus à moi ! Dansez, fillettes du Village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. À vingt ans, un ami fidèle Adoucit mon premier chagrin ; J'étais triste, mais j'étais belle, Il m'offrit son cœur et sa main. Trop tôt pour nous vint la vieillesse ; Nous nous aimions, nous étions vieux... La mort rompit notre tendresse... Mon ami fut le plus heureux ! Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Pour moi, n'arrêtez pas la danse ; Le ciel est pur, je suis au port, Aux bruyants plaisirs de l'enfance La grand-mère sourit encor. Que cette larme que j'efface N'attriste pas vos jeunes cœurs : Le soleil brille sur la glace, L'hiver conserve quelques fleurs. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour, Et, sous un ciel exempt d'orage, Embellissez mon dernier jour !
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Me dice Un pedazo mio quiere ser parte de tus deseos, El otro reúsa participar en tus acarreos. Como esa increible persona que hay en ti Me reusó a quedarme con la mitad de tu vivir Le digo La tempestad en el aire respira, Nublando mis pasos hacia ti. Hacia la otra mitad de mi. Mi voz ya no te toca, es mas, te corta Pedazo por pedazo Mi sol ya no te brilla, es mas, te enfria Poco a poco La tempestad en el aire me grita Nublando mi alma hacia el quererte a ti Hacia la otra mitad de mi Me ruega Mientras buscas sin encontrar Mientras caminas sin llegar Mientras tratas de hablar Mientras te pones a anhelar Te olvidas de lo mas importante Te aferras de lo abundante Te encerras en tu propio mundo Te olvidas de lo profundo Eres lo que siempre quiero Pero muchas veces no prefiero No porque tu voz corta Sino porque tu silencio importa No porque tu sol no brille Sino porque tu egoísmo acuchille Acá seguiré añorando Y quien sabe, olvidando Mientras buscando una razon Te mantengo en mi corazón. Yo suspiro Se que el tiempo se me acabará Como un sueño asesinado por la realidad La realidad en la cual tu ya no estas Pero me falta todavia vivir Me falta todavia soñar, cantar y volar Me falta todavia saltar, caer y luchar Aunque en mi dia final, sin calma, Me faltarás Tu.
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Feb 24, 2012
Feb 24, 2012 at 1:31 PM UTC
La conversación contra la otra mitad
Tout est pris d'un frisson subit. L'hiver s'enfuit et se dérobe. L'année ôte son vieil habit ; La terre met sa belle robe. Tout est nouveau, tout est debout ; L'adolescence est dans les plaines ; La beauté du diable, partout, Rayonne et se mire aux fontaines. L'arbre est coquet ; parmi les fleurs C'est à qui sera la plus belle ; Toutes étalent leurs couleurs, Et les plus laides ont du zèle. Le bouquet jaillit du rocher ; L'air baise les feuilles légères ; Juin rit de voir s'endimancher Le petit peuple des fougères. C'est une fête en vérité, Fête où vient le chardon, ce rustre ; Dans le grand palais de l'été Les astres allument le lustre. On fait les foins. Bientôt les blés. Le faucheur dort sous la cépée ; Et tous les souffles sont mêlés D'une senteur d'herbe coupée. Oui chante là ? Le rossignol. Les chrysalides sont parties. Le ver de terre a pris son vol Et jeté le froc aux orties ; L'aragne sur l'eau fait des ronds ; Ô ciel bleu ! l'ombre est sous la treille ; Le jonc tremble, et les moucherons Viennent vous parler à l'oreille ; On voit rôder l'abeille à jeun, La guêpe court, le frelon guette ; A tous ces buveurs de parfum Le printemps ouvre sa guinguette. Le bourdon, aux excès enclin, Entre en chiffonnant sa chemise ; Un oeillet est un verre plein, Un lys est une nappe mise. La mouche boit le vermillon Et l'or dans les fleurs demi-closes, Et l'ivrogne est le papillon, Et les cabarets sont les roses. De joie et d'extase on s'emplit, L'ivresse, c'est la délivrance ; Sur aucune fleur on ne lit : Société de tempérance. Le faste providentiel Partout brille, éclate et s'épanche, Et l'unique livre, le ciel, Est par l'aube doré sur tranche. Enfants, dans vos yeux éclatants Je crois voir l'empyrée éclore ; Vous riez comme le printemps Et vous pleurez comme l'aurore.
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Laetitia rerum
Tout est pris d'un frisson subit. L'hiver s'enfuit et se dérobe. L'année ôte son vieil habit ; La terre met sa belle robe. Tout est nouveau, tout est debout ; L'adolescence est dans les plaines ; La beauté du diable, partout, Rayonne et se mire aux fontaines. L'arbre est coquet ; parmi les fleurs C'est à qui sera la plus belle ; Toutes étalent leurs couleurs, Et les plus laides ont du zèle. Le bouquet jaillit du rocher ; L'air baise les feuilles légères ; Juin rit de voir s'endimancher Le petit peuple des fougères. C'est une fête en vérité, Fête où vient le chardon, ce rustre ; Dans le grand palais de l'été Les astres allument le lustre. On fait les foins. Bientôt les blés. Le faucheur dort sous la cépée ; Et tous les souffles sont mêlés D'une senteur d'herbe coupée. Oui chante là ? Le rossignol. Les chrysalides sont parties. Le ver de terre a pris son vol Et jeté le froc aux orties ; L'aragne sur l'eau fait des ronds ; Ô ciel bleu ! l'ombre est sous la treille ; Le jonc tremble, et les moucherons Viennent vous parler à l'oreille ; On voit rôder l'abeille à jeun, La guêpe court, le frelon guette ; A tous ces buveurs de parfum Le printemps ouvre sa guinguette. Le bourdon, aux excès enclin, Entre en chiffonnant sa chemise ; Un oeillet est un verre plein, Un lys est une nappe mise. La mouche boit le vermillon Et l'or dans les fleurs demi-closes, Et l'ivrogne est le papillon, Et les cabarets sont les roses. De joie et d'extase on s'emplit, L'ivresse, c'est la délivrance ; Sur aucune fleur on ne lit : Société de tempérance. Le faste providentiel Partout brille, éclate et s'épanche, Et l'unique livre, le ciel, Est par l'aube doré sur tranche. Enfants, dans vos yeux éclatants Je crois voir l'empyrée éclore ; Vous riez comme le printemps Et vous pleurez comme l'aurore.
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Dans le ciel, Dans la nuit, il y a une seule étoile. Elle brûle de haine, elle brûle de peine; elle veut tué la reine. La reine qui a volé de moi, mon vie, mon âme, mon cœur; la reine qui a, détruit moi, avec ces yeux affreux. Il y a deux ans dans le passé, que nous étions ensemble. Mais jamais j’oublierai la peine, quand j'ai vu vous deux ensemble. Avec le cœur brisé, mes mains tremblés, je me suis rendu folle. Mais dans la fin, je me souviens, que je suis un étoile. L'étoile qui brille, ca me suffis, je brulera tous mon haine. Je pleur pour mon ami qui manque, ces yeux pour voir son cœur, je me flotte dans l'ocean, de son encre, noir comme son cœur.
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Jun 14, 2012
Jun 14, 2012 at 7:03 PM UTC
L'Étoile Qui Brûle De Haine
Verás la maravilla de camino, camino de soñada Compostela -¡oh monte lila y flavo!-, peregrino, en un llano, entre chopos de candela. Otoño con dos ríos ha dorado el cerco del gigante centinela de piedra y luz, prodigio torreado que en el azul sin mancha se modela. Verás en la llanura una jauría de agudos galgos y un señor de caza, cabalgando a lejana serranía, vano fantasma de una vieja raza. Debes entrar cuando en la tarde fría brille un balcón de la desierta plaza.
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Soneto ii
1. Egg [This is my hatching thought, which you cannot see.] 2. Larva The moon shines, a pretty pill. It couldn’t fill me with more. It couldn’t spill its light more brightly or cover me more tenderly. My chalky smile smiles back at her more sweetly for the pain-killing. It’s magic. 3. Pupa La lune brille, une pilule assez. Il ne pouvait pas me remplir de plus. Il ne pouvait pas répandre sa lumière plus vives ou me couvrir plus tendrement. Mon calcaires sourire sourires de retour à son plus doucement pour la douleur-massacre. C'est magique. 4. Imago The moon shines, a pretty pill. He could not fill me with more. He could not spread its light over- bright, or cover me more tenderly. My limestone smile smiles back at its, gently. To the pain-killing, it's magical.
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Aug 16, 2011
Aug 16, 2011 at 2:46 PM UTC
Found in translation, a poetic life cycle
Le Géranium d'Alger (dédié à mon ami Abder). C'était un plant de géranium, sans racine apparente qui avait poussé à Alger, sous le soleil si vif de la terre d'Afrique. L’ami Abder, me l'avait apporté, comme un présent choisi d'orange ou de soleil Il venait de «La bas», que nous feignons d'oublier Mais ou tant de souvenirs nous relient, par-delà l'amertume Tant de haine et de préjugés. Même si des plaies restent à vif maigres les porteurs de braises et les vaine vengeances entretenant les feux. au lieu de les éteindre et de jeter leurs forces pour rapprocher nos Peuples préserver notre même mer. Notre Méditerranée lustrale qui borde nos deux rives et de rechercher ensemble l'eau qui étanchera les soifs de demain, quels que soient nos Dieux ou nos idéaux. Je craignais pour ce géranium aux radicelles menues, qu'il succombe au vent d'autan et à ce printemps si pluvieux mais l'hôte d'Alger était de bonne souche accrochée à la vie et soucieux d'embellir «Tolosa la belle», qui brille et resplendit sur ces terrasses solaires de «la Comtale» nous faisant oublier que nous vivons en ville et goûter ce bonheur. emplissant mes yeux d'une multiplicité de plantes Méditerranéennes; bien sûr, irisées pas les fluides solaires arrosées par tant de couchers de soleil et les levers de lune. Ce géranium à trois têtes courbées par ces vents si fréquents, côtoie la menthe, le fenouil et la sauge et scelle une amitié profonde de natifs des rives de notre même Méditerranée. Paul Arrighi
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May 18, 2016
May 18, 2016 at 6:25 PM UTC
Le Géranium d'Alger
Le Géranium d'Alger (dédié à mon ami Abder). C'était un plant de géranium, sans racine apparente qui avait poussé à Alger, sous le soleil si vif de la terre d'Afrique. L’ami Abder, me l'avait apporté, comme un présent choisi d'orange ou de soleil Il venait de «La bas», que nous feignons d'oublier Mais ou tant de souvenirs nous relient, par-delà l'amertume Tant de haine et de préjugés. Même si des plaies restent à vif maigres les porteurs de braises et les vaine vengeances entretenant les feux. au lieu de les éteindre et de jeter leurs forces pour rapprocher nos Peuples préserver notre même mer. Notre Méditerranée lustrale qui borde nos deux rives et de rechercher ensemble l'eau qui étanchera les soifs de demain, quels que soient nos Dieux ou nos idéaux. Je craignais pour ce géranium aux radicelles menues, qu'il succombe au vent d'autan et à ce printemps si pluvieux mais l'hôte d'Alger était de bonne souche accrochée à la vie et soucieux d'embellir «Tolosa la belle», qui brille et resplendit sur ces terrasses solaires de «la Comtale» nous faisant oublier que nous vivons en ville et goûter ce bonheur. emplissant mes yeux d'une multiplicité de plantes Méditerranéennes; bien sûr, irisées pas les fluides solaires arrosées par tant de couchers de soleil et les levers de lune. Ce géranium à trois têtes courbées par ces vents si fréquents, côtoie la menthe, le fenouil et la sauge et scelle une amitié profonde de natifs des rives de notre même Méditerranée. Paul Arrighi
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*My love my love                                        Mon amour mon amour       You leave me blind                                    Vous me quittez aveugle     Kept in the dark                                         Gardé dans l'obscurité Where light doesn’t shine                          Où la lumière ne brille pas My love my love                                        Mon amour mon amour I am restless                                               Je suis agité You hold me so tight                                Vous me tenez si serré I am left breathless                                    On me quitte essoufflé My love my love                                        Mon amour mon amour You are cruel                                              Vous êtes cruels You paint such sweet lies                           Vous peignez de tels mensonges doux Taking me for a fool                                   La prise de moi pour un imbécile My love my love                                         Mon amour mon amour You leave me bereft                                    Vous me quittez privé Of dignity and hate                                    De la dignité et de la haine There is nothing left                                    Il n'y a rien My love my love                                         Mon amour mon amour You will leave me to die                             Vous me quitterez pour mourir We cannot go together                              Nous ne pouvons pas aller ensemble So I will say goodbye                                 Donc je dirai au revoir My love my love                                      Mon amour mon amour You gave such sweet thoughts               Vous avez donné de telles pensées douces Nothing was ever wanting                     Rien ne voulait jamais In you whom I sought                            Dans vous que j'ai cherchés*
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Jan 23, 2011
Jan 23, 2011 at 5:13 PM UTC
My love my love
*My love my love                                        Mon amour mon amour       You leave me blind                                    Vous me quittez aveugle     Kept in the dark                                         Gardé dans l'obscurité Where light doesn’t shine                          Où la lumière ne brille pas My love my love                                        Mon amour mon amour I am restless                                               Je suis agité You hold me so tight                                Vous me tenez si serré I am left breathless                                    On me quitte essoufflé My love my love                                        Mon amour mon amour You are cruel                                              Vous êtes cruels You paint such sweet lies                           Vous peignez de tels mensonges doux Taking me for a fool                                   La prise de moi pour un imbécile My love my love                                         Mon amour mon amour You leave me bereft                                    Vous me quittez privé Of dignity and hate                                    De la dignité et de la haine There is nothing left                                    Il n'y a rien My love my love                                         Mon amour mon amour You will leave me to die                             Vous me quitterez pour mourir We cannot go together                              Nous ne pouvons pas aller ensemble So I will say goodbye                                 Donc je dirai au revoir My love my love                                      Mon amour mon amour You gave such sweet thoughts               Vous avez donné de telles pensées douces Nothing was ever wanting                     Rien ne voulait jamais In you whom I sought                            Dans vous que j'ai cherchés*
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Comme des prairies où poussent mille milliers de fleurs Brille ton sourire, Corinne, ma joyeuse maîtresse, Emblème de la beauté, blason de la jeunesse Lis, rose et lumière qui fait chanter mon cœur.
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Feb 15, 2011
Feb 15, 2011 at 3:08 AM UTC
CHANT JOYEUX
(Sur une plage peinte d'insectes et de plantes.) Insectes bourdonnants, papillons, fleurs ailées, Aux touffes des rosiers lianes enroulées, Convolvulus tressés aux fils des liserons, Pervenches, beaux yeux bleus qui regardez dans l'ombre, Nénuphars endormis sur les eaux, fleurs sans nombre, Calices qui noyez les trompes des cirons ! Fruits où mon Dieu parfume avec tant d'abondance Le pain de ses saisons et de sa providence ; Figue où brille sur l'œil une larme de miel ; Pêches qui ressemblez aux pudeurs de la joue ; Oiseau qui fait reluire un écrin sur ta roue, Et dont le cou de moire a fixé l'arc-en-ciel ! La main qui vous peignit en confuse guirlande Devant vos yeux, Seigneur, en étale l'offrande, Comme on ouvre à vos pieds la gerbe de vos dons. Vous avez tout produit, contemplez votre ouvrage ! Et nous, dont les besoins sont encore un hommage, Rendons grâce toujours, et toujours demandons !
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Sur une plage
(À Brunette, le chien de Sophie.) Objet si cher à ma Sophie, Toi que nourrit sa belle main, Toi qui passes toute ta vie Entre ses genoux et son sein ; Que ton sort, heureuse Brunette, Hélas ! est différent du mien ! En amant elle traite un chien, En chien, c'est l'amant qu'elle traite. Et pourtant, cette préférence Qui peut te l'obtenir sur moi ? Ai-je moins de persévérance, Moins de fidélité que toi ? De mes fers **** que je m'échappe, Enchaîné sans aucuns liens, Toujours battu, toujours je viens Baiser cette main qui me frappe. Le pur sentiment qui m'enflamme Vaut ton instinct, s'il ne vaut mieux ; Et le feu qui brûle en mon âme Vaut le feu qui brille en tes yeux : Mais près de ma beauté suprême Je suis trop coupable en effet, Quand je hais tout ce qu'elle hait, De n'aimer pas tout ce qu'elle aime. Dans le dépit qui me transporte, Souvent je ne connais plus rien. Le grelot que Brunette porte Serait mieux à mon cou qu'au sien. Soins, constance, pleurs, sacrifice, Je vous crois perdus sans retour : Je n'espère plus de l'amour ; Mais j'espère encor du caprice. Écrit en 1792.
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À brunette
Tu es comme le printemps, Comme le vent qui souffle Par terre, qui me frappe À cœur, qui me soulève Et me jete au ciel, Où les nuages me caressent le visage Et me disent des mots D'amour et gentillesse, De force et de jeunesse. Tu es comme le printemps, Comme les arbres qui grossissent Pour que je puisse les admirer, Pour que je puisse les toucher, Et sentir la soie de ses P'tits cheveux qui restent Dans l'air timide mais éclatant, En attendant le couche de soleil Qui s'avance à l'horizon. Tu es comme le printemps, Comme les fleurs bleues et rouges Qui balancent comme des Spectateurs qui écoutent au musique, Qui descendent d'espace et embrasse La terre, et tu es comme le soleil Qui brille sur les champs, Qui réchauffe ma poitrine Et me caresse les lèvres. Tu es comme le printemps, Comme l'air frais en descendant Le soleil, comme l'orange du ciel Qui se couvre le monde, Comme l'odeur souple des pommes Qui accrochent des branches, Comme le tranquillité de ne rien se passer. Tu es comme le printemps, Comme la nuit qui s'approche Les villes et les campagnes, Comme les étoiles qui Me font penser, espérer Que je peux t'aimer, Ou te comprendre, Même si le printemps devient l'hiver. / You're like the spring, Like the wind that blows Across the earth, That knocks on my heart, That lifts me up And shoots me to heaven, Where the clouds caress my face And tell me words Of love and kindness, Of strength and youth. You are like the spring, Like the trees that grow So that I can admire them, So that I can touch them, And feel the silk of their Little hairs that sit In the timid yet lively air, Waiting for the sunset That advances on the horizon. You are like the spring, Like the blue and red flowers That sway like audience members Listening to music, Who descend from space and kiss the soil, And you are like the sun That shines on the fields, That heats my chest and kisses my lips. You are like the spring, Like the cool air that comes When the sun goes down, Like the orange of the sky that covers the world, Like the supple scent of apples That hang from branches, Like the peace of nothing happening. You are like the spring, Like the night that approaches The cities and country-sides, Like the stars that make me think, Even hope that I can love you, Or understand you, Even if the spring becomes winter.
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Sep 6, 2015
Sep 6, 2015 at 2:54 PM UTC
Le Printemps / The Spring
Tu es comme le printemps, Comme le vent qui souffle Par terre, qui me frappe À cœur, qui me soulève Et me jete au ciel, Où les nuages me caressent le visage Et me disent des mots D'amour et gentillesse, De force et de jeunesse. Tu es comme le printemps, Comme les arbres qui grossissent Pour que je puisse les admirer, Pour que je puisse les toucher, Et sentir la soie de ses P'tits cheveux qui restent Dans l'air timide mais éclatant, En attendant le couche de soleil Qui s'avance à l'horizon. Tu es comme le printemps, Comme les fleurs bleues et rouges Qui balancent comme des Spectateurs qui écoutent au musique, Qui descendent d'espace et embrasse La terre, et tu es comme le soleil Qui brille sur les champs, Qui réchauffe ma poitrine Et me caresse les lèvres. Tu es comme le printemps, Comme l'air frais en descendant Le soleil, comme l'orange du ciel Qui se couvre le monde, Comme l'odeur souple des pommes Qui accrochent des branches, Comme le tranquillité de ne rien se passer. Tu es comme le printemps, Comme la nuit qui s'approche Les villes et les campagnes, Comme les étoiles qui Me font penser, espérer Que je peux t'aimer, Ou te comprendre, Même si le printemps devient l'hiver. / You're like the spring, Like the wind that blows Across the earth, That knocks on my heart, That lifts me up And shoots me to heaven, Where the clouds caress my face And tell me words Of love and kindness, Of strength and youth. You are like the spring, Like the trees that grow So that I can admire them, So that I can touch them, And feel the silk of their Little hairs that sit In the timid yet lively air, Waiting for the sunset That advances on the horizon. You are like the spring, Like the blue and red flowers That sway like audience members Listening to music, Who descend from space and kiss the soil, And you are like the sun That shines on the fields, That heats my chest and kisses my lips. You are like the spring, Like the cool air that comes When the sun goes down, Like the orange of the sky that covers the world, Like the supple scent of apples That hang from branches, Like the peace of nothing happening. You are like the spring, Like the night that approaches The cities and country-sides, Like the stars that make me think, Even hope that I can love you, Or understand you, Even if the spring becomes winter.
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Vous demandez si l'amour rend heureuse ; Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour. Ah ! pour un jour d'existence amoureuse, Qui ne mourrait ? la vie est dans l'amour. Quand je vivais tendre et craintive amante, Avec ses feux je peignais ses douleurs : Sur son portrait j'ai versé tant de pleurs, Que cette image en paraît moins charmante. Si le sourire, éclair inattendu, Brille parfois au milieu de mes larmes, C'était l'amour ; c'était lui, mais sans armes ; C'était le ciel... qu'avec lui j'ai perdu. Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme ; Il brûle tout, ce doux empoisonneur. J'ai dit bien vrai comme il déchire une âme : Demandez-donc s'il donne le bonheur ! Vous le saurez : oui, quoi qu'il en puisse être, De gré, de force, amour sera le maître ; Et, dans sa fièvre alors lente à guérir, Vous souffrirez, ou vous ferez souffrir. Dès qu'on l'a vu, son absence est affreuse ; Dès qu'il revient, on tremble nuit et jour ; Souvent enfin la mort est dans l'amour ; Et cependant... oui, l'amour rend heureuse !
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L'amour
Psyché dans ma chambre est entrée, Et j'ai dit à ce papillon : - « Nomme-moi la chose sacrée. « Est-ce l'ombre ? est-ce le rayon ? « Est-ce la musique des lyres ? « Est-ce le parfum de la fleur ? « Quel est entre tous les délires « Celui qui fait l'homme meilleur ? « Quel est l'encens ? quelle est la flamme ? « Et l'organe de l'avatar, « Et pour les souffrants le dictame, « Et pour les heureux le nectar ? « Enseigne-moi ce qui fait vivre, « Ce qui fait que l'oeil brille et voit ! « Enseigne-moi l'endroit du livre « Où Dieu pensif pose son doigt. « Qu'est-ce qu'en sortant de l'Érèbe « Dante a trouvé de plus complet ? « Quel est le mot des sphinx de Thèbe « Et des ramiers du Paraclet ? « Quelle est la chose, humble et superbe, « Faite de matière et d'éther, « Où Dieu met le plus de son verbe « Et l'homme le plus de sa chair ? « Quel est le pont que l'esprit montre, « La route de la fange au ciel, « Où Vénus Astarté rencontre « À mi-chemin Ithuriel ? « Quelle est la clef splendide et sombre, « Comme aux élus chère aux maudits, « Avec laquelle on ferme l'ombre « Et l'on ouvre le paradis ? « Qu'est-ce qu'Orphée et Zoroastre, « Et Christ que Jean vint suppléer, « En mêlant la rose avec l'astre, « Auraient voulu pouvoir créer ? « Puisque tu viens d'en haut, déesse, « Ange, peut-être le sais-tu ? « Ô Psyché ! quelle est la sagesse ? « Ô Psyché ! quelle est la vertu ? « Qu'est-ce que, pour l'homme et la terre, « L'infini sombre a fait de mieux ? « Quel est le chef-d'oeuvre du père ? « Quel est le grand éclair des cieux ? » Posant sur mon front, sous la nue, Ses ailes qu'on ne peut briser, Entre lesquelles elle est nue, Psyché m'a dit : C'est le baiser.
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Psyché
Psyché dans ma chambre est entrée, Et j'ai dit à ce papillon : - « Nomme-moi la chose sacrée. « Est-ce l'ombre ? est-ce le rayon ? « Est-ce la musique des lyres ? « Est-ce le parfum de la fleur ? « Quel est entre tous les délires « Celui qui fait l'homme meilleur ? « Quel est l'encens ? quelle est la flamme ? « Et l'organe de l'avatar, « Et pour les souffrants le dictame, « Et pour les heureux le nectar ? « Enseigne-moi ce qui fait vivre, « Ce qui fait que l'oeil brille et voit ! « Enseigne-moi l'endroit du livre « Où Dieu pensif pose son doigt. « Qu'est-ce qu'en sortant de l'Érèbe « Dante a trouvé de plus complet ? « Quel est le mot des sphinx de Thèbe « Et des ramiers du Paraclet ? « Quelle est la chose, humble et superbe, « Faite de matière et d'éther, « Où Dieu met le plus de son verbe « Et l'homme le plus de sa chair ? « Quel est le pont que l'esprit montre, « La route de la fange au ciel, « Où Vénus Astarté rencontre « À mi-chemin Ithuriel ? « Quelle est la clef splendide et sombre, « Comme aux élus chère aux maudits, « Avec laquelle on ferme l'ombre « Et l'on ouvre le paradis ? « Qu'est-ce qu'Orphée et Zoroastre, « Et Christ que Jean vint suppléer, « En mêlant la rose avec l'astre, « Auraient voulu pouvoir créer ? « Puisque tu viens d'en haut, déesse, « Ange, peut-être le sais-tu ? « Ô Psyché ! quelle est la sagesse ? « Ô Psyché ! quelle est la vertu ? « Qu'est-ce que, pour l'homme et la terre, « L'infini sombre a fait de mieux ? « Quel est le chef-d'oeuvre du père ? « Quel est le grand éclair des cieux ? » Posant sur mon front, sous la nue, Ses ailes qu'on ne peut briser, Entre lesquelles elle est nue, Psyché m'a dit : C'est le baiser.
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Sonnet pour Fiammetta, la  Belle  Vénitienne De Boccace, tu as pris la flamme, qui brille dans ses cheveux d’or. Mais jalouse, tu ne l’es pas, et nous souris si joliment. Tu es, italienne du Nord, ardente, dans es entreprises, de poésie aussi éprise. Avant tout, tu es un trésor. Fiammetta, tu es décidée, et **** des obstacles semés, tu réalises tes projets. Fiammetta, tu es romantique, Mais pas comme une Ophélie Tu es romantique dans l’action. Paul d’ Aubin (Arrighi)
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Dec 13, 2014
Dec 13, 2014 at 12:27 PM UTC
Sonnet pour Fiammetta, la Belle Vénitienne ( in memoriam)
S'il est un charmant gazon Que le ciel arrose, Où brille en toute saison Quelque fleur éclose, Où l'on cueille à pleine main Lys, chèvrefeuille et jasmin, J'en veux faire le chemin Où ton pied se pose ! S'il est un sein bien aimant Dont l'honneur dispose, Dont le ferme dévouement N'ait rien de morose, Si toujours ce noble sein Bat pour un digne dessein, J'en veux faire le coussin Où ton front se pose ! S'il est un rêve d'amour Parfumé de rose, Où l'on trouve chaque jour Quelque douce chose, Un rêve que Dieu bénit, Où l'âme à l'âme s'unit, Oh ! j'en veux faire le nid Où ton cœur se pose ! Le 18 février 1834.
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Nouvelle chanson sur un vieil air
Sonnet. Dans les caveaux d'insondable tristesse Où le Destin m'a déjà relégué ; Où jamais n'entre un rayon rose et *** ; Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse, Je suis comme un peintre qu'un Dieu moqueur Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ; Où, cuisinier aux appétits funèbres, Je fais bouillir et je mange mon coeur, Par instants brille, et s'allonge, et s'étale Un spectre fait de grâce et de splendeur. A sa rêveuse allure orientale, Quand il atteint sa totale grandeur, Je reconnais ma belle visiteuse : C'est Elle ! noire et pourtant lumineuse.
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Les ténèbres
Le toit s'égaie et rit. ANDRÉ CHÉNIER. Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille Fait briller tous les yeux, Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, Se dérident soudain à voir l'enfant paraître, Innocent et joyeux. Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre Les chaises se toucher, Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire. On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère Tremble à le voir marcher. Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme, De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme Qui s'élève en priant ; L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie Et les poètes saints ! la grave causerie S'arrête en souriant. La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure, L'onde entre les roseaux, Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare, Sa clarté dans les champs éveille une fanfare De cloches et d'oiseaux. Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine Qui des plus douces fleurs embaume son haleine Quand vous la respirez ; Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures Et de rayons dorés ! Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies, Car vos petites mains, joyeuses et bénies, N'ont point mal fait encor ; Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange, Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange À l'auréole d'or ! Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche. Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche. Vos ailes sont d'azur. Sans le comprendre encor vous regardez le monde. Double virginité ! corps où rien n'est immonde, Âme où rien n'est impur ! Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire, Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire, Ses pleurs vite apaisés, Laissant errer sa vue étonnée et ravie, Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie Et sa bouche aux baisers ! Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime, Frères, parents, amis, et mes ennemis même Dans le mal triomphants, De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles, La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, La maison sans enfants ! Mai 1830.
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Lorsque l'enfant paraît
Le toit s'égaie et rit. ANDRÉ CHÉNIER. Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille Fait briller tous les yeux, Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, Se dérident soudain à voir l'enfant paraître, Innocent et joyeux. Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre Les chaises se toucher, Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire. On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère Tremble à le voir marcher. Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme, De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme Qui s'élève en priant ; L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie Et les poètes saints ! la grave causerie S'arrête en souriant. La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure, L'onde entre les roseaux, Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare, Sa clarté dans les champs éveille une fanfare De cloches et d'oiseaux. Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine Qui des plus douces fleurs embaume son haleine Quand vous la respirez ; Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures Et de rayons dorés ! Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies, Car vos petites mains, joyeuses et bénies, N'ont point mal fait encor ; Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange, Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange À l'auréole d'or ! Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche. Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche. Vos ailes sont d'azur. Sans le comprendre encor vous regardez le monde. Double virginité ! corps où rien n'est immonde, Âme où rien n'est impur ! Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire, Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire, Ses pleurs vite apaisés, Laissant errer sa vue étonnée et ravie, Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie Et sa bouche aux baisers ! Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime, Frères, parents, amis, et mes ennemis même Dans le mal triomphants, De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles, La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, La maison sans enfants ! Mai 1830.
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*as it is with tares  that freely tower  shoulder to shoulder  with golding crop of wheat  so, lurks wickedness  seen but unrecognised  cloaked in brille shimmer  of genial, ambient light  amidst our sun-kiss days  disquieted togetherness; spoils any utopian dream* _ __ ___ ✒ ●○ °
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May 31, 2015
May 31, 2015 at 8:15 PM UTC
besties, forever
Ahora seremos felices, cuando nada hay que esperar. Que caigan las hojas secas, que nazcan las flores blancas, ¡qué más da! Que brille el sol o que arpegie la lluvia sobre el cristal, que todo sea mentira o sea todo verdad; que reine sobre la tierra la primavera inmortal o que decline la vida, ¡qué más da! Que haya músicas errantes, ¡qué más da! Para qué queremos músicas si no hay nada que cantar.
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El indiferente