"brille" poems
~~~~English~~~~
Such beauty takes away my breath
As the sunrays shine across the peaceful path
The trees of this forest sway and nod in the dancing breeze
Which caresses my cheeks
Pastel clouds in the watercolor sky
Makes the forest with its path beautiful
And birds sing and warble in the tall treetops
God alone creates this beauty
The bluebells bordering the path
Are kissed by sparkling dewdrops
And snowdrops have long come out of
Their veil of snow
Lacy green leaves from the blowing trees
Provide shade in the sweet summer
And the breezes provide coolness on a hot day
At this lovely place of beauty
~~~~French~~~~
Une telle beauté enlève mon souffle
Comme les rayons du soleil brille à travers la voie pacifique
Les arbres de cette forêt se balancent et hocher la tête dans la brise dansante
Qui caresse mes joues
Pastels nuages dans le ciel aquarelle
Rend la forêt avec son chemin belle
Et les oiseaux chantent et modulées dans les hautes cimes
Dieu seul crée cette beauté
Les jacinthes qui bordent le chemin
Sont caressées par les gouttes de rosée mousseux
Perce-neige viennent depuis longtemps de
Leur voile de neige
Dentelles feuilles vertes des arbres de soufflage
Fournir de l'ombre en été douce
Et les brises offrent fraîcheur par une chaude journée
À ce bel endroit d'une beauté
~Hilda~
Mar 12, 2013
Mar 12, 2013 at 10:32 PM UTC
II.
Oh ! vers ces vétérans quand notre esprit s'élève,
Nous voyons leur front luire et resplendir leur glaive,
Fertile en grands travaux.
C'étaient là les anciens. Mais ce temps les efface !
France, dans ton histoire ils tiennent trop de place.
France, gloire aux nouveaux !
Oui, gloire à ceux d'hier ! ils se mettent cent mille,
Sabres nus, vingt contre un, sans crainte, et par la ville
S'en vont, tambours battants.
À mitraille ! leur feu brille, l'obusier tonne,
Victoire ! ils ont tué, carrefour Tiquetonne,
Un enfant de sept ans !
Ceux-ci sont des héros qui n'ont pas peur des femmes
Ils tirent sans pâlir, gloire à ces grandes âmes !
Sur les passants tremblants.
On voit, quand dans Paris leur troupe se promène,
Aux fers de leurs chevaux de la cervelle humaine
Avec des cheveux blancs !
Ils montent à l'assaut des lois ; sur la patrie
Ils s'élancent ; chevaux, fantassins, batterie,
Bataillon, escadron,
Gorgés, payés, repus, joyeux, fous de colère,
Sonnant la charge, avec Maupas pour vexillaire
Et Veuillot pour clairon.
Tout, le fer et le plomb, manque à nos bras farouches,
Le peuple est sans fusils, le peuple est sans cartouches,
Braves ! c'est le moment !
Avec quelques tribuns la loi demeure seule.
Derrière vos canons chargés jusqu'à la gueule
Risquez-vous hardiment !
Ô soldats de décembre ! ô soldats d'embuscades
Contre votre pays ! honte à vos cavalcades
Dans Paris consterné !
Vos pères, je l'ai dit, brillaient comme le phare ;
Ils bravaient, en chantant une haute fanfare,
La mort, spectre étonné ;
Vos pères combattaient les plus fières armées,
Le prussien blond, le russe aux foudres enflammées,
Le catalan bruni,
Vous, vous tuez des gens de bourse et de négoce.
Vos pères, ces géants, avaient pris Saragosse,
Vous prenez Tortoni !
Histoire, qu'en dis-tu ? les vieux dans les batailles
Couraient sur les canons vomissant les mitrailles ;
Ceux-ci vont, sans trembler,
Foulant aux pieds vieillards sanglants, femmes mourantes
Droit au crime. Ce sont deux façons différentes
De ne pas reculer.
Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
2.2k
Toutes les histoires sont comme un miroir,
Deux faces, deux versions, deux reflets.
Pourtant le notre ne me montre que ce que je veux voir,
Au secours, j'ai besoin d'aide, notre miroir est brisé.
Cette nuit j'ai dessiné ton visage sur mes rêves, à la craie
Ce matin ta peau était encore collée à ma joue
J'ai essayé de t'arracher, mais tu étais enfoncée comme un clou,
Au secours, j'ai besoin d'aide, je n'arrive pas à t'effacer.
Tu restes là sans être présente,
Ta voix me répète encore que "j'ai dû me tromper"
J'avoue avoir eu tort de penser que tu m'avais laissée
Au secours, j'ai besoin d'aide, ton fantôme me hante.
Mon étoile brille encore moins que tes émeraudes
Nos erreurs m'agressent, comme nos insultes en écho
Ce n'était pas prévu que tout se termine dans un tel chaos
Au secours, j'ai besoin d'aide pour réparer ce désordre.
J'ai lutté de toutes mes forces pour te chasser de mon esprit,
Mais tu reviens à la charge, le soir juste avant de dormir
Toute seule avec ta voix qui me guide pour écrire,
Au secours, j'ai besoin d'aide, tu me fais sombrer dans la folie.
Aujourd'hui j'ai tellement peur que tu ne veuilles plus que je revienne,
Et je ne suis même pas sûre de le vouloir moi-même
Je me fais encore du mal, mais on récolte ce que l'on sème
Au secours, j'ai besoin d'aide, je voulais juste que tu me retiennes.
Ton ombre me suit partout en chantant Clementine,
Mais il n'y a plus d'éveil aux émeraudes depuis longtemps
Le silence me rend muette, je ne respire plus comme avant
J'ai dérivé ; au secours, j'ai besoin d'Aide..line.
Aug 26, 2016
Aug 26, 2016 at 3:56 PM UTC
Went to film school, want to be a filmmaker still
My dream unfulfilled, but still unfolding
I look at what used to inspire me: magazine articles about
the great directors. always male. even today. I used to want
to be the female version. Not anymore
The New Yorker has a piece on one
Describes the process: a demanding scene where
Julia Roberts walks down a street and then gives a LOOK
This is not drama. drama is conflict. the new yorker doesn't know this
describes the making of "art" as the shot is repeated with different LOOKS
It's all taken so seriously: a large photo of the ARTIST on the facing page
He has four o-clock shadow times a few days. this is the look of a filmmaker
you will see it in the second half of the semester at any film school
and he looks worried, intense, confused...gassy? artists are never happy
is life a pretty picture? the artist knows this and cannot, will not smile
Later, "the Brille Building," in New York. wow. a building with a name no less
a building where many films are edited, have been edited over the years.
a sweatshop for editors of picture and sound, and a place for the director
to continue, now out of the shadow of the STAR
He's using a lot of profanity now. Just because he's an old white geek don't think
for a minute he ain't kool, he ain't street.
Actually, go ahead and keep thinking that, because you're right
Amazingly enough, he, from his heights of artistry, is slumming it with take-out
Oh, the dedication. Oh, the fear of ever leaving the building and being reminded
there is a whole world outside that doesn't care about you
His brother is the editor (no, don't say there is nepotism in this business, it's your imagination)
They review the shots of THE LOOK
There are many takes and now, this director who adapted someone else's novel
to the screen now claims, he wrote it. Really. It is all his.
Yes I still love making films but I've never loved the biz
And as I get older, the more I think that real artists don't get written up
in the New Yorker with such verve because they'd think it was just too silly
Nov 25, 2012
Nov 25, 2012 at 12:06 AM UTC
Romance.
Dansez, fillettes du village,
Chantez vos doux refrains d'amour :
Trop vite, hélas ! un ciel d'orage
Vient obscurcir le plus beau jour.
En vous voyant, je me rappelle
Et mes plaisirs et mes succès ;
Comme vous, j'étais jeune et belle,
Et, comme vous, je le savais.
Soudain ma blonde chevelure
Me montra quelques cheveux blancs...
J'ai vu, comme dans la nature,
L'hiver succéder au printemps.
Dansez, fillettes du village,
Chantez vos doux refrains d'amour ;
Trop vite, hélas ! un ciel d'orage
Vient obscurcir le plus beau jour.
Naïve et sans expérience,
D'amour je crus les doux serments,
Et j'aimais avec confiance...
On croit au bonheur à quinze ans !
Une fleur, par Julien cueillie,
Était le gage de sa foi ;
Mais, avant qu'elle fût flétrie,
L'ingrat ne pensait plus à moi !
Dansez, fillettes du Village,
Chantez vos doux refrains d'amour ;
Trop vite, hélas ! un ciel d'orage
Vient obscurcir le plus beau jour.
À vingt ans, un ami fidèle
Adoucit mon premier chagrin ;
J'étais triste, mais j'étais belle,
Il m'offrit son cœur et sa main.
Trop tôt pour nous vint la vieillesse ;
Nous nous aimions, nous étions vieux...
La mort rompit notre tendresse...
Mon ami fut le plus heureux !
Dansez, fillettes du village,
Chantez vos doux refrains d'amour ;
Trop vite, hélas ! un ciel d'orage
Vient obscurcir le plus beau jour.
Pour moi, n'arrêtez pas la danse ;
Le ciel est pur, je suis au port,
Aux bruyants plaisirs de l'enfance
La grand-mère sourit encor.
Que cette larme que j'efface
N'attriste pas vos jeunes cœurs :
Le soleil brille sur la glace,
L'hiver conserve quelques fleurs.
Dansez, fillettes du village,
Chantez vos doux refrains d'amour,
Et, sous un ciel exempt d'orage,
Embellissez mon dernier jour !
1.6k
Me dice
Un pedazo mio quiere ser parte de tus deseos,
El otro reúsa participar en tus acarreos.
Como esa increible persona que hay en ti
Me reusó a quedarme con la mitad de tu vivir
Le digo
La tempestad en el aire respira,
Nublando mis pasos hacia ti.
Hacia la otra mitad de mi.
Mi voz ya no te toca, es mas, te corta
Pedazo por pedazo
Mi sol ya no te brilla, es mas, te enfria
Poco a poco
La tempestad en el aire me grita
Nublando mi alma hacia el quererte a ti
Hacia la otra mitad de mi
Me ruega
Mientras buscas sin encontrar
Mientras caminas sin llegar
Mientras tratas de hablar
Mientras te pones a anhelar
Te olvidas de lo mas importante
Te aferras de lo abundante
Te encerras en tu propio mundo
Te olvidas de lo profundo
Eres lo que siempre quiero
Pero muchas veces no prefiero
No porque tu voz corta
Sino porque tu silencio importa
No porque tu sol no brille
Sino porque tu egoísmo acuchille
Acá seguiré añorando
Y quien sabe, olvidando
Mientras buscando una razon
Te mantengo en mi corazón.
Yo suspiro
Se que el tiempo se me acabará
Como un sueño asesinado por la realidad
La realidad en la cual tu ya no estas
Pero me falta todavia vivir
Me falta todavia soñar, cantar y volar
Me falta todavia saltar, caer y luchar
Aunque en mi dia final, sin calma,
Me faltarás
Tu.
Feb 24, 2012
Feb 24, 2012 at 1:31 PM UTC
Tout est pris d'un frisson subit.
L'hiver s'enfuit et se dérobe.
L'année ôte son vieil habit ;
La terre met sa belle robe.
Tout est nouveau, tout est debout ;
L'adolescence est dans les plaines ;
La beauté du diable, partout,
Rayonne et se mire aux fontaines.
L'arbre est coquet ; parmi les fleurs
C'est à qui sera la plus belle ;
Toutes étalent leurs couleurs,
Et les plus laides ont du zèle.
Le bouquet jaillit du rocher ;
L'air baise les feuilles légères ;
Juin rit de voir s'endimancher
Le petit peuple des fougères.
C'est une fête en vérité,
Fête où vient le chardon, ce rustre ;
Dans le grand palais de l'été
Les astres allument le lustre.
On fait les foins. Bientôt les blés.
Le faucheur dort sous la cépée ;
Et tous les souffles sont mêlés
D'une senteur d'herbe coupée.
Oui chante là ? Le rossignol.
Les chrysalides sont parties.
Le ver de terre a pris son vol
Et jeté le froc aux orties ;
L'aragne sur l'eau fait des ronds ;
Ô ciel bleu ! l'ombre est sous la treille ;
Le jonc tremble, et les moucherons
Viennent vous parler à l'oreille ;
On voit rôder l'abeille à jeun,
La guêpe court, le frelon guette ;
A tous ces buveurs de parfum
Le printemps ouvre sa guinguette.
Le bourdon, aux excès enclin,
Entre en chiffonnant sa chemise ;
Un oeillet est un verre plein,
Un lys est une nappe mise.
La mouche boit le vermillon
Et l'or dans les fleurs demi-closes,
Et l'ivrogne est le papillon,
Et les cabarets sont les roses.
De joie et d'extase on s'emplit,
L'ivresse, c'est la délivrance ;
Sur aucune fleur on ne lit :
Société de tempérance.
Le faste providentiel
Partout brille, éclate et s'épanche,
Et l'unique livre, le ciel,
Est par l'aube doré sur tranche.
Enfants, dans vos yeux éclatants
Je crois voir l'empyrée éclore ;
Vous riez comme le printemps
Et vous pleurez comme l'aurore.
1.5k
Dans le ciel,
Dans la nuit,
il y a une seule étoile.
Elle brûle de haine,
elle brûle de peine;
elle veut tué la reine.
La reine qui a
volé de moi,
mon vie, mon âme, mon cœur;
la reine qui a,
détruit moi,
avec ces yeux
affreux.
Il y a deux ans dans le passé,
que nous étions ensemble.
Mais jamais j’oublierai la peine,
quand j'ai vu vous deux ensemble.
Avec le cœur brisé,
mes mains tremblés,
je me suis rendu folle.
Mais dans la fin,
je me souviens,
que je suis un étoile.
L'étoile qui brille,
ca me suffis,
je brulera tous mon haine.
Je pleur pour mon ami qui manque,
ces yeux pour voir son cœur,
je me flotte dans l'ocean,
de son encre, noir comme son cœur.
Jun 14, 2012
Jun 14, 2012 at 7:03 PM UTC
Verás la maravilla de camino,
camino de soñada Compostela
-¡oh monte lila y flavo!-, peregrino,
en un llano, entre chopos de candela.
Otoño con dos ríos ha dorado
el cerco del gigante centinela
de piedra y luz, prodigio torreado
que en el azul sin mancha se modela.
Verás en la llanura una jauría
de agudos galgos y un señor de caza,
cabalgando a lejana serranía,
vano fantasma de una vieja raza.
Debes entrar cuando en la tarde fría
brille un balcón de la desierta plaza.
1.3k
1. Egg
[This is my hatching
thought, which you cannot
see.]
2. Larva
The moon shines,
a pretty pill.
It couldn’t fill me with more.
It couldn’t
spill its light more
brightly or cover me more
tenderly. My chalky
smile smiles back at her more
sweetly for the pain-killing.
It’s magic.
3. Pupa
La lune brille,
une pilule assez.
Il ne pouvait pas me remplir de plus.
Il ne pouvait pas
répandre sa lumière plus
vives ou me couvrir plus
tendrement. Mon calcaires
sourire sourires de retour à son plus
doucement pour la douleur-massacre.
C'est magique.
4. Imago
The moon shines,
a pretty pill.
He could not fill me with more.
He could not
spread its light over-
bright, or cover me more
tenderly. My limestone
smile smiles back at its,
gently. To the pain-killing,
it's magical.
Aug 16, 2011
Aug 16, 2011 at 2:46 PM UTC
Le Géranium d'Alger
(dédié à mon ami Abder).
C'était un plant de géranium,
sans racine apparente
qui avait poussé à Alger,
sous le soleil si vif
de la terre d'Afrique.
L’ami Abder, me l'avait apporté,
comme un présent choisi
d'orange ou de soleil
Il venait de «La bas»,
que nous feignons d'oublier
Mais ou tant de souvenirs
nous relient, par-delà l'amertume
Tant de haine et de préjugés.
Même si des plaies restent à vif
maigres les porteurs de braises
et les vaine vengeances
entretenant les feux.
au lieu de les éteindre
et de jeter leurs forces
pour rapprocher nos Peuples
préserver notre même mer.
Notre Méditerranée lustrale
qui borde nos deux rives
et de rechercher ensemble
l'eau qui étanchera les soifs
de demain, quels que soient
nos Dieux ou nos idéaux.
Je craignais pour ce géranium
aux radicelles menues,
qu'il succombe au vent d'autan
et à ce printemps si pluvieux
mais l'hôte d'Alger
était de bonne souche
accrochée à la vie
et soucieux d'embellir
«Tolosa la belle»,
qui brille et resplendit
sur ces terrasses solaires
de «la Comtale»
nous faisant oublier
que nous vivons en ville
et goûter ce bonheur.
emplissant mes yeux
d'une multiplicité de plantes
Méditerranéennes; bien sûr,
irisées pas les fluides solaires
arrosées par tant de couchers de soleil
et les levers de lune.
Ce géranium à trois têtes
courbées par ces vents
si fréquents,
côtoie la menthe,
le fenouil et la sauge
et scelle une amitié profonde
de natifs des rives
de notre même Méditerranée.
Paul Arrighi
May 18, 2016
May 18, 2016 at 6:25 PM UTC
*My love my love Mon amour mon amour
You leave me blind Vous me quittez aveugle
Kept in the dark Gardé dans l'obscurité
Where light doesn’t shine Où la lumière ne brille pas
My love my love Mon amour mon amour
I am restless Je suis agité
You hold me so tight Vous me tenez si serré
I am left breathless On me quitte essoufflé
My love my love Mon amour mon amour
You are cruel Vous êtes cruels
You paint such sweet lies Vous peignez de tels mensonges doux
Taking me for a fool La prise de moi pour un imbécile
My love my love Mon amour mon amour
You leave me bereft Vous me quittez privé
Of dignity and hate De la dignité et de la haine
There is nothing left Il n'y a rien
My love my love Mon amour mon amour
You will leave me to die Vous me quitterez pour mourir
We cannot go together Nous ne pouvons pas aller ensemble
So I will say goodbye Donc je dirai au revoir
My love my love Mon amour mon amour
You gave such sweet thoughts Vous avez donné de telles pensées douces
Nothing was ever wanting Rien ne voulait jamais
In you whom I sought Dans vous que j'ai cherchés*
Jan 23, 2011
Jan 23, 2011 at 5:13 PM UTC
Comme des prairies où poussent mille milliers de fleurs
Brille ton sourire, Corinne, ma joyeuse maîtresse,
Emblème de la beauté, blason de la jeunesse
Lis, rose et lumière qui fait chanter mon cœur.
Feb 15, 2011
Feb 15, 2011 at 3:08 AM UTC
(Sur une plage peinte d'insectes et de plantes.)
Insectes bourdonnants, papillons, fleurs ailées,
Aux touffes des rosiers lianes enroulées,
Convolvulus tressés aux fils des liserons,
Pervenches, beaux yeux bleus qui regardez dans l'ombre,
Nénuphars endormis sur les eaux, fleurs sans nombre,
Calices qui noyez les trompes des cirons !
Fruits où mon Dieu parfume avec tant d'abondance
Le pain de ses saisons et de sa providence ;
Figue où brille sur l'œil une larme de miel ;
Pêches qui ressemblez aux pudeurs de la joue ;
Oiseau qui fait reluire un écrin sur ta roue,
Et dont le cou de moire a fixé l'arc-en-ciel !
La main qui vous peignit en confuse guirlande
Devant vos yeux, Seigneur, en étale l'offrande,
Comme on ouvre à vos pieds la gerbe de vos dons.
Vous avez tout produit, contemplez votre ouvrage !
Et nous, dont les besoins sont encore un hommage,
Rendons grâce toujours, et toujours demandons !
1.1k
(À Brunette, le chien de Sophie.)
Objet si cher à ma Sophie,
Toi que nourrit sa belle main,
Toi qui passes toute ta vie
Entre ses genoux et son sein ;
Que ton sort, heureuse Brunette,
Hélas ! est différent du mien !
En amant elle traite un chien,
En chien, c'est l'amant qu'elle traite.
Et pourtant, cette préférence
Qui peut te l'obtenir sur moi ?
Ai-je moins de persévérance,
Moins de fidélité que toi ?
De mes fers **** que je m'échappe,
Enchaîné sans aucuns liens,
Toujours battu, toujours je viens
Baiser cette main qui me frappe.
Le pur sentiment qui m'enflamme
Vaut ton instinct, s'il ne vaut mieux ;
Et le feu qui brûle en mon âme
Vaut le feu qui brille en tes yeux :
Mais près de ma beauté suprême
Je suis trop coupable en effet,
Quand je hais tout ce qu'elle hait,
De n'aimer pas tout ce qu'elle aime.
Dans le dépit qui me transporte,
Souvent je ne connais plus rien.
Le grelot que Brunette porte
Serait mieux à mon cou qu'au sien.
Soins, constance, pleurs, sacrifice,
Je vous crois perdus sans retour :
Je n'espère plus de l'amour ;
Mais j'espère encor du caprice.
Écrit en 1792.
1.1k
Tu es comme le printemps,
Comme le vent qui souffle
Par terre, qui me frappe
À cœur, qui me soulève
Et me jete au ciel,
Où les nuages me caressent le visage
Et me disent des mots
D'amour et gentillesse,
De force et de jeunesse.
Tu es comme le printemps,
Comme les arbres qui grossissent
Pour que je puisse les admirer,
Pour que je puisse les toucher,
Et sentir la soie de ses
P'tits cheveux qui restent
Dans l'air timide mais éclatant,
En attendant le couche de soleil
Qui s'avance à l'horizon.
Tu es comme le printemps,
Comme les fleurs bleues et rouges
Qui balancent comme des
Spectateurs qui écoutent au musique,
Qui descendent d'espace et embrasse
La terre, et tu es comme le soleil
Qui brille sur les champs,
Qui réchauffe ma poitrine
Et me caresse les lèvres.
Tu es comme le printemps,
Comme l'air frais en descendant
Le soleil, comme l'orange du ciel
Qui se couvre le monde,
Comme l'odeur souple des pommes
Qui accrochent des branches,
Comme le tranquillité de ne rien se passer.
Tu es comme le printemps,
Comme la nuit qui s'approche
Les villes et les campagnes,
Comme les étoiles qui
Me font penser, espérer
Que je peux t'aimer,
Ou te comprendre,
Même si le printemps devient l'hiver.
/
You're like the spring,
Like the wind that blows
Across the earth,
That knocks on my heart,
That lifts me up
And shoots me to heaven,
Where the clouds caress my face
And tell me words
Of love and kindness,
Of strength and youth.
You are like the spring,
Like the trees that grow
So that I can admire them,
So that I can touch them,
And feel the silk of their
Little hairs that sit
In the timid yet lively air,
Waiting for the sunset
That advances on the horizon.
You are like the spring,
Like the blue and red flowers
That sway like audience members
Listening to music,
Who descend from space and kiss the soil,
And you are like the sun
That shines on the fields,
That heats my chest and kisses my lips.
You are like the spring,
Like the cool air that comes
When the sun goes down,
Like the orange of the sky that covers the world,
Like the supple scent of apples
That hang from branches,
Like the peace of nothing happening.
You are like the spring,
Like the night that approaches
The cities and country-sides,
Like the stars that make me think,
Even hope that I can love you,
Or understand you,
Even if the spring becomes winter.
Sep 6, 2015
Sep 6, 2015 at 2:54 PM UTC
Vous demandez si l'amour rend heureuse ;
Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour.
Ah ! pour un jour d'existence amoureuse,
Qui ne mourrait ? la vie est dans l'amour.
Quand je vivais tendre et craintive amante,
Avec ses feux je peignais ses douleurs :
Sur son portrait j'ai versé tant de pleurs,
Que cette image en paraît moins charmante.
Si le sourire, éclair inattendu,
Brille parfois au milieu de mes larmes,
C'était l'amour ; c'était lui, mais sans armes ;
C'était le ciel... qu'avec lui j'ai perdu.
Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme ;
Il brûle tout, ce doux empoisonneur.
J'ai dit bien vrai comme il déchire une âme :
Demandez-donc s'il donne le bonheur !
Vous le saurez : oui, quoi qu'il en puisse être,
De gré, de force, amour sera le maître ;
Et, dans sa fièvre alors lente à guérir,
Vous souffrirez, ou vous ferez souffrir.
Dès qu'on l'a vu, son absence est affreuse ;
Dès qu'il revient, on tremble nuit et jour ;
Souvent enfin la mort est dans l'amour ;
Et cependant... oui, l'amour rend heureuse !
966
Psyché dans ma chambre est entrée,
Et j'ai dit à ce papillon :
- « Nomme-moi la chose sacrée.
« Est-ce l'ombre ? est-ce le rayon ?
« Est-ce la musique des lyres ?
« Est-ce le parfum de la fleur ?
« Quel est entre tous les délires
« Celui qui fait l'homme meilleur ?
« Quel est l'encens ? quelle est la flamme ?
« Et l'organe de l'avatar,
« Et pour les souffrants le dictame,
« Et pour les heureux le nectar ?
« Enseigne-moi ce qui fait vivre,
« Ce qui fait que l'oeil brille et voit !
« Enseigne-moi l'endroit du livre
« Où Dieu pensif pose son doigt.
« Qu'est-ce qu'en sortant de l'Érèbe
« Dante a trouvé de plus complet ?
« Quel est le mot des sphinx de Thèbe
« Et des ramiers du Paraclet ?
« Quelle est la chose, humble et superbe,
« Faite de matière et d'éther,
« Où Dieu met le plus de son verbe
« Et l'homme le plus de sa chair ?
« Quel est le pont que l'esprit montre,
« La route de la fange au ciel,
« Où Vénus Astarté rencontre
« À mi-chemin Ithuriel ?
« Quelle est la clef splendide et sombre,
« Comme aux élus chère aux maudits,
« Avec laquelle on ferme l'ombre
« Et l'on ouvre le paradis ?
« Qu'est-ce qu'Orphée et Zoroastre,
« Et Christ que Jean vint suppléer,
« En mêlant la rose avec l'astre,
« Auraient voulu pouvoir créer ?
« Puisque tu viens d'en haut, déesse,
« Ange, peut-être le sais-tu ?
« Ô Psyché ! quelle est la sagesse ?
« Ô Psyché ! quelle est la vertu ?
« Qu'est-ce que, pour l'homme et la terre,
« L'infini sombre a fait de mieux ?
« Quel est le chef-d'oeuvre du père ?
« Quel est le grand éclair des cieux ? »
Posant sur mon front, sous la nue,
Ses ailes qu'on ne peut briser,
Entre lesquelles elle est nue,
Psyché m'a dit : C'est le baiser.
1k
Sonnet pour Fiammetta, la Belle Vénitienne
De Boccace, tu as pris la flamme, qui brille dans ses cheveux d’or. Mais jalouse, tu ne l’es pas, et nous souris si joliment. Tu es, italienne du Nord, ardente, dans es entreprises, de poésie aussi éprise. Avant tout, tu es un trésor. Fiammetta, tu es décidée, et **** des obstacles semés, tu réalises tes projets. Fiammetta, tu es romantique, Mais pas comme une Ophélie Tu es romantique dans l’action.
Paul d’ Aubin (Arrighi)
Dec 13, 2014
Dec 13, 2014 at 12:27 PM UTC
S'il est un charmant gazon
Que le ciel arrose,
Où brille en toute saison
Quelque fleur éclose,
Où l'on cueille à pleine main
Lys, chèvrefeuille et jasmin,
J'en veux faire le chemin
Où ton pied se pose !
S'il est un sein bien aimant
Dont l'honneur dispose,
Dont le ferme dévouement
N'ait rien de morose,
Si toujours ce noble sein
Bat pour un digne dessein,
J'en veux faire le coussin
Où ton front se pose !
S'il est un rêve d'amour
Parfumé de rose,
Où l'on trouve chaque jour
Quelque douce chose,
Un rêve que Dieu bénit,
Où l'âme à l'âme s'unit,
Oh ! j'en veux faire le nid
Où ton cœur se pose !
Le 18 février 1834.
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Sonnet.
Dans les caveaux d'insondable tristesse
Où le Destin m'a déjà relégué ;
Où jamais n'entre un rayon rose et *** ;
Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse,
Je suis comme un peintre qu'un Dieu moqueur
Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ;
Où, cuisinier aux appétits funèbres,
Je fais bouillir et je mange mon coeur,
Par instants brille, et s'allonge, et s'étale
Un spectre fait de grâce et de splendeur.
A sa rêveuse allure orientale,
Quand il atteint sa totale grandeur,
Je reconnais ma belle visiteuse :
C'est Elle ! noire et pourtant lumineuse.
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Le toit s'égaie et rit.
ANDRÉ CHÉNIER.
Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.
Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.
Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme
Qui s'élève en priant ;
L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S'arrête en souriant.
La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L'onde entre les roseaux,
Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d'oiseaux.
Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S'emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !
Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N'ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l'auréole d'or !
Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche.
Vos ailes sont d'azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !
Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !
Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !
Mai 1830.
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*as it is with tares
that freely tower
shoulder to shoulder
with golding crop of wheat
so, lurks wickedness
seen but unrecognised
cloaked in brille shimmer
of genial, ambient light
amidst our sun-kiss days
disquieted togetherness;
spoils any utopian dream*
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May 31, 2015
May 31, 2015 at 8:15 PM UTC
Ahora seremos felices,
cuando nada hay que esperar.
Que caigan las hojas secas,
que nazcan las flores blancas,
¡qué más da!
Que brille el sol o que arpegie
la lluvia sobre el cristal,
que todo sea mentira
o sea todo verdad;
que reine sobre la tierra
la primavera inmortal
o que decline la vida,
¡qué más da!
Que haya músicas errantes,
¡qué más da!
Para qué queremos músicas
si no hay nada que cantar.
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