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"bleus" poems
The planes in the sky look dwarf size, compare to the large skies. Swallowing the blue atheist clouds all spotless as the ocean sparkles, flirting with the blazing sun, flirting with sailing ships as they smoothly take their leave. Hypnotizing the captains onto their long journey on this massive 70% part of water they are on. they are seen somewhere along the lines of the horizon in the Atlantic ocean leaving with the sun at 7:52 PM  with 17 seconds. The black haired beauty is seen, with a beige round hat wearing a long black dress, fleeing into the black hole sun.                      ***********************************************                  Les avions dans le ciel ressemblent à la taille des nains, comparés aux grands cieux. Avaler les nuages ​​athées bleus tout impeccable alors que l'océan scintille, flirtant avec le soleil flamboyant, flirtant avec des voiliers alors qu'ils partent tranquillement. Hypnotiser les capitaines sur leur long voyage sur cette énorme partie de soixante dix pour cent d'eau qu'ils sont. ils sont vus quelque part le long des lignes de l'horizon dans l'océan Atlantique laissant au soleil à 19h52 avec 17 secondes. On voit la beauté aux cheveux noirs, avec un chapeau rond beige portant une longue robe noire, fuyant dans le soleil du trou noir.
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Jul 20, 2018
Jul 20, 2018 at 1:25 PM UTC
Au revoir
Madrid, princesse des Espagnes, Il court par tes mille campagnes Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs. La blanche ville aux sérénades, Il passe par tes promenades Bien des petits pieds tous les soirs. Madrid, quand tes taureaux bondissent, Bien des mains blanches applaudissent, Bien des écharpes sont en jeux. Par tes belles nuits étoilées, Bien des senoras long voilées Descendent tes escaliers bleus. Madrid, Madrid, moi, je me raille De tes dames à fine taille Qui chaussent l'escarpin étroit ; Car j'en sais une par le monde Que jamais ni brune ni blonde N'ont valu le bout de son doigt ! J'en sais une, et certes la duègne Qui la surveille et qui la peigne N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ; Certes, qui veut qu'on le redresse, N'a qu'à l'approcher à la messe, Fût-ce l'archevêque ou le roi. Car c'est ma princesse andalouse ! Mon amoureuse ! ma jalouse ! Ma belle veuve au long réseau ! C'est un vrai démon ! c'est un ange ! Elle est jaune, comme une orange, Elle est vive comme un oiseau ! Oh ! quand sur ma bouche idolâtre Elle se pâme, la folâtre, Il faut voir, dans nos grands combats, Ce corps si souple et si fragile, Ainsi qu'une couleuvre agile, Fuir et glisser entre mes bras ! Or si d'aventure on s'enquête Qui m'a valu telle conquête, C'est l'allure de mon cheval, Un compliment sur sa mantille, Puis des bonbons à la vanille Par un beau soir de carnaval.
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Madrid
Tes pieds sont aussi fins que tes mains, et ta hanche Est Large à faire envie à la plus belle blanche ; A l'artiste pensif ton corps est doux et cher ; Tes grands yeux de velours sont plus noirs que ta chair. Aux pays chauds et bleus où ton Dieu t'a fait naître, Ta tâche est d'allumer la pipe de ton maître, De pourvoir les flacons d'eaux fraîches et d'odeurs, De chasser **** du lit les moustiques rôdeurs, Et, dès que le matin fait chanter les platanes, D'acheter au bazar ananas et bananes. Tout le jour, où tu veux, tu mènes tes pieds nus Et fredonnes tout bas de vieux airs inconnus ; Et quand descend le soir au manteau d'écarlate, Tu poses doucement ton corps sur une natte, Où tes rêves flottants sont pleins de colibris, Et toujours, comme toi, gracieux et fleuris. Pourquoi, l'heureuse enfant, veux-tu voir notre France, Ce pays trop peuplé que fauche la souffrance, Et, confiant ta vie aux bras forts des marins, Faire de grands adieux à tes chers tamarins ? Toi, vêtue à moitié de mousselines frêles, Frissonnante là-bas sous la neige et les grêles, Comme tu pleurerais tes loisirs doux et francs, Si, le corset brutal emprisonnant tes flancs, Il te fallait glaner ton souper dans nos fanges Et vendre le parfum de tes charmes étranges, L'oeil pensif, et suivant, dans nos sales brouillards, Des cocotiers absents les fantômes épars !
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À une Malabaraise
(Sur une plage peinte d'insectes et de plantes.) Insectes bourdonnants, papillons, fleurs ailées, Aux touffes des rosiers lianes enroulées, Convolvulus tressés aux fils des liserons, Pervenches, beaux yeux bleus qui regardez dans l'ombre, Nénuphars endormis sur les eaux, fleurs sans nombre, Calices qui noyez les trompes des cirons ! Fruits où mon Dieu parfume avec tant d'abondance Le pain de ses saisons et de sa providence ; Figue où brille sur l'œil une larme de miel ; Pêches qui ressemblez aux pudeurs de la joue ; Oiseau qui fait reluire un écrin sur ta roue, Et dont le cou de moire a fixé l'arc-en-ciel ! La main qui vous peignit en confuse guirlande Devant vos yeux, Seigneur, en étale l'offrande, Comme on ouvre à vos pieds la gerbe de vos dons. Vous avez tout produit, contemplez votre ouvrage ! Et nous, dont les besoins sont encore un hommage, Rendons grâce toujours, et toujours demandons !
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Sur une plage
Avant de nous couvrir de l'or, de la myrrhe et de la rosée Des eaux de nos volcans secrets Je voudrais avant l'ultime explication Avant qu'on n 'enterre sous nos mahots bleus, Nos arbres à pluie et nos figuiers étrangleurs, Panthéons naturels de nos divinités Nos cordons ombilicaux amoureux, Je voudrais, ma fine amour, Qu'on fasse ripaille dans les Terres Inconnues Qu'on fasse les 800 coups dans la Mer Dangereuse Qu'on mange, qu'on rie, qu'on s'émeuve dans la Mer d'Inimitié Qu'on prenne à bras le corps nos insaisissables cris et gémissements Incompréhensibles de dugongs et de baleines à bosses Qu'on s'en saisisse et qu'on les épingle Comme des papillons rares sur une planche Ou des fougères phosphorescentes sur un herbier Sous du papier buvard avant de les faire sécher A l'étuve de nos passions microendémiques. Etudions la fréquence de nos cris Et de nos épanchements Grâce aux balises GPS Inventorions les sauts intimes, les semences nouvelles, les racines-arceaux Et donnons un nom local et scientifique à chaque nouvelle espèce A chaque nouvelle danse, morsure, griffure ou caresse Récupérons des spécimens de nos territoires Identifions les hot spots de notre patrimoine amoureux Et en fonction de leur risque d'extinction Elaborons un plan de sauvegarde de la biodiversité De notre Carte de Tendre De nos fonds, de nos mangroves et de nos pitons. Nous sommes botanistes, océanographes et naturalistes Nous sommes vétérinaires de notre réserve naturelle Notre jardin des plantes, notre forêt, notre laboratoire Notre pépinière, notre refuge, notre corps tropical.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:32 AM UTC
Avant l'ultime explication
Avant de nous couvrir de l'or, de la myrrhe et de la rosée Des eaux de nos volcans secrets Je voudrais avant l'ultime explication Avant qu'on n 'enterre sous nos mahots bleus, Nos arbres à pluie et nos figuiers étrangleurs, Panthéons naturels de nos divinités Nos cordons ombilicaux amoureux, Je voudrais, ma fine amour, Qu'on fasse ripaille dans les Terres Inconnues Qu'on fasse les 800 coups dans la Mer Dangereuse Qu'on mange, qu'on rie, qu'on s'émeuve dans la Mer d'Inimitié Qu'on prenne à bras le corps nos insaisissables cris et gémissements Incompréhensibles de dugongs et de baleines à bosses Qu'on s'en saisisse et qu'on les épingle Comme des papillons rares sur une planche Ou des fougères phosphorescentes sur un herbier Sous du papier buvard avant de les faire sécher A l'étuve de nos passions microendémiques. Etudions la fréquence de nos cris Et de nos épanchements Grâce aux balises GPS Inventorions les sauts intimes, les semences nouvelles, les racines-arceaux Et donnons un nom local et scientifique à chaque nouvelle espèce A chaque nouvelle danse, morsure, griffure ou caresse Récupérons des spécimens de nos territoires Identifions les hot spots de notre patrimoine amoureux Et en fonction de leur risque d'extinction Elaborons un plan de sauvegarde de la biodiversité De notre Carte de Tendre De nos fonds, de nos mangroves et de nos pitons. Nous sommes botanistes, océanographes et naturalistes Nous sommes vétérinaires de notre réserve naturelle Notre jardin des plantes, notre forêt, notre laboratoire Notre pépinière, notre refuge, notre corps tropical.
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J'aime la façon que vous me regardez, Vos yeux si brillants et bleus. J'aime la façon que vous m'embrassez, Vos lèvres si molles et lisses. J'aime la façon que vous me rendez si heureux, Et les façons que vous vous montrez se soucient. J'aime la façon que vous dites, "je Vous aime," Et la voie vous êtes toujours là. J'aime la façon que vous me touchez, Toujours en envoyant des fraîcheurs en bas mon épine dorsale. Je l'aime vous êtes avec moi, Et content que vous soyez les miens.
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Oct 25, 2011
Oct 25, 2011 at 1:53 PM UTC
j'aime tu..
Zut alors, si le soleil quitte ces bords ! Fuis, clair déluge ! Voici l'ombre des routes. Dans les saules, dans la vieille cour d'honneur, L'orage d'abord jette ses larges gouttes. Ô cent agneaux, de l'idylle soldats blonds, Des aqueducs, des bruyères amaigries, Fuyez ! plaine, déserts, prairie, horizons Sont à la toilette rouge de l'orage ! Chien noir, brun pasteur dont le manteau s'engouffre, Fuyez l'heure des éclairs supérieurs ; Blond troupeau, quand voici nager ombre et soufre, Tâchez de descendre à des retraits meilleurs. Mais moi, Seigneur ! voici que mon esprit vole, Après les cieux glacés de rouge, sous les Nuages célestes qui courent et volent Sur cent Solognes longues comme un railway. Voilà mille loups, mille graines sauvages Qu'emporte, non sans aimer les liserons, Cette religieuse après-midi d'orage Sur l'Europe ancienne où cent hordes iront ! Après, le clair de lune ! partout la lande, Rougis et leurs fronts aux cieux noirs, les guerriers Chevauchent lentement leurs pâles coursiers ! Les cailloux sonnent sous cette fière bande ! - Et verrai-je le bois jaune et le val clair, L'Epouse aux yeux bleus, l'homme au front rouge, ô Gaule, Et le blanc Agneau Pascal, à leurs pieds chers, - Michel et Christine, - et Christ ! - fin de l'Idylle.
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Michel et Christine
Hummmm. Mon Immortelle, mes aïeux ! Comme tu es appétissante ! Je n'en crois pas mes yeux ! J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran. J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu, Tellement tu étais proche, magnifiée ! Mais je me suis retenu et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds et la moue sur tes lèvres couleur aubergine Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux, Détail après détail,   de tes accessoires, de tes épices. Oh ne m'en veux pas Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche Mais tes accessoires Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel ! Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade Tes boucles d'oreille et ton collier  d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse! Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi ! Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main Des fleurs, encore des boutons de fleurs ! De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ? Tes deux bracelets  d'argent au poignet gauche Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs Et tes mocassins bleus assortis. Et ton pantalon blanc bien évidemment ! Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine ! Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine Sans être toi tout en étant toi. Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts. Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel ! Et je sais désormais que tu es fleur caméléon, Je sais les couleurs de ta quintessence : Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou Dorée au bout des doigts et marron et blanche sur fond bleu, Toute de lianes et feuilles et clochettes Toute fleurs de  safran, gingembre, curcuma Piment, tamarin et cannelle Des épaules aux cuisses ! Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur, Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
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Aug 27, 2019
Aug 27, 2019 at 5:18 AM UTC
Accessoires
Hummmm. Mon Immortelle, mes aïeux ! Comme tu es appétissante ! Je n'en crois pas mes yeux ! J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran. J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu, Tellement tu étais proche, magnifiée ! Mais je me suis retenu et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds et la moue sur tes lèvres couleur aubergine Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux, Détail après détail,   de tes accessoires, de tes épices. Oh ne m'en veux pas Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche Mais tes accessoires Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel ! Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade Tes boucles d'oreille et ton collier  d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse! Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi ! Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main Des fleurs, encore des boutons de fleurs ! De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ? Tes deux bracelets  d'argent au poignet gauche Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs Et tes mocassins bleus assortis. Et ton pantalon blanc bien évidemment ! Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine ! Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine Sans être toi tout en étant toi. Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts. Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel ! Et je sais désormais que tu es fleur caméléon, Je sais les couleurs de ta quintessence : Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou Dorée au bout des doigts et marron et blanche sur fond bleu, Toute de lianes et feuilles et clochettes Toute fleurs de  safran, gingembre, curcuma Piment, tamarin et cannelle Des épaules aux cuisses ! Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur, Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
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La mer est plus belle Que les cathédrales, Nourrice fidèle, Berceuse de râles, La mer sur qui prie La Vierge Marie ! Elle a tous les dons Terribles et doux. J'entends ses pardons Gronder ses courroux. Cette immensité N'a rien d'entêté. Ô ! si patiente, Même quand méchante ! Un souffle ami hante La vague, et nous chante : « Vous sans espérance, Mourez sans souffrance ! » Et puis sous les cieux Qui s'y rient plus clairs, Elle a des airs bleus, Roses, gris et verts... Plus belle que tous, Meilleure que nous !
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La mer est plus belle
Ma muse, j'ai un tout petit dilemne. Il est écrit qu'il y a en tout et pour tout neuf muses Qui ont pour nom par ordre alphabétique Calliope, Clio, Erato, Euterpe Melpomène, Polymnie, Terspichore, Thalia et Uranie Nulle trace d'Aura. Es-tu vraiment celle que tu prétends être ? Aimes-tu vraiment le chant de deux voix qui s'alternent ? Et dans le cas où tu serais bien l'une des neuf Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le huit ? Si je te pose la question C'est que j'avais accès à ton site sur muses.com/aura et j'ai égaré mon mot de passe. Tu sais, ce mot de passe sécurisé Qui nous permettait de nous exhiber tranquillement A l'abri des regards indiscrets. Je ne me souviens pas s'il y avait douze, quatorze ou vingt caractères. mais il y en avait plus que huit Il était fort et aléatoire Entre majuscules, minuscules, symboles et chiffres Impossible à craquer C'était mieux que Fort Knox Dedans tu avais mis ton âge, ton poids, ta taille, ta pointure Et les lettres, arbmu et umz Et un symbole étrange un t avec une virgule souscrite. J'ai appelé à gauche et à droite les Muses pour retrouver ta trace, Je t'ai googlisé. En vain. Es tu vraiment ma Muse ou Furie ? Par acquit de conscience j 'ai vérifié les noms des Furies Tisiphone, Mégère et Alecton. Et j'en reviens à la seule et unique question : Qui es-tu ? Mon ombre, certes, mais encore ? J'ai rêvé que tu étais astronaute et moi Martien. Tu m'avais réduit de la taille d'un minuscule atome Que tu gardais bien au chaud dans son berceau Au fond de la planète Utérus. Et tu m'allaitais d'eau de vie de mirabelle et me berçais De câlins sucrés. Et je gazouillais En regardant tes yeux, Aura, A l'époque rouges jaunes orange bleus Puis un jour tes yeux sont passé au vert Et tu m'as sevré sans un mot, sans une parole. Tu m'as mis hors du miroir Et tu m'as dit d'aller caresser l'oiseau. Et depuis j'erre comme un bateau ivre Mais revenons à nos orphies : Le mot de passe !!! Pour simplifier je te propose Qu'on efface tout ça et qu'on mette à la place Juste une phrase comme : Amant alterna camenae (Virg. egl III,59)
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:41 AM UTC
Mot de passe
Ma muse, j'ai un tout petit dilemne. Il est écrit qu'il y a en tout et pour tout neuf muses Qui ont pour nom par ordre alphabétique Calliope, Clio, Erato, Euterpe Melpomène, Polymnie, Terspichore, Thalia et Uranie Nulle trace d'Aura. Es-tu vraiment celle que tu prétends être ? Aimes-tu vraiment le chant de deux voix qui s'alternent ? Et dans le cas où tu serais bien l'une des neuf Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le huit ? Si je te pose la question C'est que j'avais accès à ton site sur muses.com/aura et j'ai égaré mon mot de passe. Tu sais, ce mot de passe sécurisé Qui nous permettait de nous exhiber tranquillement A l'abri des regards indiscrets. Je ne me souviens pas s'il y avait douze, quatorze ou vingt caractères. mais il y en avait plus que huit Il était fort et aléatoire Entre majuscules, minuscules, symboles et chiffres Impossible à craquer C'était mieux que Fort Knox Dedans tu avais mis ton âge, ton poids, ta taille, ta pointure Et les lettres, arbmu et umz Et un symbole étrange un t avec une virgule souscrite. J'ai appelé à gauche et à droite les Muses pour retrouver ta trace, Je t'ai googlisé. En vain. Es tu vraiment ma Muse ou Furie ? Par acquit de conscience j 'ai vérifié les noms des Furies Tisiphone, Mégère et Alecton. Et j'en reviens à la seule et unique question : Qui es-tu ? Mon ombre, certes, mais encore ? J'ai rêvé que tu étais astronaute et moi Martien. Tu m'avais réduit de la taille d'un minuscule atome Que tu gardais bien au chaud dans son berceau Au fond de la planète Utérus. Et tu m'allaitais d'eau de vie de mirabelle et me berçais De câlins sucrés. Et je gazouillais En regardant tes yeux, Aura, A l'époque rouges jaunes orange bleus Puis un jour tes yeux sont passé au vert Et tu m'as sevré sans un mot, sans une parole. Tu m'as mis hors du miroir Et tu m'as dit d'aller caresser l'oiseau. Et depuis j'erre comme un bateau ivre Mais revenons à nos orphies : Le mot de passe !!! Pour simplifier je te propose Qu'on efface tout ça et qu'on mette à la place Juste une phrase comme : Amant alterna camenae (Virg. egl III,59)
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Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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La fleur qui fait le printemps
Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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Les mouettes volent et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air. Le jour tombe ; une fine pluie Eteint les fournaises du soir, Et le steam-boat crachant la suie Rabat son long panache noir. Plus pâle que le ciel livide Je vais au pays du charbon, Du brouillard et du suicide ; - Pour se tuer le temps est bon. Mon désir avide se noie Dans le gouffre amer qui blanchit ; Le vaisseau danse, l'eau tournoie, Le vent de plus en plus fraîchit. Oh ! je me sens l'âme navrée ; L'Océan gonfle, en soupirant, Sa poitrine désespérée, Comme un ami qui me comprend. Allons, peines d'amour perdues, Espoirs lassés, illusions Du socle idéal descendues, Un saut dans les moites sillons ! A la mer, souffrances passées, Qui revenez toujours, pressant Vos blessures cicatrisées Pour leur faire pleurer du sang ! A la mer, spectre de mes rêves, Regrets aux mortelles pâleurs Dans un coeur rouge ayant sept glaives, Comme la mère des douleurs. Chaque fantôme plonge et lutte Quelques instants avec le flot Qui sur lui ferme sa volute Et l'engloutit dans un sanglot. Lest de l'âme, pesant bagage, Trésors misérables et chers, Sombrez, et dans votre naufrage Je vais vous suivre au fond des mers. Bleuâtre, enflé, méconnaissable, Bercé par le flot qui bruit, Sur l'humide oreiller du sable Je dormirai bien cette nuit ! ... Mais une femme dans sa mante Sur le pont assise à l'écart, Une femme jeune et charmante Lève vers moi son regard, Dans ce regard, à ma détresse La Sympathie à bras ouverts Parle et sourit, soeur ou maîtresse, Salut, yeux bleus ! bonsoir, flots verts ! Les mouettes voient et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air.
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Tristesse en mer
Les mouettes volent et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air. Le jour tombe ; une fine pluie Eteint les fournaises du soir, Et le steam-boat crachant la suie Rabat son long panache noir. Plus pâle que le ciel livide Je vais au pays du charbon, Du brouillard et du suicide ; - Pour se tuer le temps est bon. Mon désir avide se noie Dans le gouffre amer qui blanchit ; Le vaisseau danse, l'eau tournoie, Le vent de plus en plus fraîchit. Oh ! je me sens l'âme navrée ; L'Océan gonfle, en soupirant, Sa poitrine désespérée, Comme un ami qui me comprend. Allons, peines d'amour perdues, Espoirs lassés, illusions Du socle idéal descendues, Un saut dans les moites sillons ! A la mer, souffrances passées, Qui revenez toujours, pressant Vos blessures cicatrisées Pour leur faire pleurer du sang ! A la mer, spectre de mes rêves, Regrets aux mortelles pâleurs Dans un coeur rouge ayant sept glaives, Comme la mère des douleurs. Chaque fantôme plonge et lutte Quelques instants avec le flot Qui sur lui ferme sa volute Et l'engloutit dans un sanglot. Lest de l'âme, pesant bagage, Trésors misérables et chers, Sombrez, et dans votre naufrage Je vais vous suivre au fond des mers. Bleuâtre, enflé, méconnaissable, Bercé par le flot qui bruit, Sur l'humide oreiller du sable Je dormirai bien cette nuit ! ... Mais une femme dans sa mante Sur le pont assise à l'écart, Une femme jeune et charmante Lève vers moi son regard, Dans ce regard, à ma détresse La Sympathie à bras ouverts Parle et sourit, soeur ou maîtresse, Salut, yeux bleus ! bonsoir, flots verts ! Les mouettes voient et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air.
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Dans le ciel gris des anges de faïence Dans le ciel gris des sanglots étouffés Il me souvient de ces jours de Mayence Dans le Rhin noir pleuraient des filles-fées On trouvait parfois au fond des ruelles Un soldat tué d'un coup de couteau On trouvait parfois cette paix cruelle Malgré le jeune vin blanc des coteaux J'ai bu l'alcool transparent des cerises J'ai bu les serments échangés tout bas Qu'ils étaient beaux les palais les églises J'avais vingt ans Je ne comprenais pas Qu'est-ce que je savais de la défaite Quand ton pays est amour défendu Quand il te faut la voix des faux-prophètes Pour redonner vie à l'espoir perdu Il me souvient de chansons qui m'émurent Il me souvient des signes à la craie Qu'on découvrait au matin sur les murs Sans en pouvoir déchiffrer les secrets Qui peut dire où la mémoire commence Qui peut dire où le temps présent finit Où le passé rejoindra la romance Où le malheur n'est qu'un papier jauni Comme l'enfant surprit parmi ses rêves Les regards bleus des vaincus sont gênants Le pas des pelotons à la relève Faisait frémir le silence rhénan.
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Les larmes se ressemblent
La rosée arrondie en perles Scintille aux pointes du gazon ; Les chardonnerets et les merles Chantent à l'envi leur chanson ; Les fleurs de leurs paillettes blanches Brodent le bord vert du chemin ; Un vent léger courbe les branches Du chèvrefeuille et du jasmin ; Et la lune, vaisseau d'agate, Sur les vagues des rochers bleus S'avance comme la frégate Au dos de l'Océan houleux. Jamais la nuit de plus d'étoiles N'a semé son manteau d'azur, Ni, du doigt entr'ouvrant ses voiles, Mieux fait voir Dieu dans le ciel pur. Prends mon bras, ô ma bien-aimée, Et nous irons, à deux, jouir De la solitude embaumée, Et, couchés sur la mousse, ouïr Ce que tout bas, dans la ravine Où brillent ses moites réseaux, En babillant, l'eau qui chemine Conte à l'oreille des roseaux.
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Promenade nocturne
Légèreté Léger, léger, le papillon, Posant ses ailes de velours. Léger, léger, le cerf-volant, Que l'enfant lance dans l’air. Léger, léger, l'écureuil roux, Qui sautille d'arbres en arbres. Léger, léger le joueur de piano, Qui nous enchante par ses notes. Léger, léger les chevelures des belles, Qui nous donnent gratis, leurs sourires. Léger, léger, les feuilles d'automne. Qui tournoient dans le vent. Léger, léger les rossignols, Au temps des amours et des cerises Léger, léger celle ou celui, Qui a su garder son cœur neuf, Et conserver intact en lui, Les idéaux de ses vingt-ans. Léger, léger, ces champs de blés, A peine ridés par le vent. Léger, léger cette sortie en mer Qui nous donne à voir cette palette de bleus, Léger, celle et celui, qui gardent le goût de connaître, Les lieux nouveaux, surtout les êtres. Paul Arrighi
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Sep 9, 2016
Sep 9, 2016 at 5:33 PM UTC
Légèreté
Sonnet. Ainsi, quand la fleur printanière Dans les bois va s'épanouir, Au premier souffle du zéphyr Elle sourit avec mystère ; Et sa tige, fraîche et légère, Sentant son calice s'ouvrir, Jusque dans le sein de la terre Frémit de joie et de désir. Ainsi, quand ma douce Marie Entr'ouvre sa lèvre chérie, Et lève, en chantant, ses yeux bleus, Dans l'harmonie et la lumière Son âme semble tout entière Monter en tremblant vers les cieux.
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Marie
I sometimes misinterpret my guilt. For my sadness often has me inebriated with some kind of sick joy. Maybe i am deserving of this... melancholia.
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Dec 20, 2017
Dec 20, 2017 at 3:11 PM UTC
The strangest bleus
You have issues, I have established that. I stared deep into your blue eyes. You ran your hand through your blonde, slicked back hair And stared intensely back It's there! Undeniably Felt and proven many times: The air between us is buzzing And we didn't need to try But connection be ****** I am not going there with you. You've got issues. I can. But I won't I looked away and took a sip from my copper cup You've got issues. She's got a hold on you. Vous etes fou! Now, I am not spotless He's got a hold on me too I guess I just didn't want to take the blame for our dysfunction. So... It's you. You've got issues. You aren't my headache, and I obviously aren't yours. We're each other's fire escape. I'd see you when things get stressy, You'd suggest drinks after work. We cheered to the night. To "Asia Asia" To more laughter To keeping things as it is To 4 days in France To your cozy apartment in Paris... Allez les bleus! After one too many copper cups, and a paid flight to France I guess the buzz won over the air between us. And it was the last time we saw each other. And we didn't need to try either. And I'm sure I'd miss my flight in December.
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May 20, 2015
May 20, 2015 at 5:02 PM UTC
Folie
Oh dear Aida ! Ma soprano lyrique Je te mordille le lobule de l 'auricule Je grignote l'hélix et je fouine dans l 'anthélix Je visite ton auricule. Ce soir je suis chaton de lynx Ténor lyrique Je te danse ma marche triomphale Je suis Général cinq étoiles Radamès l'Egyptien Et je m'entortille la trompette dans le labyrinthe de tes cheveux Comme dans une pelote de laine Et je miaule et je ronronne : "Aïda, mon éthiopienne, Fille d'Amonasro, Ci-devant esclave d'Amnéris, ta rivale, Je suis ton esclave patenté Ensevelis-moi vivant Quand le moment viendra et pends un de mes osselets à tes boucles d'oreille Pour chanter ma mémoire " Et joignant l'acte à la parole Je t'administre un gentil piercing de mes griffes. Et pendant que je te fais mon piercing Toi tu joues aux osselets avec mon marteau, Mon enclume et mon étrier. Tu me dévores le vestige de mon oreille Et tu me dis : "tu m'aimes maintenant !" Je n'entends plus que le bruit de l'eau Qui se mélange aux violons et aux cymbales De l'orchestre philharmonique Qui m'envahit comme le déluge Et je te livre tous mes secrets Et je m'accroche à tes cheveux Soudain bleus avec des reflets verts Comme tes ongles d'ailleurs Tous verts sauf les pouces qui sont bleus Pour combiner avec mes oreilles noyées. N'est pas chaton de lynx qui veut N'est pas maîtresse de chaton de lynx qui veut Il faut accepter d'être lacérée de coups de griffes Certes le félin se retient Mais il a beau retenir ses griffes Il est encore gamin Il ne sait pas qu'il blesse Il ignore que tu saignes Il est innocent, le petiot, Il a tout juste un mois bientôt Et aux innocents les griffes pleines. Et tu es maternelle Tu lui prépares son lait Et quand il pleure la nuit Tu l'accueilles volontiers dans ta couche Heureux les chatons de lynx Gloria in excelsis deo Car c'est enterrés vivants avec leur muse Qu'ils connaîtront le paradis.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:38 AM UTC
Je te mordille le lobule de l'auricule
Oh dear Aida ! Ma soprano lyrique Je te mordille le lobule de l 'auricule Je grignote l'hélix et je fouine dans l 'anthélix Je visite ton auricule. Ce soir je suis chaton de lynx Ténor lyrique Je te danse ma marche triomphale Je suis Général cinq étoiles Radamès l'Egyptien Et je m'entortille la trompette dans le labyrinthe de tes cheveux Comme dans une pelote de laine Et je miaule et je ronronne : "Aïda, mon éthiopienne, Fille d'Amonasro, Ci-devant esclave d'Amnéris, ta rivale, Je suis ton esclave patenté Ensevelis-moi vivant Quand le moment viendra et pends un de mes osselets à tes boucles d'oreille Pour chanter ma mémoire " Et joignant l'acte à la parole Je t'administre un gentil piercing de mes griffes. Et pendant que je te fais mon piercing Toi tu joues aux osselets avec mon marteau, Mon enclume et mon étrier. Tu me dévores le vestige de mon oreille Et tu me dis : "tu m'aimes maintenant !" Je n'entends plus que le bruit de l'eau Qui se mélange aux violons et aux cymbales De l'orchestre philharmonique Qui m'envahit comme le déluge Et je te livre tous mes secrets Et je m'accroche à tes cheveux Soudain bleus avec des reflets verts Comme tes ongles d'ailleurs Tous verts sauf les pouces qui sont bleus Pour combiner avec mes oreilles noyées. N'est pas chaton de lynx qui veut N'est pas maîtresse de chaton de lynx qui veut Il faut accepter d'être lacérée de coups de griffes Certes le félin se retient Mais il a beau retenir ses griffes Il est encore gamin Il ne sait pas qu'il blesse Il ignore que tu saignes Il est innocent, le petiot, Il a tout juste un mois bientôt Et aux innocents les griffes pleines. Et tu es maternelle Tu lui prépares son lait Et quand il pleure la nuit Tu l'accueilles volontiers dans ta couche Heureux les chatons de lynx Gloria in excelsis deo Car c'est enterrés vivants avec leur muse Qu'ils connaîtront le paradis.
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Voici juin. Le moineau raille Dans les champs les amoureux ; Le rossignol de muraille Chante dans son nid pierreux. Les herbes et les branchages, Pleins de soupirs et d'abois, Font de charmants rabâchages Dans la profondeur des bois. La grive et la tourterelle Prolongent, dans les nids sourds, La ravissante querelle Des baisers et des amours. Sous les treilles de la plaine, Dans l'antre où verdit l'osier, Virgile enivre Silène, Et Rabelais Grandgousier. O Virgile, verse à boire ! Verse à boire, ô Rabelais ! La forêt est une gloire ; La caverne est un palais ! Il n'est pas de lac ni d'île Qui ne nous prenne au gluau, Qui n'improvise une idylle, Ou qui ne chante un duo. Car l'amour chasse aux bocages, Et l'amour pêche aux ruisseaux, Car les belles sont les cages Dont nos coeurs sont les oiseaux. De la source, sa cuvette, La fleur, faisant son miroir, Dit : -Bonjour,- à la fauvette, Et dit au hibou : -Bonsoir. Le toit espère la gerbe, Pain d'abord et chaume après ; La croupe du boeuf dans l'herbe Semble un mont dans les forêts. L'étang rit à la macreuse, Le pré rit au loriot, Pendant que l'ornière creuse Gronde le lourd chariot. L'or fleurit en giroflée ; L'ancien zéphyr fabuleux Souffle avec sa joue enflée Au fond des nuages bleus. Jersey, sur l'onde docile, Se drape d'un beau ciel pur, Et prend des airs de Sicile Dans un grand haillon d'azur. Partout l'églogue est écrite : Même en la froide Albion, L'air est plein de Théocrite, Le vent sait par coeur Bion, Et redit, mélancolique, La chanson que fredonna Moschus, grillon bucolique De la cheminée Etna. L'hiver tousse, vieux phtisique, Et s'en va; la brume fond ; Les vagues font la musique Des vers que les arbres font. Toute la nature sombre Verse un mystérieux jour ; L'âme qui rêve a plus d'ombre Et la fleur a plus d'amour. L'herbe éclate en pâquerettes ; Les parfums, qu'on croit muets, Content les peines secrètes Des liserons aux bleuets. Les petites ailes blanches Sur les eaux et les sillons S'abattent en avalanches ; Il neige des papillons. Et sur la mer, qui reflète L'aube au sourire d'émail, La bruyère violette Met au vieux mont un camail ; Afin qu'il puisse, à l'abîme Qu'il contient et qu'il bénit, Dire sa messe sublime Sous sa mitre de granit. Granville, juin 1836.
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À Granville, en 1836
Voici juin. Le moineau raille Dans les champs les amoureux ; Le rossignol de muraille Chante dans son nid pierreux. Les herbes et les branchages, Pleins de soupirs et d'abois, Font de charmants rabâchages Dans la profondeur des bois. La grive et la tourterelle Prolongent, dans les nids sourds, La ravissante querelle Des baisers et des amours. Sous les treilles de la plaine, Dans l'antre où verdit l'osier, Virgile enivre Silène, Et Rabelais Grandgousier. O Virgile, verse à boire ! Verse à boire, ô Rabelais ! La forêt est une gloire ; La caverne est un palais ! Il n'est pas de lac ni d'île Qui ne nous prenne au gluau, Qui n'improvise une idylle, Ou qui ne chante un duo. Car l'amour chasse aux bocages, Et l'amour pêche aux ruisseaux, Car les belles sont les cages Dont nos coeurs sont les oiseaux. De la source, sa cuvette, La fleur, faisant son miroir, Dit : -Bonjour,- à la fauvette, Et dit au hibou : -Bonsoir. Le toit espère la gerbe, Pain d'abord et chaume après ; La croupe du boeuf dans l'herbe Semble un mont dans les forêts. L'étang rit à la macreuse, Le pré rit au loriot, Pendant que l'ornière creuse Gronde le lourd chariot. L'or fleurit en giroflée ; L'ancien zéphyr fabuleux Souffle avec sa joue enflée Au fond des nuages bleus. Jersey, sur l'onde docile, Se drape d'un beau ciel pur, Et prend des airs de Sicile Dans un grand haillon d'azur. Partout l'églogue est écrite : Même en la froide Albion, L'air est plein de Théocrite, Le vent sait par coeur Bion, Et redit, mélancolique, La chanson que fredonna Moschus, grillon bucolique De la cheminée Etna. L'hiver tousse, vieux phtisique, Et s'en va; la brume fond ; Les vagues font la musique Des vers que les arbres font. Toute la nature sombre Verse un mystérieux jour ; L'âme qui rêve a plus d'ombre Et la fleur a plus d'amour. L'herbe éclate en pâquerettes ; Les parfums, qu'on croit muets, Content les peines secrètes Des liserons aux bleuets. Les petites ailes blanches Sur les eaux et les sillons S'abattent en avalanches ; Il neige des papillons. Et sur la mer, qui reflète L'aube au sourire d'émail, La bruyère violette Met au vieux mont un camail ; Afin qu'il puisse, à l'abîme Qu'il contient et qu'il bénit, Dire sa messe sublime Sous sa mitre de granit. Granville, juin 1836.
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Quand je vais poursuivant mes courses poétiques, Je m'arrête surtout aux vieux châteaux gothiques. J'aime leurs toits d'ardoise aux reflets bleus et gris, Aux faîtes couronnés d'arbustes rabougris ; Leurs pignons anguleux, leurs tourelles aiguës ; Dans les réseaux de plomb leurs vitres exiguës, Légendes des vieux temps où les preux et les saints Se groupent sous l'ogive en fantasques dessins ; Avec ses minarets moresques, la chapelle Dont la cloche qui tinte à la prière appelle ; J'aime leurs murs verdis par l'eau du ciel lavés, Leurs cours où l'herbe croît à travers les pavés, Au sommet des donjons leurs girouettes frêles Que la blanche cigogne effleure de ses ailes ; Leurs ponts-levis tremblants, leurs portails blasonnés, De monstres, de griffons, bizarrement ornés ; Leurs larges escaliers aux marches colossales, Leurs corridors sans fin et leurs immenses salles, Où, comme une voix faible, erre et gémit le vent, Où, recueilli dans moi, je m'égare, rêvant, Paré de souvenirs d'amour et de féerie, Le brillant moyen-âge et la chevalerie.
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Moyen-âge
Que j'aime voir, chère indolente, De ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau ! Sur ta chevelure profonde Aux âcres parfums, Mer odorante et vagabonde Aux flots bleus et bruns, Comme un navire qui s'éveille Au vent du matin, Mon âme rêveuse appareille Pour un ciel lointain. Tes yeux, où rien ne se révèle De doux ni d'amer, Sont deux bijoux froids où se mêle L'or avec le fer. A te voir marcher en cadence, Belle d'abandon, On dirait un serpent qui danse Au bout d'un bâton. Sous le fardeau de ta paresse Ta tête d'enfant Se balance avec la mollesse D'un jeune éléphant, Et ton corps se penche et s'allonge Comme un fin vaisseau Qui roule bord sur bord et plonge Ses vergues dans l'eau. Comme un flot grossi par la fonte Des glaciers grondants, Quand l'eau de ta bouche remonte Au bord de tes dents, Je crois boire un vin de Bohême, Amer et vainqueur, Un ciel liquide qui parsème D'étoiles mon coeur !
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Le serpent qui danse
Pas une feuille qui bouge, Pas un seul oiseau chantant ; Au bord de l'horizon rouge Un éclair intermittent ; D'un côté, rares broussailles, Sillons à demi noyés, Pans grisâtres de murailles, Saules noueux et ployés ; De l'autre, un champ que termine Un large fossé plein d'eau, Une vieille qui chemine Avec un pesant fardeau, Et puis la route qui plonge Dans le flanc des coteaux bleus, Et comme un ruban s'allonge En minces plis onduleux.
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Paysage
Quien no ama, no vive. Oh ! qui que vous soyez, jeune ou vieux, riche ou sage, Si jamais vous n'avez épié le passage, Le soir, d'un pas léger, d'un pas mélodieux, D'un voile blanc qui glisse et fuit dans les ténèbres, Et, comme un météore au sein des nuits funèbres, Vous laisse dans le coeur un sillon radieux ; Si vous ne connaissez que pour l'entendre dire Au poète amoureux qui chante et qui soupire, Ce suprême bonheur qui fait nos jours dorés, De posséder un coeur sans réserve et sans voiles, De n'avoir pour flambeaux, de n'avoir pour étoiles, De n'avoir pour soleils que deux yeux adorés ; Si vous n'avez jamais attendu, morne et sombre, Sous les vitres d'un bal qui rayonne dans l'ombre, L'heure où pour le départ les portes s'ouvriront, Pour voir votre beauté, comme un éclair qui brille, Rose avec des yeux bleus et toute jeune fille, Passer dans la lumière avec des fleurs au front ; Si vous n'avez jamais senti la frénésie De voir la main qu'on veut par d'autres mains choisie, De voir le coeur aimé battre sur d'autres coeurs ; Si vous n'avez jamais vu d'un oeil de colère La valse impure, au vol lascif et circulaire, Effeuiller en courant les femmes et les fleurs ; Si jamais vous n'avez descendu les collines, Le coeur tout débordant d'émotions divines ; Si jamais vous n'avez le soir, sous les tilleuls, Tandis qu'au ciel luisaient des étoiles sans nombre, Aspiré, couple heureux, la volupté de l'ombre, Cachés, et vous parlant tout bas, quoique tout seuls ; Si jamais une main n'a fait trembler la vôtre ; Si jamais ce seul mot qu'on dit l'un après l'autre, JE T'AIME ! n'a rempli votre âme tout un jour ; Si jamais vous n'avez pris en pitié les trônes En songeant qu'on cherchait les sceptres, les couronnes, Et la gloire, et l'empire, et qu'on avait l'amour ! La nuit, quand la veilleuse agonise dans l'urne, Quand Paris, enfoui sous la brume nocturne Avec la tour saxonne et l'église des Goths, Laisse sans les compter passer les heures noires Qui, douze fois, semant les rêves illusoires, S'envolent des clochers par groupes inégaux ; Si jamais vous n'avez, à l'heure où tout sommeille, Tandis qu'elle dormait, oublieuse et vermeille, Pleuré comme un enfant à force de souffrir, Crié cent fois son nom du soir jusqu'à l'aurore, Et cru qu'elle viendrait en l'appelant encore, Et maudit votre mère, et désiré mourir ; Si jamais vous n'avez senti que d'une femme Le regard dans votre âme allumait une autre âme, Que vous étiez charmé, qu'un ciel s'était ouvert, Et que pour cette enfant, qui de vos pleurs se joue, Il vous serait bien doux d'expirer sur la roue ; ... Vous n'avez point aimé, vous n'avez point souffert ! Novembre 1831.
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Oh ! qui que vous soyez, jeune ou vieux
Quien no ama, no vive. Oh ! qui que vous soyez, jeune ou vieux, riche ou sage, Si jamais vous n'avez épié le passage, Le soir, d'un pas léger, d'un pas mélodieux, D'un voile blanc qui glisse et fuit dans les ténèbres, Et, comme un météore au sein des nuits funèbres, Vous laisse dans le coeur un sillon radieux ; Si vous ne connaissez que pour l'entendre dire Au poète amoureux qui chante et qui soupire, Ce suprême bonheur qui fait nos jours dorés, De posséder un coeur sans réserve et sans voiles, De n'avoir pour flambeaux, de n'avoir pour étoiles, De n'avoir pour soleils que deux yeux adorés ; Si vous n'avez jamais attendu, morne et sombre, Sous les vitres d'un bal qui rayonne dans l'ombre, L'heure où pour le départ les portes s'ouvriront, Pour voir votre beauté, comme un éclair qui brille, Rose avec des yeux bleus et toute jeune fille, Passer dans la lumière avec des fleurs au front ; Si vous n'avez jamais senti la frénésie De voir la main qu'on veut par d'autres mains choisie, De voir le coeur aimé battre sur d'autres coeurs ; Si vous n'avez jamais vu d'un oeil de colère La valse impure, au vol lascif et circulaire, Effeuiller en courant les femmes et les fleurs ; Si jamais vous n'avez descendu les collines, Le coeur tout débordant d'émotions divines ; Si jamais vous n'avez le soir, sous les tilleuls, Tandis qu'au ciel luisaient des étoiles sans nombre, Aspiré, couple heureux, la volupté de l'ombre, Cachés, et vous parlant tout bas, quoique tout seuls ; Si jamais une main n'a fait trembler la vôtre ; Si jamais ce seul mot qu'on dit l'un après l'autre, JE T'AIME ! n'a rempli votre âme tout un jour ; Si jamais vous n'avez pris en pitié les trônes En songeant qu'on cherchait les sceptres, les couronnes, Et la gloire, et l'empire, et qu'on avait l'amour ! La nuit, quand la veilleuse agonise dans l'urne, Quand Paris, enfoui sous la brume nocturne Avec la tour saxonne et l'église des Goths, Laisse sans les compter passer les heures noires Qui, douze fois, semant les rêves illusoires, S'envolent des clochers par groupes inégaux ; Si jamais vous n'avez, à l'heure où tout sommeille, Tandis qu'elle dormait, oublieuse et vermeille, Pleuré comme un enfant à force de souffrir, Crié cent fois son nom du soir jusqu'à l'aurore, Et cru qu'elle viendrait en l'appelant encore, Et maudit votre mère, et désiré mourir ; Si jamais vous n'avez senti que d'une femme Le regard dans votre âme allumait une autre âme, Que vous étiez charmé, qu'un ciel s'était ouvert, Et que pour cette enfant, qui de vos pleurs se joue, Il vous serait bien doux d'expirer sur la roue ; ... Vous n'avez point aimé, vous n'avez point souffert ! Novembre 1831.
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