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"battu" poems
White speckles adagio, Battu, Cabriole, Finishing their performance with a Pirouette Into the shriveled Grass Curtsying to the Sun.
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May 18, 2013
May 18, 2013 at 12:49 PM UTC
Frigid Ballerinas
Notre cœur est rouge Ton amour est blanc Tu dois me croire Notre amour sera toujours saint Bleu montre la calme Vert est toujours mon favori Peux-tu être mon âme? Mon amour n'est jamais fini La forêt est vert L'orange est orange Je t'aime à la mort Même si je pars en France On s'est battu On s'est disputé Mais toujours et toujours Mon amour ne va pas diminuer Je te vois pour la première fois Mon cœur à battu rapidement Je ne sais pas pourquoi Est-ce que tu es mon charme
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Nov 16, 2013
Nov 16, 2013 at 9:15 PM UTC
Les coulers de mon coeur
(À Brunette, le chien de Sophie.) Objet si cher à ma Sophie, Toi que nourrit sa belle main, Toi qui passes toute ta vie Entre ses genoux et son sein ; Que ton sort, heureuse Brunette, Hélas ! est différent du mien ! En amant elle traite un chien, En chien, c'est l'amant qu'elle traite. Et pourtant, cette préférence Qui peut te l'obtenir sur moi ? Ai-je moins de persévérance, Moins de fidélité que toi ? De mes fers **** que je m'échappe, Enchaîné sans aucuns liens, Toujours battu, toujours je viens Baiser cette main qui me frappe. Le pur sentiment qui m'enflamme Vaut ton instinct, s'il ne vaut mieux ; Et le feu qui brûle en mon âme Vaut le feu qui brille en tes yeux : Mais près de ma beauté suprême Je suis trop coupable en effet, Quand je hais tout ce qu'elle hait, De n'aimer pas tout ce qu'elle aime. Dans le dépit qui me transporte, Souvent je ne connais plus rien. Le grelot que Brunette porte Serait mieux à mon cou qu'au sien. Soins, constance, pleurs, sacrifice, Je vous crois perdus sans retour : Je n'espère plus de l'amour ; Mais j'espère encor du caprice. Écrit en 1792.
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À brunette
Avez-vous vu, dans Barcelone, Une Andalouse au sein bruni ? Pâle comme un beau soir d'automne ! C'est ma maîtresse, ma lionne ! La marquesa d'Amaëgui ! J'ai fait bien des chansons pour elle, Je me suis battu bien souvent. Bien souvent j'ai fait sentinelle, Pour voir le coin de sa prunelle, Quand son rideau tremblait au vent. Elle est à moi, moi seul au monde. Ses grands sourcils noirs sont à moi, Son corps souple et sa jambe ronde, Sa chevelure qui l'inonde, Plus longue qu'un manteau de roi ! C'est à moi son beau col qui penche Quand elle dort dans son boudoir, Et sa basquina sur sa hanche, Son bras dans sa mitaine blanche, Son pied dans son brodequin noir ! Vrai Dieu ! Lorsque son oeil pétille Sous la frange de ses réseaux, Rien que pour toucher sa mantille, De par tous les saints de Castille, On se ferait rompre les os. Qu'elle est superbe en son désordre, Quand elle tombe, les seins nus, Qu'on la voit, béante, se tordre Dans un baiser de rage, et mordre En criant des mots inconnus ! Et qu'elle est folle dans sa joie, Lorsqu'elle chante le matin, Lorsqu'en tirant son bas de soie, Elle fait, sur son flanc qui ploie, Craquer son corset de satin ! Allons, mon page, en embuscades ! Allons ! la belle nuit d'été ! Je veux ce soir des sérénades A faire damner les alcades De Tolose au Guadalété.
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L'andalouse
Fable IV, Livre III. Un dogue se battait avec un chien danois, Pour moins qu'un os, pour rien ; dans le temps où nous sommes, Il faut presque aussi peu, je crois, Pour diviser les chiens que pour brouiller les hommes. L'un et l'autre était aux abois ; Écorché par mainte morsure, Entamé par mainte blessure, L'un et l'autre eût cent fois fait trêve à son courroux, Si l'impitoyable canaille, Que la querelle amuse, et qui jugeait des coups, N'eût cent fois, en sifflant, rengagé la bataille. Le combat des Titans dura, dit-on, trois jours : Celui-ci fut moins long, sans être des plus courts. J'ignore auquel des deux demeura l'avantage, Mais je sais qu'en héros chacun d'eux s'est battu ; Et pourtant des oisifs le sot aréopage S'est moqué du vainqueur autant que du vaincu. Gens d'esprit, quelquefois si bêtes, **** de prolonger vos débats, Songez que vos jours de combats, Pour les sots, sont des jours de fêtes.
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Les querelles des chiens
Ô mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour Et la blessure est encore vibrante, Ô mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour. Ô mon Dieu, votre crainte m'a frappé Et la brûlure est encor là qui tonne, Ô mon Dieu, votre crainte m'a frappé. Ô mon Dieu, j'ai connu que tout est vil Et votre gloire en moi s'est installée, Ô mon Dieu, j'ai connu que tout est vil. Noyez mon âme aux flots de votre Vin, Fondez ma vie au Pain de votre table, Noyez mon âme aux flots de votre Vin. Voici mon sang que je n'ai pas versé, Voici ma chair indigne de souffrance, Voici mon sang que je n'ai pas versé. Voici mon front qui n'a pu que rougir, Pour l'escabeau de vos pieds adorables, Voici mon front qui n'a pu que rougir. Voici mes mains qui n'ont pas travaillé, Pour les charbons ardents et l'encens rare, Voici mes mains qui n'ont pas travaillé. Voici mon coeur qui n'a battu qu'en vain, Pour palpiter aux ronces du Calvaire, Voici mon coeur qui n'a battu qu'en vain. Voici mes pieds, frivoles voyageurs, Pour accourir au cri de votre grâce, Voici mes pieds, frivoles voyageurs. Voici ma voix, bruit maussade et menteur, Pour les reproches de la Pénitence, Voici ma voix, bruit maussade et menteur. Voici mes yeux, luminaires d'erreur, Pour être éteints aux pleurs de la prière, Voici mes yeux, luminaires d'erreur. Hélas ! Vous, Dieu d'offrande et de pardon, Quel est le puits de mon ingratitude, Hélas ! Vous, Dieu d'offrande et de pardon, Dieu de terreur et Dieu de sainteté, Hélas ! ce noir abîme de mon crime, Dieu de terreur et Dieu de sainteté, Vous, Dieu de paix, de joie et de bonheur, Toutes mes peurs, toutes mes ignorances, Vous, Dieu de paix, de joie et de bonheur, Vous connaissez tout cela, tout cela, Et que je suis plus pauvre que personne, Vous connaissez tout cela, tout cela, Mais ce que j'ai, mon Dieu, je vous le donne.
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Ô mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour
Ô mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour Et la blessure est encore vibrante, Ô mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour. Ô mon Dieu, votre crainte m'a frappé Et la brûlure est encor là qui tonne, Ô mon Dieu, votre crainte m'a frappé. Ô mon Dieu, j'ai connu que tout est vil Et votre gloire en moi s'est installée, Ô mon Dieu, j'ai connu que tout est vil. Noyez mon âme aux flots de votre Vin, Fondez ma vie au Pain de votre table, Noyez mon âme aux flots de votre Vin. Voici mon sang que je n'ai pas versé, Voici ma chair indigne de souffrance, Voici mon sang que je n'ai pas versé. Voici mon front qui n'a pu que rougir, Pour l'escabeau de vos pieds adorables, Voici mon front qui n'a pu que rougir. Voici mes mains qui n'ont pas travaillé, Pour les charbons ardents et l'encens rare, Voici mes mains qui n'ont pas travaillé. Voici mon coeur qui n'a battu qu'en vain, Pour palpiter aux ronces du Calvaire, Voici mon coeur qui n'a battu qu'en vain. Voici mes pieds, frivoles voyageurs, Pour accourir au cri de votre grâce, Voici mes pieds, frivoles voyageurs. Voici ma voix, bruit maussade et menteur, Pour les reproches de la Pénitence, Voici ma voix, bruit maussade et menteur. Voici mes yeux, luminaires d'erreur, Pour être éteints aux pleurs de la prière, Voici mes yeux, luminaires d'erreur. Hélas ! Vous, Dieu d'offrande et de pardon, Quel est le puits de mon ingratitude, Hélas ! Vous, Dieu d'offrande et de pardon, Dieu de terreur et Dieu de sainteté, Hélas ! ce noir abîme de mon crime, Dieu de terreur et Dieu de sainteté, Vous, Dieu de paix, de joie et de bonheur, Toutes mes peurs, toutes mes ignorances, Vous, Dieu de paix, de joie et de bonheur, Vous connaissez tout cela, tout cela, Et que je suis plus pauvre que personne, Vous connaissez tout cela, tout cela, Mais ce que j'ai, mon Dieu, je vous le donne.
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Amour, je ne me plains de l'orgueil endurci, Ni de la cruauté de ma jeune Lucrèce, Ni comme, sans recours, languir elle me laisse : Je me plains de sa main et de son godmicy. C'est un gros instrument par le bout étréci, Dont chaste elle corrompt toute nuit sa jeunesse : Voilà contre l'Amour sa prudente finesse, Voilà comme elle trompe un amoureux souci. Aussi, pour récompense, une haleine puante, Une glaire épaissie entre ses draps gluante, Un oeil hâve et battu, un teint pâle et défait, Montrent qu'un faux plaisir toute nuit la possède. Il vaut mieux être Phryne et Laïs tout à fait, Que se feindre Portie avec un tel remède.
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Amour, je ne me plains
Fable XIII, Livre V. Entre nos frères les meuniers Et nos frères les charbonniers J'ai vu régner longtemps une haine assez forte. À quel propos ? C'était... que le diable m'emporte, Si plus qu'eux-mêmes je l'ai su ! Eh ! n'est-ce pas souvent pour un malentendu Qu'un premier combat se donne ? Le tort en est à tous, comme il n'est à personne, Au second, où l'on rend ce que l'on a reçu, Où l'on se bat du moins parce qu'on s'est battu. Mais revenons au fait : ainsi qu'on peut le croire, Chaque héros dans sa valeur, Se signalant pour sa couleur, Criait haro sur l'autre, et tombait, dit l'histoire, Charbonnier sur la blanche et meunier sur la noire. Par la seule nature armés, Les voyez-vous en cent manières Les bras tendus, les poings fermés, Venger l'honneur de leurs bannières ? Que de coups donnés et rendus ! Que de flots de sang répandus Par tous ces nez cassés des mains de la victoire ! Chantre de Jeanne et de Bourbon, C'est ta voix qui devrait transmettre la mémoire De tous ces preux couverts de gloire et de charbon, Couverts de farine et de gloire ! Certain jour cependant que ces poudreux guerriers Se reposaient sur leurs lauriers, Un philosophe, un philanthrope, Un marguillier, mortel ennemi des combats, Tenta de mettre un terme à ces trop longs débats. D'un manteau neutre il s'enveloppe ; Et le voilà, du matin jusqu'au soir, De l'un à l'autre camp sans cesse en promenade ; Qui va, vient et revient, en courtier d'ambassade, Du noir au blanc, du blanc au noir. Or, à son drap qui n'est noir, ni blanc, mais pistache, Tantôt le blanc, tantôt le noir laisse une tache. Comme on en murmurait d'un et d'autre côté : « Charbonniers et meuniers, dit-il, parlons sans feinte : Voit-on les deux partis, sans prendre un peu la teinte Des gens à qui l'on s'est frotté ? »
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Les charbonniers, les meuniers, et le marguillier
Fable XIII, Livre V. Entre nos frères les meuniers Et nos frères les charbonniers J'ai vu régner longtemps une haine assez forte. À quel propos ? C'était... que le diable m'emporte, Si plus qu'eux-mêmes je l'ai su ! Eh ! n'est-ce pas souvent pour un malentendu Qu'un premier combat se donne ? Le tort en est à tous, comme il n'est à personne, Au second, où l'on rend ce que l'on a reçu, Où l'on se bat du moins parce qu'on s'est battu. Mais revenons au fait : ainsi qu'on peut le croire, Chaque héros dans sa valeur, Se signalant pour sa couleur, Criait haro sur l'autre, et tombait, dit l'histoire, Charbonnier sur la blanche et meunier sur la noire. Par la seule nature armés, Les voyez-vous en cent manières Les bras tendus, les poings fermés, Venger l'honneur de leurs bannières ? Que de coups donnés et rendus ! Que de flots de sang répandus Par tous ces nez cassés des mains de la victoire ! Chantre de Jeanne et de Bourbon, C'est ta voix qui devrait transmettre la mémoire De tous ces preux couverts de gloire et de charbon, Couverts de farine et de gloire ! Certain jour cependant que ces poudreux guerriers Se reposaient sur leurs lauriers, Un philosophe, un philanthrope, Un marguillier, mortel ennemi des combats, Tenta de mettre un terme à ces trop longs débats. D'un manteau neutre il s'enveloppe ; Et le voilà, du matin jusqu'au soir, De l'un à l'autre camp sans cesse en promenade ; Qui va, vient et revient, en courtier d'ambassade, Du noir au blanc, du blanc au noir. Or, à son drap qui n'est noir, ni blanc, mais pistache, Tantôt le blanc, tantôt le noir laisse une tache. Comme on en murmurait d'un et d'autre côté : « Charbonniers et meuniers, dit-il, parlons sans feinte : Voit-on les deux partis, sans prendre un peu la teinte Des gens à qui l'on s'est frotté ? »
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La plaine un jour disait à la montagne oisive : " Rien ne vient sur ton front des vents toujours battu ! " Au poète, courbé sur sa lyre pensive, La foule aussi disait : " Rêveur, à quoi sers-tu ? " La montagne en courroux répondit à la plaine : " C'est moi qui fais germer les moissons sur ton sol ; Du midi dévorant je tempère l'haleine ; J'arrête dans les cieux les nuages au vol ! Je pétris de mes doigts la neige en avalanches ; Dans mon creuset je fonds les cristaux des glaciers, Et je verse, du bout de mes mamelles blanches, En longs filets d'argent, les fleuves nourriciers. Le poète, à son tour, répondit à la foule : " Laissez mon pâle front s'appuyer sur ma main. N'ai-je pas de mon flanc, d'où mon âme s'écoule, Fait jaillir une source où boit le genre humain ? "
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Le poète et la foule
Tu fus souvent cruelle, Même injuste parfois, Mais que fait, ô ma belle, Puisqu'en toi seule crois Et puisque suis ta chose. Que tu me trompes avec Pierre, Louis, et cœtera punctum, Je sais, mais, là ! n'en ai que faire : Ne suis que l'humble factotum De ton humeur gaie ou morose. S'il arrive que tu me battes, Soufflettes, égratignes, tu Es le maître dans nos pénates, Et moi le cocu, le battu, Suis content et vois tout en rose. Et puis dame j'opine Qu'à me voir ainsi si Tien, finiras, divine Par m'aimoter ainsi Qu'on s'attache à sa chose.
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Tu fus souvent cruelle