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"battait" poems
Adieu, Suzon, ma rose blonde, Qui m'as aimé pendant huit jours ; Les plus courts plaisirs de ce monde Souvent font les meilleurs amours. Sais-je, au moment où je te quitte, Où m'entraîne mon astre errant ? Je m'en vais pourtant, ma petite, Bien **** bien vite, Toujours courant. Je pars, et sur ma lèvre ardente Brûle encor ton dernier baiser. Entre mes bras, chère imprudente, Ton beau front vient de reposer. Sens-tu mon coeur, comme il palpite ? Le tien, comme il battait gaiement ! Je m'en vais pourtant, ma petite, Bien **** bien vite, Toujours t'aimant. Paf ! c'est mon cheval qu'on apprête. Enfant, que ne puis-je en chemin Emporter ta mauvaise tête, Qui m'a tout embaumé la main ! Tu souris, petite hypocrite, Comme la nymphe, en t'enfuyant. Je m'en vais pourtant, ma petite, Bien **** bien vite, Tout en riant. Que de tristesse, et que de charmes, Tendre enfant, dans tes doux adieux ! Tout m'enivre, jusqu'à tes larmes, Lorsque ton coeur est dans tes yeux. A vivre ton regard m'invite ; Il me consolerait mourant. Je m'en vais pourtant, ma petite, Bien **** bien vite, Tout en pleurant. Que notre amour, si tu m'oublies, Suzon, dure encore un moment ; Comme un bouquet de fleurs pâlies, Cache-le dans ton sein charmant ! Adieu ; le bonheur reste au gîte, Le souvenir part avec moi : Je l'emporterai, ma petite, Bien **** bien vite, Toujours à toi.
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Adieux à Suzon
Fable IV, Livre III. Un dogue se battait avec un chien danois, Pour moins qu'un os, pour rien ; dans le temps où nous sommes, Il faut presque aussi peu, je crois, Pour diviser les chiens que pour brouiller les hommes. L'un et l'autre était aux abois ; Écorché par mainte morsure, Entamé par mainte blessure, L'un et l'autre eût cent fois fait trêve à son courroux, Si l'impitoyable canaille, Que la querelle amuse, et qui jugeait des coups, N'eût cent fois, en sifflant, rengagé la bataille. Le combat des Titans dura, dit-on, trois jours : Celui-ci fut moins long, sans être des plus courts. J'ignore auquel des deux demeura l'avantage, Mais je sais qu'en héros chacun d'eux s'est battu ; Et pourtant des oisifs le sot aréopage S'est moqué du vainqueur autant que du vaincu. Gens d'esprit, quelquefois si bêtes, **** de prolonger vos débats, Songez que vos jours de combats, Pour les sots, sont des jours de fêtes.
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Les querelles des chiens
I. Ô soldats de l'an deux ! ô guerres ! épopées ! Contre les rois tirant ensemble leurs épées, Prussiens, autrichiens, Contre toutes les Tyrs et toutes les Sodomes, Contre le czar du nord, contre ce chasseur d'hommes Suivi de tous ses chiens, Contre toute l'Europe avec ses capitaines, Avec ses fantassins couvrant au **** les plaines, Avec ses cavaliers, Tout entière debout comme une hydre vivante, Ils chantaient, ils allaient, l'âme sans épouvante Et les pieds sans souliers ! Au levant, au couchant, partout, au sud, au pôle, Avec de vieux fusils sonnant sur leur épaule, Passant torrents et monts, Sans repos, sans sommeil, coudes percés, sans vivres, Ils allaient, fiers, joyeux, et soufflant dans des cuivres Ainsi que des démons ! La Liberté sublime emplissait leurs pensées. Flottes prises d'assaut, frontières effacées Sous leur pas souverain, Ô France, tous les jours, c'était quelque prodige, Chocs, rencontres, combats ; et Joubert sur l'Adige, Et Marceau sur le Rhin ! On battait l'avant-garde, on culbutait le centre ; Dans la pluie et la neige et de l'eau jusqu'au ventre, On allait ! en avant ! Et l'un offrait la paix, et l'autre ouvrait ses portes, Et les trônes, roulant comme des feuilles mortes, Se dispersaient au vent ! Oh ! que vous étiez grands au milieu des mêlées, Soldats ! L'œil plein d'éclairs, faces échevelées Dans le noir tourbillon, Ils rayonnaient, debout, ardents, dressant la tête Et comme les lions aspirent la tempête Quand souffle l'aquilon, Eux, dans l'emportement de leurs luttes épiques, Ivres, ils savouraient tous les bruits héroïques, Le fer heurtant le fer, La Marseillaise ailée et volant dans les balles, Les tambours, les obus, les bombes, les cymbales, Et ton rire, ô Kléber ! La Révolution leur criait : - Volontaires, Mourez pour délivrer tous les peuples vos frères ! - Contents, ils disaient oui. - Allez, mes vieux soldats, mes généraux imberbes ! - Et l'on voyait marcher ces va-nu-pieds superbes Sur le monde ébloui ! La tristesse et la peur leur étaient inconnues. Ils eussent, sans nul doute, escaladé les nues Si ces audacieux, En retournant les yeux dans leur course olympique, Avaient vu derrière eux la grande République Montrant du doigt les cieux ! Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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À l'obéissance passive (I)
I. Ô soldats de l'an deux ! ô guerres ! épopées ! Contre les rois tirant ensemble leurs épées, Prussiens, autrichiens, Contre toutes les Tyrs et toutes les Sodomes, Contre le czar du nord, contre ce chasseur d'hommes Suivi de tous ses chiens, Contre toute l'Europe avec ses capitaines, Avec ses fantassins couvrant au **** les plaines, Avec ses cavaliers, Tout entière debout comme une hydre vivante, Ils chantaient, ils allaient, l'âme sans épouvante Et les pieds sans souliers ! Au levant, au couchant, partout, au sud, au pôle, Avec de vieux fusils sonnant sur leur épaule, Passant torrents et monts, Sans repos, sans sommeil, coudes percés, sans vivres, Ils allaient, fiers, joyeux, et soufflant dans des cuivres Ainsi que des démons ! La Liberté sublime emplissait leurs pensées. Flottes prises d'assaut, frontières effacées Sous leur pas souverain, Ô France, tous les jours, c'était quelque prodige, Chocs, rencontres, combats ; et Joubert sur l'Adige, Et Marceau sur le Rhin ! On battait l'avant-garde, on culbutait le centre ; Dans la pluie et la neige et de l'eau jusqu'au ventre, On allait ! en avant ! Et l'un offrait la paix, et l'autre ouvrait ses portes, Et les trônes, roulant comme des feuilles mortes, Se dispersaient au vent ! Oh ! que vous étiez grands au milieu des mêlées, Soldats ! L'œil plein d'éclairs, faces échevelées Dans le noir tourbillon, Ils rayonnaient, debout, ardents, dressant la tête Et comme les lions aspirent la tempête Quand souffle l'aquilon, Eux, dans l'emportement de leurs luttes épiques, Ivres, ils savouraient tous les bruits héroïques, Le fer heurtant le fer, La Marseillaise ailée et volant dans les balles, Les tambours, les obus, les bombes, les cymbales, Et ton rire, ô Kléber ! La Révolution leur criait : - Volontaires, Mourez pour délivrer tous les peuples vos frères ! - Contents, ils disaient oui. - Allez, mes vieux soldats, mes généraux imberbes ! - Et l'on voyait marcher ces va-nu-pieds superbes Sur le monde ébloui ! La tristesse et la peur leur étaient inconnues. Ils eussent, sans nul doute, escaladé les nues Si ces audacieux, En retournant les yeux dans leur course olympique, Avaient vu derrière eux la grande République Montrant du doigt les cieux ! Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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Je l’aimais I loved him Je l’aime I love him Et je l’aimerai And I will love him Nous avions commencé à se parler, Puis quelque chose c’est passer. Mon coeur battait de façon différente Mon sang circulait d’un rythme étrange Mes yeux, eux, brillaient seulement en ta présence J’étais tombé amoureuse de toi
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May 20, 2018
May 20, 2018 at 5:07 PM UTC
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