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"bande" poems
Shiddat se jise manga hai Kya tum wohi ** Jiski Shayaari mein ** ek meetha sa junoon Kya tum wohi ** Fitrat jiski ** Farishton si Kya tum wohi ** Innayat ** jisme ittar sa Kya tum wohi ** Nazron mein jiske ** sab bande  khuda ke Kya tum wohi ** Tarranum mein talaasha jise Kya tum wohi ** Rooh mein bas jaaye jo Kya tum wohi ** Shiddat se jise manga hai Kya tum wohi **
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Jun 19, 2014
Jun 19, 2014 at 3:19 AM UTC
Talaash
JE VOIS QUE TU SALIVES. TU AS ENVIE DE MOI ? SERS-TOI DONC ! PRENDS-MOI COMME TU  VEUX ! PRENDS TOUT CE QUE TU VEUX ! ETIRE-MOI, CARESSE-MOI, BRANLE-MOI VIDE-MOI, LECHE-MOI AVALE-MOI MA SEMENCE A LE GOUT DE VIOLETTE IMMORTELLE ET SI TU VEUX METS-EN QUELQUES PERLES DANS UNE FIOLE ET METS-LA AU CREUX DE TES HANCHES POUR TE DEPANNER AU BESOIN SI UNE PETITE SOIF VENAIT A SE FAIRE SENTIR ET QUE JE NE SERAIS PAS LA POUR TE SERVIR DU PRODUCTEUR AU CONSOMMATEUR. HONORE-MOI DE TA JOUISSANCE MOI JE RETIENS MON JUS DE JADE POUR TOI IL NE FAUT PAS GASPILLER CETTE MANNE EN VAIN ELLE EST A TOI N'EN  PERDS PAS UNE GOUTTE ET MEME SI CHAQUE GOUTTE QUI GICLE ME RAPPROCHE DE LA MORT C'EST AVEC JOIE ET DELICE QUE JE MEURS INELUCTABLE CHAQUE FOIS DANS TA BOUCHE ET QUE JE BANDE ET DEBANDE SOUS LES ASSAUTS DES POINTS ET DES TIRETS DE TA LANGUE QUI ME DECODE ET ME DEGUSTE EN MORSE.
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Aug 31, 2019
Aug 31, 2019 at 2:30 AM UTC
Poème érotique en morse (for adults only)
Here gee my krag elke dag. My pyn wil nie verdwyn. My hart raak swaar want die jaar is net nog een van baie waar ek uit roep na U om hulp. U genade is groot en ek glo dat U n plan berade het om my pyn te laat verdwyn. My lewe is in U hande en ek weet U sal my bande los maak en my vry laat loop oop in n lewe van liefde en vrede. *** wonderlik die oomblik van geen pyn, my gebede beantwoord en die pyn het verdwyn volmaak aan geraak en geseen deur n genesende hand van bo.
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Dec 20, 2016
Dec 20, 2016 at 1:46 AM UTC
My sussie se gebed...
Muse Reine Tu veux et tu exiges que je me retienne Que je ne m'exhibe pas au tout venant Et que je ne bande que sur ordre exprès de toi Le cachet de la poste faisant foi A la minute heure seconde que tu t'es choisie Pour me déguster à distance. Tu dis que c'est la présence et non l'absence qui te stimule Et tu me dis que je te manque et que ma présence volcanique Te couvre de toutes parts en dépit de la distance. Moi je m'interroge Et je pense que c'est cette absence qui te met en transe Et je veux t'aimer profondément dans cette distance Comme tu n'as jamais été aimée. désirée, choyée, goûtée, savourée Léchée, embrassée, pénétrée, visitée, hantée, caressée, avalée, touchée Consommée, étreinte, engrossée, jouie, priée, chantée, dénudée Comblée, tétée, mordillée, mouillées, aspergé, respectée Mais pour cela il faut que ton âme et chair soient à nu Et la nudité dans la distance passe par la photographie ou la vidéo Et si tu veux que l'oiseau te respecte Il faut que tu le fasses voler et siffler d'aise à ta vue Car il n'aspire qu'à cela soir et matin : Voler au-dessus de tes collines et tes plaines Plonger dans tes lacs et rivières Nager dans tes eaux poissonneuses Plonger son bec dans ta chair ouverte et complice Et en tirer des petits poissons multicolores et chanteurs Chuchoter à ton oreille Les mots qui te font fondre de rires et de désir Ma muse précieuse et généreuse... Alors pour t'être agréable ma bien-aimée C 'est promis juré craché Désormais je ne banderai plus que des yeux Je ne banderai plus que des lèvres Tu pourras me bander les yeux et me bâillonner les lèvres Tant que tu voudras Je banderai encore Et si cela ne suffit pas Pour te prouver mon amour Je banderai aussi des oreilles et du nez Je banderai des mains et des doigts de pieds Je banderai de ma langue Mi pangolin mi orphie Je banderai de mon ombre Une fois deux fois trois fois Autant de fois qu'il le faudra Ce ne sera jamais dans le vide Car je banderai en toi Et même l'air qui t'environne Le soleil et la lune banderont de concert Jusqu'à ce que nous soyons orphies nues, chair et arêtes en rut, Sublimement réunis pour notre danse farandole et tantrique Enfin retrouvée.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:27 AM UTC
Je bande des yeux, je bande des lèvres
Muse Reine Tu veux et tu exiges que je me retienne Que je ne m'exhibe pas au tout venant Et que je ne bande que sur ordre exprès de toi Le cachet de la poste faisant foi A la minute heure seconde que tu t'es choisie Pour me déguster à distance. Tu dis que c'est la présence et non l'absence qui te stimule Et tu me dis que je te manque et que ma présence volcanique Te couvre de toutes parts en dépit de la distance. Moi je m'interroge Et je pense que c'est cette absence qui te met en transe Et je veux t'aimer profondément dans cette distance Comme tu n'as jamais été aimée. désirée, choyée, goûtée, savourée Léchée, embrassée, pénétrée, visitée, hantée, caressée, avalée, touchée Consommée, étreinte, engrossée, jouie, priée, chantée, dénudée Comblée, tétée, mordillée, mouillées, aspergé, respectée Mais pour cela il faut que ton âme et chair soient à nu Et la nudité dans la distance passe par la photographie ou la vidéo Et si tu veux que l'oiseau te respecte Il faut que tu le fasses voler et siffler d'aise à ta vue Car il n'aspire qu'à cela soir et matin : Voler au-dessus de tes collines et tes plaines Plonger dans tes lacs et rivières Nager dans tes eaux poissonneuses Plonger son bec dans ta chair ouverte et complice Et en tirer des petits poissons multicolores et chanteurs Chuchoter à ton oreille Les mots qui te font fondre de rires et de désir Ma muse précieuse et généreuse... Alors pour t'être agréable ma bien-aimée C 'est promis juré craché Désormais je ne banderai plus que des yeux Je ne banderai plus que des lèvres Tu pourras me bander les yeux et me bâillonner les lèvres Tant que tu voudras Je banderai encore Et si cela ne suffit pas Pour te prouver mon amour Je banderai aussi des oreilles et du nez Je banderai des mains et des doigts de pieds Je banderai de ma langue Mi pangolin mi orphie Je banderai de mon ombre Une fois deux fois trois fois Autant de fois qu'il le faudra Ce ne sera jamais dans le vide Car je banderai en toi Et même l'air qui t'environne Le soleil et la lune banderont de concert Jusqu'à ce que nous soyons orphies nues, chair et arêtes en rut, Sublimement réunis pour notre danse farandole et tantrique Enfin retrouvée.
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Je tremble des lèvres et des cils Tout en moi se raidit, je bande Je suis possédé C'est Ma Phénicienne qui est à la manoeuvre C'est ma diablesse qui se manifeste C'est Jézabel, muse fatale, qui est à l'oeuvre C'est l'esprit de Jézabel qui m'infeste. Telle Anat, la Cananéenne, la Sanguine, Ma prêtresse de Baal, ma Sidonienne Se farde les paupières d'antimoine Et se coiffe langoureusement postée à la fenêtre. Ses yeux de gazelle me dictent les mots D'une rare luxure Que je dépèce comme une meute de chiennes lubriques Ses lèvres entrouvertes dégoulinent De mots adultères Et la débauche s'empare de mon trône. Et le désir me piétine de ses chevaux emballés. Mais **** de m'apeurer à l 'approche du combat qui s'annonce Je m'agenouille et je vénère ma guerrière, Ma prophétesse, mon YHWH Ma souveraine et seule voix sur terre Vierge de toute armure ou parure, Jézabel, mère d'Athalie, Jézabel dont je suis l 'homme de paille, Le prostitué rituel, Le moine poète Qu'elle a défenestré !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:07 AM UTC
Jézabel, muse fatale
La prudence est bonne de soi, Mais la pousser trop **** est une duperie : L'exemple suivant en fait foi. Des moineaux habitaient dans une métairie : Un beau champ de millet, voisin de la maison, Leur donnait du grain à foison. Ces moineaux dans le champ passaient toute leur vie, Occupés de gruger les épis de millet Le vieux chat du logis les guettait d'ordinaire, Tournait et retournait ; mais il avait beau faire, Sitôt qu'il paraissait la bande s'envolait. Comment les attraper ? Notre vieux chat y songe, Médite, fouille en son cerveau, Et trouve un tour tout neuf. II va tremper dans l'eau Sa patte dont il fait éponge. Dans du millet en grain aussitôt il la plonge ; Le grain s'attache tout autour. Alors à cloche-pied, sans bruit, par un détour, II va gagner le champ, s'y couche La patte en l'air et sur le dos, Ne bougeant non plus qu'une souche : Sa patte ressemblait à l'épi le plus gros. L'oiseau s'y méprenait, il approchait sans crainte, Venait pour becqueter ; de l'autre patte, crac, Voilà mon oiseau dans le sac. Il en prit vingt par cette feinte. Un moineau s'aperçoit du piège scélérat, Et prudemment fuit la machine ; Mais dès ce jour il s'imagine Que chaque épi de grain était patte de chat. Au fond de son trou solitaire II se retire, et plus n'en sort, Supporte la faim, la misère, Et meurt pour éviter la mort.
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Le chat et le moineau
akhiyan taras gaiyan Ve tainu vekhan nu Mera fukke kaalja ve Teri galwakdi nu Khaure kehre des geya Jitho ve murhda nahi Aardassa karda Nitt peer manauna aa Tere deedar di taang rehndi he menu majajne pata nai kithe kho gaye ** tuci pata nai kithe chale gaye ** tuci har pase thuhanu labda rehnda ha har choore wali nu eh soch ke dekhda ha ki shyad thuhada chehra dekhan nu mil jawe par sirf iko cheez mildi he mayuusi menu pata *** thuhanu koi farak nai penda mere to menu eh bi pata ki *** thuhanu mere mare te bi koi fark ni pena dukh hi sale ewe de dite ne me par me sach kaha thuhade samne ni anda *** bus jo bi he ethe likhda rahunga shyad kade thuhanu read karn da time mil jawe sala likhde likhde akhan wich paani a gea ena jajbati pata nai kad to ban gea me but eh agg bujan nai deni me kade eh tadap kade mukkan nai deni me kade thuhuhanu hasda dekhan lai thuhade samne bi na awanga me kush reho te ghar basao apna te us bande nu bi kush rakheo jide naal *** ** tuci
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Mar 26, 2018
Mar 26, 2018 at 8:41 AM UTC
Taras
Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka Les Chiens et nous-mêmes Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi). Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme. C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans) Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage. Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler. *** Notre chienne Cocker a déjà onze ans Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine, sans les soucis de l'étiquette et du labeur. Notre chienne Laïka savoure sa quiétude, mais se tient toujours près des valises et des sacs, dès qu'elle observe un zéphyr de départ, sa courte queue frétille devant sa laisse, qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin, car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner. Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats. Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour. Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies. Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans. Paul Arrighi.
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Jan 13, 2016
Jan 13, 2016 at 10:00 AM UTC
Notre chienne Cocker a déjà onze ans
Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka Les Chiens et nous-mêmes Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi). Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme. C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans) Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage. Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler. *** Notre chienne Cocker a déjà onze ans Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine, sans les soucis de l'étiquette et du labeur. Notre chienne Laïka savoure sa quiétude, mais se tient toujours près des valises et des sacs, dès qu'elle observe un zéphyr de départ, sa courte queue frétille devant sa laisse, qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin, car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner. Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats. Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour. Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies. Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans. Paul Arrighi.
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Aphrodite, Xochiquetzal, Vénus, Ishtar, Astarté ! Oxum, Inanna, Erzulie Freda Mes muses en Kâlî polycéphale réunies, Venez vous ébattre et débattre avec moi ! Et vêtez le masque des savantes hétaïres, Des nagaravadhu, des femmes matadore Des tayu, des ahuianime, des harots Et autres courtisanes de lumière, Rhétoriciennes scandaleuses d'antan, Pour m'initier à l'Intime quintessence Des mystères de vos fils Kama, Eros, Cupidon. J'ai choisi pour vous, les Immortelles, La tenue mortelle des Métèques : Entre Shamhat, la Joyeuse sumérienne Amrapali , Vasantasena, Basaui, Kulika, les tantriques Shinano, Sakura et Bunsui Diotime, prêtresse Mantinéote Aspasie, la belle Milésienne, Omphale, la Lydienne qui domina Hercule, Lasthénéia, Nicarété, les grandes maquerelles, Phryné, de son vrai nom Mnésarétè, la demoiselle, La pudibonde muse de Praxitèle, Puis encore Thargélia, qui devint reine Impéria qui vécut en beauté pendant vingt-six ans et douze jours Veronica, Lamia, Nééra, Laïs qui vous dédia son miroir, Toutes érudites catins de haute volée, Porte-paroles d'Eros, Indomptables et puissantes concubines D'amour et d'intelligence, Je ne peux décider Avec qui convoler au Banquet des Sophistes ? Certaines m'enflamment la chair D'autres l'esprit et l 'âme Et pour toutes cependant sans exception Je bande d'égale vigueur. "Amour, ont assuré ces maîtresses Au disciple fervent que je suis, N 'est ni divin ni humain Ni beau ni laid Ni bon ni méchant Amour est un démon, un sorcier Un magicien, un entremetteur... Si j 'en crois ces rhétoriciennes, Honorer l 'Amour C'est désirer le Beau, assouvir L 'impérissable désir d'immortalité. On aime car on engendre On aime car on féconde On aime car on se reproduit Pour les siècles des siècles. Et c'est Ilithyie qui nous accouche et nous délivre de la mortalité par la conception et l'enfantement. Le Beau est éternel Ce n'est pas un Beau physique Mais métaphysique Qu 'il nous faut reproduire Par des joutes sensuelles Pour tendre vers l 'immortalité. Fécondez-moi donc et en honorant la courtisane, La Métèque, qui vibre sous chacun de vos masques J 'honore l 'Amour à travers vous, Mes Etrangères, Peu importe si mon amour est socratique, Aristotélicien, platonique ou épicurien Pour peu que j 'accouche de mes pensées lubriques. Et si je meurs en couches Qu'on me célèbre à travers tous vos panthéons Comme le plus valeureux des guerriers !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:17 AM UTC
Mes Etrangères
Aphrodite, Xochiquetzal, Vénus, Ishtar, Astarté ! Oxum, Inanna, Erzulie Freda Mes muses en Kâlî polycéphale réunies, Venez vous ébattre et débattre avec moi ! Et vêtez le masque des savantes hétaïres, Des nagaravadhu, des femmes matadore Des tayu, des ahuianime, des harots Et autres courtisanes de lumière, Rhétoriciennes scandaleuses d'antan, Pour m'initier à l'Intime quintessence Des mystères de vos fils Kama, Eros, Cupidon. J'ai choisi pour vous, les Immortelles, La tenue mortelle des Métèques : Entre Shamhat, la Joyeuse sumérienne Amrapali , Vasantasena, Basaui, Kulika, les tantriques Shinano, Sakura et Bunsui Diotime, prêtresse Mantinéote Aspasie, la belle Milésienne, Omphale, la Lydienne qui domina Hercule, Lasthénéia, Nicarété, les grandes maquerelles, Phryné, de son vrai nom Mnésarétè, la demoiselle, La pudibonde muse de Praxitèle, Puis encore Thargélia, qui devint reine Impéria qui vécut en beauté pendant vingt-six ans et douze jours Veronica, Lamia, Nééra, Laïs qui vous dédia son miroir, Toutes érudites catins de haute volée, Porte-paroles d'Eros, Indomptables et puissantes concubines D'amour et d'intelligence, Je ne peux décider Avec qui convoler au Banquet des Sophistes ? Certaines m'enflamment la chair D'autres l'esprit et l 'âme Et pour toutes cependant sans exception Je bande d'égale vigueur. "Amour, ont assuré ces maîtresses Au disciple fervent que je suis, N 'est ni divin ni humain Ni beau ni laid Ni bon ni méchant Amour est un démon, un sorcier Un magicien, un entremetteur... Si j 'en crois ces rhétoriciennes, Honorer l 'Amour C'est désirer le Beau, assouvir L 'impérissable désir d'immortalité. On aime car on engendre On aime car on féconde On aime car on se reproduit Pour les siècles des siècles. Et c'est Ilithyie qui nous accouche et nous délivre de la mortalité par la conception et l'enfantement. Le Beau est éternel Ce n'est pas un Beau physique Mais métaphysique Qu 'il nous faut reproduire Par des joutes sensuelles Pour tendre vers l 'immortalité. Fécondez-moi donc et en honorant la courtisane, La Métèque, qui vibre sous chacun de vos masques J 'honore l 'Amour à travers vous, Mes Etrangères, Peu importe si mon amour est socratique, Aristotélicien, platonique ou épicurien Pour peu que j 'accouche de mes pensées lubriques. Et si je meurs en couches Qu'on me célèbre à travers tous vos panthéons Comme le plus valeureux des guerriers !
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Rubaiyat Al Thurab (Verses of the Dust) – 7 BismillahIr Rahman Raheem Oh E’ilahi’ (Creator most loved one) (Mehboob E ilahi) You are the creator most loved one (Mehboob E ilahi) There is a veil in between you and me, You are the order, and you are the noble saint, I am not worthy, to see you through the veil, Maybe little glimpse You and me, from behind the veil, let me learn the order from you Oh E’ilahi’ The Order about Our Beloved, and His love, May I am not worthy, for any of these, But From You, Oh E’ilahi there is an enlightened lamp (Chirag Dehlavi) and Altruistic (Bande Nawaz) So I came, in your presence with the utmost respect, beneath your feet as your dust, Allow me to learn, Tonight, is the gathering of loved ones, let me sit beside the veil, Let me fade in silence, and watch the gathering, I Ummah Thurab, not worthy for this knowledge, except remain as dust’ beneath the sky and your feet! Allah Khair….. Khairul Rabul Alameen Yah Arrahmanur Yah Raheem Ummah Thurab – Badshah Khan.
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Feb 4, 2019
Feb 4, 2019 at 4:45 AM UTC
Rubaiyat Al Thurab (Verses of the Dust) – 7
Ma douce main de maîtresse et d'amant Passe et rit sur ta chère chair en fête, Rit et jouit de ton jouissement. Pour la servir tu sais bien qu'elle est faite, Et ton beau corps faut que je le dévête Pour l'enivrer sans fin d'un art nouveau Toujours dans la caresse toujours prête. Je suis pareil à la grande Sappho. Laisse ma tête errant et s'abîmant À l'aventure, un peu farouche, en quête D'ombre et d'odeur et d'un travail charmant Vers les saveurs de ta gloire secrète. Laisse rôder l'âme de ton poète Partout par là, champ ou bois, mont ou vau, Comme tu veux et si je le souhaite. Je suis pareil à la grande Sappho. Je presse alors tout ton corps goulûment, Toute ta chair contre mon corps d'athlète Qui se bande et s'amollit par moment, Heureux du triomphe et de la défaite En ce conflit du cœur et de la tête. Pour la stérile étreinte où le cerveau Vient faire enfin la nature complète Je suis pareil à la grande Sappho. Envoi Prince ou princesse, honnête ou malhonnête, Qui qu'en grogne et quel que soit son niveau, Trop su poète ou divin proxénète, Je suis pareil à la grande Sappho.
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Ballade Sappho
Sonnet. Ils me disent, tes yeux, clairs comme le cristal : " Pour toi, bizarre amant, quel est donc mon mérite ? " - Sois charmante et tais-toi ! Mon coeur, que tout irrite, Excepté la candeur de l'antique animal, Ne veut pas te montrer son secret infernal, Berceuse dont la main aux longs sommeils m'invite, Ni sa noire légende avec la flamme écrite. Je hais la passion et l'esprit me fait mal ! Aimons-nous doucement. L'Amour dans sa guérite, Ténébreux, embusqué, bande son arc fatal. Je connais les engins de son vieil arsenal : Crime, horreur et folie ! - Ô pâle marguerite ! Comme moi n'es-tu pas un soleil automnal, Ô ma si blanche, ô ma si froide Marguerite ?
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Sonnet d'automne
Zut alors, si le soleil quitte ces bords ! Fuis, clair déluge ! Voici l'ombre des routes. Dans les saules, dans la vieille cour d'honneur, L'orage d'abord jette ses larges gouttes. Ô cent agneaux, de l'idylle soldats blonds, Des aqueducs, des bruyères amaigries, Fuyez ! plaine, déserts, prairie, horizons Sont à la toilette rouge de l'orage ! Chien noir, brun pasteur dont le manteau s'engouffre, Fuyez l'heure des éclairs supérieurs ; Blond troupeau, quand voici nager ombre et soufre, Tâchez de descendre à des retraits meilleurs. Mais moi, Seigneur ! voici que mon esprit vole, Après les cieux glacés de rouge, sous les Nuages célestes qui courent et volent Sur cent Solognes longues comme un railway. Voilà mille loups, mille graines sauvages Qu'emporte, non sans aimer les liserons, Cette religieuse après-midi d'orage Sur l'Europe ancienne où cent hordes iront ! Après, le clair de lune ! partout la lande, Rougis et leurs fronts aux cieux noirs, les guerriers Chevauchent lentement leurs pâles coursiers ! Les cailloux sonnent sous cette fière bande ! - Et verrai-je le bois jaune et le val clair, L'Epouse aux yeux bleus, l'homme au front rouge, ô Gaule, Et le blanc Agneau Pascal, à leurs pieds chers, - Michel et Christine, - et Christ ! - fin de l'Idylle.
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Michel et Christine
Il existe près des écluses Un bas quartier de bohémiens Dont la belle jeunesse s'use À démêler le tien du mien En bande on s'y rend en voiture, Ordinairement au mois d'août, Ils disent la bonne aventure Pour des piments et du vin doux. On passe la nuit claire à boire On danse en frappant dans ses mains, On n'a pas le temps de le croire Il fait grand jour et c'est demain. On revient d'une seule traite Gais, sans un sou, vaguement gris, Avec des fleurs plein les charrettes Son destin dans la paume écrit. J'ai pris la main d'une éphémère Qui m'a suivi dans ma maison Elle avait des yeux d'outremer Elle en montrait la déraison. Elle avait la marche légère Et de longues jambes de faon, J'aimais déjà les étrangères Quand j'étais un petit enfant ! Celle-ci parla vite vite De l'odeur des magnolias, Sa robe tomba tout de suite Quand ma hâte la délia. En ce temps-là, j'étais crédule Un mot m'était promission, Et je prenais les campanules Pour des fleurs de la passion. À chaque fois tout recommence Toute musique me saisit, Et la plus banale romance M'est éternelle poésie Nous avions joué de notre âme Un long jour, une courte nuit, Puis au matin : "Bonsoir madame" L'amour s'achève avec la pluie.
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L'Etrangère
Entre Muses et Furies Il y a une seringue de cyprine amère Où se coagule fréquemment ma Muse. Elle entre dans tous ses états M'injurie et me voue aux gémonies En pleine crise de jalousie. Ma muse est une guerrière blessée D'une volée de bois vert et de cons Elle veut me froisser, m'effacer, m'annihiler Me priant de fourrer sa prétendue Rivale De poèmes lubriques dans le trou de balle. Et ma Sans-Rivale, ma Déesse, ma Chatte Sainte et Vierge Ma Muse soi-disant végétarienne se révèle cannibale De la pire espèce des tribus anthropophages Et me déchiquette, moi son zmeu, son dragon nuageux, Sa muse masculine, son pervers narcissique, Son ombre réfléchie dans le miroir, Me dépèce comme une hyène frénétique Aux crocs d'ivoire en chaleur Elle me saigne tant et tant Que je suinte de tous mes lambeaux Résine, sève, latex, musc Comme une plantation hétéroclite et sauvage D'hévéas, de pissenlits, de sapotilliers D'ignames jaunes et de dachines. Et quand rassasiée de ma gomme à mâcher Certifiée bio et sans additif Elle se barbouille les lèvres de ma saignée Je lui murmure encore que c 'est elle Mon Unique, Ma Précieuse Ombre, Ma Chatte Immaculée Entre toutes les chattes, mon chewing gum préféré Et que je bande pour ses entrailles Cérébralement Mystiquement.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:46 AM UTC
Ira Musae
Enfant aux airs d'impératrice, Colombe aux regards de faucon, Tu me hais, mais c'est mon caprice, De me planter sous ton balcon. Là, je veux, le pied sur la borne, Pinçant les nerfs, tapant le bois, Faire luire à ton carreau morne Ta lampe et ton front à la fois. Je défends à toute guitare De bourdonner aux alentours. Ta rue est à moi : - je la barre Pour y chanter seul mes amours, Et je coupe les deux oreilles Au premier racleur de jambon Qui devant la chambre où tu veilles Braille un couplet mauvais ou bon. Dans sa gaine mon couteau bouge ; Allons, qui veut de l'incarnat ? A son jabot qui veut du rouge Pour faire un bouton de grenat ? Le sang dans les veines s'ennuie, Car il est fait pour se montrer ; Le temps est noir, gare la pluie ! Poltrons, hâtez-vous de rentrer. Sortez, vaillants ! sortez, bravaches ! L'avant-bras couvert du manteau, Que sur vos faces de gavaches J'écrive des croix au couteau ! Qu'ils s'avancent ! seuls ou par bande, De pied ferme je les attends. A ta gloire il faut que je fende Les naseaux de ces capitans. Au ruisseau qui gêne ta marche Et pourrait salir tes pieds blancs, Corps du Christ ! je veux faire une arche Avec les côtes des galants. Pour te prouver combien je t'aime, Dis, je tuerai qui tu voudras : J'attaquerai Satan lui-même, Si pour linceul j'ai tes deux draps. Porte sourde ! - Fenêtre aveugle ! Tu dois pourtant ouïr ma voix ; Comme un taureau blessé je beugle, Des chiens excitant les abois ! Au moins plante un clou dans ta porte : Un clou pour accrocher mon coeur. A quoi sert que je le remporte Fou de rage, mort de langueur ?
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Rondalla
Enfant aux airs d'impératrice, Colombe aux regards de faucon, Tu me hais, mais c'est mon caprice, De me planter sous ton balcon. Là, je veux, le pied sur la borne, Pinçant les nerfs, tapant le bois, Faire luire à ton carreau morne Ta lampe et ton front à la fois. Je défends à toute guitare De bourdonner aux alentours. Ta rue est à moi : - je la barre Pour y chanter seul mes amours, Et je coupe les deux oreilles Au premier racleur de jambon Qui devant la chambre où tu veilles Braille un couplet mauvais ou bon. Dans sa gaine mon couteau bouge ; Allons, qui veut de l'incarnat ? A son jabot qui veut du rouge Pour faire un bouton de grenat ? Le sang dans les veines s'ennuie, Car il est fait pour se montrer ; Le temps est noir, gare la pluie ! Poltrons, hâtez-vous de rentrer. Sortez, vaillants ! sortez, bravaches ! L'avant-bras couvert du manteau, Que sur vos faces de gavaches J'écrive des croix au couteau ! Qu'ils s'avancent ! seuls ou par bande, De pied ferme je les attends. A ta gloire il faut que je fende Les naseaux de ces capitans. Au ruisseau qui gêne ta marche Et pourrait salir tes pieds blancs, Corps du Christ ! je veux faire une arche Avec les côtes des galants. Pour te prouver combien je t'aime, Dis, je tuerai qui tu voudras : J'attaquerai Satan lui-même, Si pour linceul j'ai tes deux draps. Porte sourde ! - Fenêtre aveugle ! Tu dois pourtant ouïr ma voix ; Comme un taureau blessé je beugle, Des chiens excitant les abois ! Au moins plante un clou dans ta porte : Un clou pour accrocher mon coeur. A quoi sert que je le remporte Fou de rage, mort de langueur ?
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Au rendez-vous des assassins Le sang et la peinture fraîche Odeur du froid On tue au dessert Les bougies n'agiront pas assez Nous aurons évidemment besoin de nos petits outils Le chef se masque Velours des abstractions Monsieur va sans doute au bal de l'Opéra Tous les crimes se passent à La Muette Et cœtera Ils ne voient que l'argent à gagner Opossum Ma bande réunit les plus grands noms de France Bouquets de fleurs Abus de confiance J'entraîne Paris dans mon déshonneur Course Coup de Bourse La perspective réjouit le cœur des complices Machine infernale au sein d'un coquelicot Ils ne s'enrichiront plus longtemps C'est à leur tour Étoile en journal des carreaux cassés Je connais les points faibles des vilebrequins mes camarades On arrive à ses fins par la délation sans yeux Le poison Bière mousseuse Ou la trahison. Celui-ci Pâture du cheval de bois Je le livre à la police Les autres se frottent les mains Vous ne perdez rien pour attendre Il y aura des sinistres sur mer cette nuit Des attentats Des préoccupations Sur les descentes de lit la mort coule en lacs rouges Encore deux amis avant d'arriver à mon frère Il me regarde en souriant et je lui montre aussi les dents Lequel étranglera l'autre La main dans la main Tirerons-nous au sort le nom de la victime L'agression nœud coulant Celui qui parlait trépasse Le meurtrier se relève et dit Suicide Fin du monde Enroulement des drapeaux coquillages Le flot ne rend pas ses vaisseaux Secrets de goudron Torches Fruit percé de trous Sifflet de plomb Je rends le massacre inutile et renie le passé vert et blanc pour le plaisir Je mets au concours l'anarchie dans toutes les librairies et gares.
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Programme
Au rendez-vous des assassins Le sang et la peinture fraîche Odeur du froid On tue au dessert Les bougies n'agiront pas assez Nous aurons évidemment besoin de nos petits outils Le chef se masque Velours des abstractions Monsieur va sans doute au bal de l'Opéra Tous les crimes se passent à La Muette Et cœtera Ils ne voient que l'argent à gagner Opossum Ma bande réunit les plus grands noms de France Bouquets de fleurs Abus de confiance J'entraîne Paris dans mon déshonneur Course Coup de Bourse La perspective réjouit le cœur des complices Machine infernale au sein d'un coquelicot Ils ne s'enrichiront plus longtemps C'est à leur tour Étoile en journal des carreaux cassés Je connais les points faibles des vilebrequins mes camarades On arrive à ses fins par la délation sans yeux Le poison Bière mousseuse Ou la trahison. Celui-ci Pâture du cheval de bois Je le livre à la police Les autres se frottent les mains Vous ne perdez rien pour attendre Il y aura des sinistres sur mer cette nuit Des attentats Des préoccupations Sur les descentes de lit la mort coule en lacs rouges Encore deux amis avant d'arriver à mon frère Il me regarde en souriant et je lui montre aussi les dents Lequel étranglera l'autre La main dans la main Tirerons-nous au sort le nom de la victime L'agression nœud coulant Celui qui parlait trépasse Le meurtrier se relève et dit Suicide Fin du monde Enroulement des drapeaux coquillages Le flot ne rend pas ses vaisseaux Secrets de goudron Torches Fruit percé de trous Sifflet de plomb Je rends le massacre inutile et renie le passé vert et blanc pour le plaisir Je mets au concours l'anarchie dans toutes les librairies et gares.
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Tu meurs d'envie de moi Et tu me dis tout de go J'ai envie de toi Là Maintenant Bande Bande Bande Et tu chronomètres le temps Qu'il me faudra pour atteindre La taille exacte que tu désires Et quand le petit soldat s'exécute Au quart de tour comme tu l'exiges Quand il pointe l'arme vers tes neiges éternelles Tu dis : Garde à vous, fixe Tu condamnes mes fesses au peloton d'exécution Au clic de ton appareil photo Tu tires à vue Tu mitrailles à bout portant Et quand tu es enfin satisfaite de la pose Tu dis : Déposez arme Et je me dégonfle Instantanément Et tu exaltes, tu jubiles De ta toute puissance Je suis ta chose, ton pantin Ton esclave Tu es ma maîtresse Et tu me flagelles à distance de ton flash. Et tu exiges des photos explicites Des gros plans, des détails intimes De mes parties honteuses Tu veux la vulve qui dort paisiblement sous mon aisselle Tu veux la raie du cul qui se dessine dans le creux de mon coude Tu veux la trique qui ronfle Au coeur de la mangrove du mont de Venus Tu veux le trou de mon cul dans le nombril béant Que je forme de mes plantes de pied jointes Tu veux que mon sein gauche secrète A gogo des tasse de café chaud arabica Tu veux tout Tout de suite Le tout et les parties Sans filtre Sans retouches Tu dis que mains et mes doigts t'excitent Et tu suces mes ongles pour en soutirer Les envies et les cuticules Et tu mordilles mes orteils Lentement l'un après l'autre Tu croques Histoire de voir si je suis chatouilleux Ou si je ne suis pas déjà mort Et tu veux que je me batte en douce Comme on bat la campagne Comme on bat un cil et les cartes Comme on bat le fer quand il est chaud Comme on bat le grain pour le moudre Comme on bat sa coulpe Comme on bat la mesure Et comme on bat son coeur Je me bats en douce Je te baptises de mon foutre Je te fais des messes basses Et je fais main basse sur tes envies A voix basse Je m'exécute Je t'exécute Car tu reignes vierge souveraine, En sourdine, Osmose et Extase, Dans mon royaume tantrique.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:54 AM UTC
Envies
Tu meurs d'envie de moi Et tu me dis tout de go J'ai envie de toi Là Maintenant Bande Bande Bande Et tu chronomètres le temps Qu'il me faudra pour atteindre La taille exacte que tu désires Et quand le petit soldat s'exécute Au quart de tour comme tu l'exiges Quand il pointe l'arme vers tes neiges éternelles Tu dis : Garde à vous, fixe Tu condamnes mes fesses au peloton d'exécution Au clic de ton appareil photo Tu tires à vue Tu mitrailles à bout portant Et quand tu es enfin satisfaite de la pose Tu dis : Déposez arme Et je me dégonfle Instantanément Et tu exaltes, tu jubiles De ta toute puissance Je suis ta chose, ton pantin Ton esclave Tu es ma maîtresse Et tu me flagelles à distance de ton flash. Et tu exiges des photos explicites Des gros plans, des détails intimes De mes parties honteuses Tu veux la vulve qui dort paisiblement sous mon aisselle Tu veux la raie du cul qui se dessine dans le creux de mon coude Tu veux la trique qui ronfle Au coeur de la mangrove du mont de Venus Tu veux le trou de mon cul dans le nombril béant Que je forme de mes plantes de pied jointes Tu veux que mon sein gauche secrète A gogo des tasse de café chaud arabica Tu veux tout Tout de suite Le tout et les parties Sans filtre Sans retouches Tu dis que mains et mes doigts t'excitent Et tu suces mes ongles pour en soutirer Les envies et les cuticules Et tu mordilles mes orteils Lentement l'un après l'autre Tu croques Histoire de voir si je suis chatouilleux Ou si je ne suis pas déjà mort Et tu veux que je me batte en douce Comme on bat la campagne Comme on bat un cil et les cartes Comme on bat le fer quand il est chaud Comme on bat le grain pour le moudre Comme on bat sa coulpe Comme on bat la mesure Et comme on bat son coeur Je me bats en douce Je te baptises de mon foutre Je te fais des messes basses Et je fais main basse sur tes envies A voix basse Je m'exécute Je t'exécute Car tu reignes vierge souveraine, En sourdine, Osmose et Extase, Dans mon royaume tantrique.
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"Où tu vas, mon gros matou Libellule, mon fils La virgule en l'air De monticule en monticule Où tu vas mon agneau, Mon miel, mon mielule ? Où tu vas mon chéri, Mon chéri bibi d'amour, Ma bibilule ? Ma bibi lune ? Mon bibendum ? Mon termite ? Ma fourmi volante " Je viens à confesse, ma muse, Ma Déesse, maîtresse et seigneurie sur terre Et dans confesse il y a fesse Et bien que tu te revendiques muse minuscule J'aime qu'agenouillé sur un banc de poissons En sarabande On me bouscule d'ovules Et de péchés dans le confessionnal brute Juste avant la communion de la grand-messe orthodoxe. Prends ma vie vénielle et mortelle ! Je donne ma vie éternelle contre Ton matricule Et dans chaque versicule Mes testicules pour la vie extatique Ma mie, ma minette, ma mamica, oremus ! Dieu aime Dieu savoure Dieu châtie Dieu bande Dieu ovule Dieu tressaille Dieu frissonne Dieu jouit Dieu pardonne Dieu exauce Dieu gicle Amen
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 4:12 AM UTC
Mon chéri, mon agneau, ma vie
Aux petits incidents il faut s'habituer. Hier on est venu chez moi pour me tuer. Mon tort dans ce pays c'est de croire aux asiles. On ne sait quel ramas de pauvres imbéciles S'est rué tout à coup la nuit sur ma maison. Les arbres de la place en eurent le frisson, Mais pas un habitant ne bougea. L'escalade Fut longue, ardente, horrible, et Jeanne était malade. Je conviens que j'avais pour elle un peu d'effroi. Mes deux petits-enfants, quatre femmes et moi, C'était la garnison de cette forteresse. Rien ne vint secourir la maison en détresse. La police fut sourde ayant affaire ailleurs. Un dur caillou tranchant effleura Jeanne en pleurs. Attaque de chauffeurs en pleine Forêt-Noire. Ils criaient : Une échelle ! une poutre ! victoire ! Fracas où se perdaient nos appels sans écho. Deux hommes apportaient du quartier Pachéco Une poutre enlevée à quelque échafaudage. Le jour naissant gênait la bande. L'abordage Cessait, puis reprenait. Ils hurlaient haletants. La poutre par bonheur n'arriva pas à temps. " Assassin ! - C'était moi. - Nous voulons que tu meures ! Brigand ! Bandit ! " Ceci dura deux bonnes heures. George avait calmé Jeanne en lui prenant la main. Noir tumulte. Les voix n'avaient plus rien d'humain ; Pensif, je rassurais les femmes en prières, Et ma fenêtre était trouée à coups de pierres. Il manquait là des cris de vive l'empereur ! La porte résista battue avec fureur. Cinquante hommes armés montrèrent ce courage. Et mon nom revenait dans des clameurs de rage : A la lanterne ! à mort ! qu'il meure ! il nous le faut ! Par moments, méditant quelque nouvel assaut, Tout ce tas furieux semblait reprendre haleine ; Court répit ; un silence obscur et plein de haine Se faisait au milieu de ce sombre viol ; Et j'entendais au **** chanter un rossignol.
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Une nuit à Bruxelles
Aux petits incidents il faut s'habituer. Hier on est venu chez moi pour me tuer. Mon tort dans ce pays c'est de croire aux asiles. On ne sait quel ramas de pauvres imbéciles S'est rué tout à coup la nuit sur ma maison. Les arbres de la place en eurent le frisson, Mais pas un habitant ne bougea. L'escalade Fut longue, ardente, horrible, et Jeanne était malade. Je conviens que j'avais pour elle un peu d'effroi. Mes deux petits-enfants, quatre femmes et moi, C'était la garnison de cette forteresse. Rien ne vint secourir la maison en détresse. La police fut sourde ayant affaire ailleurs. Un dur caillou tranchant effleura Jeanne en pleurs. Attaque de chauffeurs en pleine Forêt-Noire. Ils criaient : Une échelle ! une poutre ! victoire ! Fracas où se perdaient nos appels sans écho. Deux hommes apportaient du quartier Pachéco Une poutre enlevée à quelque échafaudage. Le jour naissant gênait la bande. L'abordage Cessait, puis reprenait. Ils hurlaient haletants. La poutre par bonheur n'arriva pas à temps. " Assassin ! - C'était moi. - Nous voulons que tu meures ! Brigand ! Bandit ! " Ceci dura deux bonnes heures. George avait calmé Jeanne en lui prenant la main. Noir tumulte. Les voix n'avaient plus rien d'humain ; Pensif, je rassurais les femmes en prières, Et ma fenêtre était trouée à coups de pierres. Il manquait là des cris de vive l'empereur ! La porte résista battue avec fureur. Cinquante hommes armés montrèrent ce courage. Et mon nom revenait dans des clameurs de rage : A la lanterne ! à mort ! qu'il meure ! il nous le faut ! Par moments, méditant quelque nouvel assaut, Tout ce tas furieux semblait reprendre haleine ; Court répit ; un silence obscur et plein de haine Se faisait au milieu de ce sombre viol ; Et j'entendais au **** chanter un rossignol.
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Nos chemins se sont croisé et décroisé A distance Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens. Nous nous sommes envoûté de mots Et de rêves d'ombres et de chair Et seuls nos mots peuvent désensorceler Nos sangs et nos dieux archaïques. Nos mots sont des onguents, des potions magiques Des philtres et des pommades Dotés de pouvoirs incomparables. Ce sont des déictiques et embrayeurs Ils accomplissent par la seule force du Verbe. Instantanément. Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies Et ils sécrètent leurs propres antidotes. Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène, Titiller nos mamelons lubriques, Mordiller le creux de nos nuques et aisselles, En dansant la danse des dugongs ou des pangolins Mais chacun a sa propre lecture Son propre phrasé Et le déhanchement des Muses Dugongs N'est en rien celui du Poète Pangolin. Rendez-vous posthume, donc. Aujourd'hui j'attendais ma muse Sans trop me faire d'illusions Comme chaque matin de mes jours Je lui ai préparé son café et ses billets doux Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée Ma muse n'est plus ma muse Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher Ma muse ne fait plus mumuse Ma muse tarie ne frissonne plus Ne viendra pas jouer mon ombre Ne jouira plus de mes délires d'orphie. C’est un fait accompli, mûri, implacable Et je me rends aux évidences. Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé : Je mordille, je griffe, je câline, Je bois, je lèche, je grignote, La distance qui nous lie désormais Lentement comme une corde raide Un pacte d'amour courtois Inébranlable, Irremplaçable .
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:28 AM UTC
Constat
Nos chemins se sont croisé et décroisé A distance Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens. Nous nous sommes envoûté de mots Et de rêves d'ombres et de chair Et seuls nos mots peuvent désensorceler Nos sangs et nos dieux archaïques. Nos mots sont des onguents, des potions magiques Des philtres et des pommades Dotés de pouvoirs incomparables. Ce sont des déictiques et embrayeurs Ils accomplissent par la seule force du Verbe. Instantanément. Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies Et ils sécrètent leurs propres antidotes. Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène, Titiller nos mamelons lubriques, Mordiller le creux de nos nuques et aisselles, En dansant la danse des dugongs ou des pangolins Mais chacun a sa propre lecture Son propre phrasé Et le déhanchement des Muses Dugongs N'est en rien celui du Poète Pangolin. Rendez-vous posthume, donc. Aujourd'hui j'attendais ma muse Sans trop me faire d'illusions Comme chaque matin de mes jours Je lui ai préparé son café et ses billets doux Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée Ma muse n'est plus ma muse Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher Ma muse ne fait plus mumuse Ma muse tarie ne frissonne plus Ne viendra pas jouer mon ombre Ne jouira plus de mes délires d'orphie. C’est un fait accompli, mûri, implacable Et je me rends aux évidences. Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé : Je mordille, je griffe, je câline, Je bois, je lèche, je grignote, La distance qui nous lie désormais Lentement comme une corde raide Un pacte d'amour courtois Inébranlable, Irremplaçable .
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Il faisait froid pour début juin; une pause entre deux tempêtes. Le surf -rough, l'eau froide, mais la réception serait chaude. Notre bateau de Higgins a fait une vitesse constante nous emmenant au rivage. Pour certains, c'était le jour le plus long, pour beaucoup d'autres le dernier jour. La scène qui nous attendait était surréaliste; une boue comme le pire. Les Allemands ont occupé les corpsmen s'ils ne les ont pas d'abord tués. La pluie de plomb était constante pendant que nous nous sommes battus vers la rive. Notre peloton a été décimé. beaucoup ont vu la fin de la guerre. Il y avait des actes d'héroïsme. Nos dirigeants ont prouvé leur valeur. Nous avons pris le mur de l'Atlantique de ****** pensée imprenable au premier abord. J'ai regardé depuis le haut bluff à l'Armada grise juste au large de la côte. J'ai perdu une bande de copains aujourd'hui, mais nous allons même marquer des points. Nous sommes une bande de frères campés au-dessus de cette rive normande. Je ne dirai jamais à mes parents les horreurs que j'ai vues. L'air pue la sueur et le fer, et la puanteur de la cordite des rondes passées. Les aumôniers recueillent les étiquettes de chien des formes immobiles sur le sol.
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May 28, 2018
May 28, 2018 at 10:36 AM UTC
Leur journée à la plage
su campi rosso sangue terra di oblio caldo come all'inferno ma sembrava inverno su campi rosso sangue terra di oblio caldo come all'inferno ma sembrava inverno lungo il confine una notte senza fine sembrava di dormire ma non era sonno in lontananza suoni di libertà brillavano come un faro ma dall'approdo desiderato hanno risposto no! erano 8 braccianti poi 9, 10, 11, 12... all'incrocio con il destino una striscia di dolore sull'asfalto e di quella storia, questo l'epilogo ....................... on blood red fields land of oblivion hot like in hell but felt like winter along the border an endless night it felt like sleep but it was not far in the distance, sounded like freedom shined as a lighthouse but from the harbour they answered no! they were 8 laborers and 9, 10, 11 12.... at the crossroad with fate, just a strip of pain and of that story, this was the end ------------------------ en campos rojos sangre tierra del olvido calientes como infierno y frio como invierno a lo largo de la frontera una noche interminable se sentía como dormir pero no era sueño a lo lejos sonaba libertad brillado como un faro pero desde el puerto respondieron no! eran 8 trabajadores y 9,10, 11 y 12... al cruze con el destino una tira de dolor y de esta historia, ese fue el final -.................................. sur champs rouge sang terre d'oubli chaud comme l'enfer mais semblait l'hiver le long de la frontière une nuit sans fin Il semblait dormir mais n'était pas au loin bruits de liberté ils brillaient comme un phare mais du port désiré ils ont dit non! ils étaient 8 ouvriers puis 9, 10, 11, 12 ... au croisement du destin une bande de douleur sur l'asphalte et de cette histoire, voici l'épilogue
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Aug 8, 2018
Aug 8, 2018 at 1:37 AM UTC
they were 8 laborers
su campi rosso sangue terra di oblio caldo come all'inferno ma sembrava inverno su campi rosso sangue terra di oblio caldo come all'inferno ma sembrava inverno lungo il confine una notte senza fine sembrava di dormire ma non era sonno in lontananza suoni di libertà brillavano come un faro ma dall'approdo desiderato hanno risposto no! erano 8 braccianti poi 9, 10, 11, 12... all'incrocio con il destino una striscia di dolore sull'asfalto e di quella storia, questo l'epilogo ....................... on blood red fields land of oblivion hot like in hell but felt like winter along the border an endless night it felt like sleep but it was not far in the distance, sounded like freedom shined as a lighthouse but from the harbour they answered no! they were 8 laborers and 9, 10, 11 12.... at the crossroad with fate, just a strip of pain and of that story, this was the end ------------------------ en campos rojos sangre tierra del olvido calientes como infierno y frio como invierno a lo largo de la frontera una noche interminable se sentía como dormir pero no era sueño a lo lejos sonaba libertad brillado como un faro pero desde el puerto respondieron no! eran 8 trabajadores y 9,10, 11 y 12... al cruze con el destino una tira de dolor y de esta historia, ese fue el final -.................................. sur champs rouge sang terre d'oubli chaud comme l'enfer mais semblait l'hiver le long de la frontière une nuit sans fin Il semblait dormir mais n'était pas au loin bruits de liberté ils brillaient comme un phare mais du port désiré ils ont dit non! ils étaient 8 ouvriers puis 9, 10, 11, 12 ... au croisement du destin une bande de douleur sur l'asphalte et de cette histoire, voici l'épilogue
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Vicomte de Foucault, lorsque vous empoignâtes L'éloquent Manuel de vos mains auvergnates, Comme l'océan bout quand tressaille l'Etna, Le peuple tout entier s'émut et frissonna ; On vit, sombre lueur, poindre mil huit cent trente L'antique royauté, fière et récalcitrante, Chancela sur son trône, et dans ce noir moment On sentit commencer ce vaste écroulement ; Et ces rois, qu'on punit d'oser toucher un homme, Etaient grands, et mêlés à notre histoire en somme, Ils avaient derrière eux des siècles éblouis, Henri quatre et Coutras, Damiette et saint-Louis. Aujourd'hui, dans Paris, un prince de la pègre, Un pied plat, copiant Faustin, singe d'un nègre, Plus faux qu'Ali pacha, plus cruel que Rosas, Fourre en prison la loi, met la gloire à Mazas, Chasse l'honneur, le droit, les probités punies, Orateurs, généraux, représentants, génies, Les meilleurs serviteurs du siècle et de l'état, Et c'est tout ! et le peuple, après cet attentat, Souffleté mille fois sur ces faces illustres, Va voir de l'Elysée étinceler les lustres, Ne sent rien sur sa joue, et contemple César ! Lui, souverain, il suit en esclave le char ! Il regarde danser dans le Louvre les maîtres, Ces immondes faisant vis-à-vis à ces traîtres, La fraude en grand habit, le meurtre en apparat, Et le ventre Berger près du ventre Murat ! On dit : - vivons ! adieu grandeur, gloire, espérance ! - Comme si, dans ce monde, un peuple appelé France, Alors qu'il n'est plus libre, était encor vivant ! On boit, on mange, on dort, on achète et l'on vend, Et l'on vote, en riant des doubles fonds de l'urne Et pendant ce temps-là, ce gredin taciturne, Ce chacal à sang froid, ce corse hollandais, Etale, front d'airain, son crime sous le dais, Gorge d'or et de vin sa bande scélérate, S'accoude sur la nappe, et cuvant, noir pirate, Son guet-apens français, son guet-apens romain, Mâche son cure-dents taché de sang humain ! Jersey, le 20 mai 1853.
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Vicomte de Foucault
Vicomte de Foucault, lorsque vous empoignâtes L'éloquent Manuel de vos mains auvergnates, Comme l'océan bout quand tressaille l'Etna, Le peuple tout entier s'émut et frissonna ; On vit, sombre lueur, poindre mil huit cent trente L'antique royauté, fière et récalcitrante, Chancela sur son trône, et dans ce noir moment On sentit commencer ce vaste écroulement ; Et ces rois, qu'on punit d'oser toucher un homme, Etaient grands, et mêlés à notre histoire en somme, Ils avaient derrière eux des siècles éblouis, Henri quatre et Coutras, Damiette et saint-Louis. Aujourd'hui, dans Paris, un prince de la pègre, Un pied plat, copiant Faustin, singe d'un nègre, Plus faux qu'Ali pacha, plus cruel que Rosas, Fourre en prison la loi, met la gloire à Mazas, Chasse l'honneur, le droit, les probités punies, Orateurs, généraux, représentants, génies, Les meilleurs serviteurs du siècle et de l'état, Et c'est tout ! et le peuple, après cet attentat, Souffleté mille fois sur ces faces illustres, Va voir de l'Elysée étinceler les lustres, Ne sent rien sur sa joue, et contemple César ! Lui, souverain, il suit en esclave le char ! Il regarde danser dans le Louvre les maîtres, Ces immondes faisant vis-à-vis à ces traîtres, La fraude en grand habit, le meurtre en apparat, Et le ventre Berger près du ventre Murat ! On dit : - vivons ! adieu grandeur, gloire, espérance ! - Comme si, dans ce monde, un peuple appelé France, Alors qu'il n'est plus libre, était encor vivant ! On boit, on mange, on dort, on achète et l'on vend, Et l'on vote, en riant des doubles fonds de l'urne Et pendant ce temps-là, ce gredin taciturne, Ce chacal à sang froid, ce corse hollandais, Etale, front d'airain, son crime sous le dais, Gorge d'or et de vin sa bande scélérate, S'accoude sur la nappe, et cuvant, noir pirate, Son guet-apens français, son guet-apens romain, Mâche son cure-dents taché de sang humain ! Jersey, le 20 mai 1853.
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