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"aveu" poems
Elle est retrouvée. Quoi ? - L'Eternité. C'est la mer allée Avec le soleil. Ame sentinelle, Murmurons l'aveu De la nuit si nulle Et du jour en feu. Des humains suffrages, Des communs élans Là tu te dégages Et voles selon. Puisque de vous seules, Braises de satin, Le Devoir s'exhale Sans qu'on dise : enfin. Là pas d'espérance, Nul orietur. Science avec patience, Le supplice est sûr. Elle est retrouvée. Quoi ? - L'Eternité. C'est la mer allée Avec le soleil.
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L'éternité
Sur tes riches tapis, sur ton divan qui laisse Au milieu des parfums respirer la mollesse, En ce voluptueux séjour, Où **** de tous les yeux, **** des bruits de la terre, Les voiles enlacés semblent, pour un mystère, Eteindre les rayons du jour, Ne t'enorgueillis pas, courtisane rieuse, Si, pour toutes tes soeurs ma bouche sérieuse Te sourit aussi doucement, Si, pour toi seule ici, moins glacée et moins lente, Ma main sur ton sein nu s'égare, si brûlante Qu'on me prendrait pour un amant. Ce n'est point que mon coeur soumis à ton empire, Au charme décevant que ton regard inspire Incapable de résister, A cet appât trompeur se soit laissé surprendre Et ressente un amour que tu ne peux comprendre, Mon pauvre enfant ! ni mériter. Non : ces rires, ces pleurs, ces baisers, ces morsures, Ce cou, ces bras meurtris d'amoureuses blessures, Ces transports, cet oeil enflammé ; Ce n'est point un aveu, ce n'est point un hommage Au moins : c'est que tes traits me rappellent l'image D'une autre femme que j'aimai. Elle avait ton parler, elle avait ton sourire, Cet air doux et rêveur qui ne peut se décrire. Et semble implorer un soutien ; Et de l'illusion comprends-tu la puissance ? On dirait que son oeil, tout voilé d'innocence, Lançait des feux comme le tien. Allons : regarde-moi de ce regard si tendre, Parle-moi, touche-moi, qu'il me semble l'entendre Et la sentir à mes côtés. Prolonge mon erreur : que cette voix touchante Me rende des accents si connus et me chante Tous les airs q'elle m'a chantés ! Hâtons-nous, hâtons-nous ! Insensé qui d'un songe Quand le jour a chassé le rapide mensonge, Espère encor le ressaisir ! Qu'à mes baisers de feu ta bouche s'abandonne, Viens, que chacun de nous trompe l'autre et lui donne Toi le bonheur, moi le plaisir !
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La ressemblance
Sur tes riches tapis, sur ton divan qui laisse Au milieu des parfums respirer la mollesse, En ce voluptueux séjour, Où **** de tous les yeux, **** des bruits de la terre, Les voiles enlacés semblent, pour un mystère, Eteindre les rayons du jour, Ne t'enorgueillis pas, courtisane rieuse, Si, pour toutes tes soeurs ma bouche sérieuse Te sourit aussi doucement, Si, pour toi seule ici, moins glacée et moins lente, Ma main sur ton sein nu s'égare, si brûlante Qu'on me prendrait pour un amant. Ce n'est point que mon coeur soumis à ton empire, Au charme décevant que ton regard inspire Incapable de résister, A cet appât trompeur se soit laissé surprendre Et ressente un amour que tu ne peux comprendre, Mon pauvre enfant ! ni mériter. Non : ces rires, ces pleurs, ces baisers, ces morsures, Ce cou, ces bras meurtris d'amoureuses blessures, Ces transports, cet oeil enflammé ; Ce n'est point un aveu, ce n'est point un hommage Au moins : c'est que tes traits me rappellent l'image D'une autre femme que j'aimai. Elle avait ton parler, elle avait ton sourire, Cet air doux et rêveur qui ne peut se décrire. Et semble implorer un soutien ; Et de l'illusion comprends-tu la puissance ? On dirait que son oeil, tout voilé d'innocence, Lançait des feux comme le tien. Allons : regarde-moi de ce regard si tendre, Parle-moi, touche-moi, qu'il me semble l'entendre Et la sentir à mes côtés. Prolonge mon erreur : que cette voix touchante Me rende des accents si connus et me chante Tous les airs q'elle m'a chantés ! Hâtons-nous, hâtons-nous ! Insensé qui d'un songe Quand le jour a chassé le rapide mensonge, Espère encor le ressaisir ! Qu'à mes baisers de feu ta bouche s'abandonne, Viens, que chacun de nous trompe l'autre et lui donne Toi le bonheur, moi le plaisir !
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(À une jeune étrangère.) Quand tes beaux pieds distraits errent, ô jeune fille, Sur ce sable mouillé, frange d'or de la mer, Baisse-toi, mon amour, vers la blonde coquille Que Vénus fait, dit-on, polir au flot amer. L'écrin de l'Océan n'en a point de pareille ; Les roses de ta joue ont peine à l'égaler ; Et quand de sa voluté on approche l'oreille, On entend mille voix qu'on ne peut démêler. Tantôt c'est la tempête avec ses lourdes vagues, Qui viennent en tonnant se briser sur tes pas ; Tantôt c'est la forêt avec ses frissons vagues ; Tantôt ce sont des voix qui chuchotent tout bas. Oh ! ne dirais-tu pas, à ce confus murmure Que rend le coquillage aux lèvres de carmin, Un écho merveilleux où l'immense nature Résume tous ses bruits dans le creux de ta main ? Emporte-la, mon ange ! Et quand ton esprit joue Avec lui-même, oisif, pour charmer tes ennuis, Sur ce bijou des mers penche en riant ta joue, Et, fermant tes beaux yeux, recueilles-en les bruits. Si, dans ces mille accents dont sa conque fourmille, Il en est un plus doux qui vienne te frapper, Et qui s'élève à peine aux bords de la coquille, Comme un aveu d'amour qui n'ose s'échapper ; S'il a pour ta candeur des terreurs et des charmes ; S'il renaît en mourant presque éternellement ; S'il semble au fond d'un cœur rouler avec des larmes ; S'il tient de l'espérance et du gémissement... Ne te consume pas à chercher ce mystère ! Ce mélodieux souffle, ô mon ange, c'est moi ! Quel bruit plus éternel et plus doux sur la terre, Qu'un écho de mon cœur qui m'entretient de toi ?
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Le coquillage au bord de la mer
(À une jeune étrangère.) Quand tes beaux pieds distraits errent, ô jeune fille, Sur ce sable mouillé, frange d'or de la mer, Baisse-toi, mon amour, vers la blonde coquille Que Vénus fait, dit-on, polir au flot amer. L'écrin de l'Océan n'en a point de pareille ; Les roses de ta joue ont peine à l'égaler ; Et quand de sa voluté on approche l'oreille, On entend mille voix qu'on ne peut démêler. Tantôt c'est la tempête avec ses lourdes vagues, Qui viennent en tonnant se briser sur tes pas ; Tantôt c'est la forêt avec ses frissons vagues ; Tantôt ce sont des voix qui chuchotent tout bas. Oh ! ne dirais-tu pas, à ce confus murmure Que rend le coquillage aux lèvres de carmin, Un écho merveilleux où l'immense nature Résume tous ses bruits dans le creux de ta main ? Emporte-la, mon ange ! Et quand ton esprit joue Avec lui-même, oisif, pour charmer tes ennuis, Sur ce bijou des mers penche en riant ta joue, Et, fermant tes beaux yeux, recueilles-en les bruits. Si, dans ces mille accents dont sa conque fourmille, Il en est un plus doux qui vienne te frapper, Et qui s'élève à peine aux bords de la coquille, Comme un aveu d'amour qui n'ose s'échapper ; S'il a pour ta candeur des terreurs et des charmes ; S'il renaît en mourant presque éternellement ; S'il semble au fond d'un cœur rouler avec des larmes ; S'il tient de l'espérance et du gémissement... Ne te consume pas à chercher ce mystère ! Ce mélodieux souffle, ô mon ange, c'est moi ! Quel bruit plus éternel et plus doux sur la terre, Qu'un écho de mon cœur qui m'entretient de toi ?
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Voyez-vous de l'or de ces urnes S'échapper ces esprits des fleurs, Tout trempés de parfums nocturnes, Tout vêtus de fraîches couleurs ? Ce ne sont pas de vains fantômes Créés par un art décevant, Pour donner un corps aux arômes Que nos gazons livrent au vent. Non : chaque atome de matière Par un esprit est habité ; Tout sent, et la nature entière N'est que douleur et volupté ! Chaque rayon d'humide flamme Qui jaillit de vos yeux si doux ; Chaque soupir qui de mon âme S'élance et palpite vers vous ; Chaque parole réprimée Qui meurt sur mes lèvres de feu, N'osant même à la fleur aimée D'un nom chéri livrer l'aveu ; Ces songes que la nuit fait naître Comme pour nous venger du jour, Tout prend un corps, une âme, un être, Visibles, mais au seul amour ! Cet ange flottant des prairies, Pâle et penché comme ses lis, C'est une de mes rêveries Restée aux fleurs que je cueillis. Et sur ses ailes renversées Celui qui jouit d'expirer, Ce n'est qu'une de mes pensées Que vos lèvres vont respirer.
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Les esprits des fleurs
Qu'as-tu fait d'un aveu doux à ton espérance ? Mes pleurs, qu'en as-tu fait ? Ton bonheur d'un moment. Les secrets de mon âme ont aigri ta souffrance, Et, pour y croire enfin, tu voulus un serment. Le serment est livré : tu ne crois pas encore, Tu doutes des parfums en respirant les fleurs ; Tu voudrais ajouter des rayons à l'aurore, Au soleil des flambeaux, à l'iris des couleurs. Incrédule, inquiète, ingrate jalousie ! Amour, aveugle amour qui méconnaît l'amour ! Qui regarde un ciel pur, et demande le jour ; Oh ! que je... que je t'aime, aimable frénésie !
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La jalousie
Quinze longs jours encore et plus de six semaines Déjà ! Certes, parmi les angoisses humaines La plus dolente angoisse est celle d'être **** On s'écrit, on se dit que l'on s'aime ; on a soin D'évoquer chaque jour la voix, les yeux, le geste De l'être en qui l'on mit son bonheur, et l'on reste Des heures à causer tout seul avec l'absent. Mais tout ce que l'on pense et tout ce que l'on sent Et tout ce dont on parle avec l'absent, persiste À demeurer blafard et fidèlement triste. Oh ! l'absence ! le moins clément de tous les maux ! Se consoler avec des phrases et des mots, Puiser dans l'infini morose des pensées De quoi vous rafraîchir, espérances lassées, Et n'en rien remonter que de fade et d'amer ! Puis voici, pénétrant et froid comme le fer, Plus rapide que les oiseaux et que les balles Et que le vent du sud en mer et ses rafales Et portant sur sa pointe aiguë un fin poison, Voici venir, pareil aux flèches, le soupçon Décoché par le Doute impur et lamentable. Est-ce bien vrai ? tandis qu'accoudé sur ma table Je lis sa lettre avec des larmes dans les yeux, Sa lettre, où s'étale un aveu délicieux, N'est-elle pas alors distraite en d'autres choses ? Qui sait ? Pendant qu'ici pour moi lents et moroses Coulent les jours, ainsi qu'un fleuve au bord flétri, Peut-être que sa lèvre innocente a souri ? Peut-être qu'elle est très joyeuse et qu'elle oublie ? Et je relis sa lettre avec mélancolie.
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Quinze longs jours encore et plus de six semaines
Chloé, jeune, jolie, et surtout fort coquette, Tous les matins, en se levant, Se mettait au travail, j'entends à sa toilette ; Et là, souriant, minaudant, Elle disait à son cher confident Les peines, les plaisirs, les projets de son âme. Une abeille étourdie arrive en bourdonnant. Au secours ! Au secours ! Crie aussitôt la dame : Venez, Lise, Marton, accourez promptement ; Chassez ce monstre ailé. Le monstre insolemment Aux lèvres de Chloé se pose. Chloé s'évanouit, et Marton en fureur Saisit l'abeille et se dispose A l'écraser. Hélas ! Lui dit avec douceur L'insecte malheureux, pardonnez mon erreur ; La bouche de Chloé me semblait une rose, Et j'ai cru... ce seul mot à Chloé rend ses sens. Faisons grâce, dit-elle, à son aveu sincère : D'ailleurs sa piqûre est légère ; Depuis qu'elle te parle, à peine je la sens. Que ne fait-on passer avec un peu d'encens !
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La coquette et l'abeille
Sonnet. Je vous estime, Iris, et crois pouvoir sans crime Permettre à mon respect un aveu si charmant : Il est vrai qu'à chaque moment Je songe que je vous estime. Cette agréable idée, où ma raison s'abîme, Tyrannise mes sens jusqu'à l'accablement ; Mais pour vouloir fuir ce tourment La cause en est trop légitime. Aussi, quelque désordre où mon cœur soit plongé, Bien **** de faire effort à l'en voir dégagé, Entretenir sa peine est toute mon étude. J'en aime le chagrin, le trouble m'en est doux. Hélas ! que ne m'estimez-vous Avec la même inquiétude !
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Inquiétude
Savez-vous pourquoi, madame, Je refusais de vous voir ? J'aime ! Et je sens qu'une femme Des femmes craint le pouvoir. Le vôtre est tout dans vos charmes, Qu'il faut, par force, adorer. L'inquiétude a des larmes : Je ne voulais pas pleurer. Quelque part que je me trouve, Mon seul ami va venir ; Je vis de ce qu'il éprouve, J'en fais tout mon avenir. Se souvient-on d'humbles flammes Quand on voit vos yeux brûler ? Ils font trembler bien des âmes : Je ne voulais pas trembler. Dans cette foule asservie, Dont vous respirez l'encens, Où j'aurais senti ma vie S'en aller à vos accents, Celui qui me rend peureuse, Moins tendre, sans repentir, M'eût dit : « N'es-tu plus heureuse ? » Je ne voulais pas mentir. Dans l'éclat de vos conquêtes Si votre coeur s'est donné, Triste et fier au sein des fêtes, N'a-t-il jamais frissonné ? La plus tendre, ou la plus belle, Aiment-elles sans souffrir ? On meurt pour un infidèle : Je ne voulais pas mourir.
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Aveu d'une femme
Sonnet. La pudeur n'a pas de clémence, Nul aveu ne reste impuni, Et c'est par le premier nenni Que l'ère des douleurs commence. De ta bouche où ton cœur s'élance Que l'aveu reste donc banni ! Le cœur peut offrir l'infini Dans la profondeur du silence. Baise sa main sans la presser Comme un lis facile à blesser, Qui tremble à la moindre secousse ; Et l'aimant sans nommer l'amour, Tais-lui que sa présence est douce, La tienne sera douce un jour.
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Silence
Au docteur Louis Jullien. J'ai rêvé d'elle, et nous nous pardonnions Non pas nos torts, il n'en est en amour, Mais l'absolu de nos opinions Et que la vie ait pour nous pris ce tour. Simple elle était comme au temps de ma cour, En robe grise et verte et voilà tout, (J'aimai toujours les femmes dans ce goût), Et son langage était sincère et coi. Mais quel émoi de me dire au débout : J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi. Elle ni moi nous ne nous résignions À plus souffrir pas plus **** que ce jour. Ô nous revoir encore compagnons, Chacun étant descendu de sa tour Pour un baiser bien payé de retour ! Le beau projet ! Et nous étions debout, Main dans la main, avec du sang qui bout Et chante un fier 'donec gratus'. Mais quoi ? C'était un songe, ô tristesse et dégoût ! J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi. Et nous suivions tes luisants fanions, Soie et satin, ô Bonheur vainqueur, pour Jusqu'à la mort, que d'ailleurs nous niions. J'allais par les chemins, en troubadour, Chantant, ballant, sans craindre ce pandour Qui vous saute à la gorge et vous découd. Elle évoquait la chère nuit d'Août Où son aveu bas et lent me fit roi. Moi, j'adorais ce retour qui m'absout. J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi ! Envoi. Princesse elle est, sans doute, à l'autre bout Du monde où règne et persiste ma foi. Amen, alors, puisqu'à mes dam et coût, J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi.
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Ballade en rêve
Quand je mourrai, que l'on me mette, Avant de clouer mon cercueil, Un peu de rouge à la pommette, Un peu de noir au bord de l'oeil. Car je veux dans ma bière close, Comme le soir de son aveu, Rester éternellement rose Avec du kh'ol sous mon oeil bleu. Pas de suaire en toile fine, Mais drapez-moi dans les plis blancs De ma robe de mousseline, De ma robe à treize volants. C'est ma parure préférée ; Je la portais quand je lui plus. Son premier regard l'a sacrée, Et depuis je ne la mis plus. Posez-moi, sans jaune immortelle, Sans coussin de larmes brodé, Sur mon oreiller de dentelle De ma chevelure inondé. Cet oreiller, dans les nuits folles, A vu dormir nos fronts unis, Et sous le drap noir des gondoles Compté nos baisers infinis. Entre mes mains de cire pâle, Que la prière réunit, Tournez ce chapelet d'opale, Par le pape à Rome bénit : Je l'égrènerai dans la couche D'où nul encor ne s'est levé ; Sa bouche en a dit sur ma bouche Chaque Pater et chaque Ave.
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Coquetterie posthume