"arate" poems
I once had a whole heart
That was molested,
Torn apart into two
Sep
arate individuals
Where the left side used to kiss my feet and
The right used to curse her sister.
But then, someone stole the obsequious -
The amiable with her mirth!
And then I was left sparse
Because of all the valuable,
Why the softest core and not the
Toughest crust?
And from then on,
Tears fossilized inside my eyes
For they never touched the warmth of my cheeks,
My tongue slithered
No longer for your hands
But to halt mine,
And only my lips caressed
The safety of this remnant -
This,
This scarce, frozen heart -
For it has only but one lost
Soul to handle:
Me.
Mar 17, 2016
Mar 17, 2016 at 5:47 AM UTC
J'ai l'esprit tout ennuyé
D'avoir trop étudié
Les phénomènes d'Arate ;
Il est temps que je m'ébatte
Et que j'aille aux champs jouer.
Bons Dieux ! qui voudrait louer
Ceux qui collés sur un livre,
N'ont jamais souci de vivre ?
Que nous sert l'étudier,
Sinon de nous ennuyer ?
Et soin dessus soin accroître
À nous, qui serons peut-être
Ou ce matin ou ce soir
Victime de l'Orque noir ?
De l'Orque qui ne pardonne,
Tant il est fier, à personne.
Corydon, marche devant ;
Sache où le bon vin se vend ;
Fais rafraîchir ma bouteille,
Cherche une feuilleuse treille
Et des fleurs pour me coucher.
Ne m'achète point de chair,
Car tant soit-elle friande,
L'été je hais la viande ;
Achète des abricots,
Des pompons (1), des artichauts,
Des fraises et de la crème
C'est en été ce que j'aime,
Quand sur le bord d'un ruisseau,
Je les mange au bruit de l'eau,
Etendu sur le rivage,
Ou dans un antre sauvage.
Alors que je suis dispo,
Je veux rire sans repos,
De peur que la maladie
Un de ces jours ne me dit,
Je t'ai maintenant vaincu :
"Meurs, galant, c'est trop vécu !"
1. Les pompons sont des cerises.
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