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"afrique" poems
Le Whippet de  mon ami Bernard Tu es entre chien et coursier Avec ton museau effilé Tes oreilles se dressent hauts Comme le Dieu-Chien égyptien Anubis Ton pelage ras fait penser A un Kangourou tigré Ou à un Léopard satiné. Tes pattes de coureur de fond Te donnent un air d'Antilope Prêt à disputer une course. Tu es de la race des lévriers Si prisée par les princes Arabes Et aussi les Lords anglais. Ces lévriers qui fendent l’air Comme les gazelles d’Afrique. Tout en toi est fait pour la course Ton corps est sculpté pour courir Ton museau est comme un drakkar Qui fend l’air pour gagner la course Dans les prairies et les déserts. Tu es un des chiens bienveillants Si gentil avec les enfants Qui prend des airs de Patricien Quand sur le sofa il se tient. Mais tu sais aussi rester sage Veillant sur la paix de tes maîtres Et apportant à la maison «Inédit» est ton nom d’année Un «grand cru» pour les Lévriers. Paul d’Aubin (Paul Arrighi)
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Mar 21, 2014
Mar 21, 2014 at 9:22 AM UTC
Le Whippet de mon ami Bernard
Let me pour forth My tears before thy face, whilst I stay here, For thy face coins them, and thy stamp they bear, And by this mintage they are something worth, For thus they be Pregnant of thee; Fruits of much grief they are, emblems of more; When a tear falls that, thou falls which it bore, So thou and I are nothing then, when on a divers shore. On a round ball A workman, that hath copies by, can lay An Europe, Afrique, and an Asia, And quickly make that, which was nothing, All; So doth each tear, Which thee doth wear, A globe, yea world, by that impression grow, Till thy tears mixed with mine do overflow This world—by waters sent from thee, my heaven dissolved so. O more than moon, Draw not up seas to drown me in thy sphere, Weep me not dead, in thine armes, but forbear To teach the sea what it may do too soon; Let not the wind Example find, To do me more harm than it purposeth; Since thou and I sigh one another’s breath, Who e’er sighs most is cruellest, and hastes the other’s death.
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A Valediction: Of Weeping
Le Géranium d'Alger (dédié à mon ami Abder). C'était un plant de géranium, sans racine apparente qui avait poussé à Alger, sous le soleil si vif de la terre d'Afrique. L’ami Abder, me l'avait apporté, comme un présent choisi d'orange ou de soleil Il venait de «La bas», que nous feignons d'oublier Mais ou tant de souvenirs nous relient, par-delà l'amertume Tant de haine et de préjugés. Même si des plaies restent à vif maigres les porteurs de braises et les vaine vengeances entretenant les feux. au lieu de les éteindre et de jeter leurs forces pour rapprocher nos Peuples préserver notre même mer. Notre Méditerranée lustrale qui borde nos deux rives et de rechercher ensemble l'eau qui étanchera les soifs de demain, quels que soient nos Dieux ou nos idéaux. Je craignais pour ce géranium aux radicelles menues, qu'il succombe au vent d'autan et à ce printemps si pluvieux mais l'hôte d'Alger était de bonne souche accrochée à la vie et soucieux d'embellir «Tolosa la belle», qui brille et resplendit sur ces terrasses solaires de «la Comtale» nous faisant oublier que nous vivons en ville et goûter ce bonheur. emplissant mes yeux d'une multiplicité de plantes Méditerranéennes; bien sûr, irisées pas les fluides solaires arrosées par tant de couchers de soleil et les levers de lune. Ce géranium à trois têtes courbées par ces vents si fréquents, côtoie la menthe, le fenouil et la sauge et scelle une amitié profonde de natifs des rives de notre même Méditerranée. Paul Arrighi
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May 18, 2016
May 18, 2016 at 6:25 PM UTC
Le Géranium d'Alger
Le Géranium d'Alger (dédié à mon ami Abder). C'était un plant de géranium, sans racine apparente qui avait poussé à Alger, sous le soleil si vif de la terre d'Afrique. L’ami Abder, me l'avait apporté, comme un présent choisi d'orange ou de soleil Il venait de «La bas», que nous feignons d'oublier Mais ou tant de souvenirs nous relient, par-delà l'amertume Tant de haine et de préjugés. Même si des plaies restent à vif maigres les porteurs de braises et les vaine vengeances entretenant les feux. au lieu de les éteindre et de jeter leurs forces pour rapprocher nos Peuples préserver notre même mer. Notre Méditerranée lustrale qui borde nos deux rives et de rechercher ensemble l'eau qui étanchera les soifs de demain, quels que soient nos Dieux ou nos idéaux. Je craignais pour ce géranium aux radicelles menues, qu'il succombe au vent d'autan et à ce printemps si pluvieux mais l'hôte d'Alger était de bonne souche accrochée à la vie et soucieux d'embellir «Tolosa la belle», qui brille et resplendit sur ces terrasses solaires de «la Comtale» nous faisant oublier que nous vivons en ville et goûter ce bonheur. emplissant mes yeux d'une multiplicité de plantes Méditerranéennes; bien sûr, irisées pas les fluides solaires arrosées par tant de couchers de soleil et les levers de lune. Ce géranium à trois têtes courbées par ces vents si fréquents, côtoie la menthe, le fenouil et la sauge et scelle une amitié profonde de natifs des rives de notre même Méditerranée. Paul Arrighi
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I hit play, Deng's's music was on repeat The deep sultry voice sent soft echoes Bouncing off everything into the street Kemah smiled and laced her ballet shoes. Kemah moved like a seductress in heat Undulated her hips, moved to her feet And she began to slow dance to the beat Spinning like a flamingo on the street . Deng nodded as she started to swing There's really no dancer like Kemah Her backside, rhythm, her everything This was beyond contemporary Zomba . I too wanted to rock to Deng's beat Snapping my fingers, swaying at will I just smiled and remained in my seat But my old bones refused to sit still . With Deng's latest hit song on repeat , Kemah's body swayed from place to place Her entire soul intoned to his aesthetic beat She was a temptress ,a girl with real grace . Over where I sat in utter amazement I felt humid looking at her silhouette Suddenly I knew what Deng's song meant For Kemah danced my soul beyond ballet . Under the glow of the golden African sun Her moves were flawless and unique She danced like a young Doe on the run Kemah was a star ,she was ballerina d'Afrique .
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Jan 15, 2018
Jan 15, 2018 at 11:44 AM UTC
Ballerina D'Afrique
Ô Afrique Je suis fière mais en même temps j’ai honte Fière parce que chaque fois qu’il y’a un Blaise, il y’a aussi un Sankara à côté, prêt pour se sacrifier sa vie pour ton bonheur. J’ai honte parce que chaque fois qu’il y’a un Sankara, il y’a aussi un Blaise derrière et qui n’insiste jamais de lui prendre la vie. Ô Afrique L'assassinat de tes leaders au pouvoir c’est manque de conscience de tes propres fils. Ce derniers deviennent même tes propre ennemis À chaque fois que l’un de tes fils lève son arme c’est pour contre l’un de ses frères ou sœurs. Mais quand ils ont un peu de diamants ou de l’ors, ils jettent leur pirogues dans l’Océan Atlantique vers l’Occident.   Ô Afrique Ils te tournent le dos en pleine nuit, avec des tonnerres de méchancetés sans même avoir pitié du pluie de tes  larmes. C’est à cause de ce genre d’universalistes que tu es dans la merde mon Afrique Parce que chaque fois qu’une puissance étrangère vient piller, ils se lèvent contre leurs propres frères et sœurs en disant « Les blancs sont des bons sans eux on n’a rien et tuent leurs propres frères et sœurs parfois juste pour un visa et une photo sur les champs Elysée »
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Oct 28, 2018
Oct 28, 2018 at 7:09 PM UTC
Ô Afrique
Pour faire sourire ma muse Malgré elle je fais le pitre : Je me fais animal en extinction Tamarin lion de jour Et Ara cobalt de nuit Et je fais constamment la mue Entre Anodorhynchus leari Et Leontopithecus rosalia Et à force de mues Je perds le Nord Je me pends par la queue Aux branches de mon nid Je fais des grimaces et je lèche le bec des femelles En rut. Mais ma muse raffole Non pas de ma race folle De tamarin-ara métis Mais des gorilles, bonobos et magots Et autre faune libertine... Elle adore ! Elle est admirative ! J'ai beau lui sortir ma généalogie ascendante de mandrill Mes trois seizièmes de sang bonobo, Mes trois seizièmes de gènes de gorille, Mes trois seizièmes d'âme de macaque de barbarie Et mon blason d'argent à quatre fasces de gueules Ma muse n'en a cure. Elle n 'a d'yeux que pour ces bonobos, Gorilles et magots légitimes D'authentique Afrique mythique.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:04 AM UTC
Gorille, bonobo et magot
VII. Quand sur votre poitrine il jeta sa médaille, Ses rubans et sa croix, après cette bataille Et ce coup de lacet, Ô soldats dont l'Afrique avait hâlé la joue, N'avez-vous donc pas vu que c'était de la boue Qui vous éclaboussait ? Oh ! quand je pense à vous, mon œil se mouille encore ! Je vous pleure, soldats ! je pleure votre aurore, Et ce qu'elle promit. Je pleure ! car la gloire est maintenant voilée Car il est parmi vous plus d'une âme accablée Qui songe et qui frémit ! Ô soldats ! nous aimions votre splendeur première ; Fils de la république et fils de la chaumière, Que l'honneur échauffait, Pour servir ce bandit qui dans leur sang se vautre, Hélas ! pour trahir l'une et déshonorer l'autre, Que vous ont-elles fait ? Après qui marchez-vous, ô légion trompée ? L'homme à qui vous avez prostitué l'épée, Ce criminel flagrant, Cet aventurier vil en qui vous semblez croire, Sera Napoléon le Petit dans l'histoire, Ou Cartouche le Grand. Armée ! ainsi ton sabre a frappé par derrière Le serment, le devoir, la loyauté guerrière, Le droit aux vents jeté, La révolution sur ce grand siècle empreinte, Le progrès, l'avenir, la République sainte, La sainte Liberté, Pour qu'il puisse asservir ton pays que tu navres, Pour qu'il puisse s'asseoir sur tous ces grands cadavres, Lui, ce nain tout-puissant, Qui préside l'orgie immonde et triomphale, Qui cuve le massacre et dont la gorge exhale L'affreux hoquet du sang ! Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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À l'obéissance passive (VII)
VII. Quand sur votre poitrine il jeta sa médaille, Ses rubans et sa croix, après cette bataille Et ce coup de lacet, Ô soldats dont l'Afrique avait hâlé la joue, N'avez-vous donc pas vu que c'était de la boue Qui vous éclaboussait ? Oh ! quand je pense à vous, mon œil se mouille encore ! Je vous pleure, soldats ! je pleure votre aurore, Et ce qu'elle promit. Je pleure ! car la gloire est maintenant voilée Car il est parmi vous plus d'une âme accablée Qui songe et qui frémit ! Ô soldats ! nous aimions votre splendeur première ; Fils de la république et fils de la chaumière, Que l'honneur échauffait, Pour servir ce bandit qui dans leur sang se vautre, Hélas ! pour trahir l'une et déshonorer l'autre, Que vous ont-elles fait ? Après qui marchez-vous, ô légion trompée ? L'homme à qui vous avez prostitué l'épée, Ce criminel flagrant, Cet aventurier vil en qui vous semblez croire, Sera Napoléon le Petit dans l'histoire, Ou Cartouche le Grand. Armée ! ainsi ton sabre a frappé par derrière Le serment, le devoir, la loyauté guerrière, Le droit aux vents jeté, La révolution sur ce grand siècle empreinte, Le progrès, l'avenir, la République sainte, La sainte Liberté, Pour qu'il puisse asservir ton pays que tu navres, Pour qu'il puisse s'asseoir sur tous ces grands cadavres, Lui, ce nain tout-puissant, Qui préside l'orgie immonde et triomphale, Qui cuve le massacre et dont la gorge exhale L'affreux hoquet du sang ! Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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Water Pulled by moon Entranced by Sun. I am water Flowing Moving Or stinking Stagnant. Like water Breeding Moving Out of Afrique To Mars
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Aug 19, 2019
Aug 19, 2019 at 3:22 AM UTC
Like water
L'afrique Home of giant eagles Land of short monsters L'afrique Rubies, oil, cowries Trade route for ivories L'afrique Gold, Blood, Diamond Cold blooded demons L'afrique Story for discoverers Magic for sorcerers L'afrique Mother of green earth Oil goddess of black liquid L'afrique Beauty of a map Fast trampled forest L'afrique Milk cheese honey Rich vast & sullen L'afrique Home of the dead Land of the living L'afrique Home of abundance Land of starvation Of pains Of tears in the rain!
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Oct 11, 2016
Oct 11, 2016 at 7:29 AM UTC
L'AFRIQUE
Her black body in motion Chromatic vistas giving artistic delights Hands with palms glowing soft moonlight Feet with soles glowing same soft light Black body in motion Beautifully twirling And so forthright!
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Sep 19, 2015
Sep 19, 2015 at 2:34 PM UTC
DANCER AFRIQUE
Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum. J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève, Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ; Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève ! Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts : Un port retentissant où mon âme peut boire A grands flots le parfum, le son et la couleur ; Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire, Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur. Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ; Et mon esprit subtil que le roulis caresse Saura vous retrouver, ô féconde paresse, Infinis bercements du loisir embaumé ! Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues, Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ; Sur les bords duvetés de vos mèches tordues Je m'enivre ardemment des senteurs confondues De l'huile de coco, du musc et du goudron. Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde Sèmera le rubis, la perle et le saphir, Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde ! N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?
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La chevelure
Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum. J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève, Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ; Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève ! Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts : Un port retentissant où mon âme peut boire A grands flots le parfum, le son et la couleur ; Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire, Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur. Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ; Et mon esprit subtil que le roulis caresse Saura vous retrouver, ô féconde paresse, Infinis bercements du loisir embaumé ! Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues, Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ; Sur les bords duvetés de vos mèches tordues Je m'enivre ardemment des senteurs confondues De l'huile de coco, du musc et du goudron. Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde Sèmera le rubis, la perle et le saphir, Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde ! N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?
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Chanson. Pour les bannis opiniâtres, La France est **** la tombe est près. Prince, préside aux jeux folâtres, Chasse aux femmes dans les théâtres, Chasse aux chevreuils dans les forêts Rome te brûle le cinname, Les rois te disent : mon cousin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les us frappés sont les plus dignes. Ou l'exil ! ou l'Afrique en feu ! Prince, Compiègne est plein de cygnes, Cours dans les bois, cours dans les vignes, Vénus rayonne au plafond bleu ; La bacchante aux bras nus se pâme Sous sa couronne de raisin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les forçats bâtissent le phare, Traînant leurs fers au bord des flots ! Hallali ! hallali ! fanfare ! Le cor sonne, le bois s'effare, La lune argente les bouleaux ; À l'eau les chiens ! le cerf qui branle Se perd dans l'ombre du bassin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Le père est au bagne à Cayenne Et les enfants meurent de faim. Le loup verse à boire à l'hyène ; L'homme à la mitre citoyenne Trinque en son ciboire d'or fin ; On voit luire les yeux de flamme Des faunes dans l'antre voisin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les morts, au boulevard Montmartre, Rôdent, montrant leur plaie au cœur. Pâtés de Strasbourg et de Chartre, Sous la table, un tapis de martre Les belles boivent au vainqueur, Et leur sourire offre leur âme, Et leur corset offre leur sein. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Captifs, expirez dans les fièvres. Vous allez donc vous reposer ! Dans le vieux saxe et le vieux sèvres On soupe, on mange, et sur les lèvres Éclôt le doux oiseau baiser ; Et, tout en riant, chaque femme En laisse fuir un fol essaim. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! La Guyane, cachot fournaise, Tue aujourd'hui comme jadis. Couche-toi, joyeux et plein d'aise, Au lit où coucha Louis seize, Puis l'empereur, puis Charles dix ; Endors-toi, pendant qu'on t'acclame, La tête sur leur traversin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Ô deuil ! par un bandit féroce L'avenir est mort poignardé ! C'est aujourd'hui la grande noce, Le fiancé monte en carrosse ; C'est lui ! César le bien gardé ! Peuples, chantez l'épithalame ! La France épouse l'assassin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Le 25 janvier 1853.
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L'Empereur s'amuse
Chanson. Pour les bannis opiniâtres, La France est **** la tombe est près. Prince, préside aux jeux folâtres, Chasse aux femmes dans les théâtres, Chasse aux chevreuils dans les forêts Rome te brûle le cinname, Les rois te disent : mon cousin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les us frappés sont les plus dignes. Ou l'exil ! ou l'Afrique en feu ! Prince, Compiègne est plein de cygnes, Cours dans les bois, cours dans les vignes, Vénus rayonne au plafond bleu ; La bacchante aux bras nus se pâme Sous sa couronne de raisin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les forçats bâtissent le phare, Traînant leurs fers au bord des flots ! Hallali ! hallali ! fanfare ! Le cor sonne, le bois s'effare, La lune argente les bouleaux ; À l'eau les chiens ! le cerf qui branle Se perd dans l'ombre du bassin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Le père est au bagne à Cayenne Et les enfants meurent de faim. Le loup verse à boire à l'hyène ; L'homme à la mitre citoyenne Trinque en son ciboire d'or fin ; On voit luire les yeux de flamme Des faunes dans l'antre voisin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les morts, au boulevard Montmartre, Rôdent, montrant leur plaie au cœur. Pâtés de Strasbourg et de Chartre, Sous la table, un tapis de martre Les belles boivent au vainqueur, Et leur sourire offre leur âme, Et leur corset offre leur sein. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Captifs, expirez dans les fièvres. Vous allez donc vous reposer ! Dans le vieux saxe et le vieux sèvres On soupe, on mange, et sur les lèvres Éclôt le doux oiseau baiser ; Et, tout en riant, chaque femme En laisse fuir un fol essaim. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! La Guyane, cachot fournaise, Tue aujourd'hui comme jadis. Couche-toi, joyeux et plein d'aise, Au lit où coucha Louis seize, Puis l'empereur, puis Charles dix ; Endors-toi, pendant qu'on t'acclame, La tête sur leur traversin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Ô deuil ! par un bandit féroce L'avenir est mort poignardé ! C'est aujourd'hui la grande noce, Le fiancé monte en carrosse ; C'est lui ! César le bien gardé ! Peuples, chantez l'épithalame ! La France épouse l'assassin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Le 25 janvier 1853.
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Ces femmes, qu'on envoie aux lointaines bastilles, Peuple, ce sont tes soeurs, tes mères et tes filles ! Ô peuple, leur forfait, c'est de t'avoir aimé ! Paris sanglant, courbé, sinistre, inanimé, Voit ces horreurs et garde un silence farouche. Celle-ci, qu'on amène un bâillon dans la bouche, Cria - c'est là son crime - : à bas la trahison ! Ces femmes sont la foi, la vertu, la raison, L'équité, la pudeur, la fierté, la justice. Saint-Lazare - il faudra broyer cette bâtisse ! Il n'en restera pas pierre sur pierre un jour ! - Les reçoit, les dévore, et, quand revient leur tour, S'ouvre, et les revomit par son horrible porte, Et les jette au fourgon hideux qui les emporte. Où vont-elles ? L'oubli le sait, et le tombeau Le raconte au cyprès et le dit au corbeau. Une d'elles était une mère sacrée. Le jour qu'on l'entraîna vers l'Afrique abhorrée, Ses enfants étaient là qui voulaient l'embrasser ; On les chassa. La mère en deuil les vit chasser Et dit : partons ! Le peuple en larmes criait grâce. La porte du fourgon étant étroite et basse, Un argousin joyeux, raillant son embonpoint, La fit entrer de force en la poussant du poing. Elles s'en vont ainsi, malades, verrouillées, Dans le noir chariot aux cellules souillées Où le captif, sans air, sans jour, sans pleurs dans l'œil, N'est plus qu'un mort vivant assis dans son cercueil. Dans la route on entend leurs voix désespérées. Le peuple hébété voit passer ces torturées. À Toulon, le fourgon les quitte, le ponton Les prend ; sans vêtements, sans pain, sous le bâton, Elles passent la mer, veuves, seules au monde, Mangeant avec les doigts dans la gamelle immonde. Bruxelles, le 8 juillet 1852.
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Les martyres
Ces femmes, qu'on envoie aux lointaines bastilles, Peuple, ce sont tes soeurs, tes mères et tes filles ! Ô peuple, leur forfait, c'est de t'avoir aimé ! Paris sanglant, courbé, sinistre, inanimé, Voit ces horreurs et garde un silence farouche. Celle-ci, qu'on amène un bâillon dans la bouche, Cria - c'est là son crime - : à bas la trahison ! Ces femmes sont la foi, la vertu, la raison, L'équité, la pudeur, la fierté, la justice. Saint-Lazare - il faudra broyer cette bâtisse ! Il n'en restera pas pierre sur pierre un jour ! - Les reçoit, les dévore, et, quand revient leur tour, S'ouvre, et les revomit par son horrible porte, Et les jette au fourgon hideux qui les emporte. Où vont-elles ? L'oubli le sait, et le tombeau Le raconte au cyprès et le dit au corbeau. Une d'elles était une mère sacrée. Le jour qu'on l'entraîna vers l'Afrique abhorrée, Ses enfants étaient là qui voulaient l'embrasser ; On les chassa. La mère en deuil les vit chasser Et dit : partons ! Le peuple en larmes criait grâce. La porte du fourgon étant étroite et basse, Un argousin joyeux, raillant son embonpoint, La fit entrer de force en la poussant du poing. Elles s'en vont ainsi, malades, verrouillées, Dans le noir chariot aux cellules souillées Où le captif, sans air, sans jour, sans pleurs dans l'œil, N'est plus qu'un mort vivant assis dans son cercueil. Dans la route on entend leurs voix désespérées. Le peuple hébété voit passer ces torturées. À Toulon, le fourgon les quitte, le ponton Les prend ; sans vêtements, sans pain, sous le bâton, Elles passent la mer, veuves, seules au monde, Mangeant avec les doigts dans la gamelle immonde. Bruxelles, le 8 juillet 1852.
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Ô terre, dans ta course immense et magnifique, L'Amérique, et l'Europe, et l'Asie, et l'Afrique Se présentent aux feux du Soleil tour à tour ; Telles, l'une après l'autre, à l'heure où naît le jour, Quatre filles, l'amour d'une maison prospère, Viennent offrir leur front au baiser de leur père.
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Ô terre, dans ta course immense