#produit
I: "J'ai le cul pogné entre deux chaises"
Je suis née divisé,
one part loves,
l'autre part envie.
Love is my pain, it's also my ladder,
l'amour m'aide à apprendre, à m'adapter.
I envy those who understand
la partie de moi
that I know less of.
L'envie me motive, m'aide à me rendre,
I'm constantly reminded I've abandoned,
une partie de moi
which I've grown to wish I loved.
J'ai réalisé que mon monde
Is a world that hates one another
Je suis coincée entre deux culture
that have barely coexisted
en paix
in our society.
Comment puis-je vivre
When my roots, my example of who I am,
S'étrangle.
II: "Do you understand the violence it took to become this gentle?"
Love woven from violence;
la reproduction d'une violence symbolique
through parts of our lives
à travers notre culture, notre société.
One which divides, unkindly,
on trouve refuge dans nos alentours
in the trees, where the air feels light,
dans les romans, où nous oublions
all the wrongdoings,
le vacarme,
the hate.
III: "Habitus clivé"
Je pense en anglais,
I read in English,
j'écris en anglais,
and I disregard my French.
Un produit de deux habitus,
ways of thinking,
d'agir
to feel.
Autant j'admire que j'haïs,
who I am,
autant je suis perplexe.
Who am I really?
Ma version de ma réalité,
is it really my full potential?
- Non.
- No.
On se comprends,
we feel as though,
on est développé,
unevenly,
et nous le sommes.
That'll never stop me,
de vouloir me connaître
and to learn more,
jusqu'à ce que je meure.
Oct 1, 2025
Oct 1, 2025 at 3:13 PM UTC
Mon âme,
C’est à toi que je m’adresse,
Toi mon âme, qui me tiens toujours en laisse,
Qui se plaît à me voir danser
D’un œil drôlement fatigué.
Tu m'auras trainé jusqu’ici
Pour ensuite me laisser faire;
Tu espérais de moi produit finit
Sans fournir matière première.
Parmi les cent pays de l'esprit,
Toi seul reconnait les frontières;
C'est toi-même qui les délimite
D'un air pourtant si fier.
Pourquoi donc à présent ces soupirs
Qui déterrent de vieux refrains?
Je n’attendais de toi rien de pire
Que de ne renoncer à ton propre bien.
Comme ce corps laissé à l’abandon,
Négligé durant tant d’années...
Si jamais il se dérobe de ses dons,
Est-ce par absence de ta volonté?
M'entends-tu, hélas, prêtes-tu oreille?
Es-tu de retour d’une quelque vacance?
Car sans toi rien n'est plus tout à fait pareil:
Et le monde se dénude ennuyé de tout sens.
Ne me laisses pas m'isoler à relire ces mots écris
Sans qu’ensuite ta présence ne se ressente.
Laisse-toi croire en ces mensonges de l’esprit
Si pour te revoir tu exiges que l’on te mente.
Debout maintenant, debout mon seul maître!
Que résonne la sagesse que toi-seul nous confère.
Malgré les chaînes auxquelles tu nous auras fait naître,
Je suis moi esprit à jamais - ton seul et véritable frère.
Jul 14, 2019
Jul 14, 2019 at 12:56 PM UTC