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#orphee
Bite Schoen, Fraulein ! Jouons avec les mots rébus Nus et sincères. Appelons une chatte une chatte Et une bite une bite. Mouillons et bandons Suçons voluptueusement nos mots tabous Jusqu'à la moelle Appelons cul Luc Et bite Tobie Lâchons-nous Sans laisse et sans harnais Vive la bagatelle sans filet Quand j'avance tu recules Comment veux-tu comment veux-tu Que je te culbute ? Ou tu préfères encule Soyons salaud féminin salope Vicieuse masculin vicieux Jouissons de toutes nos jutes Buvons nos vins clairet Et nos sirops typhon Universels et panachés Tu préfères à la cuillère ou directement au pis du mammifère ? Jouissons, mignonne Cochon cochonne Allons voir si la rose Qui ce matin avait éclose N'a point perdu cette vesprée Les plis de sa verge pourprée Baisons Baisons Qu'un sang impur arrose nos sillons. Tu préfères zizi, anguille, oiseau ? Moi je me présente quand même Je m'appelle Orphie et si tu veux Tu peux prononcer Orphée Et toi ma chatte de lynx, ma pie qui chante, Tu dis utérus comme si tu voulais me dire Que tu es musicale et que je dois Te prendre à la hussarde de ma clé d'ut Ou ai-je mal compris, serait-ce ma clé de huit ? Moi j'appelle ton repaire palourde, Conque de lambi ou hortensia, Zmeu, car tu te transformes quand tu veux En nuage de cerfs-volants Et tu m'emportes avec toi tourbillonneuse Tourbillonneuse oui car tu réinventes la syntaxe et le lexique Tourbillonneuse, adjectif qualificatif, féminin singulier Dans le creux profond de tes dents acérées Quand tu me suces j'oublie tout J'oublie que tu t'appelles Eurydice Et je jouis en Aura dans tous ses orifices Ne sois pas vulgaire Ne me dis pas je t'aime Mais dis-moi chaque fois que ça te chatouille J'ai envie de toi. Ou baise-moi là tout de suite Et tout de suite ne veut pas dire vite C'est lentement que je veux t'administrer mon vit A petites doses Tu préfères devant ou derrière ? En haut ou en bas ou côte à côte ? A propos Tu sais que lès ça veut dire à côté Et que ça a la même racine latine que latéral ? Lentement disais-je Parcourons nos bréviaires Et chantons nos poèmes lubriques Et cantiques tantriques Veux-tu que je te fouette de ma langue rose Et que j'engloutisse de mes grosses lèvres tes petites lèvres Fais couler ta liqueur que je m'en pourlèche Suce-moi le sein Je veux que mon aréole change de couleur Et que mon mamelon devienne de la taille de mon dard. J'aime quand tu dis ça Tu dis fais moi ça Ou j'aime ça, tu savoures Et même dans un simple ça va chez toi Je sens que tu es dans tous ses états. Tu veux que je t'apaises et en même temps Tu ne penses qu'à brûler de plus belle. Et chaque fois que je renais des cendres de tes caresses Tu as tes yeux d'anthropologue qui réclament encore le tout et les parties Et je fais mine de me plaindre Je te dis que tu es Insatiable Mais déjà je bande Incurable Car il suffit que tu me regardes Avec ces yeux de chatte lynx de ces instants-là Pour que je batte des cils. Tu es caniculaire en permanence Tu es humide et généreuse quand tu chantes Je te prends, tu me prends par la barbichette Le premier qui jouira Aura une sucette Et moi je tire la chevillette et la chevillette cherra Car je sais que tu es mon ombre et que je suis la tienne Nous nous fondons dans nos ombres respectives dans le miroir Et c'est dans nos ombres que nous nous faisons tous ces câlins jouissifs C'est à travers elles que nous montrons Nos envies et désirs d'immortalité A travers les petites morts répétées Les petites extases quotidiennes Des mots quels qu'il soient qui nous lient En de petits cailloux sur la route qui mène aux neiges du parinirvana. Alors pour résumer notre texte Je commence par le titre, A toi la dédicace et à moi la préface. Préliminaires obligatoires. Tu m''exposes les grandes lignes de notre mémoire Et je procède à l'introduction et au développement. A toi la thèse à moi l'antithèse ou vice et versa. Avant de conclure par une virgule Je récapitule et j'écris le mot faim Et toi tu continues sur le même rythme Car notre histoire n'a pas de fin, Notre histoire est Insatiable et Immortelle. Tu es la Muse je suis le Musc Et notre film se lit non pas en noir et blanc Mais en yin et yang,
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:43 AM UTC
Jouons avec les mots
Bite Schoen, Fraulein ! Jouons avec les mots rébus Nus et sincères. Appelons une chatte une chatte Et une bite une bite. Mouillons et bandons Suçons voluptueusement nos mots tabous Jusqu'à la moelle Appelons cul Luc Et bite Tobie Lâchons-nous Sans laisse et sans harnais Vive la bagatelle sans filet Quand j'avance tu recules Comment veux-tu comment veux-tu Que je te culbute ? Ou tu préfères encule Soyons salaud féminin salope Vicieuse masculin vicieux Jouissons de toutes nos jutes Buvons nos vins clairet Et nos sirops typhon Universels et panachés Tu préfères à la cuillère ou directement au pis du mammifère ? Jouissons, mignonne Cochon cochonne Allons voir si la rose Qui ce matin avait éclose N'a point perdu cette vesprée Les plis de sa verge pourprée Baisons Baisons Qu'un sang impur arrose nos sillons. Tu préfères zizi, anguille, oiseau ? Moi je me présente quand même Je m'appelle Orphie et si tu veux Tu peux prononcer Orphée Et toi ma chatte de lynx, ma pie qui chante, Tu dis utérus comme si tu voulais me dire Que tu es musicale et que je dois Te prendre à la hussarde de ma clé d'ut Ou ai-je mal compris, serait-ce ma clé de huit ? Moi j'appelle ton repaire palourde, Conque de lambi ou hortensia, Zmeu, car tu te transformes quand tu veux En nuage de cerfs-volants Et tu m'emportes avec toi tourbillonneuse Tourbillonneuse oui car tu réinventes la syntaxe et le lexique Tourbillonneuse, adjectif qualificatif, féminin singulier Dans le creux profond de tes dents acérées Quand tu me suces j'oublie tout J'oublie que tu t'appelles Eurydice Et je jouis en Aura dans tous ses orifices Ne sois pas vulgaire Ne me dis pas je t'aime Mais dis-moi chaque fois que ça te chatouille J'ai envie de toi. Ou baise-moi là tout de suite Et tout de suite ne veut pas dire vite C'est lentement que je veux t'administrer mon vit A petites doses Tu préfères devant ou derrière ? En haut ou en bas ou côte à côte ? A propos Tu sais que lès ça veut dire à côté Et que ça a la même racine latine que latéral ? Lentement disais-je Parcourons nos bréviaires Et chantons nos poèmes lubriques Et cantiques tantriques Veux-tu que je te fouette de ma langue rose Et que j'engloutisse de mes grosses lèvres tes petites lèvres Fais couler ta liqueur que je m'en pourlèche Suce-moi le sein Je veux que mon aréole change de couleur Et que mon mamelon devienne de la taille de mon dard. J'aime quand tu dis ça Tu dis fais moi ça Ou j'aime ça, tu savoures Et même dans un simple ça va chez toi Je sens que tu es dans tous ses états. Tu veux que je t'apaises et en même temps Tu ne penses qu'à brûler de plus belle. Et chaque fois que je renais des cendres de tes caresses Tu as tes yeux d'anthropologue qui réclament encore le tout et les parties Et je fais mine de me plaindre Je te dis que tu es Insatiable Mais déjà je bande Incurable Car il suffit que tu me regardes Avec ces yeux de chatte lynx de ces instants-là Pour que je batte des cils. Tu es caniculaire en permanence Tu es humide et généreuse quand tu chantes Je te prends, tu me prends par la barbichette Le premier qui jouira Aura une sucette Et moi je tire la chevillette et la chevillette cherra Car je sais que tu es mon ombre et que je suis la tienne Nous nous fondons dans nos ombres respectives dans le miroir Et c'est dans nos ombres que nous nous faisons tous ces câlins jouissifs C'est à travers elles que nous montrons Nos envies et désirs d'immortalité A travers les petites morts répétées Les petites extases quotidiennes Des mots quels qu'il soient qui nous lient En de petits cailloux sur la route qui mène aux neiges du parinirvana. Alors pour résumer notre texte Je commence par le titre, A toi la dédicace et à moi la préface. Préliminaires obligatoires. Tu m''exposes les grandes lignes de notre mémoire Et je procède à l'introduction et au développement. A toi la thèse à moi l'antithèse ou vice et versa. Avant de conclure par une virgule Je récapitule et j'écris le mot faim Et toi tu continues sur le même rythme Car notre histoire n'a pas de fin, Notre histoire est Insatiable et Immortelle. Tu es la Muse je suis le Musc Et notre film se lit non pas en noir et blanc Mais en yin et yang,
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Mon hippocampe, Donne-moi juste deux minutes Le temps que je te vaccine Religieusement De ma machette Le temps que je chante ma diane : La la la la la la la la la lo lé lo la ! La la la la la la la la la lo lé lo la ! Je psalmodie Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, Un, deux, trois... J'offre cette rumba à la santé de nos petites morts De ces petites morts Qui nous précèdent, nous suivent et nous hantent. Au son des trois tambours de la rumba Tu chantes faite bouteille de rhum Et je te réponds en choeur cuillère et verre vide. A la première reprise, chassée croisée, Tu chantes le thème A la deuxième reprise, mollets cambrés, Je chante aussi couteau et toi assiette. A la troisième reprise, Moi, rayon de lune de lune, Toi, croissant de soleil, Frappons des mains à l'unisson Communions avec nos morts sur l'aire de danse Qu'ont foulée leurs chevaux de possession Qui nous tiennent encore en bride Et contiennent nos ombres. Je me présente : Orphée Je bombe le torse et je te dévisage Tu te présentes : Eurydice Tu te déhanches avec malice et tu me toises. Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, trois, Un, deux... Mélangeons les syncopes, Pervertissons la parade, Convoquons un nouveau rituel, Désarticulons la chorégraphie, Nos corps interchangeables fusionnent En une seule ombre : Tu m'aguiches, Je trémousse des épaules, Tu m'habilles et déshabilles de tes passes, Et je te chevauche de mon foulard écarlate en miroir inversé. Viens en marchant Dansons, marchons, Suivons la clave Vêtus de blanc Gratifions nos petites morts d'une rumba Plions, élevons, sautons, cabriolons Retombons, tortillons, détortillons Cambre le dos que je me déhanche ! Entre postures et figures Improvisons, rusons, sautons-matons Caracolons Dans le chaud tempo Des trois tambours de la rumba. Et si je te vaccine A l'improviste Dérobe-toi, esquive-toi, nargue-moi Pour que nos petites morts applaudissent à tout rompre Leurs virtuoses Et tortillent elles aussi du croupion .
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:49 PM UTC
Mon hippocampe
Mon hippocampe, Donne-moi juste deux minutes Le temps que je te vaccine Religieusement De ma machette Le temps que je chante ma diane : La la la la la la la la la lo lé lo la ! La la la la la la la la la lo lé lo la ! Je psalmodie Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, Un, deux, trois... J'offre cette rumba à la santé de nos petites morts De ces petites morts Qui nous précèdent, nous suivent et nous hantent. Au son des trois tambours de la rumba Tu chantes faite bouteille de rhum Et je te réponds en choeur cuillère et verre vide. A la première reprise, chassée croisée, Tu chantes le thème A la deuxième reprise, mollets cambrés, Je chante aussi couteau et toi assiette. A la troisième reprise, Moi, rayon de lune de lune, Toi, croissant de soleil, Frappons des mains à l'unisson Communions avec nos morts sur l'aire de danse Qu'ont foulée leurs chevaux de possession Qui nous tiennent encore en bride Et contiennent nos ombres. Je me présente : Orphée Je bombe le torse et je te dévisage Tu te présentes : Eurydice Tu te déhanches avec malice et tu me toises. Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, trois, Un, deux... Mélangeons les syncopes, Pervertissons la parade, Convoquons un nouveau rituel, Désarticulons la chorégraphie, Nos corps interchangeables fusionnent En une seule ombre : Tu m'aguiches, Je trémousse des épaules, Tu m'habilles et déshabilles de tes passes, Et je te chevauche de mon foulard écarlate en miroir inversé. Viens en marchant Dansons, marchons, Suivons la clave Vêtus de blanc Gratifions nos petites morts d'une rumba Plions, élevons, sautons, cabriolons Retombons, tortillons, détortillons Cambre le dos que je me déhanche ! Entre postures et figures Improvisons, rusons, sautons-matons Caracolons Dans le chaud tempo Des trois tambours de la rumba. Et si je te vaccine A l'improviste Dérobe-toi, esquive-toi, nargue-moi Pour que nos petites morts applaudissent à tout rompre Leurs virtuoses Et tortillent elles aussi du croupion .
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