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#memoire
La porte qui claque A creusé un trou Plus noir que noir Dans le silence De ta mémoire. Le silence qui frappe - Qui luit partout - Quand vient le soir, Il plaie les panses Et te rend fou. Ces plaies ouvertes Se taisent et pleurent; Le vacarme discret Te couvre de secousses Et disparaît. Enveloppé dans tes draps, La lumière devenue ligne, Une porte entre-ouverte - Tu voudrais qu'elle t’explique Cet état d'alerte. Le temps fait violence Mais s'apaise comme le vent. Très vite tu t'endors, Et les mots se font tendre Arrivé à bon port. La veille se couvre d'un voile Enroulé sur tes nuits. Toujours l'éclat de noirceur Qui alors t'attaqua Luira sur ta vie.
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Sep 7, 2018
Sep 7, 2018 at 2:05 AM UTC
Trounoirisme (2018) [FR]
Vous a-t-on parlé déjà D’un temple sans nom - Sans mémoire et sans nom? Il fût oublié et pourtant Quelques-un croient encore Que le temple existe bel et bien; Qu’il se trouve juste ici, Entre le jour et la nuit, Entre le soleil et la pluie, Entre le silence et le bruit; Et que lorsqu’on s’y rend, Lorsque l’on ouvre, Lorsque l’on entre, On y entre toujours; Et que l’on vienne de **** Que l’on vienne d’ailleurs, Que l’on prenne son temps, On y est toujours à l’heure; Et quand enfin l'on s’y trouve, Quand enfin l'on y est, Entre et parmis ses infinis murs, On n’en sort jamais; Si l'on ose y discuter, Que l'on ne prononce qu’un mot, Celui-ci devient discours, Interminable fardeau; Et l'en son sein une seule pensée Bien que plutôt éphémère, Se transforme en grand brasier, En immense calvaire; Et que si l'on regarde, L'on peut voir très bien Que ce que l'on observe N’est à peu près rien; Et si l'on prête oreille, que l'on écoute, Qu’un seul son enfin résonne, Ce bruit sourd que l'on espionne N'est nul autre que l'écho du doute; Et quand finalement l'on oublie, Qu'à tout jamais l'on s’y perd, Lorsqu'enfin l'on s'y abandonne, Se trace béante le contour d'une sortie; Et que cela exige de souffrir, De s'y faire saint, s'y faire martyre, Qu’il nous faille le supplice d'y périr, Finira-t-on au moins par en finir; Et lorsqu'un jour l'on en sort, Lorsque que le voudra enfin notre sort, Ce n'est qu'alors, seulement qu'alors Que sauront coexister vie et mort. Et ce jour-là, cette nuit-là, dira-t-on, Que l'existence fût un temple - Un temple sans nom.
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Dec 16, 2019
Dec 16, 2019 at 5:45 AM UTC
Un Temple Sans Nom (2017) [FR]
Vous a-t-on parlé déjà D’un temple sans nom - Sans mémoire et sans nom? Il fût oublié et pourtant Quelques-un croient encore Que le temple existe bel et bien; Qu’il se trouve juste ici, Entre le jour et la nuit, Entre le soleil et la pluie, Entre le silence et le bruit; Et que lorsqu’on s’y rend, Lorsque l’on ouvre, Lorsque l’on entre, On y entre toujours; Et que l’on vienne de **** Que l’on vienne d’ailleurs, Que l’on prenne son temps, On y est toujours à l’heure; Et quand enfin l'on s’y trouve, Quand enfin l'on y est, Entre et parmis ses infinis murs, On n’en sort jamais; Si l'on ose y discuter, Que l'on ne prononce qu’un mot, Celui-ci devient discours, Interminable fardeau; Et l'en son sein une seule pensée Bien que plutôt éphémère, Se transforme en grand brasier, En immense calvaire; Et que si l'on regarde, L'on peut voir très bien Que ce que l'on observe N’est à peu près rien; Et si l'on prête oreille, que l'on écoute, Qu’un seul son enfin résonne, Ce bruit sourd que l'on espionne N'est nul autre que l'écho du doute; Et quand finalement l'on oublie, Qu'à tout jamais l'on s’y perd, Lorsqu'enfin l'on s'y abandonne, Se trace béante le contour d'une sortie; Et que cela exige de souffrir, De s'y faire saint, s'y faire martyre, Qu’il nous faille le supplice d'y périr, Finira-t-on au moins par en finir; Et lorsqu'un jour l'on en sort, Lorsque que le voudra enfin notre sort, Ce n'est qu'alors, seulement qu'alors Que sauront coexister vie et mort. Et ce jour-là, cette nuit-là, dira-t-on, Que l'existence fût un temple - Un temple sans nom.
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Ce n'est pas parce que Ce sont des mots doux Que Les mots sont confits et éternels. Les mots peuvent aussi bien être Fumés, Salés Sans sel, Cochons, Tabous, Amers ou aigres-doux. Il y a des mots qui fondent dans la bouche Comme des bonbons acidulés Et d'autres qu'il faut mâcher Consciencieusement Pendant des heures Pour qu'ils rendent leur jus de jade pressé. D'autres qu'on congèle Qu'on conserve dans l 'alcool Ou le formol. Il y a des mots qu'on préserve Dans des réserves indigènes Et d'autres qu'on fume à froid Au bois de hêtre : Tous meurent un jour ou l'autre Sans crier gare Dans un quart de soupir De la même mort douce. Il y a même les mots sans sel, Fades, Sans saumure, Qui sont des nébuleuses Des nids à étoiles Qui piquent Comme le piment et les fourmis rouges Et qui vous embaument de mer lente Aux alentours de la onzième heure. Ceux-là comme les autres Sont voués à disparaître de mort douce. Cette petite mort en pente douce. Et ils y vont en bégayant leur mot de passe A travers les chemins de traverse Dans le parc sous-marin de nos mémoires Jusqu'à ce qu'ils trouvent leur place réservée Au  cimetière des mots morts De leur belle mort De leur bonne mort De leur petite mort. Certains d'envie Certains de crise cardiaque Certains de soif Certains de noyade Certains de peur Certains d'avoir trop vécu Certains de faim Certains de honte Certains de n'avoir pas assez vécu Certains de rire.
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Aug 29, 2019
Aug 29, 2019 at 5:56 AM UTC
Mots doux
**...if a picture's worth's a thousand In your gaze lies my memoire I say a person's eyes must change Fore within your stare I'm marked....** I write. I drink and I write. I fill bins. Many bins. I look at your picture. I study your eyes... I start again. I set the table. I dimmed the lights. I'd like to say I won. I will not say I knew you. I've no idea who you've become. My eyes never shifted from the table. We may not have stayed the course, Had I noticed your eyes so full of tears, instead weighing what we'd served. **...they capture pictures come to life. They capture scenes in their reflection When you catch me eye to eye You'll learn me from the silence...** Am I made to play the part, A vagrant full of sin... The proof is in perspective. You've seen who I have been. Each time I leave behind a piece. A picture will not do. Words will not to fill my chalice. My inspiration left with you. **...the black lines divide the darkest colors Must be the labyrinth I'm lost in. Fore when you grow bored, not for my words I would surely be forgotten....**
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Jun 3, 2015
Jun 3, 2015 at 10:14 PM UTC
Your Eyes
Fowl floating and flapping across an ocean canopy. Lightly squawking and ascending in a calm summer sky. Waves shine and melt into the beachfront in a dull roar slowly thundering in diagonal collapsing sectors. The top of the ocean. The point of a sphere. Its water that falls slowly to the bottom of..... Here! Ripples and puddles and drinks full of life, the clearest the murky and bluest in light. Mountains and palisades can be rocks that reach skyward. God on a gravel road walking through. The golden purple cattails glow in the sunlight like strawberry fields that fizzle on my hands in the wind that can dance. The vinyl green stem leafs sit stagnantly silently awaiting the moon. Hoppers crescendo in a frozen moment singing in stillness that refuses to relent. The trees around them bask in the energetic massage from the moving sections of recently called air vapors. The Hi- C haircuts that nature reminds me it inspired bobble from the vectors. This climate ecology scenery breeds the moments religions were made for me.
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Dec 28, 2014
Dec 28, 2014 at 8:33 PM UTC
Algae Sand Beach Poem