#guerlain
Viens donc ma Muse
Et comme chaque dimanche matin
J'ouvre grand mes ailes
Viens danser avec les fauves
Et prends-moi sous l'aisselle
Plonge dans ma sueur matinale
Tu vois, tu sens le parfum
De la bête qui halète
Quand tu l'allaites de tes désirs secrets.
Cette bête qui dort en moi
Et qui te captive
Cette bête aux mille têtes et aux mille poils
Qui t'épient et que tu guettes
Par la fenêtre
Le parfum de cerf-lynx qui te hante
Une odeur oubliée qui t'obnubile
Une odeur de ton enfance
Comme une souffrance lancinante
Qui te trouble et t'exaspère
Une puanteur charnelle instinctive
Presque un fleuve liquide
Qui se répand comme une onde de rut
Et se faufile entres tes lèvres et narines
Sur les chemins pentus de l'extase.
Sens-moi épanche-toi
Hume-moi respire-moi
Renifle-moi
Essaie de deviner le nom de ce parfum :
Cocaïne de Lanvin ?
Fleurs du Mâle de Guerlain?
Encens Sauvage de Dior ?
Sang-dragon de Givenchy ?
Et si c'était simplement Cyprine de Muse
Que tu secrétais sous mes aisselles?
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:07 AM UTC
Je n 'ai jamais vu
Autrement que fardées
Les lèvres rebondies de ma muse.
Ces lèvres rarissimes n 'ont jamais aimé,
Jamais baiser de Désirée ne fut ni volé ni échangé
M'a-t-elle avoué.
Ne proposez surtout pas à ma muse de goûter à ses lèvres
Sublimées par les mythiques "Ne m'oubliez pas" de Guerlain,
Authentique Rouge de Rouge Baiser,
Ou encore Noir Gothique de Dior
Oubliez à jamais magenta,
Parme ou mauve, prune ou violette
Les lèvres cultes de ma muse ne jurent que par l 'aubergine
Eggplant lipstick,
Appliqué au raisin
Du coeur de ses lèvres vers les commissures
Mais à n'en pas douter le nec plus ultra de ses lèvres
C 'est quand elles sont nues,
Dépouillées, sans fard, sans baume
Riches de leur texture incendiaire
Naturelle, légitime et génétique
Riches des flux et reflux de l'Océan Indien.
Ses lèvres, comme je les imagine,
Sont alors cyclone divin comme le vin de letchi
A boire sans modération.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:38 AM UTC