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#gradiva
Je t'ai rêvée, câline Ogresse minérale, Gazeuse et animale Frémissante, Offerte au sac et ressac des sables noirs, Volcanique baïne ! J'ai cherché dans l'écume les coquelicots Et les abeilles entre les raisiniers bord-de-mer Je n'ai vu que lave moutonnante Et crabes-violonistes qui jouaient au cerf-volant. J'ai cherché le marbre des bas-reliefs en ruine C'étaient les éclats de tes mille yeux De cristal épars sur l'estran Qui me brûlaient comme des phares engloutis Dans un cimetière sous-marin. Et soudain dans une déferlante Surgie d'un galet bien lisse J'ai vu les vingt-six os de ton pied droit Reconnaissable entre tous Juché sur ses orteils Et j'ai crié : Apsara ! J'ai crié Zoé ! J 'ai crié Gradiva ! Et nous avons dansé et tournoyé Au-dessus des trous noirs !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:01 PM UTC
Anthropomorphe
Gradiva, c'est moi Kamadeva, Ecoute ton roi ! Il est moins huit Dans huit minutes Huit petites minutes Ce sera l'heure Le jour va croître de ton plus long pas d'oie Ce sera alors l'heure du solstice d'été, L'heure bénie où les vierges éternelles dansent dans les bois Avec le soleil sans corps qui dort au fond des loups . L 'heure, Gradiva, où tu devras passer le témoin Le pied droit horizontal campé sur sa voûte plantaire Le pied gauche vertical comme ancré à ses orteils Comme chaque mois de juin En ces jour et heure J'accomplis ma promesse solennelle J'accède à ta prière Je te libère pour huit heures De ce bas-relief de marbre blanc de Carrare Cette prison où j'ai sculpté jadis ta démarche rare. T'en souviens tu ? Tu marchais alors, svelte et alerte Et l'air sous tes pas se dérobait Et chantait. Tu paraissais danser Flotter sur un nuage de cendre Et tu riais à gorge déployée Et ton ombre était lustrée de la semence du soleil. Tu sentais l'amour et le plaisir resplendissait et rejaillissait En rosée ardente sur mon royaume Tu tourbillonnais et nue sous ta robe de satin Tu étais Vénus, tu étais Vésuve. Tu chaussais du 38, si je ne m'abuse. Dans huit minutes ce sera au tour de Rediviva La Reine Pédauque de surgir en arabesques du royaume de Perséphone Et d'assumer la garde de ta danse immobile De ressusciter en tes lieux et place l'envol de oiseau de feu Pour juste ces quelques heures nocturnes. Pendant que Gradiva éternellement pétrifiée dans sa marche Brillera de sa langueur immortelle et lascive Profite de cet instant de liesse du solstice d'été Dans huit minutes le soleil tombera des nues Dans huit minutes il fera noir. Jette au diable ces habits de deuil Et mets tes colliers blancs et bleus Pour couronner tes chevilles. Va, vole, virevolte et décolle, ma mortelle, Marche en long en large et en travers Redeviens Arria Marcella, l'orchidée Volcanique et sage, Descendante millénaire des Aglaurides, Filles d'Aglaure et Cecrops, Aglaure fille, Hersé et Pandrose Viens voltiger dans la cendre chaude et familière. De l'ombre de tes soeurs et foule Majestueuse les pieds fardés La forêt frivole. De cette nuit au pied du volcan On a vue sur la mer Et sur les îles. Marche entre les coquillages et les pierres de rosée Et que ta musique résonne comme le chant de la houle Entre pins sylvestres et cocotiers Portée par le cyclone tantrique qui s'annonce Escorté de ses oiseaux funambules. Ton pied gauche est un hexamètre dactylique Et le droit un pentamètre iambique Déambule, c'est ta nuit, c'est notre nuit, C'est la nuit nue Et nu-pieds Eclaire-la de ton soleil intime Ton aura lentement emmagasinée De pas, chants et sève sur ta chair de pierre A longueur d'année Gradiva, c'est moi Kamadeva, Ecoute ton roi ! Il est moins huit Dans huit minutes Huit petites minutes Ce sera l'heure Des feux de joie.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:45 PM UTC
Les pieds de Gradiva
Gradiva, c'est moi Kamadeva, Ecoute ton roi ! Il est moins huit Dans huit minutes Huit petites minutes Ce sera l'heure Le jour va croître de ton plus long pas d'oie Ce sera alors l'heure du solstice d'été, L'heure bénie où les vierges éternelles dansent dans les bois Avec le soleil sans corps qui dort au fond des loups . L 'heure, Gradiva, où tu devras passer le témoin Le pied droit horizontal campé sur sa voûte plantaire Le pied gauche vertical comme ancré à ses orteils Comme chaque mois de juin En ces jour et heure J'accomplis ma promesse solennelle J'accède à ta prière Je te libère pour huit heures De ce bas-relief de marbre blanc de Carrare Cette prison où j'ai sculpté jadis ta démarche rare. T'en souviens tu ? Tu marchais alors, svelte et alerte Et l'air sous tes pas se dérobait Et chantait. Tu paraissais danser Flotter sur un nuage de cendre Et tu riais à gorge déployée Et ton ombre était lustrée de la semence du soleil. Tu sentais l'amour et le plaisir resplendissait et rejaillissait En rosée ardente sur mon royaume Tu tourbillonnais et nue sous ta robe de satin Tu étais Vénus, tu étais Vésuve. Tu chaussais du 38, si je ne m'abuse. Dans huit minutes ce sera au tour de Rediviva La Reine Pédauque de surgir en arabesques du royaume de Perséphone Et d'assumer la garde de ta danse immobile De ressusciter en tes lieux et place l'envol de oiseau de feu Pour juste ces quelques heures nocturnes. Pendant que Gradiva éternellement pétrifiée dans sa marche Brillera de sa langueur immortelle et lascive Profite de cet instant de liesse du solstice d'été Dans huit minutes le soleil tombera des nues Dans huit minutes il fera noir. Jette au diable ces habits de deuil Et mets tes colliers blancs et bleus Pour couronner tes chevilles. Va, vole, virevolte et décolle, ma mortelle, Marche en long en large et en travers Redeviens Arria Marcella, l'orchidée Volcanique et sage, Descendante millénaire des Aglaurides, Filles d'Aglaure et Cecrops, Aglaure fille, Hersé et Pandrose Viens voltiger dans la cendre chaude et familière. De l'ombre de tes soeurs et foule Majestueuse les pieds fardés La forêt frivole. De cette nuit au pied du volcan On a vue sur la mer Et sur les îles. Marche entre les coquillages et les pierres de rosée Et que ta musique résonne comme le chant de la houle Entre pins sylvestres et cocotiers Portée par le cyclone tantrique qui s'annonce Escorté de ses oiseaux funambules. Ton pied gauche est un hexamètre dactylique Et le droit un pentamètre iambique Déambule, c'est ta nuit, c'est notre nuit, C'est la nuit nue Et nu-pieds Eclaire-la de ton soleil intime Ton aura lentement emmagasinée De pas, chants et sève sur ta chair de pierre A longueur d'année Gradiva, c'est moi Kamadeva, Ecoute ton roi ! Il est moins huit Dans huit minutes Huit petites minutes Ce sera l'heure Des feux de joie.
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Je suis la Muse, Ta Muse Ta pudique, Ta sage cornemuse Sisypha, l 'allumeuse, tisseuse de tes envies, Je t'enflamme, Je te seconde, Je te féconde, Je suis l 'idée, le mot, le rêve, l'espoir L'image ! Je craque un mot sur le grattoir Et la flamme jaillit, tu enfantes un monde Le feu de ton imagination te rend fébrile Et je savoure, je me délecte et je me décapsule Quand sous l 'emprise de cette terrible envie de moi Religieusement tu bandes, tu gonfles, tu te dilates Tu brûles d'aller boire au plus profond de moi Tu aspires à m'aspirer en toi. J 'appuie à distance sur le détonateur Tu exploses ! Et moi au **** je danse, je cours, je vole, je souris et je dégouline de poèmes ! Tu sais tout, tu es mon ombre Tu m'as entendue Tu m'as vue dans le miroir chanter le vin clairet Tu as aperçu mes lambeaux de poèmes lubriques Tu me cherches dans chaque enlacement passionné Je te cherche aussi On s'est croisé au pied du Vésuve Je marchais insouciante Et tu m'as appelée Gradiva. Tu vois ? Même si on ne se voit jamais On se sera déjà vus ! Je suis ta Muse Notre amour est ainsi fait Amour-sourire de Muse et Artiste Nous nous imbriquons l'un dans l'autre Toi l 'artiste prodige et moi la sublime Muse Jamais je ne me suis doutée que j'avais les pieds aussi beaux ! C'est toi qui les as façonnés ainsi ? Alea jacta est C'est le destin qui m'a mis dans ta bouche Ne te mords pas les lèvres Accomplis tes quatre-vingt-huit travaux d'Hercule Je suis la résille de soie grège Que tu tisses lentement de tes doigts agiles En mailles losanges ou carrées Cette résille est digne des Pléiades.. Tu dévides ta navette et au fur à mesure que tu crochètes Le filet de soie prend forme Et se fait crespine Je m'inquiète : Vas-tu vouloir avec ce filet capturer Sisypha qui palpite au creux de ma nuque Pour la garder prisonnière de la cage De l 'oiseau qui me picore ? Ou vas-tu En ceindre mes cheveux Et les emprisonner Dans ta tour de soie ? Ou veux -tu que je le porte Sous ma bombe de cavalière chaque fois que je te chevauche Et que je tente de dresser ta monture Aux sabots gravés de mon monogramme ? Ou peut-être fétichiste Concoctes-tu derrière ces mailles Une surprise pour Sisypha : Un petit body décolleté en résille jaune Et un débardeur en résille noire ?
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 12:00 PM UTC
L 'allumeuse
Je suis la Muse, Ta Muse Ta pudique, Ta sage cornemuse Sisypha, l 'allumeuse, tisseuse de tes envies, Je t'enflamme, Je te seconde, Je te féconde, Je suis l 'idée, le mot, le rêve, l'espoir L'image ! Je craque un mot sur le grattoir Et la flamme jaillit, tu enfantes un monde Le feu de ton imagination te rend fébrile Et je savoure, je me délecte et je me décapsule Quand sous l 'emprise de cette terrible envie de moi Religieusement tu bandes, tu gonfles, tu te dilates Tu brûles d'aller boire au plus profond de moi Tu aspires à m'aspirer en toi. J 'appuie à distance sur le détonateur Tu exploses ! Et moi au **** je danse, je cours, je vole, je souris et je dégouline de poèmes ! Tu sais tout, tu es mon ombre Tu m'as entendue Tu m'as vue dans le miroir chanter le vin clairet Tu as aperçu mes lambeaux de poèmes lubriques Tu me cherches dans chaque enlacement passionné Je te cherche aussi On s'est croisé au pied du Vésuve Je marchais insouciante Et tu m'as appelée Gradiva. Tu vois ? Même si on ne se voit jamais On se sera déjà vus ! Je suis ta Muse Notre amour est ainsi fait Amour-sourire de Muse et Artiste Nous nous imbriquons l'un dans l'autre Toi l 'artiste prodige et moi la sublime Muse Jamais je ne me suis doutée que j'avais les pieds aussi beaux ! C'est toi qui les as façonnés ainsi ? Alea jacta est C'est le destin qui m'a mis dans ta bouche Ne te mords pas les lèvres Accomplis tes quatre-vingt-huit travaux d'Hercule Je suis la résille de soie grège Que tu tisses lentement de tes doigts agiles En mailles losanges ou carrées Cette résille est digne des Pléiades.. Tu dévides ta navette et au fur à mesure que tu crochètes Le filet de soie prend forme Et se fait crespine Je m'inquiète : Vas-tu vouloir avec ce filet capturer Sisypha qui palpite au creux de ma nuque Pour la garder prisonnière de la cage De l 'oiseau qui me picore ? Ou vas-tu En ceindre mes cheveux Et les emprisonner Dans ta tour de soie ? Ou veux -tu que je le porte Sous ma bombe de cavalière chaque fois que je te chevauche Et que je tente de dresser ta monture Aux sabots gravés de mon monogramme ? Ou peut-être fétichiste Concoctes-tu derrière ces mailles Une surprise pour Sisypha : Un petit body décolleté en résille jaune Et un débardeur en résille noire ?
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Plus je t'observe Plus je te contourne Plus je te cisèle à distance Dans le marbre de Carrara Plus il m'apparaît Sans équivoque Que debout ou assise Allongée ou dans un étrange lotus De dos ou de profil Nue ou endormie Cartomancienne ou bohémienne Tu es mon rêve fait femme Le portrait craché de ma Muse. Partout où le vent me porte Je te vois flâner dans l'ombre de mes pas Un jour tu es Madone et tu me souris De ton piédestal de croix et de chapelets De bougies et d'encens qui brûlent L'instant d'après, cantatrice tu entonnes En soprano lyrique les grands airs de l'opéra Tu es fille de roi, tu es esclave Tu es servante mais toujours amoureuse. J'essaie de façonner dans la glaise Une à une les courbes parfaites Dont t'as doté la nature Et je ne vois que chair généreuse et souple Cuisses ouvertes et offertes Nonchalantes et sensuelles Je te vois forte et légère Bien ancrée à la terre comme au ciel Et même si je t'habille c'est nue que je te vois Que je te détaille sous ton masque Et que j'essaie de reproduire la lumière Qui nimbe ton corps. Et surtout je vois ton âme Inlassablement charnelle : Tes seins qui éclatent dans leur corset de soie Tes yeux qui sourient des larmes de joie Tes bras qui font des arabesques Tes fesses pulpeuses et fraîches Qui chevauchent les chevaux en transe Ta bouche qui mordille la peau des nuages Tes pieds de Gradiva qui s'enfoncent dans les sables mouvants Et tes mains qui me font signe au **** De chanter ta gloire éternelle. Le creux de ta nuque qui m'encourage Et m'invite à l'envol vers toi Et cette vulve souveraine au delà des monts et des mers Qui m'attire comme un aimant invisible Vers ton royaume et me charrie dans le flot De tes désirs les plus innommables. Finalement jour après nuit je m'accroche Aux fils de tes cheveux tressés En une longue natte de poissons gigotants Et de fruits odorants Pour m'accueillir à ton balcon Et je grimpe comme un funambule Pour te rejoindre Tu m'encourages de la parole de ton coeur Et le vent souffle et il ne reste que peu d'espace A parcourir pour vaincre la distance Qui nous sépare et nous lie Indissociablement l'un dans l'autre.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:41 AM UTC
Tu es mon rêve fait femme
Plus je t'observe Plus je te contourne Plus je te cisèle à distance Dans le marbre de Carrara Plus il m'apparaît Sans équivoque Que debout ou assise Allongée ou dans un étrange lotus De dos ou de profil Nue ou endormie Cartomancienne ou bohémienne Tu es mon rêve fait femme Le portrait craché de ma Muse. Partout où le vent me porte Je te vois flâner dans l'ombre de mes pas Un jour tu es Madone et tu me souris De ton piédestal de croix et de chapelets De bougies et d'encens qui brûlent L'instant d'après, cantatrice tu entonnes En soprano lyrique les grands airs de l'opéra Tu es fille de roi, tu es esclave Tu es servante mais toujours amoureuse. J'essaie de façonner dans la glaise Une à une les courbes parfaites Dont t'as doté la nature Et je ne vois que chair généreuse et souple Cuisses ouvertes et offertes Nonchalantes et sensuelles Je te vois forte et légère Bien ancrée à la terre comme au ciel Et même si je t'habille c'est nue que je te vois Que je te détaille sous ton masque Et que j'essaie de reproduire la lumière Qui nimbe ton corps. Et surtout je vois ton âme Inlassablement charnelle : Tes seins qui éclatent dans leur corset de soie Tes yeux qui sourient des larmes de joie Tes bras qui font des arabesques Tes fesses pulpeuses et fraîches Qui chevauchent les chevaux en transe Ta bouche qui mordille la peau des nuages Tes pieds de Gradiva qui s'enfoncent dans les sables mouvants Et tes mains qui me font signe au **** De chanter ta gloire éternelle. Le creux de ta nuque qui m'encourage Et m'invite à l'envol vers toi Et cette vulve souveraine au delà des monts et des mers Qui m'attire comme un aimant invisible Vers ton royaume et me charrie dans le flot De tes désirs les plus innommables. Finalement jour après nuit je m'accroche Aux fils de tes cheveux tressés En une longue natte de poissons gigotants Et de fruits odorants Pour m'accueillir à ton balcon Et je grimpe comme un funambule Pour te rejoindre Tu m'encourages de la parole de ton coeur Et le vent souffle et il ne reste que peu d'espace A parcourir pour vaincre la distance Qui nous sépare et nous lie Indissociablement l'un dans l'autre.
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