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#cyprine
J 'atterris sur la planète Vulvae En haut du Mont de Vénus Vulvae c'est le coeur battant de ma Muse. Ma muse est un dragon à quatre-vingt-huit têtes Et chacune de ses têtes me sourit Et m'offre là un thé vert, là une camomille Là un morceau de pain, là un verre d'eau de vie de mirabelle, Là un ballon de vin clairet Et comme je ne veux peiner aucune de ses têtes Qui tournoient autour de moi Je les cajole toutes en faisant une fumaison de musc Ainsi comme les abeilles les têtes se calment sevrées . Des quatre-vingt-huit têtes de ma muse Qui défilent sur le podium En me faisant les yeux doux de Chimène Celle que je préfère c'est la numéro trois Bien sûr je ne le lui ai jamais dit Je ne veux fâcher personne et surtout les numéros dix-neuf et quatorze, Ces succédanés de ma Muse, Dont j'apprécie les atours virevoltants de jaune et orange. Mais Coconchine c'est ma tête préférée Mon mannequin à moi Ne me demandez pas pourquoi Sa ***** minora Sa ***** majora Sa flore vaginale Son petit air coquin et absent en même temps Tout concourt à ce que ce soit ma prima donna. C'est peut-être sa couleur qui me chavire Ce bleu océan ou outre-mer Je sens que la cyprine qui en coulera Déteindra sur mes lèvres Soudain bleues à l 'unisson de ses envies. C'est une énigme Et son énigme me fascine. C'est un condensé de Vulvae La vulve de ma Muse. C'est la Vulve rêvée, fantasmée Intemporelle comme une pierre gravée Une vulve versatile, gredine. Faussement pudique Elle bat des cils Et volette comme une nymphe De morpho bleu et léger Au-dessus des orphies qui volettent elles aussi. Elle m'invite, Elle m'a choisi, Je suis l'Elu, Son cheval barbu Elle me désire, Elle me charrie Dans les tourbillons de la cyprine Qui m'entrouvre la porte de son vestibule et en pénétrant dans ce labyrinthe Je grave de mon silex Les flammes bleues du feu qui me dévore.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:28 AM UTC
Vulvae
J 'atterris sur la planète Vulvae En haut du Mont de Vénus Vulvae c'est le coeur battant de ma Muse. Ma muse est un dragon à quatre-vingt-huit têtes Et chacune de ses têtes me sourit Et m'offre là un thé vert, là une camomille Là un morceau de pain, là un verre d'eau de vie de mirabelle, Là un ballon de vin clairet Et comme je ne veux peiner aucune de ses têtes Qui tournoient autour de moi Je les cajole toutes en faisant une fumaison de musc Ainsi comme les abeilles les têtes se calment sevrées . Des quatre-vingt-huit têtes de ma muse Qui défilent sur le podium En me faisant les yeux doux de Chimène Celle que je préfère c'est la numéro trois Bien sûr je ne le lui ai jamais dit Je ne veux fâcher personne et surtout les numéros dix-neuf et quatorze, Ces succédanés de ma Muse, Dont j'apprécie les atours virevoltants de jaune et orange. Mais Coconchine c'est ma tête préférée Mon mannequin à moi Ne me demandez pas pourquoi Sa ***** minora Sa ***** majora Sa flore vaginale Son petit air coquin et absent en même temps Tout concourt à ce que ce soit ma prima donna. C'est peut-être sa couleur qui me chavire Ce bleu océan ou outre-mer Je sens que la cyprine qui en coulera Déteindra sur mes lèvres Soudain bleues à l 'unisson de ses envies. C'est une énigme Et son énigme me fascine. C'est un condensé de Vulvae La vulve de ma Muse. C'est la Vulve rêvée, fantasmée Intemporelle comme une pierre gravée Une vulve versatile, gredine. Faussement pudique Elle bat des cils Et volette comme une nymphe De morpho bleu et léger Au-dessus des orphies qui volettent elles aussi. Elle m'invite, Elle m'a choisi, Je suis l'Elu, Son cheval barbu Elle me désire, Elle me charrie Dans les tourbillons de la cyprine Qui m'entrouvre la porte de son vestibule et en pénétrant dans ce labyrinthe Je grave de mon silex Les flammes bleues du feu qui me dévore.
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Jeter ma gourme Voilà ce que je voudrais faire Et surtout la jeter avec toi Et commettre ainsi mes premières frasques Ou plutôt les secondes Car j'ai oublié les premières. Jeter sa gourme Ce n'est pas se gourmer Ce n'est pas un duel C'est faire exploser sa pureté séminale Et vouloir semer sa semence Aux quatre vents Mais moi ma semence telle une pivoine sauvage Vole légère et virginale pour se blottir en toi Te pénétrer, te fertiliser, ma méduse pélagique, à l'ombrelle bleue et rose, Jusqu'aux derniers interstices Accepte ma gourme, translucide et molle Je ne la jette pas Je te l'offre, cette efflorescence, Je te la destine Je te l'adresse dans tes eaux. Je suis dans ma seconde jeunesse Et je te prie de croire que cette gourme Est un précipité pimenté de cheval, d'hippocampe et d'hippopotame Même si elle n 'a rien d'un mastodonte. Et non seulement je veux qu'elle te fertilise Mais je veux que tu la goûtes Et la savoure comme un bon bourgogne Ou beaujolais nouveau Je veux que tu t'en badigeonnes Le corps et l'âme Je veux que tu t'en maquilles Les lèvres et les paupières Et que ce fluide soit ta crème de beauté permanente. Je veux que dans chaque café du petit matin Une deux ou trois gouttelettes de cette gourme vienne sucrer ta journée Et l'égayer de délicieuses bandaisons intimes Et invisibles mais réelles Lèche, prends, c'est de la tendresse liquide De la chaleur liquide De l'amour liquide C'est ma cyprine à moi Et comme je suis bavard et volubile Je m'en sers pour t'écrire En hiéroglyphes dont seule toi peut lire Les encres sympathiques Et je te dis : Ma gourme t'aime maintenant Ma douce, torride et brûlante Pelagia noctulica.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 4:11 AM UTC
Gourme
Jeter ma gourme Voilà ce que je voudrais faire Et surtout la jeter avec toi Et commettre ainsi mes premières frasques Ou plutôt les secondes Car j'ai oublié les premières. Jeter sa gourme Ce n'est pas se gourmer Ce n'est pas un duel C'est faire exploser sa pureté séminale Et vouloir semer sa semence Aux quatre vents Mais moi ma semence telle une pivoine sauvage Vole légère et virginale pour se blottir en toi Te pénétrer, te fertiliser, ma méduse pélagique, à l'ombrelle bleue et rose, Jusqu'aux derniers interstices Accepte ma gourme, translucide et molle Je ne la jette pas Je te l'offre, cette efflorescence, Je te la destine Je te l'adresse dans tes eaux. Je suis dans ma seconde jeunesse Et je te prie de croire que cette gourme Est un précipité pimenté de cheval, d'hippocampe et d'hippopotame Même si elle n 'a rien d'un mastodonte. Et non seulement je veux qu'elle te fertilise Mais je veux que tu la goûtes Et la savoure comme un bon bourgogne Ou beaujolais nouveau Je veux que tu t'en badigeonnes Le corps et l'âme Je veux que tu t'en maquilles Les lèvres et les paupières Et que ce fluide soit ta crème de beauté permanente. Je veux que dans chaque café du petit matin Une deux ou trois gouttelettes de cette gourme vienne sucrer ta journée Et l'égayer de délicieuses bandaisons intimes Et invisibles mais réelles Lèche, prends, c'est de la tendresse liquide De la chaleur liquide De l'amour liquide C'est ma cyprine à moi Et comme je suis bavard et volubile Je m'en sers pour t'écrire En hiéroglyphes dont seule toi peut lire Les encres sympathiques Et je te dis : Ma gourme t'aime maintenant Ma douce, torride et brûlante Pelagia noctulica.
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Entre Muses et Furies Il y a une seringue de cyprine amère Où se coagule fréquemment ma Muse. Elle entre dans tous ses états M'injurie et me voue aux gémonies En pleine crise de jalousie. Ma muse est une guerrière blessée D'une volée de bois vert et de cons Elle veut me froisser, m'effacer, m'annihiler Me priant de fourrer sa prétendue Rivale De poèmes lubriques dans le trou de balle. Et ma Sans-Rivale, ma Déesse, ma Chatte Sainte et Vierge Ma Muse soi-disant végétarienne se révèle cannibale De la pire espèce des tribus anthropophages Et me déchiquette, moi son zmeu, son dragon nuageux, Sa muse masculine, son pervers narcissique, Son ombre réfléchie dans le miroir, Me dépèce comme une hyène frénétique Aux crocs d'ivoire en chaleur Elle me saigne tant et tant Que je suinte de tous mes lambeaux Résine, sève, latex, musc Comme une plantation hétéroclite et sauvage D'hévéas, de pissenlits, de sapotilliers D'ignames jaunes et de dachines. Et quand rassasiée de ma gomme à mâcher Certifiée bio et sans additif Elle se barbouille les lèvres de ma saignée Je lui murmure encore que c 'est elle Mon Unique, Ma Précieuse Ombre, Ma Chatte Immaculée Entre toutes les chattes, mon chewing gum préféré Et que je bande pour ses entrailles Cérébralement Mystiquement.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:46 AM UTC
Ira Musae
Mon aimée, ma presque feue Chatte masquée Qui se délecte à se faire désirer ! Je veux te mater. Je suis désolé d'avoir à te le dire Mais je vais devoir, oui, te mater Avec et sans accent circonflexe Ou plutôt te démâter d'abord De poupe en proue Pour te remâter ensuite. Seul ainsi entre nous L'extase sera envisageable. Tu dis que tu m'aimes malgré toi Mais tu refuses obstinément De te montrer nue à distance La nudité selon toi est affaire de présence Quand je serai physiquement à portée de tes lèvres Tu exauceras toutes mes volontés Te bornes-tu à ma dire. Tu m'invites même à venir sans tarder Auprès de toi et là tu te montreras sous toutes les coutures Et je pourrai te prendre sans limite, c'est promis. Alors que nous pouvons rire à distance Nous fâcher à distance, nous émouvoir et rêver de nous à distance Tu te refuses à accéder à mon délire de te voir nue à distance Nue et sincère nue et sincère nue et sincère. Il te serait impossible de me montrer l'objet de mon désir fatal Que je puisse boire des yeux jusqu'à la lie Le calice de ta chatte démasquée, ta vulve fraîche et bombée Nue et sincère Dépouillée de toutes ses parures. Sais tu ma chatte que l 'amour C'est une steppe de petites morts Et que pour chaque petite mort Il faut franchir les sept portes de l'Enfer ? Oui, je sais, tu te dis immortelle et divine Tu es la Muse, les lois de l'Enfer ne s'appliquent pas à toi, penses-tu. Voilà ce qu'il en coûte de s'acoquiner à un mortel ! En vue de notre premier congrès amoureux Tu t'es déjà dépouillée de six de tes talismans Tu as tour à tour, Porte après porte, Délaissé tes parures. A la première porte tu m'as laissé Ta couronne de buis odorant Et j 'ai souri d'aise A la deuxième porte tu m'as abandonné Tes lunettes de vue et de soleil Et j'ai souri d'aise A la troisième porte tu t'es débarrassée De tes boucles d'oreille en forme de piment rouge Et j'ai souri d'aise A la quatrième porte tu m'as décroché Ton collier de perles noires Et j'ai souri d'aise A la cinquième porte tu as envoyé valdinguer Ton soutien-gorge en velours côtelé Et j'ai souri d'aise A la sixième porte tu as désagrafé Le collier de coquillages qui ceignait tes hanches Et j'ai souri d'aise Tu es désormais coincée entre la sixième et la septième porte A cause de ce string où volettent de petits papillons farceurs Ce string qui me prive de la jouissance visuelle de ton être intime. Vas-tu enfin m'enlever cette toilette, Prendre pied résolument dans l 'Enfer Et laper les flammes de la petite mort primale ? Vas-tu enfin me laisser m'assurer Que tu n 'es ni satyre ni hermaphrodite Mais au contraire femelle chatte muse Dégoulinante de cyprine ? Toi, tu me parles de blocage. Moi, nue, au téléphone, jamais Nu non niet Moi, jouir, au téléphone, jamais Nu non niet retire ce cheval de la pluie ! Je t'aime malgré moi C'est tout ce que tu trouves à me dire ! Accepte donc, ma chatte Que je te mate malgré moi. Car je te veux Obéissante et docile Apprivoisée Je veux que tu couines, que tu miaules que tu frémisses En te montrant à moi en tenue d'Eve Je veux que tu t'exhibes à moi ton ****** Que tu sois impudique Je veux j 'exige, ma presque feue, Je suis Roi, souviens-toi ! Je ne te donne pas d'ultimatum ! Je suis avec mon temps ! Je suis post-moderne ! Car il est écrit dans les livres Depuis plus de mille ans Que les lois de l 'Amour Sont comme les lois de l'Enfer Incontournables et implacables : En Enfer on arrive nu, En Amour aussi ! Alors bien sûr je sais, tu trouveras bien quelque part Une exégète pour me prouver l'exact contraire Que l'amour c'est le paradis et la feuille de figuier Et surtout pas l 'Enfer. Alors explique-moi, je t'en conjure, mon archéologue, Pourquoi l 'amour est fait de petites morts. Moi, ma chatte, je te propose Non pas une petite mort par ci, une petite mort par là Mais un enterrement festif de première classe Un Te Deum Dans un sarcophage de marbre blanc Sculpté de serpents et de figues Evadés des prisons d'Eden. Je veux t'aimer nue et sincère Mortelle et vibrante de désir Je veux jouir de toutes les parcelles de ta chair et de tes os je veux pétrir ton sang sans artifices et sans blocages Et je n 'ai d'autre choix Que de te mater de ma fougue A moins que tu ne préfères Rester bloquée sempiternellement Dans la solitude confortable Entre la pénultième et l'ultime porte Qui nous sépare de nos sourires d'aise Complices et lubriques.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:15 AM UTC
Et je souris d'aise...
Mon aimée, ma presque feue Chatte masquée Qui se délecte à se faire désirer ! Je veux te mater. Je suis désolé d'avoir à te le dire Mais je vais devoir, oui, te mater Avec et sans accent circonflexe Ou plutôt te démâter d'abord De poupe en proue Pour te remâter ensuite. Seul ainsi entre nous L'extase sera envisageable. Tu dis que tu m'aimes malgré toi Mais tu refuses obstinément De te montrer nue à distance La nudité selon toi est affaire de présence Quand je serai physiquement à portée de tes lèvres Tu exauceras toutes mes volontés Te bornes-tu à ma dire. Tu m'invites même à venir sans tarder Auprès de toi et là tu te montreras sous toutes les coutures Et je pourrai te prendre sans limite, c'est promis. Alors que nous pouvons rire à distance Nous fâcher à distance, nous émouvoir et rêver de nous à distance Tu te refuses à accéder à mon délire de te voir nue à distance Nue et sincère nue et sincère nue et sincère. Il te serait impossible de me montrer l'objet de mon désir fatal Que je puisse boire des yeux jusqu'à la lie Le calice de ta chatte démasquée, ta vulve fraîche et bombée Nue et sincère Dépouillée de toutes ses parures. Sais tu ma chatte que l 'amour C'est une steppe de petites morts Et que pour chaque petite mort Il faut franchir les sept portes de l'Enfer ? Oui, je sais, tu te dis immortelle et divine Tu es la Muse, les lois de l'Enfer ne s'appliquent pas à toi, penses-tu. Voilà ce qu'il en coûte de s'acoquiner à un mortel ! En vue de notre premier congrès amoureux Tu t'es déjà dépouillée de six de tes talismans Tu as tour à tour, Porte après porte, Délaissé tes parures. A la première porte tu m'as laissé Ta couronne de buis odorant Et j 'ai souri d'aise A la deuxième porte tu m'as abandonné Tes lunettes de vue et de soleil Et j'ai souri d'aise A la troisième porte tu t'es débarrassée De tes boucles d'oreille en forme de piment rouge Et j'ai souri d'aise A la quatrième porte tu m'as décroché Ton collier de perles noires Et j'ai souri d'aise A la cinquième porte tu as envoyé valdinguer Ton soutien-gorge en velours côtelé Et j'ai souri d'aise A la sixième porte tu as désagrafé Le collier de coquillages qui ceignait tes hanches Et j'ai souri d'aise Tu es désormais coincée entre la sixième et la septième porte A cause de ce string où volettent de petits papillons farceurs Ce string qui me prive de la jouissance visuelle de ton être intime. Vas-tu enfin m'enlever cette toilette, Prendre pied résolument dans l 'Enfer Et laper les flammes de la petite mort primale ? Vas-tu enfin me laisser m'assurer Que tu n 'es ni satyre ni hermaphrodite Mais au contraire femelle chatte muse Dégoulinante de cyprine ? Toi, tu me parles de blocage. Moi, nue, au téléphone, jamais Nu non niet Moi, jouir, au téléphone, jamais Nu non niet retire ce cheval de la pluie ! Je t'aime malgré moi C'est tout ce que tu trouves à me dire ! Accepte donc, ma chatte Que je te mate malgré moi. Car je te veux Obéissante et docile Apprivoisée Je veux que tu couines, que tu miaules que tu frémisses En te montrant à moi en tenue d'Eve Je veux que tu t'exhibes à moi ton ****** Que tu sois impudique Je veux j 'exige, ma presque feue, Je suis Roi, souviens-toi ! Je ne te donne pas d'ultimatum ! Je suis avec mon temps ! Je suis post-moderne ! Car il est écrit dans les livres Depuis plus de mille ans Que les lois de l 'Amour Sont comme les lois de l'Enfer Incontournables et implacables : En Enfer on arrive nu, En Amour aussi ! Alors bien sûr je sais, tu trouveras bien quelque part Une exégète pour me prouver l'exact contraire Que l'amour c'est le paradis et la feuille de figuier Et surtout pas l 'Enfer. Alors explique-moi, je t'en conjure, mon archéologue, Pourquoi l 'amour est fait de petites morts. Moi, ma chatte, je te propose Non pas une petite mort par ci, une petite mort par là Mais un enterrement festif de première classe Un Te Deum Dans un sarcophage de marbre blanc Sculpté de serpents et de figues Evadés des prisons d'Eden. Je veux t'aimer nue et sincère Mortelle et vibrante de désir Je veux jouir de toutes les parcelles de ta chair et de tes os je veux pétrir ton sang sans artifices et sans blocages Et je n 'ai d'autre choix Que de te mater de ma fougue A moins que tu ne préfères Rester bloquée sempiternellement Dans la solitude confortable Entre la pénultième et l'ultime porte Qui nous sépare de nos sourires d'aise Complices et lubriques.
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