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#chatte
Gaga, ma filleule, C'est une chatte très artiste Surdouée Pour son âge, Musicienne, écrivaine, Indianiste, védisante Elle miaule des dos parfaits Comme des câlins de lynx sauvage. Et chaque matin avant que le soleil s'étire Et ne la lacère de ses griffes Elle bâille de ses grand yeux Et commence sa séance de yoga-sutra Dans le silence éveillé, Chemin de délivrance. Esquissant, apsara féline La posture du lotus, Elle médite en roumain Et me dicte en sanskrit Son aphorisme du jour ! Elle me scande ce matin : Kanthakûpe ksutpipâsâ nivrittih Et elle plonge, turbulente, dans le puits de ma gorge Et se fraie au fur et à mesure Un passage secret dans le flux Tiède de mon inconscient Qui ronronne.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:55 PM UTC
Gaga, ma filleule
Bite Schoen, Fraulein ! Jouons avec les mots rébus Nus et sincères. Appelons une chatte une chatte Et une bite une bite. Mouillons et bandons Suçons voluptueusement nos mots tabous Jusqu'à la moelle Appelons cul Luc Et bite Tobie Lâchons-nous Sans laisse et sans harnais Vive la bagatelle sans filet Quand j'avance tu recules Comment veux-tu comment veux-tu Que je te culbute ? Ou tu préfères encule Soyons salaud féminin salope Vicieuse masculin vicieux Jouissons de toutes nos jutes Buvons nos vins clairet Et nos sirops typhon Universels et panachés Tu préfères à la cuillère ou directement au pis du mammifère ? Jouissons, mignonne Cochon cochonne Allons voir si la rose Qui ce matin avait éclose N'a point perdu cette vesprée Les plis de sa verge pourprée Baisons Baisons Qu'un sang impur arrose nos sillons. Tu préfères zizi, anguille, oiseau ? Moi je me présente quand même Je m'appelle Orphie et si tu veux Tu peux prononcer Orphée Et toi ma chatte de lynx, ma pie qui chante, Tu dis utérus comme si tu voulais me dire Que tu es musicale et que je dois Te prendre à la hussarde de ma clé d'ut Ou ai-je mal compris, serait-ce ma clé de huit ? Moi j'appelle ton repaire palourde, Conque de lambi ou hortensia, Zmeu, car tu te transformes quand tu veux En nuage de cerfs-volants Et tu m'emportes avec toi tourbillonneuse Tourbillonneuse oui car tu réinventes la syntaxe et le lexique Tourbillonneuse, adjectif qualificatif, féminin singulier Dans le creux profond de tes dents acérées Quand tu me suces j'oublie tout J'oublie que tu t'appelles Eurydice Et je jouis en Aura dans tous ses orifices Ne sois pas vulgaire Ne me dis pas je t'aime Mais dis-moi chaque fois que ça te chatouille J'ai envie de toi. Ou baise-moi là tout de suite Et tout de suite ne veut pas dire vite C'est lentement que je veux t'administrer mon vit A petites doses Tu préfères devant ou derrière ? En haut ou en bas ou côte à côte ? A propos Tu sais que lès ça veut dire à côté Et que ça a la même racine latine que latéral ? Lentement disais-je Parcourons nos bréviaires Et chantons nos poèmes lubriques Et cantiques tantriques Veux-tu que je te fouette de ma langue rose Et que j'engloutisse de mes grosses lèvres tes petites lèvres Fais couler ta liqueur que je m'en pourlèche Suce-moi le sein Je veux que mon aréole change de couleur Et que mon mamelon devienne de la taille de mon dard. J'aime quand tu dis ça Tu dis fais moi ça Ou j'aime ça, tu savoures Et même dans un simple ça va chez toi Je sens que tu es dans tous ses états. Tu veux que je t'apaises et en même temps Tu ne penses qu'à brûler de plus belle. Et chaque fois que je renais des cendres de tes caresses Tu as tes yeux d'anthropologue qui réclament encore le tout et les parties Et je fais mine de me plaindre Je te dis que tu es Insatiable Mais déjà je bande Incurable Car il suffit que tu me regardes Avec ces yeux de chatte lynx de ces instants-là Pour que je batte des cils. Tu es caniculaire en permanence Tu es humide et généreuse quand tu chantes Je te prends, tu me prends par la barbichette Le premier qui jouira Aura une sucette Et moi je tire la chevillette et la chevillette cherra Car je sais que tu es mon ombre et que je suis la tienne Nous nous fondons dans nos ombres respectives dans le miroir Et c'est dans nos ombres que nous nous faisons tous ces câlins jouissifs C'est à travers elles que nous montrons Nos envies et désirs d'immortalité A travers les petites morts répétées Les petites extases quotidiennes Des mots quels qu'il soient qui nous lient En de petits cailloux sur la route qui mène aux neiges du parinirvana. Alors pour résumer notre texte Je commence par le titre, A toi la dédicace et à moi la préface. Préliminaires obligatoires. Tu m''exposes les grandes lignes de notre mémoire Et je procède à l'introduction et au développement. A toi la thèse à moi l'antithèse ou vice et versa. Avant de conclure par une virgule Je récapitule et j'écris le mot faim Et toi tu continues sur le même rythme Car notre histoire n'a pas de fin, Notre histoire est Insatiable et Immortelle. Tu es la Muse je suis le Musc Et notre film se lit non pas en noir et blanc Mais en yin et yang,
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:43 AM UTC
Jouons avec les mots
Bite Schoen, Fraulein ! Jouons avec les mots rébus Nus et sincères. Appelons une chatte une chatte Et une bite une bite. Mouillons et bandons Suçons voluptueusement nos mots tabous Jusqu'à la moelle Appelons cul Luc Et bite Tobie Lâchons-nous Sans laisse et sans harnais Vive la bagatelle sans filet Quand j'avance tu recules Comment veux-tu comment veux-tu Que je te culbute ? Ou tu préfères encule Soyons salaud féminin salope Vicieuse masculin vicieux Jouissons de toutes nos jutes Buvons nos vins clairet Et nos sirops typhon Universels et panachés Tu préfères à la cuillère ou directement au pis du mammifère ? Jouissons, mignonne Cochon cochonne Allons voir si la rose Qui ce matin avait éclose N'a point perdu cette vesprée Les plis de sa verge pourprée Baisons Baisons Qu'un sang impur arrose nos sillons. Tu préfères zizi, anguille, oiseau ? Moi je me présente quand même Je m'appelle Orphie et si tu veux Tu peux prononcer Orphée Et toi ma chatte de lynx, ma pie qui chante, Tu dis utérus comme si tu voulais me dire Que tu es musicale et que je dois Te prendre à la hussarde de ma clé d'ut Ou ai-je mal compris, serait-ce ma clé de huit ? Moi j'appelle ton repaire palourde, Conque de lambi ou hortensia, Zmeu, car tu te transformes quand tu veux En nuage de cerfs-volants Et tu m'emportes avec toi tourbillonneuse Tourbillonneuse oui car tu réinventes la syntaxe et le lexique Tourbillonneuse, adjectif qualificatif, féminin singulier Dans le creux profond de tes dents acérées Quand tu me suces j'oublie tout J'oublie que tu t'appelles Eurydice Et je jouis en Aura dans tous ses orifices Ne sois pas vulgaire Ne me dis pas je t'aime Mais dis-moi chaque fois que ça te chatouille J'ai envie de toi. Ou baise-moi là tout de suite Et tout de suite ne veut pas dire vite C'est lentement que je veux t'administrer mon vit A petites doses Tu préfères devant ou derrière ? En haut ou en bas ou côte à côte ? A propos Tu sais que lès ça veut dire à côté Et que ça a la même racine latine que latéral ? Lentement disais-je Parcourons nos bréviaires Et chantons nos poèmes lubriques Et cantiques tantriques Veux-tu que je te fouette de ma langue rose Et que j'engloutisse de mes grosses lèvres tes petites lèvres Fais couler ta liqueur que je m'en pourlèche Suce-moi le sein Je veux que mon aréole change de couleur Et que mon mamelon devienne de la taille de mon dard. J'aime quand tu dis ça Tu dis fais moi ça Ou j'aime ça, tu savoures Et même dans un simple ça va chez toi Je sens que tu es dans tous ses états. Tu veux que je t'apaises et en même temps Tu ne penses qu'à brûler de plus belle. Et chaque fois que je renais des cendres de tes caresses Tu as tes yeux d'anthropologue qui réclament encore le tout et les parties Et je fais mine de me plaindre Je te dis que tu es Insatiable Mais déjà je bande Incurable Car il suffit que tu me regardes Avec ces yeux de chatte lynx de ces instants-là Pour que je batte des cils. Tu es caniculaire en permanence Tu es humide et généreuse quand tu chantes Je te prends, tu me prends par la barbichette Le premier qui jouira Aura une sucette Et moi je tire la chevillette et la chevillette cherra Car je sais que tu es mon ombre et que je suis la tienne Nous nous fondons dans nos ombres respectives dans le miroir Et c'est dans nos ombres que nous nous faisons tous ces câlins jouissifs C'est à travers elles que nous montrons Nos envies et désirs d'immortalité A travers les petites morts répétées Les petites extases quotidiennes Des mots quels qu'il soient qui nous lient En de petits cailloux sur la route qui mène aux neiges du parinirvana. Alors pour résumer notre texte Je commence par le titre, A toi la dédicace et à moi la préface. Préliminaires obligatoires. Tu m''exposes les grandes lignes de notre mémoire Et je procède à l'introduction et au développement. A toi la thèse à moi l'antithèse ou vice et versa. Avant de conclure par une virgule Je récapitule et j'écris le mot faim Et toi tu continues sur le même rythme Car notre histoire n'a pas de fin, Notre histoire est Insatiable et Immortelle. Tu es la Muse je suis le Musc Et notre film se lit non pas en noir et blanc Mais en yin et yang,
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Tu me dis, mon Âme : "Apprends à me connaître Aime-moi Tu verras Avec moi, mon Ombre, Tu vivras des choses jamais imaginées " Alors je m'imagine, j'essaie Je me mets direct au septième ciel et je saute à la marelle Pour rejoindre ton rivage Amour. Je te vois animale et j'imagine ton règne J 'imagine tes cris de Muse Le lundi, tu es chienne, tu me miaules, tu me gazouilles et tu me bêles Le mardi, cochonne, tu me glousses, tu me glapis et tu me piaules Le mercredi, louve, tu me siffles, tu me beugles et tu me râles Le jeudi, vipère, tu m'aboies, tu me hennis et tu me grondes Le vendredi, tigresse, tu me barètes, tu me trompettes et tu me stridules, Le samedi, chatte, tu me couines, tu me roucoules et tu me brailles Et le dimanche, méduse, tu me chantes, sans bruit, dans le silence Le cantique de nos retrouvailles animales.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:59 AM UTC
J'imagine ton règne
Ma chatte ! Pourrais-tu me rendre un petit service ? J'aimerais te prendre toute habillée De pleins et de déliés Dans le noir le plus complet de l'encre Puisque la nudité t'effraie et te chagrine. Mais pas n 'importe comment, ma minou ! J'aimerais te prendre déguisée, Fardée, maquillée, parfumée, pomponnée. J'hésite entre astronaute, religieuse dans l'ordre des Carmélites Déchaussées Astrologue et paléontologue, déchiffreuse de hiéroglyphes. Ah cartomancienne aussi. Tu t'occupes, ma chatte, du déguisement du haut Je me charge du déguisement du bas ! D'accord ? Tu veux bien ! Je t'adore ! Et toi tu veux que je me déguise en quoi ? Ou tu préfères que je reste nu comme un ver ? Tu te réserves le haut ou le bas ? Ou la panoplie toute entière ? Ah tu veux te charger de tout ? Je te laisse faire ton choix. Je peux incarner ce que tu veux Ensemble ou séparément Cowboy, homme de Néandertal ou de Cro-Magnon au choix Curé, comme le bon curé d'Ars ou simplement pape impie Libellule, homme grenouille, raccoon, orphie, Oiseau-lyre ou mangouste, pharaon, dragon, E.T. Quelle que soit la panoplie que tu choisiras pour moi Je précise la taille : XXL Et si d'aventure tu me choisis un masque, ma Muse Je voudrais porter ton visage car je suis ton ombre. Et je voudrais te regarder dans mes yeux Et t'embrasser longuement iris contre iris.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 4:01 AM UTC
Masques et Déguisements
Entre Muses et Furies Il y a une seringue de cyprine amère Où se coagule fréquemment ma Muse. Elle entre dans tous ses états M'injurie et me voue aux gémonies En pleine crise de jalousie. Ma muse est une guerrière blessée D'une volée de bois vert et de cons Elle veut me froisser, m'effacer, m'annihiler Me priant de fourrer sa prétendue Rivale De poèmes lubriques dans le trou de balle. Et ma Sans-Rivale, ma Déesse, ma Chatte Sainte et Vierge Ma Muse soi-disant végétarienne se révèle cannibale De la pire espèce des tribus anthropophages Et me déchiquette, moi son zmeu, son dragon nuageux, Sa muse masculine, son pervers narcissique, Son ombre réfléchie dans le miroir, Me dépèce comme une hyène frénétique Aux crocs d'ivoire en chaleur Elle me saigne tant et tant Que je suinte de tous mes lambeaux Résine, sève, latex, musc Comme une plantation hétéroclite et sauvage D'hévéas, de pissenlits, de sapotilliers D'ignames jaunes et de dachines. Et quand rassasiée de ma gomme à mâcher Certifiée bio et sans additif Elle se barbouille les lèvres de ma saignée Je lui murmure encore que c 'est elle Mon Unique, Ma Précieuse Ombre, Ma Chatte Immaculée Entre toutes les chattes, mon chewing gum préféré Et que je bande pour ses entrailles Cérébralement Mystiquement.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:46 AM UTC
Ira Musae
Mon aimée, ma presque feue Chatte masquée Qui se délecte à se faire désirer ! Je veux te mater. Je suis désolé d'avoir à te le dire Mais je vais devoir, oui, te mater Avec et sans accent circonflexe Ou plutôt te démâter d'abord De poupe en proue Pour te remâter ensuite. Seul ainsi entre nous L'extase sera envisageable. Tu dis que tu m'aimes malgré toi Mais tu refuses obstinément De te montrer nue à distance La nudité selon toi est affaire de présence Quand je serai physiquement à portée de tes lèvres Tu exauceras toutes mes volontés Te bornes-tu à ma dire. Tu m'invites même à venir sans tarder Auprès de toi et là tu te montreras sous toutes les coutures Et je pourrai te prendre sans limite, c'est promis. Alors que nous pouvons rire à distance Nous fâcher à distance, nous émouvoir et rêver de nous à distance Tu te refuses à accéder à mon délire de te voir nue à distance Nue et sincère nue et sincère nue et sincère. Il te serait impossible de me montrer l'objet de mon désir fatal Que je puisse boire des yeux jusqu'à la lie Le calice de ta chatte démasquée, ta vulve fraîche et bombée Nue et sincère Dépouillée de toutes ses parures. Sais tu ma chatte que l 'amour C'est une steppe de petites morts Et que pour chaque petite mort Il faut franchir les sept portes de l'Enfer ? Oui, je sais, tu te dis immortelle et divine Tu es la Muse, les lois de l'Enfer ne s'appliquent pas à toi, penses-tu. Voilà ce qu'il en coûte de s'acoquiner à un mortel ! En vue de notre premier congrès amoureux Tu t'es déjà dépouillée de six de tes talismans Tu as tour à tour, Porte après porte, Délaissé tes parures. A la première porte tu m'as laissé Ta couronne de buis odorant Et j 'ai souri d'aise A la deuxième porte tu m'as abandonné Tes lunettes de vue et de soleil Et j'ai souri d'aise A la troisième porte tu t'es débarrassée De tes boucles d'oreille en forme de piment rouge Et j'ai souri d'aise A la quatrième porte tu m'as décroché Ton collier de perles noires Et j'ai souri d'aise A la cinquième porte tu as envoyé valdinguer Ton soutien-gorge en velours côtelé Et j'ai souri d'aise A la sixième porte tu as désagrafé Le collier de coquillages qui ceignait tes hanches Et j'ai souri d'aise Tu es désormais coincée entre la sixième et la septième porte A cause de ce string où volettent de petits papillons farceurs Ce string qui me prive de la jouissance visuelle de ton être intime. Vas-tu enfin m'enlever cette toilette, Prendre pied résolument dans l 'Enfer Et laper les flammes de la petite mort primale ? Vas-tu enfin me laisser m'assurer Que tu n 'es ni satyre ni hermaphrodite Mais au contraire femelle chatte muse Dégoulinante de cyprine ? Toi, tu me parles de blocage. Moi, nue, au téléphone, jamais Nu non niet Moi, jouir, au téléphone, jamais Nu non niet retire ce cheval de la pluie ! Je t'aime malgré moi C'est tout ce que tu trouves à me dire ! Accepte donc, ma chatte Que je te mate malgré moi. Car je te veux Obéissante et docile Apprivoisée Je veux que tu couines, que tu miaules que tu frémisses En te montrant à moi en tenue d'Eve Je veux que tu t'exhibes à moi ton ****** Que tu sois impudique Je veux j 'exige, ma presque feue, Je suis Roi, souviens-toi ! Je ne te donne pas d'ultimatum ! Je suis avec mon temps ! Je suis post-moderne ! Car il est écrit dans les livres Depuis plus de mille ans Que les lois de l 'Amour Sont comme les lois de l'Enfer Incontournables et implacables : En Enfer on arrive nu, En Amour aussi ! Alors bien sûr je sais, tu trouveras bien quelque part Une exégète pour me prouver l'exact contraire Que l'amour c'est le paradis et la feuille de figuier Et surtout pas l 'Enfer. Alors explique-moi, je t'en conjure, mon archéologue, Pourquoi l 'amour est fait de petites morts. Moi, ma chatte, je te propose Non pas une petite mort par ci, une petite mort par là Mais un enterrement festif de première classe Un Te Deum Dans un sarcophage de marbre blanc Sculpté de serpents et de figues Evadés des prisons d'Eden. Je veux t'aimer nue et sincère Mortelle et vibrante de désir Je veux jouir de toutes les parcelles de ta chair et de tes os je veux pétrir ton sang sans artifices et sans blocages Et je n 'ai d'autre choix Que de te mater de ma fougue A moins que tu ne préfères Rester bloquée sempiternellement Dans la solitude confortable Entre la pénultième et l'ultime porte Qui nous sépare de nos sourires d'aise Complices et lubriques.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:15 AM UTC
Et je souris d'aise...
Mon aimée, ma presque feue Chatte masquée Qui se délecte à se faire désirer ! Je veux te mater. Je suis désolé d'avoir à te le dire Mais je vais devoir, oui, te mater Avec et sans accent circonflexe Ou plutôt te démâter d'abord De poupe en proue Pour te remâter ensuite. Seul ainsi entre nous L'extase sera envisageable. Tu dis que tu m'aimes malgré toi Mais tu refuses obstinément De te montrer nue à distance La nudité selon toi est affaire de présence Quand je serai physiquement à portée de tes lèvres Tu exauceras toutes mes volontés Te bornes-tu à ma dire. Tu m'invites même à venir sans tarder Auprès de toi et là tu te montreras sous toutes les coutures Et je pourrai te prendre sans limite, c'est promis. Alors que nous pouvons rire à distance Nous fâcher à distance, nous émouvoir et rêver de nous à distance Tu te refuses à accéder à mon délire de te voir nue à distance Nue et sincère nue et sincère nue et sincère. Il te serait impossible de me montrer l'objet de mon désir fatal Que je puisse boire des yeux jusqu'à la lie Le calice de ta chatte démasquée, ta vulve fraîche et bombée Nue et sincère Dépouillée de toutes ses parures. Sais tu ma chatte que l 'amour C'est une steppe de petites morts Et que pour chaque petite mort Il faut franchir les sept portes de l'Enfer ? Oui, je sais, tu te dis immortelle et divine Tu es la Muse, les lois de l'Enfer ne s'appliquent pas à toi, penses-tu. Voilà ce qu'il en coûte de s'acoquiner à un mortel ! En vue de notre premier congrès amoureux Tu t'es déjà dépouillée de six de tes talismans Tu as tour à tour, Porte après porte, Délaissé tes parures. A la première porte tu m'as laissé Ta couronne de buis odorant Et j 'ai souri d'aise A la deuxième porte tu m'as abandonné Tes lunettes de vue et de soleil Et j'ai souri d'aise A la troisième porte tu t'es débarrassée De tes boucles d'oreille en forme de piment rouge Et j'ai souri d'aise A la quatrième porte tu m'as décroché Ton collier de perles noires Et j'ai souri d'aise A la cinquième porte tu as envoyé valdinguer Ton soutien-gorge en velours côtelé Et j'ai souri d'aise A la sixième porte tu as désagrafé Le collier de coquillages qui ceignait tes hanches Et j'ai souri d'aise Tu es désormais coincée entre la sixième et la septième porte A cause de ce string où volettent de petits papillons farceurs Ce string qui me prive de la jouissance visuelle de ton être intime. Vas-tu enfin m'enlever cette toilette, Prendre pied résolument dans l 'Enfer Et laper les flammes de la petite mort primale ? Vas-tu enfin me laisser m'assurer Que tu n 'es ni satyre ni hermaphrodite Mais au contraire femelle chatte muse Dégoulinante de cyprine ? Toi, tu me parles de blocage. Moi, nue, au téléphone, jamais Nu non niet Moi, jouir, au téléphone, jamais Nu non niet retire ce cheval de la pluie ! Je t'aime malgré moi C'est tout ce que tu trouves à me dire ! Accepte donc, ma chatte Que je te mate malgré moi. Car je te veux Obéissante et docile Apprivoisée Je veux que tu couines, que tu miaules que tu frémisses En te montrant à moi en tenue d'Eve Je veux que tu t'exhibes à moi ton ****** Que tu sois impudique Je veux j 'exige, ma presque feue, Je suis Roi, souviens-toi ! Je ne te donne pas d'ultimatum ! Je suis avec mon temps ! Je suis post-moderne ! Car il est écrit dans les livres Depuis plus de mille ans Que les lois de l 'Amour Sont comme les lois de l'Enfer Incontournables et implacables : En Enfer on arrive nu, En Amour aussi ! Alors bien sûr je sais, tu trouveras bien quelque part Une exégète pour me prouver l'exact contraire Que l'amour c'est le paradis et la feuille de figuier Et surtout pas l 'Enfer. Alors explique-moi, je t'en conjure, mon archéologue, Pourquoi l 'amour est fait de petites morts. Moi, ma chatte, je te propose Non pas une petite mort par ci, une petite mort par là Mais un enterrement festif de première classe Un Te Deum Dans un sarcophage de marbre blanc Sculpté de serpents et de figues Evadés des prisons d'Eden. Je veux t'aimer nue et sincère Mortelle et vibrante de désir Je veux jouir de toutes les parcelles de ta chair et de tes os je veux pétrir ton sang sans artifices et sans blocages Et je n 'ai d'autre choix Que de te mater de ma fougue A moins que tu ne préfères Rester bloquée sempiternellement Dans la solitude confortable Entre la pénultième et l'ultime porte Qui nous sépare de nos sourires d'aise Complices et lubriques.
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