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Toi qui près d'un beau visage Ne veux que feindre l'amour, Tu pourrais bien quelque jour Éprouver à ton dommage Que souvent la fiction Se change en affection. Tu dupes son innocence, Mais enfin ta liberté Se doit à cette beauté Pour réparer ton offense ; Car souvent la fiction Se change en affection. Bien que ton cœur désavoue Ce que ta langue lui dit, C'est en vain qu'il la dédit, L'amour ainsi ne se joue ; Et souvent la fiction Se change en affection. Sache enfin que cette flamme Que tu veux feindre au dehors, Par des inconnus ressorts Entrera bien dans ton âme ; Car souvent la fiction Se change en affection. Tyrcis auprès d'Hippolyte Pensait bien garder son cœur ; Mais ce bel objet vainqueur Le fit rendre à son mérite, Changeant en affection, Malgré lui, sa fiction.
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Chanson (I)
Toi qui près d'un beau visage Ne veux que feindre l'amour, Tu pourrais bien quelque jour Éprouver à ton dommage Que souvent la fiction Se change en affection. Tu dupes son innocence, Mais enfin ta liberté Se doit à cette beauté Pour réparer ton offense ; Car souvent la fiction Se change en affection. Bien que ton cœur désavoue Ce que ta langue lui dit, C'est en vain qu'il la dédit, L'amour ainsi ne se joue ; Et souvent la fiction Se change en affection. Sache enfin que cette flamme Que tu veux feindre au dehors, Par des inconnus ressorts Entrera bien dans ton âme ; Car souvent la fiction Se change en affection. Tyrcis auprès d'Hippolyte Pensait bien garder son cœur ; Mais ce bel objet vainqueur Le fit rendre à son mérite, Changeant en affection, Malgré lui, sa fiction.