Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
poete_en_exil
20/M
Peste J'hiberne jusqu'à ce qu'il soit temps, perfide, Limpide Contemplez-moi, impies, Le jour du jugement est ici ! Courez par centaines, Car seule la quarantaine Peut vous soigner. Peut vous sauver, Seul l'exil De la prévisibilité infernale de la ville J'ai arraché les pétales de toutes les fleurs Des cloches sonnent à toutes les heures Pour ceux qui sont malades de pleurs, Que ne peuvent soigner aucun docteur. Je rempli les terroirs, Je gratte les fumoirs Je suis le tout, Je suis le fou Guerre Je suis le vouloir Je suis le pouvoir Mourrez sous la loi martiale Souffrez de la vie impartiale Macabre moulin à viande tendre Dans un champ fertilisé à la cendre Le Minos des temps modernes, Que l'on nourrit de notre jeunesse Consomme, vorace comme en ivresse Consume nos amis et nos frères, Salit nos soeurs et nos terres Les mains tachées du sang des atrocités Que l'on regrette un fois revenue la lucidité Personne ne nous détruits mieux que nous-même Personne n'a jamais été sauvé dès son baptême Je tue les espoirs Je vole les avoirs Je suis lucide, Livide Famine Je suis le rat dans les geôles Je n'ai plus de contrôle Même si je fuis ailleurs, On me ronge de l'intérieur ! Sauvez-moi de cet insatiable creux ! Je salive de tous mes yeux À la vue de nourritures fines Dont je suis en manque, j'imagine La vie n'est que désirs, Bonheur, l'excès et son plaisir Que ne ferait pas un homme pour ne pas rater son train Quand il se meurt, et qu'on lui promet un bout de pain ? Que ne ferait pas un homme quand il est seul et qu'il a faim Quand de l'intérieur il meurt, et qu'il besoin de soin ? Je vide les armoires, Je gratte les contoires Je suis le vide Je suis l'avide Mort La limpide clarté La déchirante pureté De la puissante nature, Et de ses créatures Les plus virtueuses, Les plus malicieuses. Célèbre dramaturge, J'ai ce désir de purge, De soulager des siècles d'agonie Et ainsi cloître le cycle de la vie Rien n'est aussi grandiose qu'un dernier coup de théâtre Quand on est seule dans le silence de l'audience à l'amphithéâtre Bien petite compensation pour avoir réprimé ses désirs Que de pouvoir rêver un peu avant d'enfin s'endormir Je vide les boudoirs J'écarte le doute de revoir Je meurs d’ennui, je suis mort, Je meurtris la vie, je suis la mort
0
Apr 25, 2020
Apr 25, 2020 at 7:24 PM UTC
Les Quatres cavaliers de l'apocalypse
Peste J'hiberne jusqu'à ce qu'il soit temps, perfide, Limpide Contemplez-moi, impies, Le jour du jugement est ici ! Courez par centaines, Car seule la quarantaine Peut vous soigner. Peut vous sauver, Seul l'exil De la prévisibilité infernale de la ville J'ai arraché les pétales de toutes les fleurs Des cloches sonnent à toutes les heures Pour ceux qui sont malades de pleurs, Que ne peuvent soigner aucun docteur. Je rempli les terroirs, Je gratte les fumoirs Je suis le tout, Je suis le fou Guerre Je suis le vouloir Je suis le pouvoir Mourrez sous la loi martiale Souffrez de la vie impartiale Macabre moulin à viande tendre Dans un champ fertilisé à la cendre Le Minos des temps modernes, Que l'on nourrit de notre jeunesse Consomme, vorace comme en ivresse Consume nos amis et nos frères, Salit nos soeurs et nos terres Les mains tachées du sang des atrocités Que l'on regrette un fois revenue la lucidité Personne ne nous détruits mieux que nous-même Personne n'a jamais été sauvé dès son baptême Je tue les espoirs Je vole les avoirs Je suis lucide, Livide Famine Je suis le rat dans les geôles Je n'ai plus de contrôle Même si je fuis ailleurs, On me ronge de l'intérieur ! Sauvez-moi de cet insatiable creux ! Je salive de tous mes yeux À la vue de nourritures fines Dont je suis en manque, j'imagine La vie n'est que désirs, Bonheur, l'excès et son plaisir Que ne ferait pas un homme pour ne pas rater son train Quand il se meurt, et qu'on lui promet un bout de pain ? Que ne ferait pas un homme quand il est seul et qu'il a faim Quand de l'intérieur il meurt, et qu'il besoin de soin ? Je vide les armoires, Je gratte les contoires Je suis le vide Je suis l'avide Mort La limpide clarté La déchirante pureté De la puissante nature, Et de ses créatures Les plus virtueuses, Les plus malicieuses. Célèbre dramaturge, J'ai ce désir de purge, De soulager des siècles d'agonie Et ainsi cloître le cycle de la vie Rien n'est aussi grandiose qu'un dernier coup de théâtre Quand on est seule dans le silence de l'audience à l'amphithéâtre Bien petite compensation pour avoir réprimé ses désirs Que de pouvoir rêver un peu avant d'enfin s'endormir Je vide les boudoirs J'écarte le doute de revoir Je meurs d’ennui, je suis mort, Je meurtris la vie, je suis la mort
Continue reading...
77
C'était la plus belle soirée de ma vie J'aimerais m'en rappeler comme si c'était hier C'était la plus horrible journée de ma vie J'aimerais oublier comme si ce n'était hier: Je suis dans une gare, le train n'arrive pas Je me soumet la question, ce que j'aimerais m’éviter J'attend ma belle et elle n'arrive pas Je perds le temps que j’essaie de gagner Je parle aux voyageurs antipathiques Pour tuer le temps perdu Coincé dans ce gâchis esthétique. Avant que le temps ne me tue Je quitte ce café pathétique, Purgatoire pour excommuniés Avant, je commande un autre verre, foutu tic, Foutue expatriation, je veux t'oublier Je me retrouve donc dans un carrefour sombre Où se rencontrent les civilisations Pas un arbre pour profiter de l’ombre Il n’y a plus de lumière ni plus de son On me noie Au milieu d’une mer de gens qui n’ont pas vécus Je suis assoiffé d’un ami Au milieu du désert avec personne en vue Dans ma propre ville je suis intru. L’anonymat de l’exil, On me connait bien à l’institut, Je m’y reconnais dans chaque tuile, Dans ses murs peints à l’huile Je suis ici, et je suis là Je m’imagine ailleurs mais c’est futile Détachez-moi, je ne fuirais pas ! Je suis rescapé, Je suis perdu ! Les heures m’ont échappées, Le temps m’est perdu Comment s’en sortir quand on est un débauché ? Je suis mort, je suis pendu ! Comment repartir quand le train a déraillé ? Quel guet-apen l’on m’a tendu ! On me somme de rentrer chez moi, Le dernier train est passé, et je ne l’ai pas pris Mes oeufs dans le même panier, et j’ai fais le mauvais choix Je ne me reconnais plus, qu’est-ce qui m’as pris ? J’essaie de me souvenir Ce n’est certes pas la dernière fois On m’a pris mes souvenirs Comment me suis-je retrouvé là ? Au retour d'une aventure (rêverie) que je regrette Mes amis me dévisagent en traître Je me défend en phrases toutes faites Ah, si j’avais appris de mes ancêtres... J’y retourne chaque matin, Dans l’espoir de retrouver celui-ci (l’espoir) Pas de libre arbitre pour un pantin Chaque fois on m’affirme que je ne viens pas d’ici (chaque soir). L’élégance d’une mort heureuse Je ne pense plus au car de la malheureuse, J’attend celui qui me portera **** de ces malheurs; Jamais n'est-il à l’heure.
0
Apr 21, 2020
Apr 21, 2020 at 5:20 PM UTC
Le Mal du transport
C'était la plus belle soirée de ma vie J'aimerais m'en rappeler comme si c'était hier C'était la plus horrible journée de ma vie J'aimerais oublier comme si ce n'était hier: Je suis dans une gare, le train n'arrive pas Je me soumet la question, ce que j'aimerais m’éviter J'attend ma belle et elle n'arrive pas Je perds le temps que j’essaie de gagner Je parle aux voyageurs antipathiques Pour tuer le temps perdu Coincé dans ce gâchis esthétique. Avant que le temps ne me tue Je quitte ce café pathétique, Purgatoire pour excommuniés Avant, je commande un autre verre, foutu tic, Foutue expatriation, je veux t'oublier Je me retrouve donc dans un carrefour sombre Où se rencontrent les civilisations Pas un arbre pour profiter de l’ombre Il n’y a plus de lumière ni plus de son On me noie Au milieu d’une mer de gens qui n’ont pas vécus Je suis assoiffé d’un ami Au milieu du désert avec personne en vue Dans ma propre ville je suis intru. L’anonymat de l’exil, On me connait bien à l’institut, Je m’y reconnais dans chaque tuile, Dans ses murs peints à l’huile Je suis ici, et je suis là Je m’imagine ailleurs mais c’est futile Détachez-moi, je ne fuirais pas ! Je suis rescapé, Je suis perdu ! Les heures m’ont échappées, Le temps m’est perdu Comment s’en sortir quand on est un débauché ? Je suis mort, je suis pendu ! Comment repartir quand le train a déraillé ? Quel guet-apen l’on m’a tendu ! On me somme de rentrer chez moi, Le dernier train est passé, et je ne l’ai pas pris Mes oeufs dans le même panier, et j’ai fais le mauvais choix Je ne me reconnais plus, qu’est-ce qui m’as pris ? J’essaie de me souvenir Ce n’est certes pas la dernière fois On m’a pris mes souvenirs Comment me suis-je retrouvé là ? Au retour d'une aventure (rêverie) que je regrette Mes amis me dévisagent en traître Je me défend en phrases toutes faites Ah, si j’avais appris de mes ancêtres... J’y retourne chaque matin, Dans l’espoir de retrouver celui-ci (l’espoir) Pas de libre arbitre pour un pantin Chaque fois on m’affirme que je ne viens pas d’ici (chaque soir). L’élégance d’une mort heureuse Je ne pense plus au car de la malheureuse, J’attend celui qui me portera **** de ces malheurs; Jamais n'est-il à l’heure.
Continue reading...
60
Je déteste que tu aimes sans raison Les statues sont sculptées à tes traits Les tableaux sont peints à ton portrait Pourquoi retournes-tu l'or au plomb ? Déesse grecque, je suis a genoux devant ton autel Quand les vers décrivent tes uniques manières Et les musiques chantent tes beautés particulières Pourquoi vivre comme de simples mortels ? Pourquoi m'aimer comme les infidèles aiment Puiser l’eau que les riches gaspillent Accumuler une richesse que les barbares pillent Et hériter des vengeances que les trahis sèment Pourquoi remplacer la pureté de l'eau Par le goût amer de la débauche du vin La grâce d'un pur race chevalin Par l'acharnement d'une mer contre un bateau Quand les oiseaux te font la cour Je soupçonne ton ouïe d'être sourd Quand les chiens à tes caprices font des sauts J'accuse tes yeux d'êtres aveugles au beau Simplicités des saisons Les rongeurs sont lassés de leurs noix Les chanteurs sont privés de leurs voix Violence des passions
0
Apr 21, 2020
Apr 21, 2020 at 5:19 PM UTC
Amour gratuit
Pensez comme vous voulez, Dans le pays des libres L’homme choisit ce qu'il fait pousser, Où est passé l'équilibre ? Chacun pour soi Dans sa course contre le mal de vivre Combien encore de fois, Avancer dans ses pensers sans se faire suivre Aimer pour fuir l'abandon Quand cela va de soi Faire par obligation, Combien encore de fois Se lever pour les autres. Comble de cette vie, Je regarde l'existence me pourir Encore un matin où je me suis réveillé Je ne peux fuir, Mes deux pieds à la terre rivés, M'empêchent de me rendormir, M'empêchent de m'éveiller. Vie de chien, chienne de vie Saturé de toutes ces formalités, L'étiquette de l'ennui Nous torture de toutes ses banalités, Fatalités, Et le Diable s'en nourrit. Enfin j'écris ce que je sais vrai Je me cache dans chaque ruelle J'en évite les pensers tant ils m'effraient J'ai l'habitude d'y croire, c'est vrai Et je fouille dans les poubelles Enfin, j'écris ce que je ne sais plus L'autre égo(ïste) n'est que mensonges Sur ma tête que je n'ai plus ! Sur la tête que j'ai perdue Et je le déteste quand je plonge. Les mélodies sourdes me parlent comme personne n'osent Et je me fais chanter d'une musique bien triste. Je refuse la danse, mais elle insiste Je dessine avec mes mots de bien terribles choses, Je suis innocent, c'est ce cruel monde qui m'y incite ! Déchiqueté de remords Pourchassé par la pire inquisition Accusé à tort, Brûlé par les saisons, On m'a soumis la question. Un irrationnel et l'illusion du monde est détruite.
0
Apr 21, 2020
Apr 21, 2020 at 5:16 PM UTC
Un Désespéré/ Terreur existentielle
Pensez comme vous voulez, Dans le pays des libres L’homme choisit ce qu'il fait pousser, Où est passé l'équilibre ? Chacun pour soi Dans sa course contre le mal de vivre Combien encore de fois, Avancer dans ses pensers sans se faire suivre Aimer pour fuir l'abandon Quand cela va de soi Faire par obligation, Combien encore de fois Se lever pour les autres. Comble de cette vie, Je regarde l'existence me pourir Encore un matin où je me suis réveillé Je ne peux fuir, Mes deux pieds à la terre rivés, M'empêchent de me rendormir, M'empêchent de m'éveiller. Vie de chien, chienne de vie Saturé de toutes ces formalités, L'étiquette de l'ennui Nous torture de toutes ses banalités, Fatalités, Et le Diable s'en nourrit. Enfin j'écris ce que je sais vrai Je me cache dans chaque ruelle J'en évite les pensers tant ils m'effraient J'ai l'habitude d'y croire, c'est vrai Et je fouille dans les poubelles Enfin, j'écris ce que je ne sais plus L'autre égo(ïste) n'est que mensonges Sur ma tête que je n'ai plus ! Sur la tête que j'ai perdue Et je le déteste quand je plonge. Les mélodies sourdes me parlent comme personne n'osent Et je me fais chanter d'une musique bien triste. Je refuse la danse, mais elle insiste Je dessine avec mes mots de bien terribles choses, Je suis innocent, c'est ce cruel monde qui m'y incite ! Déchiqueté de remords Pourchassé par la pire inquisition Accusé à tort, Brûlé par les saisons, On m'a soumis la question. Un irrationnel et l'illusion du monde est détruite.
Continue reading...
47
Ne faisant pas attention à tout ce que l'on m'a dit, J'ai goûté le parfum du volupté interdit Maintenant les plus belles choses sentent l'amertume J'ai compris le noir de l'absence de la lune, Seul, dans la solitude d'un parc, béant Où je ne fais qu'un avec le vide du néant. La présence du gouffre est désormais si aigüe ; On ne goûte pas par deux fois le fruit défendu
0
Apr 21, 2020
Apr 21, 2020 at 5:15 PM UTC
Le Péché
Pour une toile fraîchement peinte Où j’ai mis mon âme et le reste aussi Sur une peinture franchement sainte Où j'ai mis fortune en pari, Et je perdus le reste ainsi Cette ville qui ne dort jamais La ville de la nuit Que l'on ne quitte jamais Celle que l'on fuit, Trottoirs où le soleil nous cuits Une nuit en la ville, Mille soleils, le Paris d’ici Où j'erre en pauvre imbécile Les secondes de ciel amincies J'en tire mon mal comme un cheval docile Le diable se cache parmis nous Est-ce que tu le crois ? Il réside chez les rois comme chez les fous Cheval de Troie Une Percée dans les étoiles, notre seul toit La ville des lumières éteintes Bidonville de lumières mortes La cité des lumières saintes Aux visages de toutes sortes Pas besoin des clés de la ville pour ouvrir ses portes La cité des vivants, Un Hadès aux yeux de tous La cité des mourants L’ombre où les maux des hommes poussent Et les pauvres de leurs malheurs toussent En ce jour aux nuages ocre Les feux sont déjà tombés, n'ayez crainte Les humeurs et les airs âcres, Déjà les ruisseaux et leurs teintes, Ont découlés des rues comme une plainte
0
Apr 21, 2020
Apr 21, 2020 at 5:14 PM UTC
Le Paranoïaque du coin de rue