Dès la porte fermée, dès que la solitude
Se cramponne à mes épaules par habitude,
Je chois sous l'ardeur de mes tourments perpétuels,
S'épanchant par de silencieux pleurs habituels.
N'ayant que mes glaçants murs à qui me confier.
N'ayant que des vides mots pour me justifier,
N'ayant que mon étroite chambre pour faiblir,
Flaccide, je me sens puissamment dépérir.
Le flot de brûlantes larmes n'en finit plus,
Mes pauvres douleurs se libèrent en surplus,
Après une sévère journées à les taire.
Préparant tout un ridicule argumentaire
Si quelqu'un me surprend les orbites gonflés :
J'étouffe bien mon mal-être dissimulé.
Nov 26, 2025
Nov 26, 2025 at 12:05 PM UTC
Seule, devant mon ordinateur, je me fige :
Le distant son de ce reportage m'afflige,
Sa douce voix brisante me fait perdre pieds
Tentant de me lever, je suis comme estropié.
Me hâtant dans les escaliers, mes yeux emplis,
Je dévale les marches, mon corps affaibli
Se dérobe sous mon âme fragilisante,
Les durs souvenirs la rendant vite cassante.
La pluie battante sur ma frêle et pâle peau,
Flambe comme brûlante flamme sans repos.
Mes larmes coulent davantage que l'orage.
Je m'abandonne aux secousses des lourds sanglots,
Mon flasque corps s'écrase au sol, tombant de rage :
Rage qui restera longtemps à huit clos.
Nov 24, 2025
Nov 24, 2025 at 12:54 PM UTC
Dans cette innocente chambre, je m’éteignis,
Tel la plus pure lueur. Ses doigts m’atteignis,
Firent leur accablante et perverse descente,
Détruisant ma fierté bientôt évanescente.
Nous n’étions pas seuls, mais que pouvaient-ils bien faire ?
De mon vain corps, ils ne pouvaient pas le défaire,
Leur esprit aussi peu aiguisé que le mien,
L’information n’a pas dû faire son chemin.
Les autres, ceux d’en bas, auraient bien pu comprendre,
Mais je l’aurais dû aussi, et sans me méprendre :
Exercice bien dur, pour l’enfant que j’étais.
N’ayant fort changée, personne ne s’inquiétait,
Néanmoins, comment seulement leur en vouloir ?
Personne n’a déchiffré l’abus de pouvoir.
Nov 21, 2025
Nov 21, 2025 at 2:33 PM UTC
De tes mains impures, tu me fis prisonnière
D’un souvenir dont je brigue à me délivrer
D’un souvenir qui persévère à me hanter
M’enfonçant dans de douces affres routinières.
Je n’étais qu’enfant, tu n’étais qu’adolescent,
Je demeure enfant, tu es devenu adulte,
Tu ne peux point savoir tout ce qui en résulte,
De ces supplices atroces et oppressants.
Neuf ans plus **** j’aspire à seulement grandir
Neuf ans plus **** je n’aspire qu’à resplendir :
Ne suis-je qu’une désastreuse victimiste ?
Je t’espère couvert de remords assassins ;
Bien que j'admets mes espoirs innocents et vains,
Je préfère embrasser ma torture optimiste.
Nov 21, 2025
Nov 21, 2025 at 11:59 AM UTC