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cyclone-wolfok-baltimore
66/M/France Call me Cyclone even though I 'm no hurricane but I 'm caribbean born so naturally hurricane sensitive. Ever heard of an island called Guadeloupe ? That 's where I 'm from. Enjoy my "Fragments de mon Hydre-Muse"
Je te note, Maitreyi, Comme je te l'ai promis Non pas que je te compare à d'autres Ni que j'évalue ta sismicité Sur une échelle quelconque de Richter Ou une valence particulière À laquelle tu serais prédisposée . Je te note, ma poétesse, ma philosophe, Ma peintre, mon actrice, ma nourrice, Non pas pour te donner une côte Un numéro dans une course handicap À la jouissance absolue À la jouissance infinie À la jouissance inaccessible. Dans ma note il n'y a ni favori Ni outsider ni tocard Il n'y a pas de trente-huit contre un Et je ne joue pas le champ sur ton nom Et peu m'importent ton entraîneur, ton soigneur, ton jockey, ton lad Peu m'importe le guru qui te drive Je ne te note ni de zéro à vingt Je ne te note ni de a à z Et même si je sais fort bien Que toute note dénote un à priori Un parti pris J'essaie d'être le moins partial possible J'essaie d'être juste. Et même quand on chante faux On ne mérite jamais de zéro pointé Car on a essayé, on a osé On a performé. On a perforé l'air de sa voix. On a existé. Je te note donc, ma pantheiste, Tout en relativisant la portée de mon geste Je te note les lèvres mineures et majeures, Les jambes, les chevilles au ralenti Comme par effraction symbolique Je t'effleure de ma clé d'ut Et je te parsème de dièses et de bémols Subjectivement Inconsciemment Je soupèse tes noires et tes blanches Je te caresse indistinctement tes do Tes la, tes mi, tes sol, tes fa, tes ré Qui bouillonnant de concert Dans un indécryptable maelström Et je décrète de ma toute-puissance Arbitrale et analytique Que tu es muse atypique De chocolat et de vanille En sempiternelle excursion dans le plaisir Et donc par définition histrionique Éternellement insatisfaite Et la note coquette que je te donne en dot C'est le silence de la divine comédie Que j'ai plaisir à déchiffrer Dans la distance pudique de l'absence incurable Des Ganges couleur avocat qui couinent muets Entre trente-deuxième de soupir Et bâton de pause.
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Nov 30, 2019
Nov 30, 2019 at 3:06 AM UTC
Je te note
Je te note, Maitreyi, Comme je te l'ai promis Non pas que je te compare à d'autres Ni que j'évalue ta sismicité Sur une échelle quelconque de Richter Ou une valence particulière À laquelle tu serais prédisposée . Je te note, ma poétesse, ma philosophe, Ma peintre, mon actrice, ma nourrice, Non pas pour te donner une côte Un numéro dans une course handicap À la jouissance absolue À la jouissance infinie À la jouissance inaccessible. Dans ma note il n'y a ni favori Ni outsider ni tocard Il n'y a pas de trente-huit contre un Et je ne joue pas le champ sur ton nom Et peu m'importent ton entraîneur, ton soigneur, ton jockey, ton lad Peu m'importe le guru qui te drive Je ne te note ni de zéro à vingt Je ne te note ni de a à z Et même si je sais fort bien Que toute note dénote un à priori Un parti pris J'essaie d'être le moins partial possible J'essaie d'être juste. Et même quand on chante faux On ne mérite jamais de zéro pointé Car on a essayé, on a osé On a performé. On a perforé l'air de sa voix. On a existé. Je te note donc, ma pantheiste, Tout en relativisant la portée de mon geste Je te note les lèvres mineures et majeures, Les jambes, les chevilles au ralenti Comme par effraction symbolique Je t'effleure de ma clé d'ut Et je te parsème de dièses et de bémols Subjectivement Inconsciemment Je soupèse tes noires et tes blanches Je te caresse indistinctement tes do Tes la, tes mi, tes sol, tes fa, tes ré Qui bouillonnant de concert Dans un indécryptable maelström Et je décrète de ma toute-puissance Arbitrale et analytique Que tu es muse atypique De chocolat et de vanille En sempiternelle excursion dans le plaisir Et donc par définition histrionique Éternellement insatisfaite Et la note coquette que je te donne en dot C'est le silence de la divine comédie Que j'ai plaisir à déchiffrer Dans la distance pudique de l'absence incurable Des Ganges couleur avocat qui couinent muets Entre trente-deuxième de soupir Et bâton de pause.
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Dans un tronc d'angélique J'ai creusé une cachette pour ma muse Electro hyper sensible Et j'ai béni de l'écume des anges L'hippocampe qui haletait À la proue de mon équipage. Ma quille bien encastrée dans l'étrave J'ai pris la mer étale à tout ballant Vers la montagne d'eau Où résident les ors des muses. Des ondes amoncelées pleuvaient des perles lustrées Des vertes, des bleues, des peacock, Des pamplemousses, des aubergines Et je ne voyais rien de leurs galipettes Je cherchais l'or nu des mots sous la couette Je ne voyais pas les perles offertes du silence Je ne voyais pas les colliers, les coiffes, les parures, les couronnes tressées Je cherchais le verbe fait chair dans les paillettes Je ne voyais pas l'iris multicolore des regards mouillés Je cherchais l'or, les carats Je ne voyais pas dans la nuit force cinq Etinceler l'once du sourire complice Des dents de l'hippocampe Qui me toisait derrière sa muselière De perles et fougères Exigeant que tel un orpailleur je fasse ripaille, Que je me déchaîne sans délai Au cœur de la nacre sacrée Au cœur battant de la grâce Bis repetita Au nom du Roi Bis repetita Au nom de la Loi Bis repetita Au nom de la Foi Bis repetita Au nom des Muses.
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Nov 30, 2019
Nov 30, 2019 at 1:11 AM UTC
Baboukèt Tonbé
En vertu des pouvoirs qui leur sont conférés Les muses réunies en conclave extraordinaire Sous le très haut patronage de la révérende muse Dérébénale M'ont défait chevalier de la Calypso Baron du Tiers-Ordre de l'Impénétrable Avec pour mission expresse la Jouissance plénière De l'Obéissance et de la Chasteté. Ainsi investi de Toute Puissance J'ai usé abusé de mes prérogatives Pour adouber de mes oxymores La virginité froissée des muses désabusées. Or de même que ce n'est pas le bonheur Mais la quête du bonheur qui nous vivifie C'est non pas l'orgasme mais la quête de l'orgasme qui sanctifie les muses. Les muses ne connaissent ni frustration Ni dégoût ni appétence particulière. Les muses ont toujours envie Et offrent tous leurs orifices avides à l'exploration, Au boire et au manger Des poètes maudits. C'est sans peur et sans reproches Qu'elles cèdent et rient aux éclats Sous les coups de boutoir des mots Qui giclent au fond de leur labyrinthe Et qui les fertilisent et les parfument De leur piment infiniment précieux. Les muses sont des hydres gourmandes  À la fois clitoridiennes, anales Buccales, vaginales, lustrales, Visuelles, olfactives, auditives Et zygomatiques Et c'est en cela qu'elles sont en même temps inverties Tendres et cruelles En dedans et en dehors d'elles mêmes Fatalement soumises à la passion Et hystériquement libérées Par effraction symbolique.
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Nov 28, 2019
Nov 28, 2019 at 4:09 AM UTC
En vertu des pouvoirs qui leur sont conférés
Le poète ne se reconnaît Ni dieu ni maître ni loi Seul lui importe l'abandon aux sirènes des muses La seule Justice qui vaille à ses oreilles. Pour ne pas paraphraser Césaire Et avant lui Perse Et bien d'autres encore laminaires Il y a autant de muses que de volcans Certaines meurent  de petite mort D'autres demeurent de mort certaine à petit feu consommé Remplacez volcans par muses Accordez  les adjectifs et les pronoms Ce qui vaut pour les volcans Vaut pour les muses aux dorsales Bossales comme abyssales. Dixit Césaire : " Il y a des volcans qui se meurent il y a des volcans qui demeurent il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent il y a des volcans fous il y a des volcans ivres à la dérive il y a des volcans qui vivent en meutes et patrouillent il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps véritables chiens de la mer il y a des volcans qui se voilent la face toujours dans les nuages il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués dont on peut palper la poche galactique il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments à la gloire des peuples disparus il y a des volcans vigilants des volcans qui aboient montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormis il y a des volcans fantasques qui apparaissent et disparaissent (ce sont jeux lémuriens) il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés et dont de nuit les rancunes se construisent il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure exacte de l’antique déchirure." « Dorsale bossale » in Moi, laminaire..
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Nov 27, 2019
Nov 27, 2019 at 10:06 AM UTC
Pour ne pas paraphraser Césaire
Le poète ne se reconnaît Ni dieu ni maître ni loi Seul lui importe l'abandon aux sirènes des muses La seule Justice qui vaille à ses oreilles. Pour ne pas paraphraser Césaire Et avant lui Perse Et bien d'autres encore laminaires Il y a autant de muses que de volcans Certaines meurent  de petite mort D'autres demeurent de mort certaine à petit feu consommé Remplacez volcans par muses Accordez  les adjectifs et les pronoms Ce qui vaut pour les volcans Vaut pour les muses aux dorsales Bossales comme abyssales. Dixit Césaire : " Il y a des volcans qui se meurent il y a des volcans qui demeurent il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent il y a des volcans fous il y a des volcans ivres à la dérive il y a des volcans qui vivent en meutes et patrouillent il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps véritables chiens de la mer il y a des volcans qui se voilent la face toujours dans les nuages il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués dont on peut palper la poche galactique il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments à la gloire des peuples disparus il y a des volcans vigilants des volcans qui aboient montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormis il y a des volcans fantasques qui apparaissent et disparaissent (ce sont jeux lémuriens) il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés et dont de nuit les rancunes se construisent il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure exacte de l’antique déchirure." « Dorsale bossale » in Moi, laminaire..
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Quand tu touches ma tige Tu ne la touches pas seulement À proprement parler : Tu l'aiguises, tu l'affûtes, tu la redessines Tu adoucis les angles et les courbures Tu la fais flèche de cathédrale Juste en la frôlant de tes ailes de fée. Quand tu touches ma tige Je ne savoure pas seulement À proprement parler Je frémis, je frétille, je pétille de tous mes rhizomes Je sors de mes entrailles telles des queues de comète De petits couinements infinis d'années-lumière Adulterines et incestueuses Tu m'effleures, tu m'effeuilles J'enfle, j'enfle, je gonfle Je vogue entre les galaxies et les îles Et toi pendant que tu m'electrises De tous tes cils De toutes tes tentacules Pendant que tu me transfigures Tu me cajoles sans hâte en geignant. Et dans chaque gémissement Je crois entendre en playback "Have you ever been to Electric Ladyland"
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Nov 27, 2019
Nov 27, 2019 at 4:13 AM UTC
Quand tu touches ma tige
Ma belle de jouir Ma quatrième épouse Est un grand quelqu'un Une sauvageonne de pure race muse De l'ethnie cavaquinho Et de la lignée ukulele Et quand on frôle son bas du dos à vide Le la, le do, le mi, le sol Frémissent à l'unisson Et résonnent à l'infini En notes tentaculaires Dans la peau tendue du tambourinaire. S'envolent alors comme des rossignols Toutes les règles de bienséance Et les canons se désintègrent Les cordes grincent, les corps couinent Le cacao certifié fond En rimes masculines et féminines Dans une frénésie desarçonnante Où les volcans tour à tour meurent Et renaissent Inlassablement Comme des vagues qui au lieu de rouler à l'horizontale vers l'estran Grimperaient verticalement Comme aspirées Par les tiges du soleil couchant Qui déploie ses doigts de feu Comme pour apprivoiser les neuf tentacules De la dame aux neuf rires Qui se donne au feu follet du plaisir.
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Nov 27, 2019
Nov 27, 2019 at 4:10 AM UTC
Belle De Jouir
Sew doudou pyé piman an mwen. Sew doudou mèt kann a piman zwazo Sew ki ka fè bonda manjak Konsidiré I miel Sew doudou piman miz an mwen Sew ki ka soulajé ko mwen Sew ki ka fè mwen lévé Sew ki ka fè mwen soukwé soukwé adanw Kolé séré Sew ki ka fè mwen briyé kon letwal a lorian O pipirit chantan Man enmé bektew telman Si ou té sav ki jan man enmé bektew Man enmé bektew kon foufou Man enmé voré asiw kon rakoun agoulou granfal Piman miz an mwen Pyé piman miz an mwen Pyé la sa ka toujou *** Piman aw ni mowdan kon pins a krab Ban mwen on bon moso piman aw Pou nou mangé kon granmoun kalalu an nou doudou. Piman aw woz woz woz doudou Piman aw wouj wouj wouj Piman aw nwè nwè nwè Piman aw cho cho cho Piman aw ka brenné Piman miz aw ka chofé tout ko an mwen doudou Ki sa ou mèté adan i pou I ka pike mwen konsa On bon to piman doudou I bon you bonnman doudou I ni on ti gou mirtiy Man pa Jin manje piman konsa doudou Metey adan flakon Pou mwen te parfumé mwen Metey adan zakra jiwomon doudou Pou man pe chofe ko mwen doudou Piman miz Piman miz Se on ras piman ki telman Bon Se on kalite piman Ki ka dérayé moun ki pa save koman kuiziney Piman miz piman miz En Nou dansé doudou On bel bolewo épi piman la sa ki ka voyé mizik asi nou doudou
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Nov 27, 2019
Nov 27, 2019 at 3:59 AM UTC
Piman miz
Un slow sobre à minuit Une robe de matadore De mousseline et taffetas Bleu Klein Muse danse avec son rêve les yeux clos Muse se blottit contre le ventre atypique du vent Muse bouge et épouse sans calcul la transe De ce mâle équipage Débordant de gammes et de dièse Muse sent monter en elle une meute de renoncules dodues Qui mordillent et desagrafent Sa panoplie de lune et de lumière Comme une œuvre d'art à la roue libre, Un tableau vivant où les sueurs s'epanchent, vont et viennent En une pluie de rires et d'étoiles filantes En forme de notes bleues Jaillies de l'outre-noir de l'outre-mer De ses reins mouillés par ce bal musette invisible mais réel.
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Nov 21, 2019
Nov 21, 2019 at 2:20 PM UTC
Muse danse
Tu as beau vouloir me sevrer, Me priver de ta réglisse, Je persiste et tête Ce brou mystique Sans hâte Et je ferme les yeux Et je dessine en l'air Ces délices que tu secrètes Maternellement pour moi Comme Pénélope tisse l'outre-noir de sa toile. Et je te regarde étourdi comme dans un mirage Badigeonner ton sein de sable  effarouché De beurre de karité Et de miel Et je m'enjaille seulement De partager les reflets de ce désert de Gobi.
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Nov 19, 2019
Nov 19, 2019 at 4:50 PM UTC
Réglisse, Je M'enjaille Seulement
Je voudrais t'ensemencer De neuf fœtus De bébés Montessori multicolores Qui te feraient éclater de rire À l'heure de la tétée primale. Ils têteraient en te balbutiant Des mots doux et rares Dans toutes les langues du monde Et toi tu déchiffrerais les borborygmes De ces futurs marins, pêcheurs, anges et pécheresses Et les régurgiterais à l'infini Instinctivement Enrichis de vitamine D, fer et oméga 3
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Nov 18, 2019
Nov 18, 2019 at 4:59 AM UTC
Bébés Montessori